Concours – Chat ON Studio et Samsung Galaxy Note

Je ne fais pas souvent de concours ici mais je me suis dit que l’occasion en valait la peine car ce n’est pas tous les jours qu’un constructeur se décide à lancer une application multi-plateforme de messagerie, faisant fi d’un quelconque monopole. Vous l’aurez compris en lisant le titre, il s’agit de ChatON de Samsung, tout simplement disponible sous Bada, Androïd et iOS (Blackberry et WindowsPhone bientôt), les développeurs n’ayant pas fait les choses à moitié. Avec cette messagerie, vous pouvez envoyer aussi bien échanger du texte que des fichiers multimédia, en discussion seul à seul ou en groupe. Un outil plutôt pratique en somme !

Pour fêter ça, Samsung organise un concours, Chat ON Studio jusqu’au 29 mars. Le principe : réaliser une vidéo et la proposer soit via le site dédié soit via la page de Samsung Mobile France. Les vidéos (il faut bien sûr choisir un thème) seront ensuite soumises au public avec la clé un voyage pour 2 à L.A. et d’autres lots !

Petit exemple de ce que vous pouvez faire…

Enfin, je vous sens fébrile, il se trouve que Samsung est généreux avec vous puisque la marque vous offre un Galaxy Note. Oui oui oui, vous avez bien lu. Pour cela, je vais combiner mon mode de fonctionnement habituel (des commentaires), certains de mes billets (mes lectures) et les thématiques de Chat ON Studio (le cinéma), je m’explique…

On va parler de science-fiction. Ou plutôt vous allez me parler de science-fiction. Vous me dîtes quel est le film de SF qui vous a le plus marché sur le crâne, les sentiments, qui vous a retourné comme une crêpe et ne vous a pas laissés indemnes. Cela peut être les effets spéciaux, les thématiques, la qualité du jeu des acteurs ou un peu de tout ça, peu importe : vous me dîtes et si vous réussissez à me convaincre, le Samsung Galaxy Note est pour vous.

A vos claviers, vous avez jusqu’à mardi soir prochain, minuit !

23 Commentaires

  • Je suis une fan de SF. Je lis, je regarde, je dévore : c’est un genre qui m’envoûte et jamais ne cesse de me surprendre. Pourtant, aujourd’hui, je défendrais un classique du genre : Blade Runner.
    Ce n’est pas un choix de facilité ou de flemme, au contraire. J’ai choisi BR parce que la SF est un genre cinématographique où les effets spéciaux vieillissent trop vite, parce que l’obsolescence des films est précipitée par l’avancée de la technique.
    Et Blade Runner est, en 2012, toujours aussi beau. Les effets spéciaux n’ont pas à rougir de leur âge. Grâce au perfectionnisme de Scott, chaque plan semble étudié avec amour et goût. Grâce à Vangélis, aucune note de la bande-son ne dénote.

    Pour la petite histoire, BR a été mon premier Ridley Scott. Et ma première grosse claque dans la gueule. Le film échappe avec brio à l’évangélisation de la science, à la classique idéalisation du futur.
    L’avenir y est croqué sans complaisance, avec un terrible clin d’oeil aux rouages que nous serions possiblement en train de construire. Un poil Huxléien, Scott tire un signal d’alarme discret face à l’enchantement technologique et à la nouvelle pensée magique.

    La morale est donc simple sans être simpliste ; Les humains sont dépassés par leurs inventions : les répliquants. Un constat pessimiste, potentiellement visionnaire, et particulièrement fin ; surtout pour les années 80 (soit dit sans conscendance aucune).
    Mais pas que, et c’est là que le film arrive à être percutant sans être manichéen.
    On se surprend à s’attacher étrangement aux répliquants, à la recherche de sens dans leur existence.
    Je n’arrivais pas à prendre parti ou à m’identifier. En un mot comme en cent, j’ai adoré ce film car j’ai souffert de le regarder : j’étais nauséeuse, atteinte, alanguie.
    Et la fin était tellement inattendue, merveilleuse, travaillée, pensée, réfléchie, tellement loin des paresseux twists finaux qui parasitent de plus en plus de films…. Tout est tellement intense et tellement inconfortable que je n’hésite pas à qualifier Blade Runner de chef-d’oeuvre. 🙂

  • Alors je partirai bien sur un film récent… Il y’en a beaucoup qui méritent d’être soulignés mais… je vais rester dans l' »actuel ».
    Pour ma part, c’est « Inception », avec Di Caprio. Pourquoi?… Parce que le concept est génial. Le monde du rêve a été touché du doigt par pas mal de film (« Total Recall » and Co) mais de cette manière là. Ce sont des films qui nous touchent forcément car nous sommes tous concernés. Ici, le monde du rêve est presque réelle et on nous présente ça comme une logique. Avec de GROS effets spéciaux, sur un bel écran et bon home cinéma… On en prend plein la vue. Il faut le dire. Je me souviens encore dans la salle de cinéma…
    Derrière la caméra, C. Nolan (« Insomnia » ou encore la dernière trilogie des « Batman »)… Un maître en la matière. Devant la caméra… Un Di Caprio qui reste fidèle à lui même, Marion Cotillard… Qu’il est loin le temps de « Taxi » et quelle actrice elle est devenue…

    Donc pour moi ce film est un peu un… Tout!

  • Le film de SF qui m’a marquée c’est Sunshine. D’abord par ce qu’il dépeint de l’humain, la relation mystique avec les astres même pour des scientifiques cartésiens.

