Une journée placée sous le signe du pilotage – Excel Events – 1/2

Je dis pilotage, mais je devrais plutôt dire apprentissage du pilotage parce que même si je m’amuse plutôt bien au volant d’une voiture, il me reste encore beaucoup de choses à apprendre et toute occasion est bonne à prendre, y compris des bons Groupon ou KGBDeals achetés sur un coup de tête.

Commençons donc par la fin de cette journée et un déplacement sur le circuit de Marcoussis dans le 91, avec Excel Events donc. 4 tours à bord d’une F430 F1 sur un circuit très étroit, un moniteur à ma droite et l’impression d’être dans une usine à faire des tours de voiture plutôt que dans un stage de pilotage à proprement parler. Les Conti Safety Days et l’essai du proto Pescarolo ont laissé une trace durable en moi : celle de la qualité doublée d’une belle once de liberté au volant. Je ne vais tout de même pas bouder mon plaisir puisque conduire une Ferrari a toujours été pour moi un rêve, rêve cette fois devenu réalité.

Première partie du stage après un rapide briefing et on monte à bord de celle que j’aimerais beaucoup conduire un de ces jours : la Ford Focus RS. Le but est bien évidemment de faire un repérage du circuit et d’apprivoiser les trajectoires et petites spécificités de ce circuit assez sympathique quoique assez peu technique. On regarde ensuite les autres s’élancer à bord de Porsche GT3 RS, d’Aston Martin V8 et autres Lamborghini Gallardo. Les moteurs chantent, certains envoient pas mal sur la pédale d’accélérateur tandis que d’autres sont littéralement à l’arrêt… Prudence, prudence.

Trêve de babillages, occupons nous maintenant de celle pour qui je suis venu cet après-midi : la Ferrari F430 F1. On admire la pureté des lignes, on salive en regardant le moteur sous sa verrière, on frémit en entendant son moteur monter dans les tours. Pureté automobile, chers amis, une Ferrari, c’est unique.

Portière ouverte, on se laisse aller dans le baquet, le volant est une usine à gaz alors que le pédalier est un régal d’aluminium. Pas de commande de boîte, simplement des manettes à manier d’une simple pichenette. Première, gaz. La sensation est celle d’être au ras du sol avec les splendides bossages rouges de part et d’autre du pare-brise. L’insertion sur le circuit se fait tout en douceur avant que l’envie d’écraser l’accélérateur n’arrive et que le moteur vrombrisse avec fureur. L’instructeur dit alors d’y aller mollo. Comment te dire, cher ami, que je viens à peine d’accélérer ? Pif. Paf. Épingle et gaz pour la ligne droite ponctuée d’une légère courbe. Le tout passe à fond, on veut aller chercher les tours et là, surprise, la voiture passe les vitesses, seule. Euh ? Arrivée à l’épingle, le bonhomme à droite dit de freiner. Comment te dire, cher ami, que je peux freiner 100 m plus tard ? Bah je freine 100 m plus tard, un « vrai » freinage en somme. Mais limite je me suis fait engueuler… Trois tours de plus et je ressors. Heureux parce qu’une Ferrari reste une Ferrari. Déçu, parce que me retrouver au volant de cette voiture avec le manettino du volant calé en position « grande pluie, serrez les fesses » est une frustration intense doublée d’une sensation de vol quant à la prestation vendue par Excel Events. Sans déconner. Bref, j’aurais voulu avoir un peu plus de liberté, je ne suis certes pas pilote mais je me lourde rarement quant à ce que je sais ou ne sais pas faire avec une voiture.

Départ et dernier regard sur celles qui tournent encore sur la piste… Je me dis que je reviendrai peut être, pour une session plus longue et sur un circuit plus sympathique que celui de Marcoussis, finalement peu propice à l’usage de ces monstres. A moins qu’un riche lecteur veuille me prêter une F430 le temps d’un weekend ? On peut rêver.

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