Dégustation de champagne – Trepo Leriguier

Bon, j'ai patiemment attendu la fin de la période des fêtes et surtout le rétablissement complet de vos foies pour parler champagne ici ! Vous voyez comme je suis prévenant n'est ce pas ?
 
 Début décembre, avant le rush de la fin d'année, j'ai été invité à découvrir une nouvelle maison de champagne, fraîchement créée par Bertrand Trepo-Leriguier, à déguster ses produits et aussi à prendre une piqûre de rappel sur le champagne.
 
Le produit, vous vous en doutez si vous me connaissez suffisamment, ne m'est pas inconnu et j'ai déjà appris à l'apprécier depuis plusieurs années, lorsque mon frère aîné enchaînait les allers et retours vers Reims pour retrouver sa dulcinée de l'époque. La demoiselle travaillant chez Moët, mon frère a eu l'occasion de déguster de nombreuses bouteilles et aussi de nous en ramener. Bref, mon palais a toujours aimé le champagne et ce n'est peut être pas pour rien que j'ai fini par faire mes études à Troyes ! Ce fut l'occasion d'en boire, encore et encore, grandes maisons ou petits producteurs des Riceys, etc. ! Epoque bénie s'il en est !
 
Mais, malgré ça, j'avoue que j'avais un peu oublié l'histoire du champagne, découverte avec les étudiants étrangers que nous emmenions aux Riceys, et cette soirée fut justement l'occasion de me la remémorer ! Et plutôt que de vous la raconter ici, voyez plutôt ci-dessous la présentation réalisée par la maison Trepo-Leriguier qui fera de vous un expert de cette histoire fort riche !
 

 
Et puis, maintenant, parlons dégustation. Et parlons de cette maison, parce que son approche vaut à mes yeux le détour. Il ne s'agit pas ici de qualifier le champagne : brut, sec, demi-sec, rosé, blanc de blancs, blanc de noirs … autant de termes qui sont absolument imbitables au néophyte, voire à celui qui veut choisir un champagne pour célébrer un moment sans être un connaisseur assidu des différents assemblages. Il s'agit donc d'associer le champagne à un moment de dégustation ! Et voilà donc la gamme de champagne naturellement composée de 4 champagnes : Festif, Solennel, Intimiste et enfin Amical ! Quatre assemblages, quatre caractères, quatre bouteilles bien identifiées et identifiables d'un simple coup d'oeil, chacune adaptée à un moment particulier. 

A priori, les cavistes rencontrés par Bertrand sont enthousiastes quant à cette approche et j'avoue l'être tout autant ! De plus, le nivellement des prix (prix identique pour trois cuvées, seule la cuvée rosée est un peu plus chère, de 3€ il me semble) rend caduque toute tentative de dire : "je prends le plus cher, ce sera le meilleur" qu'on a vite tendance à appliquer pour tout ce qui touche au raisin travaillé et vinifié ! Là, tout est bon, tout est au même prix.
 
 Maintenant, puisqu'on parle dégustation, nous avons pu jouer les eonologues en vigne avec ces quatre cuvées et l'impression globale est bonne. Mais j'ai tout de même quelques préférences, voici l'ordre de dégustation …

  • la cuvée solennelle, tout d'abord … Il s'agit d'un champagne frais aux parfums d'agrumes, léger en bouche, rafraîchissant. Subtil, délicat, mais pas mon préféré.
  • la cuvée amicale ensuite … Plus complexe, avec un nez de noisette et des épices en bouche, sucré et rond, sans tomber dans le suave, c'est à mes sens le champagne le plus réussi et le plus agréable, j'adore !
  • la cuvée intimiste … c'est un champagne qui porte son nom et qui joue justement du sucre, de la suavité pour séduire notre palet, tout en gardant une belle fraîcheur. Trop sucré pour moi, mais indéniablement le champagne à choisir en belle compagnie 😉
  • la cuvée festive enfin … la seule cuvée rosée et une bouche et un nez forcément foisonnants et fruités … on aime ou pas le champagne rosé, personnellement, j'adhère !
    • au final donc, l'amical l'emporte devant le festif et l'intimiste, ex-aequo, tandis que le solennel ferme la marche !
Comme je vous le disais, l'approche commerciale de la maison Trepo-Leriguier se retrouve dans ses bouteilles avec ses quatre cuvées fort différentes et complémentaires, facilement identifiables par tout un chacun.
 
Chapeau bas … et surtout tous mes voeux de réussite à ce jeune homme plein d'ambition et de passion pour son métier !
 

4 Commentaires

  • Il me semble avoir lu à peu près la même adhésion chez Osmany il y a quelques temps, chez qui j’avais dit être plutôt amateur de l’idée.
    En même temps, c’est dommage de choisir un champagne quand on n’a pas un minimum d’armes pour l’apprécier (sans être nécessairement un « connaisseur », juste le minimum syndical pour pouvoir l’accorder).

    De toute façon, il m’étonnerait que j’en achète prochainement, il me reste encore quelques cartons de ma dernière période troyenne à la cave (maison Morize au Riceys, cuvée sélection, une petite tuerie).

  • Bôôh > Oui, je crois que nous avons tous été convaincus par l’idée !
    Après, je suis d’accord avec toi sur le principe, mais cette manière de vendre le champagne permet au moins d’être sûr de ne pas s’être trompé de type de champagne ! Reste ensuite à apprendre à le savourer.

    Hum, Morize … il me semble que c’était là que nous étions allés avec les ET ! Et, d’ailleurs, Bertrand achète une partie de son raison aux producteurs des Riceys 😉

    Almer > Un commentaire ? 😛

  • Moi, je reste fan du champagne Aubois, en particulier celui de mon petit village 😉

    Une touche fraiche et fruitée, mélange d’agrume et de fruit rouge, avec une tenue incomparable en bouche et en arrière bouche. Le tout sans le moindre zeste d’amertume et surtout, effet secondaire (pas de mal de crane).

    Je te l’avais fait gouté non ? Non ?!? Erreur à réparer !

    Pour moi, un champagne est avant tout un vin… et doit donc en avoir les qualité, les intonations, les saveurs…

    Je viens d’ailleurs de mettre la main sur un Saint-veran vieille vigne (coté pouilly fuissé de l’appelation), un vrai plaisir pour le palet :)…

    Conclusion : pour avoir un bon produit, avec un prix raisonable (11,19 pour le champagne et 6,5 pour le St Ve), il faut connaitre les producteurs, les terroirs….

    l’industrie de masse et la consommation des foules n’a pas encore gagné !

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