Essai – Mazda 6 2.2 SkyActiv-D 150

Second véhicule SkyActiv de Mazda après le Cx-5, la nouvelle Mazda 6 reprend les codes stylistiques de la marque, fluides et racés, produisant une des plus belles berlines du marché, tout simplement. J’attendais donc de prendre son volant pour confirmer la bonne performance des composants et technologies SkyActiv déjà découvertes sur le réussi crossover de la marque japonaise.

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Comme je le disais ci-dessus, la ligne extérieure est une réussite avec cette calandre élégante, un regard acéré, de belles roues n’ayant pas trop peur des trottoirs et de jolies hanches soulignées par un profil de toit plongeant (sans essuie-glace en revanche), produisant un léger effet grand coupé. Les designers de la marque ont été inspirés et signent, que ce soit en berline ou en break, une vraie belle voiture.

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A l’intérieur, ce n’est pas vraiment la même histoire puisque j’ai trouvé cette Mazda 6 bien trop sage et triste. L’harmonie totalement noire, les sièges en drôle de tissu ainsi qu’un grand nombre de plastiques noirs et durs m’ont déplu. L’ergonomie et le niveau d’équipements est pourtant bel et bien là, là n’est pas du tout le problème ! En clair : je n’ai pas du tout été convaincu par cette définition de l’habitacle versus celles que je peux apercevoir sur le site Mazda et qui me semblent bien plus qualitatives. Après, le modèle essayé n’est pas facturé bien cher, ceci explique cela.

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L’ensemble n’en reste pas moins très confortable, à défaut d’être particulièrement séduisant à l’œil. Il en va de même du moteur 150 chevaux diesel, assez sonore lorsqu’il est froid mais redoutable avec son couple de camion et son agrément en toutes circonstances. Il est bien servi par une boîte comme toujours chez Mazda excellente : débattements courts et précis, verrouillages francs, j’adore, je voudrais des boîtes Mazda dans les voitures du monde entier.

Avantage d’être allé essayer cette voiture en Allemagne, je me suis permis des pointes de vitesses non loin de la vitesse maximale, me permettant de voir que la voiture, dans de grandes courbes à 190/200 km/h, est parfaitement stable et prévenante. Le train arrière se dandine légèrement mais l’avant ne bouge pas. Le freinage m’a semblé en revanche un poil juste à ces vitesses, manquant d’endurance mais pour nos contrées, il est parfaitement satisfaisant et efficace. De même, là où le Cx-5 m’avait bluffé, c’est en terme de dynamisme. Le gain de poids du à la conception entièrement nouvelle de la plateforme et des technos SkyActiv se retrouve également sur la Mazda 6. On se surprend alors à enchaîner les virages sans frayeur aucune et en toute confiance. Ce seront finalement les pneus qui calmeront mes ardeurs, ayant un peu de mal à tenir la charge, au contraire du train avant, efficace.

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Un bilan mitigé par conséquent avec d’un côté un excellent niveau de confort / habitabilité / équipements, des performances de très bon niveau au cours de ces 1350 km parcourus (et 6.8 L/100 de moyenne) mais une finition qui laisse à désirer sur cette version. Mazda n’en propose pas moins une alternative séduisante à prix réduit mais surtout propose une voiture au design singulier et racé qui pourra à lui seul être un justificatif d’achat.

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