    Ensuite parce qu’il est beau, lent, claustro, larsen, chaud, mais aussi froid, pur, immense, rapide, crasse.

    Un film qui donne lieu à de longs débats après le générique.

    Pour moi il touche au mystique de façon complètement vulgarisée, sans oublier le spectacle et sans se prendre la tête.

    Sunshine donc pour moi, un film qui a lieu dans l’immensité de notre galaxie, presqu’aussi grande que … le superbe écran d’une autre galaxie de Samsung. Le note of course 😉

  • Pour ma part, je vais vous parler d’une Série de SF. La série qui m’a plus interpeler, c’est Battlestar Galactica, la nouvelle série. Cette série a été créée par Ronald D. Moore qui a son actif Star-Trek ainsi que Roswell.
    Vous allez me dire pourquoi cette série. A mon avis, dans cette série, on peut retrouver tous les mentalités de notre société car Ronald D Moore a voulu la rentre très réaliste.
    Mais tout d’abord, Je vais vous parler des effets spéciaux, les combats sont superbement fait. Lors des combats, le réalisateur nous fait ressentir tous les phénomènes liés à l’espace lors de manœuvres. Comme par exemple, lors d’une attaque de Cylons, les Vipers peuvent se retourner pour tirer en arrière, tout en avançant. On peut aussi voir des énormes expositions de vaisseaux. La dernière scène d’action fut l’apothéose des combats de la série.  Mais revenons sur l’état d’esprit de la série qui m’a marqué, le fil d’Ariane de Galactica, c’est la rébellion de la technologie envers les humains. Toute la série est marquée par la poursuite entre les machines et les hommes, un peu comme Terminator ou Matrix. Au fil des épisodes, on peut remarquer que la religion, la politique, l’armée et mensonge sont très lié entre eux comme dans la vie de tous les jours. Car c’est un mensonge qui fait avancer les rescapés. Celui-ci  est issu d’un mythe provenant de la religion. On peut voir que pendant la fuite vers la terre promise, il y a un combat interne entre l’armée et la politique pour savoir qui gouverne les survivants.
    Au fil des 4 saisons de Galactica, on est scotché sur l’aventure des survivants des 5 colonies. On ne s’ennuie jamais, il y toujours de l’action ou sinon on est devant une prise de conscience envers l’espèce humaine : trahison, complot, collaboration envers l’ennemi….
    Cette série a été récompensée plusieurs fois : Emmy Award pour les effets spéciaux, Golden Reel Awards pour les effets sonores et Alma Awards pour acteur remarquable dans une série.
     
    Pour moi les films de SF nous révèlent le futur de la terre, notre avenir qui sera sombre et violant…. Sauf si on change notre manière de vivre.

  • Je pourrais faire comme beaucoup et citer toujours les mêmes films. la redondance de ces titres que tout le monde a vu et que l’on classe dans la catégorie des incontournables de la science-fiction. Sauf que pour moi, et même si la fin des années 60 a pondu pas mal de classiques comme « Soleil vert », « La planète des singes » ou « L’âge de cristal », il y a un film beaucoup plus récent qui, à mes yeux, a révolutionné le genre entraînant à sa suite une nouvelle vague culte en SF qui va amener sur le devant de la scène, le pouvoir de l’esprit.
    « Dark city » d’Alex Proyas, et même si l’aspect fantastique est très présent, est le film de science-fiction de ces 30 dernières années. Il a apporté le côté noir et spirituel de la fiction qui existait déjà dans la littérature mais qui laissait sa place à la pure science, avec les vaisseaux et les autres galaxies, plus visuelle cinématographiquement parlant.
    « Dark city » a inventé le casse tête mentale et les vrais fausses réalités.
    Il est pour moi le déclencheur des « Matrix » et autre « Inception » si chers aux yeux du grand public.
    Mais encore faurait-il être d’accord sur la définition du genre science-fiction.
    Quoiqu’il en soit la SF est le seul genre qui peut évoluer : un thriller, une comédie ou un film d’action resteront toujours dans leur catégorie.
    Alors que la SF peut devenir un jour ou l’autre un film historique, non ?
    Le meilleur exemple est celui du créateur du genre puisque que ce soit pour un tour du monde en 80 jours ou un voyage de la terre à la lune, l’ami Jules avait vu juste, bien avant tout le monde.

  • Bah en SF un qui m’ a beaucoup beaucoup marqué autre que Star Wars et Retourvers le Futur c’est Dunede David Lynch.
    Je sais que ce film est considéré par pas mal de personnes comme étant raté mais quand j’étais petit l’ambiance qui se dégageait de ce film était vraiment unique(j’avais pas encore lu les livres 🙁 ).
    Pour moi ce film se divise vraiment en 2 parties la 1ère absolument génial de la prise d’Arakeen par ces *** d’Harkonnens avec la traîtrise du Dr Yellingtown et la mort du Duc Leto qui ne réussit même pas à tuer Vladimir -_-‘
    Toute cette première partie regorge de complots entre l’alliance de l’empereur avec les Harkonnens,à qui il envoie des Sardaukars déguisés en soldats harkonnens et les accords secrets passé entre la Guilde et l’Empereur sur le « monopole de l’épice ».Quand en plus de ça vient se rajouter par dessus tout ça la magie des Bene Geneserit pour faire naître le Kwisatz Haderach ça devient vraiment complexe.

