Rachid Badouri sera au Théâtre Trévise (et c’est plutôt pas mal)

Comme annoncé la semaine dernière, j’étais avant-hier à l’avant-première du spectacle de Rachid Badouri à Bobino, sorte de répétition générale après quelques spectacles-tests dans une petite salle parisienne avant le grand bain du Théâtre Trévise pour le début 2011.

Il y avait en tout cas la foule des grands soirs pour la réouverture de cette salle mythique et pour découvrir l’homme qui cartonne tout au Québec depuis sa percée à la télé, sur scène et partout ailleurs. On a donc commencé par un petit film de présentation du bonhomme, sorte de kaléidoscope d’extraits de scène, de télévision et de témoignages de « grands » humoristes français, du Gad Elmaleh, du Franck Dubosc en veux-tu en voilà ! Bon, si l’on excepte le fait que le son était atrocement fort que j’avais la gueule au niveau de l’enceinte, le film est efficace, très pro et très « grosse production hollywoodienne. Autrement dit ce bonhomme est marketé à mort et ça pourrait bien marcher pour lui rien qu’avec ça. C’est ce qu’on appelle une machine de guerre quoi.

Mais le contenu, il donne quoi le contenu ? Parce que bon, c’est un peu le truc essentiel quand on va voir un spectacle, qui plus est un humoriste qui a la tâche la plus difficile du monde : faire rire.

Bien malheureusement, le spectacle de lundi soir n’était pas la version complète mais une version adaptée et raccourcie à un peu moins d’une heure de show… pas vraiment idéal pour conserver l’équilibre dans un spectacle qui fait aussi la part belle aux scènettes musicales et à la musique (cf. les derniers spectacles de Gad en somme). Du coup, le résultat m’a justement paru très déséquilibré : trop de musique, trop de « show » par rapport aux passages parlés, humoristiquement traditionnels dira-t-on. J’ose donc espérer que la version longue du spectacle laissera un peu plus de place à l’humour du garçon.

Car clairement, il en a ! Alors, je n’ai pas ri aux éclats en permanence, n’étant pas le mec le plus sensible à cet humour mais je n’ai pas arrêté de sourire et je pense avoir chopé quelques pré-rides supplémentaires ! C’est efficace, c’est plutôt drôle, Rachid joue très bien de son passé familial, de ses origines des deux côtés de l’Atlantique (Maroc et Québec donc), il raconte son évolution, son adolescence, ses petits boulots avant le succès, etc. Schéma classique en quelque sorte pour un one-man-show avec quelques perles mais aussi des blagues un peu trop appuyées ou redites qui ne m’ont pas forcément séduit. Mais une fois de plus, je sais ne pas être un « client » idéal pour ce genre de spectacles.

Dans tous les cas, l’ensemble est rythmé, Rachid a une énergie folle sur scène, il danse – très – bien, son visage est en caoutchouc – mais comment fait-il ? – et globalement, on se marre bien. Conclusion : si vous êtes fan de Gad, de Franck ou d’Anthony, vous allez vous fendre la gueule du début à la fin (ou presque). En revanche, si vous êtes fan de Christophe Alévêque, vous risquez de rester un poil crispé du début à la fin (ou presque). Bilan mi-figue mi-raisin… il faudra que je voie le spectacle définitif, en intégrale et non pas en version courte pour me faire une idée définitive.

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