Les Scarifiés – China Miéville

 Attention, génie. J’ai découvert China Miéville au hasard d’une couverture joliment réalisée et qui a su séduire mon oeil ! La lecture de la quatrième de couv’ m’a convaincu … j’allais à coup sûr faire un voyage extraordinaire !
Jeune traductrice de langues oubliées, Bellis fuit Nouvelle-Crobuzon à bord du Terpsichoria en route vers l’île Nova Esperium. Arraisonné par des pirates, le navire est conduit vers Armada, improbable assemblage de centaines de bateaux hétéroclites constitués en cité franche, régie par les lois de la flibuste. Bellis y rencontrera bientôt les deux seigneurs scarifiés d’Armada, les Amants, ainsi qu’Uther Dol, mercenaire mystérieux aux pouvoirs surhumains. Un trio qui poursuit sans relâche une quête dévorante, la recherche d’un lieu légendaire sur lequel courent les mythes les plus fous. Sollicitée pour ses talents de linguiste, Bellis commence alors le plus stupéfiant des voyages, un périple aux confins du monde.
Les avis sur ce jeune auteur sont semble-t-il unanimes depuis qu’il a écrit Perdido Street Station, roman salué par les critiques pour son écriture relevée et maîtrisée et son univers incroyable : celui de Bas-Lag. Je n’ai pas encore lu ce livre, mais cela ne saurait tarder et j’ai donc découvert cet étrange univers dans les Scarifiés ! Etrange ? Clairement. Imaginez un mélange de civilisation actuelle, de steam-punk et de cohabitation entre diverses formes humanoïdes et intelligentes : humains, cactactés, khepris, vodyanos, vampères, etc. Drôle de bestiaire, réhaussé par la présence des « Recrées », criminels condamnés à une transformation de leur corps via l’implantation de pièces mécaniques ou d’éléments divers et variés d’autres animaux ! (oui, ça fait un peu frémir)
Et la jeune Bellis Frédevin, personnage aigri, désabusé, va venir se frotter à la quête des Amants scarifiés et aux différents personnages énigmatiques et charismatiques qui peuplent Armada, cette ville fabuleuse qui n’est pas sans rappeller la définition originelle du « melting-pot » américain !
Lire, pour moi, est synonyme d’évasion … et je crois qu’avec ce livre, j’ai trouvé l’un des univers les plus propices à l’imagination, à l’évasion et à l’émerveillement ! L’écriture est riche, remarquablement traduite, les personnages sont complexes, dotés de plusieurs facettes que l’on explore au fil des chapitres et puis il y a bien sûr cet extraordinaire mélange des différentes races intelligentes peuplant Bas-Lag qui force l’esprit à imaginer, visualiser, ressentir tout ce qui est décrit. Grandiose, cela étant qui plus est bien servi par une trame narrative classique mais vraiment maîtrisée et aboutie …
A lire absolument si l’on recherche l’évasion et le divertissement, saupoudrés de quelques leçons de tolérance et de vie … Moi, je file acheter Perdido Street Station et le Concile de Fer !

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