Au revoir …

Voilà … tu es parti … on le savait depuis de longs mois, trop longs … mais ta présence ne nous manque pas moins ! La claque est rude ! Que va-t-on faire sans toi Papa ?

Pour ceux qui ne le sauraient pas, mon père était malade d'une sale bête appelée Cancer. Et cette saloperie, ultime vicieuse, a décidé d'attaquer l'organe le moins protégé et le moins bien soigné du corps humain : le pancréas … Espérance de vie dans ce cas : 3 mois !

Et toi Papa qu'as-tu réussi à faire … presque une année à lutter, à te battre, à réussir à résorber cette saloperie, prouesse qui a forcé le respect de tous ceux que tu as pu croiser, tant dans le corps médical qu'ailleurs … Putain de caractère et d'envie de vivre, de nous voir continuer notre vie, notre parcours. De voir ta petite fille, malheureusement pas ton petit fils (les soucis de famille, vous savez …), tes fils et bien sûr Maman qui t'a accompagné pendant plus de 35 ans et pendant cette année de souffrances, peut être la plus longue de toutes. 

Mais tes reins en ont décidé autrement, et malgré tous tes efforts, il semblerait que finalement, ce soit la vilaine bestiole qui ait gagné, mais ce n'est pas elle qui t'a tué ! Joli pied de nez je trouve …

Nuit du 19 au 20 février, 1h30 … tu es parti …  que dire, que faire ? Rien … tenter de soigner cette plaie béante qu'est ton absence à nos côtés.

Cela va prendre du temps, peut être très longtemps même. Mais tout ce que je peux tenter de dire,  c'est que malgré tout, tu ne "rateras" pas ma vie, même si c'est ce que tu m'as dis un jour, à l'hôpital. Tu seras là EN nous, c'est ton leg à notre famille : des doigts d'or pour façonner le bois, des valeurs morales, un sens de la vie et du savoir-vivre, un caractère à l'image de ce bois que tu aimais tant, tant de choses encore qu'il ne sert finalement à rien d'énumérer tel un catalogue.

Charge à nous de te faire vivre au travers de nos actions et de notre vie …

Commençons par répéter ce poème écrit il y a quelques années par Gilbert et qui trouve tout son sens tellement ces mots correspondent à ce que tu nous as dis dans les derniers moments, les dernières discussions, les derniers témoignages d'amour …

 

    Ne pleurez pas surtout, lorsque je partirai ;

Ce ne sera pour moi qu'un voyage qui finit,

Beau voyage ici-bas, tout près de vous, c'est vrai

Mais qui ne peut durer quand vient la maladie.

 

Ne pleurez pas surtout, lorsque je rejoindrai

Dans le néant tous ceux qui déjà sont partis ;

Dans ce même néant où je vous attendrai

Après que vous aussi aurez usé la vie.

 

Ne pleurez pas surtout, étouffez les regrets ;

Je fus heureux longtemps et gâté par le sort.

Si je suis triste, c'est de vous faire pleurer

Parce que vous m'aimez et que je vous adore.

 

Au revoir, Papa … 

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