Italie du Sud – Les Pouilles, entre Trulli et Ostuni

Le lendemain matin, on quitte Bari sans un regard, au pire reviendra-t-on dans le coin mais si d’aventure nos pérégrinations nous ramenaient non loin de la botte italienne, je crois que le Gargano et Vieste auraient notre préférence. Alors on s’enfonce dans le cœur de cette région du sud, la plus étendue de l’Italie, en longeant tout d’abord la côte est.

Le premier arrêt est un mélange de satisfaction et de frustration en comparaison des deux journées précédentes et se nomme Polignano a Mare : une vieille ville de pêcheurs, une anse bordée de falaises gigantesques donnant sur la mer et de nombreuses constructions sans grand intérêt architectural qui font face à la mer. Drôle de contraste et on se prend à rêver d’un peu plus de budget et d’argent dans la région pour donner à cette ville tout le lustre qu’elle mériterait assurément.

Alors on se dirige ensuite vers Monopoli, plus grande, plus ancienne, mieux préservée et tellement plus « typique » des côtes des Pouilles. Son petit port de pêcheurs, niché entre les maisons et les remparts, est un délice.

Alors, on flâne de ruelles en ruelles, on s’éternise ici car on s’y sent bien et on aimerait prolonger l’instant. Malheureusement, la journée n’est pas infinie et le programme, chargé (trop ?). Il est temps de quitter ce joli petit port pour s’enfoncer dans les terres, au cœur du cœur des Pouilles.

Après un passage éclair à Putignano, direction Alberobello, réputée pour être la ville la plus représentative des Trulli, ces fameuses maisons aux toits coniques, l’icône de la région… et pour cause le vieux quartier de la ville est classé à l’Unesco et ô, magie, comme d’habitude, on se croirait à Disney ! Alors, une demie-heure plus tard, on s’enfuit, vite, vite, vite ! Piège à touristes, Alberobello est complètement dégradée par cette appellation et draine une quantité folle de visiteurs. A fuir donc, il vaut mieux se perdre sur les routes avoisinantes et découvrir de nombreux trulli, certes en moins bon état, en plein milieu des plaines et collines. La terre, rougeâtre voire carmine met en valeur ces toits et les multiples murets et arbres qui parsèment le paysage. De toute beauté… et malheureusement aucune photo car je conduisais !

Au final, après un arrêt dans les collines de Selva di Fasano pour un pique-nique tout à fait agréable, direction Locorotondo, un village là-aussi magnifique et pourtant nullement classé dont les ruelles et églises sont d’un calme absolu. (peut-être parce qu’on y était à l’heure de la sieste ?)

La journée passe vite, il est temps de se diriger vers notre avant-dernière étape, la ville « blanche » par excellence : Ostuni. Difficile de passer à côté quand on visite les Pouilles tant cette ville est belle sur son éperon rocheux dominant les alentours, d’un côté la mer que l’on devine et de l’autre la campagne truffée de vignes, d’oliviers et autres plantations. En parfait état car bien entretenue, le centre-ville est un dédale de ruelles ombragées où quelques espaces verts font leur apparition, où la cathédrale et le pont qui lui font face tiennent la dragée haute aux autres bâtiments et où l’on savoure un soleil allant vers son couchant mais toujours aussi doux sur la peau. Ostuni, un délice des sens pour peu que l’on s’éloigne des points centraux et qu’on se perde gentiment dans les escaliers innombrables qui la parcourent.

La nuit ne se déroulera malheureusement pas là mais à Lecce, à quelques dizaines de kilomètres de là. Après un passage en bord de mer, histoire de se poser dans le sable et de regarder le soleil se coucher, la route fut longue, très longue et l’arrivée sur Lecce, extrêmement vivante la nuit, un peu difficile ! Mais le B&B situé en plein centre de la vieille ville nous attendait bien tranquillement, une belle surprise en fin de journée mais on en parle demain…

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