Passage à la MEP (mais trop tard pour vous)

Oui, forcément, je vous parle d’un truc auquel je suis allé le dernier jour… à savoir les expos photos présentées à la MEP jusqu’à ce dimanche : Elliott Erwitt, Philippe Bordas, « On the Road » et d’autres mais qui m’ont nettement moins plu (à savoir Luc Choquer même si deux de ses photos m’ont touché, les autres non et Yousouf Wachill, intéressant mais un brin conceptuel).

Et donc, la MEP m’a une fois de plus charmé… Elliott Erwitt tout d’abord avec son « Personal Best », une collection de clichés personnels qui retrace 60 ans des pérégrinations du photographe, depuis ses premiers travaux à son embauche chez Magnum très peu de temps après (comme quoi, avec les rencontres et le bon travail, ça peut aller vite !). On découvre ainsi l’univers très personnel d’Erwitt : sa fascination pour les chiens (des humains avec des poils en plus selon lui), les enfants (cette photo chat + bébé cul nu + maman à genoux devant le lit), son amour du ridicule qui se cache dans chaque situation qu’il rencontre (cette femme avec les deux grosses pastèques, les jeunes élèves hongroises et les oies à côté) et puis les chiens encore. Bref : c’est de la photo quotidienne, humaniste, travaillée mais « instantanée », autrement c’est un vrai petit bonheur à voir.

© Elliott Erwitt

Ensuite, l’exposition « On the Road », collection de tirages sur le thème de la « route », visions oniriques ou quotidiennes, de Willy Ronis à Jeanloup Sieff en passant par Shoji Ueda, cette succession d’images est en fait une belle invitation à voyager, à découvrir, à se souvenir aussi de certaines routes parcourues depuis quelques années voire quelques mois. Inégal mais quelques clichés « cognent ».

© Robert Doisneau, Jeanloup Sieff et Shoji Ueda

Et enfin, Philippe Bordas nous livre son « Afrique héroïque » retraçant ses voyages depuis 1988 au Kenya (les boxeurs, impressionnants d’intensité), au Sénégal (les lutteurs) ou bien sa rencontre avec Bruly Brouabé qui est en train de donner une écriture à son peuple, un travail titanesque, une oeuvre d’artiste d’une taille dantesque. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est cette collection de clichés sur les chasseurs maliens réunis à Bamako pour une assemblée extraordinaire qui n’avait pas eu lieu depuis sept siècles ! Bordas insiste sur le caractère sacré de ces chasseurs, ces témoins de la culture, des usages et finalement de l’identité du continent, de l’est à l’ouest.

© Philippe Bordas

Vous l’aurez compris, la MEP m’a une fois de plus séduit… et il faut que je songe à y aller nettement plus souvent ! Vivement la prochaine exposition ! (et bien sûr ces photos ne sont pas libres de droits, toussa, toussa)

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