    Après la 2e partie sur Dune est moins bonne AMHA même si le combat final est très très bien avec la défaite de Shaddam Corrino IV par les foces fremens et toutes la victoire final.

    Le personnage le plus marquant de ce film est je trouves le baron Vladimir Harkonnen qui est vraiment un salaud fini(la scène où il se fait vider de son sang un de ses serviteurs est la plus marquante du film ^^).

  • Bienvenue à Gattaca.

    Très peu d’hésitations avant de choisir ce film qui représente à lui seul de multiples expériences. Avant tout film de science-fiction par le thème qu’il aborde et le monde qu’il décrit, il arrive à mêler polar, histoire d’amour, destinées croisées d’hommes que tout oppose.

    L’histoire de Bienvenue à Gattaca prend place dans un futur proche. Un futur où la vie quotidienne ressemble beaucoup à celle que l’on connait aujourd’hui. Deux différences majeures : les voyages habités à travers le système solaire sont possibles et l’eugénisme occupe une place prépondérante dans la société. Comme dans Le meilleur des mondes d’Huxley, les individus sont classés suivant leur carte d’identité génétique. D’un côté les valides, créés en fonction de critères choisis par leurs parents ; de l’autre les non-valides, nés naturellement. Aux uns sont réservés les meilleurs postes ; aux autres sont laissées les tâches ingrates. Pour s’assurer que chacun reste bien à sa place, les individus sont régulièrement contrôlés, une simple goutte de sang suffisant à déterminer la validité d’une personne.

    Vincent Freeman est un non-valide. Né de l’amour de ses parents, il doit renoncer à toute ambition. Ses rêves de conquête spatiale semblent devoir rester lettre morte. Son frère, lui, conçu artificiellement, est constamment là pour lui rappeler sa différence. Pourtant, contre son destin, Vincent va tenter l’impossible. Il prend la place de Jérôme, un valide devenu paraplégique suite à un accident. Grâce à sa nouvelle identité il entre à Gattaca, centre de recherche spatial.

    Tout au long de son parcours, il se retrouve confronté à sa prétendue infériorité. Un non-valide peut-il vivre une histoire d’amour avec la belle Irène ? Son ADN originale découverte sur le lieu d’un crime ne constitue pas la preuve que lui, non-valide, est forcément coupable ? Sa rivalité avec son frère sera elle un obstacle à son ascension ?

    Le film, sorti en 1997, est trop proche de notre présent pour que l’on puisse vraiment s’en détacher. Il garde tout son sens aujourd’hui où l’éthique et la science tentent de faire bon ménage. Impossible de l’évoquer sans déclencher un débat sur les manipulations génétiques et sur les progrès de la médecine. La science nous ouvre des portes incroyables, mais ne sommes nous pas en train d’ouvrir la boite de Pandore ? Jusqu’où sommes-nous en droit d’aller ? Ce monde n’est-il pas ce vers quoi l’humanité est en train d’évoluer ? De manière plus large, il aborde la discrimination dans tous les aspects de la vie d’un être humain et donne là aussi matière à réflexion.

    Le film est beau, juste, dérangeant. Le thème et le scénario sont servis par un excellent jeu d’acteur et une musique à la fois envoutante et émouvante. Je l’ai vu et revu, à chaque fois Bienvenue à Gattaca me prend aux tripes. Merci Andrew Nicol pour ce diamant brut.

  • L’age de Cristal : le concept d’une vie de plaisir et hop à 30 ans mort dans l’euphorie pour éviter la surpopulation. Ne pas connaitre les affres de la maladie et de la vieillesse. Mais voilà l’homme est un rebelle qui veut vieillir (et échapper à big brother du dôme accessoirement).
    Pourquoi ça m’interpelle ? quand on voit les limites sans cesse repoussées de la durée de vie et l’acharnement à vouloir repousser coute que coute l’échéance des fois dans des conditions de dépendance extrême, en tant qu’active je ne me vois pas vieillir… je n’ai pas envie d’être vieille et de me trainer, d’être grabataire, bref une angoisse de tout ça… alors des fois je me dis « c’était pas si con comme concept »
    Bon en même temps 30 ans..voilà je ne serais plus là pour écrire ça!

