Coups de coeur #2

Chose promise, chose due … Un peu de vrac, de coups de coeur ou de coups de blues … Plutôt que de mettre ça le jeudi comme la semaine dernière, je me suis dis que le vendredi après midi serait plus adapté. Vous me direz si je me trompe.
 
La semaine dernière, sans relire mon billet, je crois que tout ça avait été plutôt positif et amusant … Cette semaine il y aura un peu de tout …

On va commencer par le "pas glop" …  Hier, Chantal Sébire est morte. Autant être honnête, je ne connaissais pas cette dame, tout comme à la base Darjeeling Limited est un film drôle … mais le combo des deux m'a foutu par terre. Pour les explications sur Darjeeling Limited, vous devez attendre lundi matin, mais pour le cas Sébire, c'est maintenant
 
Le droit à l'euthanasie active est quelque chose qui m'intéresse beaucoup, me concerne beaucoup, me touche beaucoup. Pour ceux qui n'en comprendraient pas la raison, je vous invite à lire ce billet pour un peu de clarification.
Vous l'aurez donc compris, mon père est décédé il y a maintenant 13 mois. La fin de sa vie a été un calvaire qu'il aurait voulu abréger un ou deux mois plus tôt, si ce n'est bien avant … Les circonstances étaient simples : passer un dernier Noël avec nous tous (ou presque), et puis basta. Adieu.
Son corps en a décidé autrement … Deux mois de plus. Deux mois de déchéance. Deux mois à ne plus se supporter, à ne plus rien supporter, à attendre la fin, drogué, malheureux, mentalement torturé car conscient de son état physique.
Les images qui me restent de cette époque, si elles disparaissent petit à petit, sont toujours là, latentes. Le cas Sébire et les autres affaires médiatisées liées à ce problème de la législation française (de la laïcité française ?) les font doucement remonter à la surface, me rendant fébrile et tendu.
Mes déclarations sur les réactions des ministres (ahah) Dati et Boutin ont du en offusquer plus d'un … Si le point de vue de la juriste (ahah encore) se défend, celui de la grenouille de bénitier pleine de compassion me fait vomir, tout simplement.
 
Bref, voici un message que je souhaite adresser à ceux qui s'opposent à l'euthanasie, plaçant la vie à un niveau tellement sacré et lié à la volonté d'une puissance indicible qu'ils en oublient notre qualité d'être humain … A vous, donc, je vous souhaite de vous faire bouffer le pancréas et de crever à petit feu. Une fois votre maladie et votre souffrance en route, nous reparlerons de mon père, de Chantal Sébire et de votre opinion sur le sens sacré de la vie.

 
 

Voilà. J'ai craché ma bile, mon venin, mon dégoût des autres … Maintenant on va revenir à des choses un peu plus "légères", même si j'ai conscience d'avoir cogné avec un moustique avec une pelle.

 
 

On passe donc à une nouvelle qui a fortement attiré mon attention le 11/3 dernier (oui c'est loin, et alors ?). Le bac serait une loterie … Tiens donc !
 
L'étude citée dans l'article révèle que des écarts de notation sur des copies peuvent aller jusqu'à 10 points en fonction du correcteur, de son humeur et autres paramètres très humains !
C'est marrant … maintenant je comprends pourquoi en ayant eu au Bac Blanc un beau 14 en philo, je me suis retrouvé avec 7 au Bac … pour un sujet STRICTEMENT identique. Quel beau bordel, on peut le dire.

L'autre nouvelle positive vient d'un jugement prononcé il y a peu … Le lobby du sel a perdu face un seul unique foutu chercheur nommé Pierre Méneton. Cet homme les avait accusés de minimiser les risques liés à l'ingestion du sel ! Chose qui est bien sûr connue mais une procédure pour diffamation a été engagée !
 
Ce jugement, s'il a l'air assez banal, symbolise une belle percée dans la justice française et montre que nous sommes, malgré tout, dans une démocratie. Un homme, seul, a fait plier un conglomérat devant la Justice …
 
Et rien que pour ça, même si au final rien ne change en ce bas monde, il fallait le signaler.

Et maintenant, un hommage à un grand monsieur qui nous a quitté cette semaine. Son nom : Arthur C. Clarke, son âge : 90 ans, son oeuvre phare : l'Odyssée de l'Espace (le livre, pas le "truc" du barbu).
Après 50 années passées dans son pays,  le Sri Lanka, ce visionnaire est parti depuis l'hôtel Apollo vers les étoiles qu'il a tant chéries.
 
Adieu … et merci pour Rama, pour la Cité et les Astres, pour la Lumière des Jours Enfuits, pour 10 sur Richter et pour l'Odyssée … Merci.

Enfin, pour terminer sur du vraiment funky, on va parler nichons … Vous savez tous mon amour pour ces jolies choses et vous aurez compris au vu des photos de nous que je suis un homme heureux (bon, ok, pas que pour les nichons d'Alice, mais quand même, hein ?) !
Gallïane vient de réaliser un joli concours pour tout ça ! Et vous savez tous mon amour pour Gallïane … Ah merde, fallait pas le dire. Pardon.
 
Bref, il ne vous reste plus qu'à aller voter pour la photo que vous estimez la plus jolie, et ça se passe LA !

Sur ce … à la semaine prochaine pour un nouvel article plein de vrac !
 

