Etrusques – xxx – blindbook

Une drôle d’opération que voilà et qui me plaît beaucoup, vraiment beaucoup, orchestrée par les Nouveaux Auteurs (cliquez, découvrez cette initiative) : envoyer à quelques personnes un manuscrit quasi définitif d’un roman, « Etrusques » (titre non définitif semble-t-il) sans communiquer le nom de l’auteur. Un moyen idéal de s’affranchir complètement de l’à-priori forcément positif/négatif que l’on a à coup sûr en découvrant la nouvelle création d’un auteur que l’on apprécie/déteste, un moyen idéal d’aborder un livre, sans appréhension, sans enthousiasme non plus, simplement avec le pur plaisir de découvrir et de lire les mots qui s’enchaînent.

Deux histoires parallèles, deux meurtres, deux régions (Pyrénées et Nice). Voilà la trame initiale de ce thriller au premier abord classique et qui bifurque peu à peu dans un autre domaine dont je tairai le nom. On y suit essentiellement Vincent Nimier et Justine Néraudeau, respectivement ex-flic et flic, frère de la première victime et chargé de l’enquête du meurtre de la seconde. Les chapitres s’alternent, chacun des personnages progressant peu à peu dans sa quête de la vérité sous-jacente à ces deux assassinats qui sont bien évidemment liés. Et parmi ces chapitres, quelques extraits, quelques notes, des noms de parties évocateurs dont la signification sera révélée peu à peu et dans les toutes dernières pages.

Le rythme est plutôt enlevé, la narration est propre et efficace même si le style est parfois un peu trop familier. Mais dans l’ensemble, on peut dire qu’on a affaire à un bon bouquin, bien écrit et bien mis en scène au niveau de la trame principale. Les personnages sont quant à eux plutôt nombreux pour un thriller, tous connectés, tous reliés mais finalement un peu bâclés, cela manque parfois d’émotion, de coffre, je n’ai pas vraiment réussi à « aimer » ces personnages portant pourtant un riche potentiel.

Le cadre de l’histoire, très montagnard, l’ambiance, m’ont fortement rappelé Jean-Christophe Grangé et ses Rivières Pourpres tandis que son déroulement et les thèmes abordés collent nettement plus à un autre de ses romans. Il y a à mon sens une nette influence de cet auteur dans ces pages même si style n’a rien à voir, Grangé ayant la fâcheuse tendance de me fatiguer rapidement.

Reste le final, inachevé, frustrant d’une certaine manière, laissant trop d’interrogations quant à certains personnages… Une volonté de l’auteur ? A confirmer dans les jours à venir avec une version définitive du roman et la révélation du nom de celui qui a créé cette histoire, valant un petit 6.5/10 à mon sens, résumé en « bien mais quand même frustrant et imparfait ».

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