  • Si l’on considère l’épouvante comme un sous-genre de la SF, alors je suis forcé de dire que le film qui m’a le plus marché sur le crâne, un petit crâne en plein développement car je n’avais que 7 ans, c’est Le Cauchemar de Dracula de Terrence Fisher avec Peter Cushing et bien sûr Christopher Lee. Quoi qu’assez banale pour vous lecteurs, cette soirée restera gravée dans mes souvenirs à jamais. A 7 ans on est téméraire, on a peur de rien et je me rappelle très bien cette fin de journée d’hiver où la nuit tombe tôt. Mon oncle médecin fêtait ce jour là l’obtention de sa thèse ! Nous jouions à cache cache dans le parc de la fac de médecine, et je me rappelle parfaitement grimper dans un arbre et me cacher dans l’obscurité. Petit garçon de 7 ans, seul, dans le noir, à l’écart des autres… Téméraire vous dis-je ! Après une demi-heure, j’ai du me résoudre à redescendre, mes cousins ayant depuis déjà longtemps abandonné l’idée de me retrouver… La soirée finissait, plus de bulles pour les grands et d’orangeade pour les enfants. Nous sommes rentrés avec mes parents. Il est autour de 23h00. Je veux rester veiller un peu avec mon père qui regarde le ciné-club (j’ai oublié le nom exact du programme) sur FR3. Ce soir, c’est la fin du cycle des Dracula de Fisher. Je n’en ai vu aucun, mais le personnage de Dracula à 7 ans, on en a déjà entendu parler. Il ne me fait pas peur malgré les réserves de ma mère. « Ne t’inquiète pas Danielle, je suis là » dit mon paternel. A moitié convaincue, ma mère va se coucher.
    J’ai pris mon pied de jeune spectateur devant cet « épouvantable » spectacle qui aujourd’hui me ferait probablement à peine sourire. Le problème est survenu après le film… Dans mon petit lit, lui même dans une grande grande chambre, le noir m’a semblé plus profond que d’habitude, les ombres moins immobiles, ma porte pas vraiment fermée… Ne pouvait-on pas se cacher derrière les grands rideaux des fenêtres ? Si mon enfance avait été bercée par les génies, sultans, voleurs et princesses des Mille et Une Nuits que ma mère me contait, je n’avais jamais vraiment « visualisé » des choses épouvantables. Mais ce soir là, j’avais vu Dracula. Il m’avait vu aussi. Et je ne pouvais plus me sortir de la tête qu’il était derrière la porte. Entendant mon sang pulser dans mes veines… Impossible de trouver le sommeil. Mais où était passé le petit gars téméraire qui partait tout seul dans la nuit au milieu des bois quelques heures plus tôt ? Une chose était sûre, il ne l’était pas assez pour affronter le comte vampire ! Une nuit d’insomnie à 7 ans, ce n’est pas grave me direz-vous… Sauf que cette frousse, cette obsession à le voir ouvrir ma porte, d’abord sa main effilée, puis son visage fermé puis souriant pour dévoiler ses crocs, n’a pas duré qu’une nuit. Je crois que je suis devenu poltron pendant bien deux années, à aller très souvent dormir avec ma mère qui seule pouvait me rassurer quand Dracula rôdait. Rassurez-vous, aujourd’hui tout va bien, entouré de mes crucifix, je suis assez serein 😉 Mais puisque Viinz posait la question, de tous, c’est bien ce Cauchemar de Dracula qui est le film de SF qui m’a le plus hanté.

    Plus tard, à 13 ans, Blade Runner est passé sur TF1, ma première vraie rencontre avec la SF noble. Ma première vraie rencontre avec le cinéma, celui qui vous emporte. Ma première vraie rencontre avec la musique, celle qui m’est propre, pas celle que j’écoute parce que mes parents, mes frère et soeurs ou mes amis l’écoutent. Celle que j’écoute parce que je l’ai découverte et aimée tout seul. Le score de Vangelis sur Blade Runner est exceptionnel. Comme l’a dit MOOM, le film n’a pas veilli d’un iota. Il est emprunt d’une grande poésie en mode mineur (et comment séparer cette émotion du « Blade Runner Blues » du compositeur grec ?) sur la nature humaine… Un immense chef d’oeuvre qui m’a parlé à tous les âges, 13 ans, 20 ans, 25 ans, 35 ans aujourd’hui… A chaque fois j’y vois des choses nouvelles, que je n’avais pas bien comprises lors de précédents visionnages. Oeuvre anti-manichéenne par excellence, elle a contribué à ma vision de la vie… Celle de Deckard, le faucheur, après les mots et la chute du chef des réplicants sous la pluie. Une vision mélancolique et pourtant emprunte d’optimiste. La musique de Vangelis en tête, 100% synthétique mais profondément humaine, comme Roy, je cite ses dernières paroles :
    « I’ve seen things you people wouldn’t believe. Attack ships on fire off the shoulder of Orion. I watched C-beams glitter in the dark near the Tannhauser gate. All those moments will be lost in time… like tears in rain… Time to die. »

    Quand même, “Tears in rain…”, c’est pas magnifique ?!!!?

    Time to conclude 😉

  • Hello Vinz,

    Hummmm, alors après une longue réflexion… comme la science fiction est une passion de jeunesse… j’ai longtemps cherché quel film avait réussi à me marquer… On peux parler de (obligatoirement) star-wars, terminator, retour vers le futur ou d’autres blockbusters. Mais après réflexion, je me souviens avoir jouer à un jeu de stratégie… Un des premiers du genre sur PC : Dune2000. Ce jeu m’a donné envie de voir le film puis de lire la fantastique saga de Frank Herbert.

    Ce film sortit en 1984 été assez « beau » pour l’époque. Il ne respectait pas la profondeur des livres mais retranscrivait assez bien l’ambiance aride et la méchanceté omniprésente des Harkonnens. Les magnifiques voyages effectués sur la planète Arrakis…ces paysages à perte de vue… La folie dans les yeux de Sting quand on évoque « l’Epice »…cette drogue aux milles visages! Les Frémens qui tentent désespérément de survivre face à cette guerre incessante atréides / harkonnens. Puis cette dernière scène où le ver des sables est maitrisé par Paul pour combattre les Sardaukars de l’Empereur.

    Ce mélange entre Religion / Guerre / Environnement / Complot…donne une profondeur à ce film qui a largement marqué ma jeunesse. Qui plus est, ce film m’a donné le gout de lire de la SF. C’est là encore une raison qui me pousse à mettre se film vers l’avant…

    Bonne Science Fiction à tous !