9 Commentaires

  • Concernant la première partie de ton article, je dirais que je suis assez d’accord avec toi, pour avoir traversé la même chose il y a 5 ans et demi. Mon papa aussi. Lui, c’est une leucémie lymphoide chronique qui a eu raison de lui, conséquence de la campagne de vaccination contre l’hépatite. Et je crois que, malgré tout, seuls ceux qui ont été confrontés à cette situation peuvent comprendre / accepter la véhémence de tes propos. En tous cas, moi, je le peux.
    Et pour le vote, j’y vais de ce pas… 😉 B)

  • Arnaud : non, même sans l’avoir vécu (ou en tout cas dans une mesure incomparablement inférieure) on peut comprendre la véhémence de ses propos.

  • @ Bôôh: Tu as raison, je me suis mal exprimé. J’aurais du dire que ceux qui ont été confrontés à cette situation sont surement un peu sensibles à ce sujet.

  • Arnaud > « bienvenue au club » … Je pense qu’on peut généraliser à ceux qui ont de l’humanité. Le fait de vivre ce genre de situations ne fait que renforcer nos convictions ou les retourne le cas échéant.

    Bôôh > Merci …

  • Et on peut aussi les avoir vécu et ne pas comprendre la véhémence des propos.
    Le sujet est sensible certes, mais quand même.
    Je suis plutôt contre l’euthanasie (et dans le cas de Madame Sébire, je crains qu’elle ne se soit fait embobiner par des assocs, et que la fin de sa vie qu’elle espérait digne a surtout servi un voyeurisme répugnant) pour des raisons qui n’ont rien de religieuses (et que je me ferais un plaisir d’expliquer si vous voulez que le débat soit lancé. je peux aussi me taire et attendre de mourir dans des circonstances atroces si vous le préfèrez…)

  • Le jusqu’au-boutisme de Vinz a encore frappé :cheer: mais c’est un mec ouvert. Ton avis l’intéresse j’en suis sur, et si c’est argumenté ça ne peut pas faire de mal.
    Pour ce qui est du cas particulier de C. Sébire (d’ailleurs, sa mort n’est pas naturelle a annoncé le procureur aujourd’hui), comme à chaque fois qu’un inconnu médiatise un sujet qui lui tient à coeur, les vautours ont vite fait de voler autours, mais ça ne veut pas dire qu’elle ne maîtrisait pas son propos et la nuance qu’elle a exprimé est particulièrement intéressant je trouve.

  • C’est vrai que c’est un sujet difficile que j’ai eu à connaitre il y a une quinzaine d’années maintenant avec la disparition de mon grand père…
    La seule différence doit être faite entre l’euthanasie pour les gens qui ne peuvent pas mettre fin à leurs jours…Comme l’affaire Imbert et ceux qui ont la capacité physique de le faire; on peut se demander si ce n’est pas rejeter le choix entre guillemet sur une tierce personne qui décidera pour vous…
    C’est une question délicate qui touche vraiment lorsque la situation se présente car il est loisible d’énoncer sa position mais lorsque vient l’heure du choix et que l’on voit disparaître quelqu’un que l’on aime hé bien on aurait aimé qu’il reste avec nous plus longtemps…

    Mon grand père est parti sans que je puisse lui dire tout ce que je voulais et sans qu’il connaisse mes filles…Et je le regrette parfois…
    Il n’est pas mort puisque je pense à Lui. On ne meurt vraiment que lorsque l’on tombe dans l’oubli… 🙁

  • Margoye > Le sujet est clairement sensible … Si tu as vu quelqu’un dépérir sous tes yeux alors que ce quelqu’un souhaitait mourir … je pense que tu peux me comprendre.

    Pour le côté religieux, je ne m’intéressais qu’au cas Boutin, qui est une pratiquante fervente (dans le mauvais sens du terme à mon goût) …

    Après, le « retard » français est peut être dû à notre rapport bizarre vis à vis de l’Eglise … Entre laïcité et liens inamovibles. C’est mon ressenti, ensuite, je n’ai pas la science infuse comme on dit.

    Et je t’en prie, lance le débat ! Tu n’as pas l’air d’avoir un troll qui habite au fond de toi, donc c’est avec plaisir que je discuterai.

    Bôôh > Oui elle a parfaitement géré son image et s’est beaucoup protégé pour justement éviter un peu le voyeurisme. Avec un succès mitigé … A suivre.
    Et merci pour le « mec ouvert », ça me fait plaisir de te l’entendre dire.

    Calou > Il y a une grande différence entre suicide et euthanasie volontaire … Dans « suicide », il y a mal être, culpabilité … Dans « euthanasie », il y a « je dispose de ma vie jusqu’au dernier bout ». C’est comme ça que je le comprends en tout cas.
    Mais en effet, on voudrait qu’ils soient là avec nous le plus longtemps possible, mais c’est aussi une telle souffrance de les voir ainsi qu’on leur souhaite aussi une mort rapide. Drôle de sensation.
    Je te comprends pour tes filles … j’ai souvent une idée qui remonte et qui fait mal : mes enfants ne connaîtront pas mon père et il leur manquera car il aurait pu beaucoup leur apporter. A moi de le faire désormais.

  • Ce matin à la radio, un couple racontait le calvaire qu’ils ont vécu pour faire appliquer la loi Leonetti pour leur fils qui était dans le coma depuis 6 ans. Leur témoignage rappelait la lâcheté que peuvent avoir certains médecins (ce n’est pas une généralité, simplement une partie du corps médical), et leur mépris vis-à-vis des malades, de leur famille et de leur drame.
    Et la loi Leonetti se contente de dire qu’on peut dans certains cas débrancher certains malades (et donc les laisser agoniser de dénutrition pendant plusieurs jours, ). Ou est la dignité ?

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