Essai – Abarth Punto Evo – du cœur à l’ouvrage !

Comme je vous le disais il y a peu, au mois d’août, je m’arrange pour « solder » tous les articles que je veux écrire mais que je n’ai pas pris le temps d’écrire (souvent par fainéantise je le confesse…). Parmi les choses dont je voulais absolument vous parler, il y a l’essai de l’Abarth Punto Evo, un joli petit scorpion noir de 165ch dont le moteur 1.4 a fortement envie de résonner dans les contreforts des vallées normandes.

La Punto de base n’est pas forcément l’objet idéal pour se transformer en petit monstre dévoreur d’asphalte alors on se demande si Abarth a réussi à transfigurer une voiture très sage en un petit bolide digne du Scorption dont la voiture est badgée sur le capot, sur le coffre et sur chacune des jantes. A l’intérieur, en tout cas, la préparation se voit. Autant dans la Mégane RS j’avais pu être surpris par un certain « manque » de préparation cosmétique, autant chez Abarth, ils font les choses jusqu’au bout…

Instrumentation spécifique avec indication de vitesse de rotation du turbo, joli pédalier et pommeau de vitesse, culasse rouge écarlate, sellerie de bonne qualité dotée d’un bon maintien, tout y est et on se sent tout sauf dans une Punto mais bel et bien dans une Abarth.

Moteur. Première. Qui accroche et a du mal à se verrouiller. J’ai mis ça sur l’inexpérience au début mais le phénomène s’est répété à de nombreuses reprises durant le weekend… Pas glop ai-je envie de dire, surtout que la quatrième m’a elle aussi joué des tours. Autrement, la boîte est plutôt précise et les débattements m’ont semblé équilibrés. Reste que cette boîte reste très perfectible à mon sens en terme d’étagement et de verrouillage. Côté pédalier, la sensation est un peu étrange aussi, que ce soit à l’accélérateur ou au freinage. Je me suis alors dit que tout cela venait vraisemblablement du mode « Normal » et du mode « Sport » que l’on actionne via le petit interrupteur placé devant le pommeau de vitesse.

Bingo ! La différence est flagrante : meilleur toucher à la pédale, meilleure directivité de la voiture au travers d’une direction un peu plus dure et précise, la voiture commence à se révéler, châssis et moteur peuvent désormais s’exprimer. Un conseil donc : oubliez le mode « Normal », laissez la voiture en mode « Sport ».

Il est temps d’aller arpenter les petites routes pour voir ce qu’elle a sous le capot. Primo, la sonorité est un régal. Secundo, le moteur me surprend par son tonus et sa disponibilité à tous les régimes, il souffle en permanence grâce à un bon couple et à un bon remplissage à haut régime. Pas de doute, le Scorpion a bien pris possession de la Punto. Tout cela est bel et bon mais encore faut-il que la voiture se comporte bien et surtout, qu’elle freine bien.

Premier lacis de virages et la voiture vire de corde en corde sans effort, bien assistée par une direction précise et un bon placement du train avant (qui peine toutefois un peu dans certaines épingles avec un très (très) léger sous-virage). L’équilibre est bon et la suspension s’avère efficace même dans des zones très bosselées, tellement efficace que ça secoue pas mal. Pas vraiment de compromis sur le bosselé donc alors que dans de bonnes conditions, l’amortissement est un bon mélange de sportivité et de confort.

Du côté du freinage, rien à redire ! La sensation pédale est bonne en mode « Sport », la décélération est conséquente et on se sent en sécurité, la répartition du freinage faisant que le train arrière ne se balade pas ! En revanche, il ne faut pas espérer la mettre en dérive car l’ESP veille au grain et ne tolère pas vraiment qu’on le titille. Dommage. Bref, les dizaines de minutes s’enchaînent, le plein d’essence disparaît à vue d’oeil et il est temps de rentrer calmement pour lui laisser le temps de refroidir.

Rentrée au garage, elle « clic clic » agréablement et réchauffe les alentours. Pas de frayeurs à son volant, seulement de grands sourires qui se crispent parfois sur la boîte de vitesse qui est à mes yeux le seul défaut de cette voiture. Abarth a réussi à transformer la sage petite Punto en bombinette adorant mordre le bitume. L’équilibre est excellent : elle se conduit tout aussi sagement qu’elle se fait brusquer et surtout ne se fait pas prier pour nous coller au siège grâce à une très bonne combinaison châssis / moteur / pneus / freins. J’en redemande !

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