  • Difficile de choisir un film de SF parmi tous ceux qui sont sortis, sont venus à moi, m’ont émus, fait peur, fait rire.
    Dire qu’un film surpasse les autres revient à dire qu’un plat surpasse les autres, qu’un tableau surpasse les autres…
    Certains savent le faire, et leur remettent des prix. Moi non.

    La SF est une grande famille d’histoires et de rêves d’enfants mis en images. de visions d’hommes et d’humanités.C’est aussi l’une des choses que m’a légué mon geek de père.

    Je pourrais parler de John Carter, vu mercredi, parce qu’il n’est pas bon, mais que ce loupé m’a apporté tout ce que je recherchais à ce moment là : Du repos, de la détente, des fous rires (moqueurs certes, mais un rire est un rire, et reste précieux).
    Je pourrais parler de Blade Runner (oh mon dieu!) ou de Abyss (oh oui encore!), je pourrais raconter les neurones vrillés par Donnie Darko (gnieeen!) le mal-être procuré par l’effet papillon (mmmmurps) ou Sunshine (nounours?).
    je pourrai me vanter que ma collection de DVD naissante se compose pour plus de moitié de films de Science-Fiction, dont le Space Battleship récemment acquis et qui me fait tant penser à Albator (et pour cause).

    J’ai hésité à parlé de Dark City, mon premier film de SF seule au ciné!
    Je vous parlerai des heures de L’Homme bicentenaire tiré des nouvelles du grand parmi les grands Isaac Asimov, et qui m’a autant fait pleurer sous les trait de Robin Williams que le livre. Je vous engagerai à découvrir le film Dans une galaxie près de chez vous tiré de la série québécoise éponyme.
    Bien sûr comme tout le monde j’ai vu Men in Black, vu aussi Le cinquième élément (leeloo moultipass), les Star Wars à 7 ans sur FR3, fait les avants-premières d’Inception et de Tron Legacy, et je courrai voir Hunger Games, MIB3, PROMETHEUS…

    Mais non! je vous parlerai d’un film qu’ici très peu connaitront :
    (T)raumschiff Surprise (aka Space Movie – La menace fantoche)
    Parodie des films et série de science fiction qui ont rythmés ma vie, ce petit bijou d’humour potache est l’un de mes films récurrents. Le film que l’on sort quand on ne sait pas quoi regarder, quand on veut se changer les idées, quand on a 2h de libre et plus de bouquins.
    ce film n’est pas une révolution d’effets spéciaux. ce n’est pas non plus le scénario qui remettra en cause tous mes fondements, toutes mes croyances en l’évolution humaine.Mais ce film me fait toujours rire, même après l’avoir vu 40 fois. Et ce film a été ma motivation pour m’offrir un aller-retour en Allemagne durant une période de vache maigre.
    Et c’est suffisant pour moi 🙂

  • Bonsoir,
    Tout d’abord merci pour ce concours le téléphonique est canon c’est super sympa de nous en proposer un!!

    Je ne suis pas très Science Fiction normalement mais l’année dernière j’ai adoré Avatar (oui, oui c’est un classique!!). Au delà de l’histoire j’ai surtout été bluffé par la 3D qui permet de ressentir le film : que ce soit les scènes d’actions, les émotions ou la beauté des images.

    Par ailleurs, j’ai aimé découvrir ce monde crée de toute pièce qui permet de voyager en dehors des frontières habituelles. Egalement découvrir une nouvelle civilisation où cohabite tradition et modernisme.

    Enfin j’ai surtout été convaincu par l’univers visuel : toutes ces couleurs, les maquillages, les paysages verdoyants… Bref, enfin un film de science fiction qui ne se contente pas d’actions mais va au-delà jusqu’à rendre beau cet imaginaire et à nous faire rêver d’ailleurs!!

    Bonne soirée & A bientôt
    Nilow

  • Ahhh, la SF. À l’annonce de ce genre, mon cerveau tilte et te sert immédiatement 3 titres sur un plateau d’argent: Brazil, Blade Runner et Gattaca. Les films parfaits de réalisateurs perfectionnistes. Certes, ils peuvent se montrer visuellement vieillissants, mais l’intelligence de leur scénario, la richesse de leurs dialogues, et la grande qualité du jeu de leurs acteurs font à mon goût pencher positivement la balance face à plusieurs millions de dollars d’images de synthèse.

    Malgré tout, si je devais conseiller un film à un proche, ce ne serait pas un de ceux-ci, mais plutôt mon gros coup de coeur qu’est Moon de Duncan Jones. Un direct to DVD de 2010 au rythme poussif, au budget minable, joué par 1 acteur et demi, et aux effets spéciaux totalement dépassés. Le film riche en défauts d’un réalisateur débutant.

    Et pourtant, bordel.

    Sam Bell (joué par le génial Sam Rockwell) est un employé de la société Lunar implanté sur la Lune, dans une station de forage d’hélium 3 qu’il gère à lui seul depuis près de trois ans. Sa solitude est profonde et ne peut-être brisée que par Gerty, un robot qui s’exprime à l’aide de smileys, ou encore par les vidéos que peuvent lui envoyer ses proches.
    Fort heureusement pour lui son contrat arrive à expiration, et il pourra prochainement serrer la fille qu’il n’a pas vue naître dans ses bras. En théorie.
    Mais l’histoire dérape. Lors d’une virée à la surface, Sam fait se plante avec son véhicule lunaire, et tombe dans un léger coma. À son réveil et à son retour à la base, il s’étonne de tomber sur un imposteur qui prétend être lui, Sam Bell. Mais qui est-il, et d’où vient-il?
    Il est alors temps pour Sam de chercher des réponses, et assez vite car son état de santé s’aggrave furieusement.

