Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

 Tiens ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de bouquins ici… ce n'est pas que je lise pas, c'est surtout que j'avais oublié de noter que je devais rédiger ce billet (oui, je note les billets que je dois rédiger !) sur Janua Vera, un roman / recueil de nouvelles de Jean-Philippe Jaworski.
 
Janua Vera, c'est l'histoire de la décrépitude d'un vieux royaume bâti à coups de conquêtes par un roi visionnaire.
Né du rêve d'un conquérant, le vieux royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, Ædan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain… Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d'un univers de fantasy médiévale d'une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008. 
Le livre commence d'ailleurs sur une rapide chronique sur ce roi, à l'origine des différents qui vont suivre. Ambiance oppressante, magie un peu présente, univers profondément dépaysant alors que pourtant on nage dans une fantasy classique. L'écriture y est surement pour quelque chose : riche, détaillée, précise, j'ai retrouvé un peu d'Alain Damasio dans ce livre. Enfin, toujours est-il que ce livre commence bien mais l'on sent d'avance que ce qui y sera raconté ne sera pas très drôle.
 
Et en effet, les récits se succèdent et se ressemblent un peu par leur ambiance : le vieux royaume s'est délité, les baronnies et autres duchés se sont appropriés les terres qu'ils avaient perdues. Il en ressort des récits pesants par l'ambiance mais terriblement intéressants et riches, portés par cette écriture justement qui leur donne une réelle intensité.
 
L'ensemble semble inégal au premier abord, les "nouvelles", ou plutôt disons les "chroniques" se déroulant dans des univers assez variés mais c'est justement cette structure en forme de récits variés qui donne une cohérence à l'ensemble, un corps, un aperçu très global de ces restes d'empire en décrépitude.
 
A lire.
 

3 Commentaires

  • Ping : Viinz
  • mhmmmm je sais pas…J’en sais rien….je suis dubitatif….

    Je suis sur Al-Rassan et je me suis plongé agréablement retrouvant les archétypes d’une certaine littérature classique (le Cid, Ivanhoé)

  • Il y a surement mieux à lire c’est sûr mais je pense que ce livre mérite d’être lu…

    Quant à Al-Rassan, tu sais tout le bien que j’en pense 🙂

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