Leyio – Test et retour d’expérience après 2 mois

Vous vous souvenez du Leyio ? Je vous en avais parlé, , et . Cela fait maintenant deux mois qu'il m'accompagne au jour le jour et je me suis dit qu'il était largement temps que vous parle de mon expérience quotidienne, après avoir déjà rédigé un pré-test pas tout à fait complet.
 
Deux mois pendant lesquels j'ai complètement remisé au placard toutes mes clés USB, deux mois pendant lesquels je ne m'en suis finalement que peu servi. En effet, je n'étais pas à la base un gros consommateur des "sharing devices" comme les clés USB ou les disques durs externes, l'arrivée du Leyio n'a pas profondément bouleversé la donne. Il faudra donc considérer ce test comme celui d'un mec qui échange très souvent des données, mais rarement via un support physique.
 
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Bon, commençons donc pas les points négatifs du produit (il y en a toujours, hein) :
  • le premier gros défaut qui m'a dérangé, c'est l'absence de slot SD ou microSD (HC si possible). A l'heure de la généralisation de ce type de support (APN, téléphones mobiles (même Sony Ericsson s'y met !)), cette absence est à mes yeux un gros handicap dans l'objectif de "connecter" son Leyio à ses autres appareils mobiles. Fort heureusement, il est toujours possible d'avoir un petit adaptateur USB à brancher sur le Leyio, mais le fonctionnement serait plus "naturel" avec une intégration directe des ports dans le Leyio.
  • second défaut, le prix ! A 149€ les 16Go de stockage, le Leyio se place comme étant un produit plutôt cher et même si ce prix ne me choque pas au regard des fonctions proposées, le message risque d'être un peu plus dur à assimiler pour ceux que la technique ne passionne pas. Enfin, on notera qu'en deux mois, le prix a déjà baissé de 30€… bel effort !
  • enfin, dernier défaut à mon sens : il est absolument indispensable de bien comprendre le fonctionnement du lecteur d'empreintes digitales et d'avoir les doigts propres au moment de l'enregistrement de l'empreinte initiale / de l'identification. En fonction de ces paramètres, il n'est pas rare de se rater 5 fois de suite et de devoir entrer le code à 6 chiffres qui permet de débloquer le Leyio en lieu et place de la lecture d'empreintes. C'est un coup à prendre donc… pas hyper évident.
Le positif, maintenant…
  • la solidité est la première chose qui me vient en tête… Il m'a échappé à plusieurs reprises et a donc chu d'une bonne hauteur ! Aucun dégât, pas de marque, pas de choc sur l'écran, le produit est robuste mais je vais quand même m'abstenir de répéter trop souvent l'expérience ! 
  • l'ergonomie est top… Le Leyio paraît en fait assez "gros" au premier abord mais dès qu'on l'a au creux de la main, on se rend compte qu'il est en fait parfaitement dimensionné pour tenir dans la paume tout en restant maniable. Rien à dire donc.
  • au niveau de la navigation, c'est là aussi assez instinctif avec le glissé du doigt sur le capteur de bas en haut et de droite à gauche (et inversement), avec la fonction de "clic" en plus… On arrive à faire ce que l'on veut sans problème.
  • la petite clé USB satellite m'a aussi dépanné à de nombreuses reprises lorsque je voulais transférer des données d'ordi à ordi… utile donc !
  • la possibilité de synchroniser son Leyio à l'ordinateur au moyen du petit utilitaire fourni et ainsi de transporter avec soi ses "identifiants" Facebook/Twitter/Skype/MySpace/etc. (manque encore Flickr… snif) est sympathique, tout comme le fait de pouvoir sauvegarder des images et autres tout aussi facilement. Je ne l'utilise pas de manière systématique mais tout de même assez régulièrement !
Bilan : positif ! Mon regret actuel est de ne pas croiser beaucoup de Leyio pour échanger des données – mes photos de Corse par exemple, qui sont dessus – et ainsi profiter de la technologie UWB (ultra wide band) qui permet de les envoyer à 10 Mo/sec vers un autre Leyio. Les quelques démonstrations que j'ai pu en faire au boulot, au niveau perso ou dans les blogs, ont fait leur petit effet. Les technoploucs comme moi sont tout à fait séduits, les utilisateurs lambda aussi mais ils bloquent un peu sur le prix d'achat. Dans tous les cas, la facilité de transfert et la rapidité de l'échange ont surpris et impressionné, comme par exemple lors du concert de Diving With Andy où j'avais papoté avec Angie et où un bon nombre de personnes nous regardaient l'air étonné et nous demandaient quelques précisions sur la chose.
 
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Bref : il y a du potentiel sur ce Leyio, un vrai potentiel ! Maintenant, il reste à voir si le produit n'arrive pas un peu trop tôt car oui, il est définitivement en avance sur son temps. En tout cas, je crois les doigts pour que la sauce prenne, c'est bien évidemment tout le mal que je souhaite à l'équipe bordelaise à l'origine de l'aventure.
 

4 Commentaires

  • Je ne savais pas que le Leyio était bordelais, ça change tout, je le veux! ^^

    Mais 149¤ pour 16go de données, même avec une technologie de pointe, je bloque sérieusement. Peut-être que ce serait différent si j’avais un modèle à tester mais quand bien même, c’est une sacrée somme. Encore, sur Paris tu dois plus facilement en croiser, mais imagine en Moselle! A part Stagueve je ne vois pas qui serait succeptible d’en avoir un, et au final je préfèrerai encore investir dans un disque dur externe de poche.

    Mais j’aime assez l’objet.

  • rubio > Ahah ! oui oui je te confirme que c’est bel et bien bordelais 😉
    Le prix est en effet assez « bloquant » mais il faut bien assimiler que ce n’est pas comparable à disque dur externe. Là, pas besoin d’ordinateur pour donner tes données, pas besoin de câble, pas besoin d’alimentation ! 🙂

    Après, pour avoir un exemplaire de test, je te renvoie vers les demoiselles de l’agence Spheeris, Alice et Anne-Claire, ce sont elles qui verront !

  • Est-ce qu’on n’est pas un peu dans la surenchère technologique pour rien ?
    Je ne parle pas pour les entreprises (pour qui c’est sans-doute une solution de plus, mais pas nécessairement très innovante), mais qui parmi les particuliers a des données si confidentielles qu’elles méritent une identification par empreinte digitale ? Et si ces gens sont réellement nombreux, n’est-ce pas contradictoire de vouloir faire en même temps de cet objet un système facilité de partage, avec les faiblesses de sécurité que cette connectivité accrue implique ? Surtout que si l’identification digitale (a priori difficilement falsifiable) foire, il reste encore le code numérique : on en revient à de la protection classique. Et pour la masse qui a juste besoin d’un objet un peu sécurisé et très connectif, le code à caractères suffit amplement et est bien moins compliqué à mettre en oeuvre. Bref, il me semble qu’il y a quelques contradictions entre la cible, la fonction, l’usage et la solution technique.

  • bof

    le gros problème du leyio c’est aussi sont innovation…
    la norme UWB est certes très performante (Intel à abandonné le développement et ce concentre sur le wimax) mais la portée est très courte…10m donc si vous ne connaissez personne qui possède le même appareil, on se retrouve finalement avec une grosse clef usb de 16Go très cher…qui déforme les poches de votre jean…

    en fait je pense que d’ici peux les heureux propriétaires de ce périphériques qui va finir dans le tiroir vont s’apercevoir que la solution était depuis déjà bien longtemps dans leur poche…

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