    Alors, certes, ce n’est pas ce que l’on peut convenir d’appeler un chef d’oeuvre, mais c’est un bon film, ce qui me suffit amplement.

    PS: Et que dire de la musique minimaliste de Clint Mansell? Elle est foutrement parfaite (et plutôt que de m’étendre là-dessus, je vous laisse y « jeter une oreille »).

  • Je ne suis pas un grand amateur de science-fiction. Et pourtant, un film m’a profondément marqué, pas tant par ses qualités intrinsèques (même s’il n’en manque pas) que par les conditions dans lesquelles je l’ai vu. Aucune création ne saurait être jugée indépendamment de ce contexte, car il représente parfois le catalyseur permettant la transmutation d’une production réussie en œuvre qui nous pénètre, durablement.

    C’était en 1999. Je venais de décrocher ma maîtrise de biologie et je cherchais un moyen de gagner du fric pendant l’été, si possible beaucoup, parce que je souhaitais me lancer dans un troisième cycle et j’étais fauché (ce qui n’a guère changé, d’ailleurs). Mon meilleur ami m’a alors proposé d’entrer dans un business avec son père : cela consistait simplement à cultiver des courgettes, dans la région nîmoise. Idée saugrenue, donc éminemment séduisante. Et sans le savoir, je mettais un pied dans la quatrième dimension.

    Le principe du business était simple : pour se faire un max de blé, on allait rogner sur la moindre dépense. On a donc loué un champ, un tracteur, acheté des semences et des engrais, et c’est tout. L’hébergement ? Une tente dans le champ. Les sanitaires ? Un trou dans une cabane infestée par un nid de frelon. La douche ? Une grosse poubelle noire, remplie d’eau fraîche le matin, réchauffée par le soleil en fin de journée. Pas d’eau courante, pas d’électricité.

    J’insiste sur ces détails, car ils ont de l’importance : pendant deux mois, nous avons vécu en autarcie totale, à trois sur un lopin de terre de deux hectares. Le ravitaillement était effectué quotidiennement par le paternel, quand il allait livrer au marché de gros le fruit de nos récoltes : dix litres d’eau potable et trois boîtes de conserve.

    Manu et moi travaillions sans relâche, pour une productivité maximum, de 6h à 22h. Chaque jour le processus était le même : je me levais, j’enfilais mes habits humides et crottés, et j’allais ramasser des courgettes. Une petite demi-heure de pause à midi, le temps d’avaler le contenu d’une demi boîte, et ça repartait, jusqu’à 22h, le dos courbé sous un soleil de plomb. Seize heures de labeur harassant et totalement solitaire, puisque mon ami et moi nous répartissions équitablement le champ en deux moitiés égales. Les bons jours, nous parvenions à ramasser une grosse tonne de ces maudites cucurbitacées. Parfois, 1500kg. Ces jours-là, la besogne s’éternisait, et se terminait sous l’éclairage blafard des phares de nos voitures, bien après le coucher du soleil. Pour se relever, cinq heures plus tard, et retourner dans l’enfer ocre des sillons argileux, les yeux hagards et le dos rompu, et le cuir tanné par le soleil implacable de la garrigue au mois de juillet. Un soleil dur, d’une arrogance acharnée, rarement interrompu par des averses d’une pluie lourde qui nous engluait dans un limon poisseux.

    Après cinq jours dans ce bagne de terre collante et de feuilles urticantes, je commençais déjà à longuement soliloquer, entre deux rangées de fleurs jaunâtres. Après dix jours, je m’étais transformé en automate, et je n’étais plus maître de mes gestes. A terme des trois premières semaines, j’avais l’impression de vivre un cauchemar enfiévré, et l’unique pensée de la petite fortune amassée heure après heure inhibait mes désirs d’évasion. J’étais prisonnier de la géhenne, et ce pécule était mon geôlier.

    Car je ne mens pas, nous amassions réellement un magot des plus conséquents : à l’époque, le kilo de ces infectes courges se monnayait facilement dix francs. Pour une tonne. Par jour. A se partager à trois. Vous réalisez ?

    Après plus d’un mois de ce calvaire infini, arrivés à mi-parcours, mon ami et moi prîmes la décision de nous permettre une entorse au strict règlement, afin prendre un peu l’air, car notre santé mentale en dépendait.

    Nous nous sommes offert quelques heures à Nîmes, le temps d’un ciné et d’un resto.

    Tels des Robinson, sales, puants, décharnés et émaciés, nous avons mis les pieds dans la première salle obscure qui passait, à l’affiche alléchante : il se jouait Matrix, un film qui faisait manifestement parler de lui.

    Je l’ai vécu comme un choc. Après quarante jours de naufrage dans cette arène de feu et de sueur, le choc a été rude. Les images hyper technologiques de ce monde numérisé tranchaient violemment avec l’environnement parfaitement organique au sein duquel j’évoluais jour après jour, heure après heure, minute après minute, depuis six semaines. La plongée dans la matrice a été l’équivalent d’un pêcheur de palourdes pris dans un violent typhon : elle a été rapide et inexorable.

