On va commencer par le "pas glop" … Hier, Chantal Sébire est morte. Autant être honnête, je ne connaissais pas cette dame, tout comme à la base Darjeeling Limited est un film drôle … mais le combo des deux m'a foutu par terre. Pour les explications sur Darjeeling Limited, vous devez attendre lundi matin, mais pour le cas Sébire, c'est maintenant.
Voilà. J'ai craché ma bile, mon venin, mon dégoût des autres … Maintenant on va revenir à des choses un peu plus "légères", même si j'ai conscience d'avoir cogné avec un moustique avec une pelle.
On passe donc à une nouvelle qui a fortement attiré mon attention le 11/3 dernier (oui c'est loin, et alors ?). Le bac serait une loterie … Tiens donc !
Sur ce … à la semaine prochaine pour un nouvel article plein de vrac !

Concernant la première partie de ton article, je dirais que je suis assez d’accord avec toi, pour avoir traversé la même chose il y a 5 ans et demi. Mon papa aussi. Lui, c’est une leucémie lymphoide chronique qui a eu raison de lui, conséquence de la campagne de vaccination contre l’hépatite. Et je crois que, malgré tout, seuls ceux qui ont été confrontés à cette situation peuvent comprendre / accepter la véhémence de tes propos. En tous cas, moi, je le peux.
Et pour le vote, j’y vais de ce pas… 😉 B)
Arnaud : non, même sans l’avoir vécu (ou en tout cas dans une mesure incomparablement inférieure) on peut comprendre la véhémence de ses propos.
@ Bôôh: Tu as raison, je me suis mal exprimé. J’aurais du dire que ceux qui ont été confrontés à cette situation sont surement un peu sensibles à ce sujet.
Arnaud > “bienvenue au club” … Je pense qu’on peut généraliser à ceux qui ont de l’humanité. Le fait de vivre ce genre de situations ne fait que renforcer nos convictions ou les retourne le cas échéant.
Bôôh > Merci …
Et on peut aussi les avoir vécu et ne pas comprendre la véhémence des propos.
Le sujet est sensible certes, mais quand même.
Je suis plutôt contre l’euthanasie (et dans le cas de Madame Sébire, je crains qu’elle ne se soit fait embobiner par des assocs, et que la fin de sa vie qu’elle espérait digne a surtout servi un voyeurisme répugnant) pour des raisons qui n’ont rien de religieuses (et que je me ferais un plaisir d’expliquer si vous voulez que le débat soit lancé. je peux aussi me taire et attendre de mourir dans des circonstances atroces si vous le préfèrez…)
Le jusqu’au-boutisme de Vinz a encore frappé :cheer: mais c’est un mec ouvert. Ton avis l’intéresse j’en suis sur, et si c’est argumenté ça ne peut pas faire de mal.
Pour ce qui est du cas particulier de C. Sébire (d’ailleurs, sa mort n’est pas naturelle a annoncé le procureur aujourd’hui), comme à chaque fois qu’un inconnu médiatise un sujet qui lui tient à coeur, les vautours ont vite fait de voler autours, mais ça ne veut pas dire qu’elle ne maîtrisait pas son propos et la nuance qu’elle a exprimé est particulièrement intéressant je trouve.
C’est vrai que c’est un sujet difficile que j’ai eu à connaitre il y a une quinzaine d’années maintenant avec la disparition de mon grand père…
La seule différence doit être faite entre l’euthanasie pour les gens qui ne peuvent pas mettre fin à leurs jours…Comme l’affaire Imbert et ceux qui ont la capacité physique de le faire; on peut se demander si ce n’est pas rejeter le choix entre guillemet sur une tierce personne qui décidera pour vous…
C’est une question délicate qui touche vraiment lorsque la situation se présente car il est loisible d’énoncer sa position mais lorsque vient l’heure du choix et que l’on voit disparaître quelqu’un que l’on aime hé bien on aurait aimé qu’il reste avec nous plus longtemps…
Mon grand père est parti sans que je puisse lui dire tout ce que je voulais et sans qu’il connaisse mes filles…Et je le regrette parfois…
Il n’est pas mort puisque je pense à Lui. On ne meurt vraiment que lorsque l’on tombe dans l’oubli… 🙁
Margoye > Le sujet est clairement sensible … Si tu as vu quelqu’un dépérir sous tes yeux alors que ce quelqu’un souhaitait mourir … je pense que tu peux me comprendre.
Pour le côté religieux, je ne m’intéressais qu’au cas Boutin, qui est une pratiquante fervente (dans le mauvais sens du terme à mon goût) …
Après, le “retard” français est peut être dû à notre rapport bizarre vis à vis de l’Eglise … Entre laïcité et liens inamovibles. C’est mon ressenti, ensuite, je n’ai pas la science infuse comme on dit.
Et je t’en prie, lance le débat ! Tu n’as pas l’air d’avoir un troll qui habite au fond de toi, donc c’est avec plaisir que je discuterai.
Bôôh > Oui elle a parfaitement géré son image et s’est beaucoup protégé pour justement éviter un peu le voyeurisme. Avec un succès mitigé … A suivre.
Et merci pour le “mec ouvert”, ça me fait plaisir de te l’entendre dire.
Calou > Il y a une grande différence entre suicide et euthanasie volontaire … Dans “suicide”, il y a mal être, culpabilité … Dans “euthanasie”, il y a “je dispose de ma vie jusqu’au dernier bout”. C’est comme ça que je le comprends en tout cas.
Mais en effet, on voudrait qu’ils soient là avec nous le plus longtemps possible, mais c’est aussi une telle souffrance de les voir ainsi qu’on leur souhaite aussi une mort rapide. Drôle de sensation.
Je te comprends pour tes filles … j’ai souvent une idée qui remonte et qui fait mal : mes enfants ne connaîtront pas mon père et il leur manquera car il aurait pu beaucoup leur apporter. A moi de le faire désormais.
Ce matin à la radio, un couple racontait le calvaire qu’ils ont vécu pour faire appliquer la loi Leonetti pour leur fils qui était dans le coma depuis 6 ans. Leur témoignage rappelait la lâcheté que peuvent avoir certains médecins (ce n’est pas une généralité, simplement une partie du corps médical), et leur mépris vis-à-vis des malades, de leur famille et de leur drame.
Et la loi Leonetti se contente de dire qu’on peut dans certains cas débrancher certains malades (et donc les laisser agoniser de dénutrition pendant plusieurs jours, ). Ou est la dignité ?