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Dix jours en dehors du monde (ou presque). Dix jours sans le net (ou presque). Dix jours sans penser à rien avec simplement l’envie de partager quelques photos de temps en temps après avoir en partagé tant d’autres avec vous ces dernières semaines au travers du méli-mélo de Sardaigne et de Nouvelle-Calédonie qui a refait surgir en moi cette notion de “qualité de vie” dont nous manquons tous tant à Paris, quand bien même nous gagnerions un bon 4000/5000 net par mois… Le soleil et la mer n’ont pas de prix. La montagne non plus. Le reste encore moins. Les envies d’ailleurs sont nombreuses. Il y a des projets à construire. Des projets de vie. Ailleurs. Loin de Paris.

Alors bien sûr, j’ai un boulot qui paye bien, qui m’amuse, voire qui me passionne. Reste une certaine frustration de vivre dans une ville qui a tout d’un cloaque pour peu qu’on n’y soit pas touriste. Il ne me plaît pas de sentir la décrépitude humaine quand je descends sous terre, voire même à la surface. Il ne me plaît pas de contempler les névroses de cette vie moderne et elles sont nombreuses. J’ai des envies de trentenaire, d’absence de cette vie culturelle et sociale au sens effervescent du terme, vernissages, avant-première, branlette intellectuelle et j’en passe. Il faut dire que j’ai bu un peu de rhum ce soir. J’imagine que ça aide. Surtout 24h après mon retour.

Certain(e)s de mes meilleures amies l’ont réalisé. Je me tâte. Je traîne. Il me manque un déclic. Je ne sais quoi. Je sais juste que je n’ai plus trop rien à foutre ici. J’ai fait le tour. Je crois.

Pourquoi vivre ici à Paris quand on peut vivre bien mieux ailleurs ? Je me le demande. Et je n’ai définitivement pas de réponse. Enfin si, plusieurs. Mes fuites récurrentes. De plus en plus fréquentes et symptomatiques.