    Fragilisé psychologiquement par l’extrême précarité de mes conditions de vie, je me suis laissé happer par le monde de Neo, et pendant 2h15, j’y ai cru. J’ai souffert avec lui, je me suis battu avec lui, j’ai triomphé avec lui. J’ai fui ces espèces de pieuvres mécaniques dégueulasses et j’ai appris le kungfu. J’ai terrassé l’Agent Smith et j’ai parlé à l’Oracle. Il a pris la pilule rouge, j’ai pris la pilule bleue pour me réveiller le lendemain matin dans un champ qui m’était bien trop familier.

    Ce film a hanté tout le reste de mon séjour, a intoxiqué mes interminables pensées solitaires, a obsédé mon esprit alors vulnérable, qui psalmodiait : et si ..? et si ..? et si ..? Un psychiatre m’aurait certainement diagnostiqué schizophrène, là, perdu au milieu de mon champ de courgettes.

    Je repense avec émotion à cet été 1999, qui m’a appris beaucoup sur moi-même. Et quand j’ai revu Matrix, plusieurs années après, j’ai pu apprécier un film attachant, percutant et jouissif. Plein de défauts, certes : un peu naïf, un peu plagiaire… mais tellement divertissant.

    Je n’ai pas beaucoup parlé de cinéma, et je suis certainement hors sujet, mais cette histoire méritait d’être racontée, car elle illustre parfaitement mon propos initial : un chef d’œuvre n’est rien sans le contexte dans lequel il est savouré. Et même si je ne suis pas sûr d’avoir bien su retranscrire la fièvre qui s’était emparée de mois pendant ces deux mois d’été inoubliables, la faute à un récit condensé afin d’être digeste, j’espère t’avoir diverti.

  • Déjà cité, mais bon, tant pis, je dirai Bienvenue à Gattacca.
    Pour une raison très simple, c’est le principe de base du film, qui selon moi permet d’avancer dans la vie. Partir du principe, que quelque soit la tache à accomplir, c’est possible si on le veut vraiment. Quelles que soit les montagnes à gravir, la quantité de gens meilleurs que vous, les obstacles que mettent la société devant vous, vous pouvez accomplir votre rêve si vous le voulez vraiment.

    Une réplique à jamais gravée dans ma mémoire (attention semi-spoil): « Quel est ton secret ? Je n’ai jamais économisé mes forces pour le retour. » . Ça en dit long, et c’est une philosophie que j’aime bien.

    Après, il y a l’autre côté de gattacca, c’est bien sûr le fichage génétique. On est en plein dedans. Plus que jamais un film aura été visionnaire. Du côté du « choix génétique », une clinique californienne permet de choisir le sexe de son enfant. Elle avait même commencé un temps à proposer « plus » (couleurs des yeux, cheveux, etc.), mais a du se rétracter à cause du backlash de l’opinion publique.

    Sinon il y a un autre genre, celui de la mise en abime, des mondes imbriqués, etc. (sujet cher à Werber d’ailleurs) Un thème que l’on retrouve dans Matrix, Men In Black, ou encore dernièrement Inception. Mais le film qui m’a le plus marqué à ce sujet est sans aucun doute Avalon.
    Film très peu connu, et pourtant c’est un incroyable chef d’œuvre. Dérangeant, noir, moderne (il aborde les jeux vidéos), il se passe dans un monde très riche. Je n’ose en dire plus de peur de spoiler… le film est en noir et blanc (sépia pour être exact), un peu lent, mais magnifique. Le plus choquant est le « twist ». Très beau.

  • Bonjour 😉
    merci pour ce concours geek !!! je ne dirais pas non à un nouveau téléphone, mon iphone deuxième génération commence à dater mais je suis assez fière de moi car il est dans un état impeccable 😉 bref passons au sujet de l’article 😉
    pour ma part le film de science-fiction qui m’a le plus fait rêver, triper, halluciné et fait baver de plaisir^^ c’est Le Cinquième Élément, sorti en 1997 avec Bruce Willis et Milla Jovovich, et produit pas Luc Besson. Je trouve ce film super. C’est un des meilleurs film de science-fiction qu’on ait produit dans le monde du cinéma. Ce film de science-fiction est à voir et à revoir….c’est un film addictif comme la coke !!!
    Il propose un environnement futuriste parmi les plus réussis du cinéma de SF. Chaque détail est amusant et même crédible (mention spéciale au livreur chinois volant et au Mac Do) et surtout les effets spéciaux ne sont absolument pas ringards, bien au contraire. Les voitures volantes, la ville du futur, le morphing de visage, tout est aujourd’hui visuellement très crédible, 14 ans après. Même s’il faut relativiser cette qualité par le fait que Luc Besson n’a presque rien inventé et se contente de reprendre des idées déjà mises sur pellicule (on pense notamment à Blade Runner). Le scénario, bien qu’efficace, ne révèle guère de surprise. Mais ces petits défauts ne pèsent pas bien lourds face à la vivacité du film, à sa mise en scène rythmé et sans temps morts et à son humour omniprésent. Toute la scène de l’opéra est fabuleuse et condense les qualités de ce long-métrage : à la fois touchant, sur-vitaminé drôle et beau. Pour ne rien gâcher, la musique d’Eric Serra se fond à merveille dans l’ensemble. Enfin, il faut quasiment considérer ce film comme une parodie de science-fiction. On sent que Luc Besson essaye de donner une certaine crédibilité à son univers de science-fiction tout en se moquant du sérieux de celui-ci. Pour preuve, le film se perd parfois dans une mise en scène diablement bordélique mais le réalisateur s’en amuse et joue même là dessus pour donner son côté déjanté au film.
    Le cinquième élément est sans conteste un des meilleurs film français de science fiction et sûrement le meilleur film de Luc Besson, en tout cas c’est celui qui m’a le plus touché, fait vibré et provoqué des rêves et fantasmes futuristes en série !!!! . Ce film n’est pas parfait mais possède une ambiance irrésistible qui fait que 15 ans après (oui oui 15 ans!!!) on prend toujours le même plaisir à le visionner. Les petits défauts liés au manque d’originalité du scénario sont gommés par le casting impeccable et la réalisation. Que de répliques cultes dans ce film (Aziz lumière !, Big badaboum, Leeloo Dallas Multipass) qui tourne au véritable bordel dans sa deuxième partie, mais un bordel terriblement jouissif ! Merci Luc !!! oh que j’aimerais qu’il réalise un second opus !!!^^

