Le dernier weekend de juin, je suis encore une fois allé me balader sur un circuit pour les beaux yeux de Continental qui m’avait déjà fait vivre une première session de ContiSafetyDays en septembre dernier et bien entendu le ContiWinterTour à Val-Thorens cet hiver. Cette fois-ci, ça se passait sur le tout récent circuit de la Ferté-Gaucher, dans le 77 avec une mission : essayer le ContiSportContact 5P, dernier né des ingénieurs de la firme allemande.

Et plus encore que lors des deux précédentes éditions, Continental avait mis les petits plats dans les grands avec un plateau de voiture plus garni et surtout encore plus d’ateliers tout en conservant le principe de base qui a fait le succès de ces essais : le conducteur est laissé à lui-même dans la voiture avec un simple talkie et parfois un accompagnateur, histoire d’équilibrer les masses ! C’est toujours mieux qu’un sac de ciment, non ? Bref, du coup voici la première partie de cette journée haute en sensations et on commence donc avec la matinée, placée sous le signe de la sécurité.

En effet, Continental a souhaité nous montrer le bon comportement de son nouveau pneu sportif et polyvalent que ce soit en conditions d’urgence ou sportives. Quatre ateliers donc : un slalom à 50 km/h stabilisé avec comme consigne de bien rentrer dedans, de ne pas hésiter à tirer sur les pneus quel que soit le poids de la voiture. Puis un freinage à 110/130 km/h et ensuite un freinage / évitement à environ 70 km/h. Le dernier atelier ? J’en parle après.

Premier tour de repérage avec notre pilote-instructeur (Franck Fourgereau), premier gros freinage en Audi S4 break, ça pousse ! Et c’est enfin à notre tour de jouer avec au menu : l’Audi S4, une Mégane RS, une BMW Z4 3.5 iS ! Appétissant non ? Je ne m’éterniserai pas sur le Z4 tant je préférai son père, le Z3 (dont j’ai d’ailleurs eu l’occasion de détruire en tant que passager un exemplaire de version M Coupé). L’ESP est omniprésent, la boîte de vitesse automatique est une catastrophe et la sensation au niveau de la pédale de frein est déplaisante au possible. Une franche déception donc en terme de comportement qui empêche de se concentrer sur le travail des pneus.

En revanche, côté Mégane RS et Audi S4, c’est une toute autre histoire ! On retrouve dans cette Renault Mégane RS le caractère de la version R26 R de l’ancienne génération, quoique un peu plus civilisé mais joueur malgré tout. Le slalom est donc un régal et on sent bien le pneu rester sur sa bande de roulement, aucune sensation d’écrasement sur le flanc ou de flottement, quand bien même on aborde le slalom plus près des 60 que des 50 km/h. Le topo est le même pour l’Audi S4 qui malgré son poids très conséquent se comporte très bien et ne souffre pas, elle, d’une boîte automatique mal pensée et étagée.

Côté freinage à plus grande vitesse, la décélération est impressionnante pour l’une comme pour l’autre : les voitures freinent sur un rail, le pneu arrive à ralentir le véhicule alors que la piste est détrempée ! Sensation de sécurité assurée pour le coup. Et c’est là-aussi particulièrement vrai pour l’Audi S4 qu’on imaginait complètement à la peine sur un tel exercice.

Enfin, au niveau du troisième atelier, c’était la perturbation assurée : imaginez que vous rentrez entre deux lignes de cônes à 70 km/h. Au fond : un clignotant qui va vous indiquer au tout dernier moment s’il faut que vous freiniez droit ou que vous freiniez et évitiez soit à droite, soit à gauche du feu ! Certains ont eu un peu mal, j’ai moi-même anticipé le premier passage en freinant avec l’indication du feu mais on se prend au final au jeu en arrivant de plus en plus vite pour freiner le plus tard possible et réaliser l’évitement ou l’arrêt. Et ça fonctionne bien, un peu comme à l’évitement au permis moto ! Sauf que là, la piste était aussi mouillée… le pneu se retrouve donc totalement chargé et soumis à un transfert latéral mais il tient.

Enfin, le tout dernier atelier était en fait composé d’un petit slalom en Alfa Roméo Mito tout ce qu’il y a plus basique pour nous chronométrer (enfin là c’était Nicolas Navarro qui nous chronométrait, rien que ça) et aussi d’un exercice qu’utilisent les pilotes pour améliorer leur coordination, leurs réflexes et l’étendue de leur champ de vision : le … ! Bilan, en 30 secondes, j’ai réussi à éteindre 47 diodes mais je suis sûr que les 50 étaient jouables ! Toujours est-il qu’on se prend au jeu de cet instrument de torture.

Fin de la matinée et déjà un premier enseignement sur ce nouveau pneu : bien que sportif, il garantit aussi de bonnes performances en terme de sécurité au freinage et en sollicitations sur le sec ou mouillé en tenue latérale à vitesses moyennes. A priori, cet équilibre est obtenu grâce à un nouveau mélange pneumatique et aussi au travail réalisé par les ingénieurs sur la bande de roulement et les différents petits blocs de gomme qui sont reliés les uns aux autres par de petits ponts, rendant l’ensemble plus homogène, plus proche d’un pneu slick, tout en conservant la gravure du pneu.

Une belle matinée par conséquent avec du babyfoot pour se détendre, prolongée par une après-midi placée sous le signe de la performance… A lire bientôt !

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