Irlande – roadtrip de Dublin à Baltimore

Après les Canaries, changement radical de décor : direction l’Irlande en cette fin avril pour une remontée d’une petite partie de la Wild Atlantic Way, depuis les péninsules de la pointe sud-ouest et jusqu’aux monts et lacs du Connemara. Le parcours classique, en somme, pour faire connaissance avec cette île mythique, avant d’envisager d’autres découvertes, sûrement plus au nord.

7h30. Me voici à l’aéroport de Dublin avec une traversée de l’île au programme et une arrivée souhaitée aux portes de la péninsule de Sheep’s Head pour la soirée. Autrement dit, il ne faut pas vraiment traîner mais il est hors de question de ne pas faire quelques jolis arrêts sur la route, afin de se dégourdir les jambes et en prendre si possible plein les mirettes.

Bon, 7h30, c’est à priori la mauvaise heure chez Budget, chez qui j’ai loué ma voiture, via bsp-auto. C’est simple, on a essayé de m’arnaquer. Le bon gros con de vendeur hyper agressif qui tente de me faire croire que ma Premier n’est pas une carte de crédit. Au sens américain du terme « crédit », c’est vrai. Au sens européen des cartes de débit/crédit et de la réponse à la question « cette carte a-t-elle des garanties et de l’argent dessus », c’est totalement con et c’est juste de la vente forcée d’assurances inutiles et odieusement chères.

La bonne nouvelle pour moi, c’est que je parle couramment anglais. L’autre bonne nouvelle, c’est que le service Premier est adorable. Dommage pour ce cher vendeur qui a donc du faire une « exception » et accepter ma carte. Ce genre de conneries arrive aussi en Espagne à priori, c’était pour moi la première fois en dix années de voyages. Bref : Budget, vous avez de sacrés gros cons dans vos employés et une politique de vente déplorable, à base de prise pour des cons de vos clients. Triste. Vraiment triste.

Enfin bref, passé ce moment odieux qui pourrait être de nature à vous pourrir un (début de) voyage, direction Kilkenny pour une première étape ! La ville, planquée au milieu des terres, à mi-chemin ou presque entre Dublin et Cork, est un haut-lieu culturel et touristique qu’on ne saurait vraiment manquer.

Il y a en effet un joli patrimoine architectural et historique dans cette ville aux rues colorées et au château fort connu. Étant donné le timing malgré tout assez serré, il n’est pas question de visiter mais bien de déambuler dans les rues et aux abords de la place forte.

En face du château, il ne faut surtout pas manquer les petits jardins du Kilkenny Design Center et boire un délicieux café dans le bâtiment qui lorgne les murs massifs de celui qui fut d’abord bâti en bois à l’orée du XIIème siècle.

Je reprends la route en direction de Cork, que je dépasse pour entamer les premiers kilomètres de la Wild Atlantic Way, aux alentours de Kinsale. Nouvelle étape rapide, pour respirer l’air iodé et écarquiller les yeux devant le monde présent ici. Ah oui, c’est peuplé en touristes dans le coin. Zou, je repars.

Juste après, les vieilles ruines de l’abbaye de Timoleague, romantiques à souhait. Bon, quand est-ce que je me prends un gros coup de cœur pour finir la journée ?

Le coup de coeur, ce sera finalement Baltimore. Oh, pas le village en soi, mignon et croquignolet pour sûr, planqué au bout d’une route sans issue et fort peu peuplée. Non, ce qui est splendide, c’est cette épave que l’on découvre dans la baie, ces maisons qui ne savent trop si elles doivent regarder le large ou l’abri et enfin, tout au bout, le fanal, le beacon point. Pour terminer la journée, sous un ciel gris comme chargé de plomb et faisant face à un phare faisant office de bout du monde, on est plus que bien ici.

Cette première journée en Irlande fut quelque peu éprouvante. Entre le comportement hallucinant de l’employé de Budget à l’aéroport de Dublin et les longues heures de route, il ne me restait pas des masses d’énergie pour apprécier les paysages traversés et pourtant, déjà, il y avait de quoi se réjouir malgré une météo passable.

La Wild Atlantic Way, encore timide, commençait à laisser entrevoir ses promesses du côté de Baltimore, comme pour achever de me convaincre d’avoir fait le bon choix de passer trois nuits à l’orée de la petite péninsule de Sheep’s Head afin de découvrir cette dernière mais également ses sœurs australes, Mizen Head et Beara.

Où dormir à Sheep’s Head ?

J’ai dormi dans un joli AirBnb bien paumé, à l’entrée de la péninsule. C’était parfait pour aller faire le plein de victuailles à Bantry, rayonner sur Sheep’s Head, Mizen Head et Beara. Jolie cheminée, bois et tourbe fournis, pub pas trop loin, cuisine bien équipée, chambre confortable et soeurs à la manoeuvre adorables. C’était idéal.

La carte de cette journée de roadtrip :

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