    allez merci Mr Vinz et à bientôt !!
    belle fin de journée !!

  • Le passeur les a parqués avant de les lancer dans les flots de l’inconnu. Le voyage fut long et tumultueux. Certains y ont laissé leur vie, d’autres ont regardé, impuissants, périr un proche. Quand enfin la destination fut atteinte, l’accueil parut musclé et militaire.
    Quitter sa patrie pour une autre c’est espérer y trouver une vie meilleure mais là où eux voyaient leur survie, l’hôte, lui, y voyait une invasion.
    Les débats fusèrent pour savoir quoi faire d’eux, les déracinés, les apatrides, les sauvages, « les crevettes ».
    En attendant que les autorités se mettent d’accord sur leur sort, c’est dans un camp de réfugiés aux allures de ghetto que leur séjour sur cette nouvelle terre commença. Il était impensable de toute façon de les laisser vivre en liberté car même si la curiosité peut traduire un certain enthousiasme, aux yeux de l’autochtone, ils restaient des étrangers et l’étranger fait toujours peur.
    La vie dans le ghetto s’organisa naturellement. Chez eux, ils n’étaient rien, dans le ghetto, ils étaient moins que rien, vivant dans des conditions « inhumaines ».
    Quitter sa planète pour la Terre, c’était espérer y trouver une vie meilleure… c’était une erreur car l’humain ne retient rien des fautes du passé.
    Mais si District 9 du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp s’était contenté de ce simple message, le sujet du film serait trivial. Neill Blomkamp a décidé de mettre son personnage principal dans la peau d’un alien afin que celui-ci découvre leur quotidien. Le chasseur est devenu le chassé et la peur de l’étranger s’est transformée en compassion. C’est en ça que le film de Neill Blomkamp est un chef-d’œuvre à mes yeux. Il combine le film de science-fiction à la critique sociale, le divertissement à la réflexion, la fiction au documentaire. District 9 est un ovni et en cette période de relent nationaliste où on parle de remettre en question les accords de Schengen et peut-être de refermer les frontières, l’idée de ghetto est plus que présente à mon esprit.

  • Bonjour à tous ! Le concours est donc clos, vos commentaires sont bien enregistrés, je lis tout ça à tête reposée et je vous annonce le vainqueur d’ici à ce soir !

  • Bon.

    Soyons clairs : vous avez été bons. J’avais volontairement évité de lire les commentaires aux fur et à mesure, préférant tout assimiler d’un coup d’un seul en fin de concours. Vous avez même été très bons parce que je vais ressortir mes DVD / DVDrip &cie et me (re)faire une bonne cure de merveilles.

    Trancher aura été très difficile parce que vous avez cité des films qui, pour certains, m’ont aussi retourné la tête et me la retournent encore.

    Au final, après deux ou trois lectures des commentaires, il y a un trio qui s’est détaché : Moom avec Blade Runner, Lokoxav avec Dark City et Elienai avec Matrix.

    Blade Runner est un film que je pourrais revoir environ 100 fois si ce n’est plus sans jamais m’en lasser, Dark City fait partie des rares films à m’avoir mis dans un état de mal-être profond. Matrix (le premier) fut source de nombreuses réflexions au delà d’être une synthèse de nombreux courants SF, certes c’est aussi un assemblage un poil hétéroclite de références et une jouissance visuelle.

    Je n’ai bien évidemment qu’un Galaxy Note à faire gagner. Vous en méritez pourtant un chacun, vous trois, là.

    (je respire un bon coup)

    C’est toi, Elienai qui repart avec le Galaxy Note pour ton commentaire, la mise en situation et je me suis vu cueillir les courgettes avec toi et prendre cette énorme claque qu’était et est toujours Matrix.

  • Incroyable. Ce que je n’ai pas dit, c’est que mon téléphone actuel bat sérieusement de l’aile, et que je n’ai pas de sous pour en racheter un. Plus le fait que je bave littéralement devant cet objet depuis un bon mois… Autant dire que c’est providentiel, et que tu fais un vrai heureux, vraiment.
    Merci Vinz et good game aux autres participants 😉

  • Félicitations et encore merci d’avoir pu parlé de SF, genre souvent
    délaissé dans l’art sous toutes ses formes. Et même si Matrix n’a pas eu cet attrait pour moi, je m’incline avec néanmoins le regret de ne pas avoir pu vendre la SF litteraire que j’aime, moins populaire, comme »Ravage » de Barjavel ou toute la collection Anticipation.
    Encore merci à toi @Vinz d’avoir ouvert cette fenêtre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *