Essai – Volkswagen Golf GTI

Soyons tout à fait honnête pour commencer cet article : je n’ai jamais été client VW, aussi ai-je débuté mon essai de cette Volkswagen Golf GTI avec un gros paquet d’à-priori mais également la volonté de les effacer si d’aventure la voiture s’avérait bonne ! Il faut dire qu’Antoine m’avait prêté sa Golf VI pendant deux semaines cet hiver et que j’ai bien du me rendre à l’évidence : la Golf mérite bien son succès. Essayons donc la dernière descendante de la mère des GTI !

essai-volkswagen-golf-gti-71 essai-volkswagen-golf-gti-4

Faisons le tour du propriétaire. Je ne suis pas un grand fan de la Golf VII, pour ne pas dire que je la trouve effroyablement fade. VW a néanmoins fait du beau travail sur la version GTI en la musclant juste ce qu’il faut pour lui donner une belle apparence. Je suis plutôt séduit par la partie avant et la belle combinaison du regard, de la calandre en nid d’abeilles, le tout souligné de rouge. Les ouïes qui l’encadrent se veulent méchantes et le liseré noir qui les borde se retrouve sur l’ensemble de la face avant, détourant cette gueule. De part et d’autres des yeux, des nervures traversent le capot en direction des arches de toit, renforçant l’aspect agressif. Ce n’est bien évidemment pas la GTI la plus agressive du monde mais le message est clair et réussi.

essai-volkswagen-golf-gti-11 essai-volkswagen-golf-gti-10 essai-volkswagen-golf-gti-13 essai-volkswagen-golf-gti-25

essai-volkswagen-golf-gti-17

essai-volkswagen-golf-gti-35

Les roues sont très « old fashioned », brillantes à souhait, réussies également. En revanche, soyons clairs : ce sont des aimants à trottoir et elles ne sont quasiment pas protégées par les pneus. Dommage. Les flancs et l’arrière de la voiture sont en revanche moins réussis, très sobres et neutres. Certes, il y a une double sortie d’échappement et un diffuseur mais ça manque de muscles !

essai-volkswagen-golf-gti-23 essai-volkswagen-golf-gti-15 essai-volkswagen-golf-gti-62 essai-volkswagen-golf-gti-27

essai-volkswagen-golf-gti-67

essai-volkswagen-golf-gti-30

A l’intérieur, même sobriété saupoudrée de sportivité. On retrouve une boîte DSG 6 rapports avec les petites palettes au volant, lesdites palettes tombant parfaitement sous la main. Le volant est sobre, sans trop de boutons et son caractère sportif ressort au travers de sa jante, du méplat dans sa partie basse et des surpiqûres rouges. A noter également, le logo GTI, bien évidemment. Les baquets offrent également un maintien plus généreux que des sièges standard mais manquent d’un peu d’enveloppement à mes yeux. En clair : c’est une compacte du segment C, généreusement équipée et surtout bien finie, sans trop en faire.

essai-volkswagen-golf-gti-50 essai-volkswagen-golf-gti-52 essai-volkswagen-golf-gti-59 essai-volkswagen-golf-gti-42

essai-volkswagen-golf-gti-51

Le système infotainment avec son écran tactile est bien conçu, même si les boutons qui le bordent m’ont semblé un peu gros et sans âme. Sur ce point, bien qu’un peu moins pratique peut-être, je préfère le choix de Peugeot dans sa 308. Mention bien en revanche, voire très bien, pour les boutons du volant et le contrôle des limitations / régulation de vitesse, bien foutus et tombant bien les doigts, sans gêner pour autant en conduite sportive. La première légère déception vient des compteurs, quelconques.

essai-volkswagen-golf-gti-45 essai-volkswagen-golf-gti-47 essai-volkswagen-golf-gti-48 essai-volkswagen-golf-gti-54

essai-volkswagen-golf-gti-53

Il y a toutefois une grande déception. Amère, même. Regardez la photo ci-dessous…

essai-volkswagen-golf-gti-41

Il manque un truc, n’est-ce pas ? Le frein à main. Volkswagen a mis un frein de parking électrique en lieu et place du câble auquel on est bien normalement habitué lorsqu’on pénètre dans une petite voiture sportive. Dommage. Triste. Évolution… certes normale mais qui me brise le cœur. En lieu et place ? Un simple bouton sans âme. Bzziiiit, bziiiit fait méchamment le moteur intégré à l’étrier. Il fallait trouver un défaut à cette Golf et le voilà dans toute sa splendeur. Gageons toutefois que ça n’effraiera que les intégristes dans mon genre et que les acheteurs « normaux » de cette Golf GTI se contenteront de cette solution fort pratique au quotidien mais gênante pour peu qu’on souhaite s’amuser dans les épingles et autres situations de ce genre !

essai-volkswagen-golf-gti-44

Allumons le moteur et passons aux choses sérieuses. Le 2.0L turbo ébroue ses 220 chevaux et 350 Nm avec une jolie sonorité. Celle-ci perdurera tout du long de mon essai, le moteur s’avérant plutôt communicatif, légèrement rageur dans les tours et ponctuant les changements de rapport de légers claquements bien sympathiques à l’oreille. La boîte, d’ailleurs, fonctionne remarquablement bien, comme toutes les DSG du groupe. Les passages sont rapides, la rupture de charge quasiment inexistante et elle serait à dire vrai parfaite si elle n’était mal étagée. Il manque un rapport, tout simplement ! La quatrième passe entre 130 et 140 (sur circuit bien sûr), jugez plutôt ! Ce qui ne serait pas gênant sur une voiture développant 70/100 ch de plus s’avère handicapant sur les « seulement » 200 de la GTI. On se retrouve parfois en courbe à ne pas trop savoir qui de la 2 ou de la 3 on doit choisir. Frustrant.

essai-volkswagen-golf-gti-32

Du côté des freins, les étriers flottants font leur maximum et procurent de bonnes décélération et une endurance très satisfaisante. En revanche, le toucher de pédale manque de mordant et donne une légère impression de flou qui pénalise un peu la confiance. Rien de dramatique toutefois mais j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus vif à l’amplification ou dans le caractère du pavé de friction, avec comme conséquence un équilibre moins vivable au quotidien… S’il y a bien un point tout à fait dépourvu de défaut, c’est l’ensemble direction / suspension / châssis. On sent parfaitement ce qu’il se passe au niveau du train avant, y compris les légers sous-virages sur le gras. Ceux-ci restent tout à fait normaux et tolérables et n’apparaissent pas sur le sec. La suspension sait se montrer ferme et communicative sans pénaliser le confort quotidien ou ruiner les vertèbres en dynamique. Enfin, le châssis et les trains roulants sont un rail que l’on peine à sortir de sa trace et le tout passe le couple et la puissance sans encombre ! C’est sain, très très sain. C’est une GTI moderne, en somme.

essai-volkswagen-golf-gti-39

Je ne m’attendais à dire vrai pas à une telle efficacité, ni à une telle sonorité. La boîte en mode manuel, les kilomètres à belle allure s’enchaînent avec le sourire et avec une consommation modérée, moyenne de 10.6 l/100 sur les 400 kilomètres parcourus. Pas de doute, cette Volkswagen Golf VII GTI marche très bien et s’avère une bonne amie de tous les jours ! Il ne reste plus qu’à lui greffer un échappement un peu plus sauvage, un frein à main manuel, une boîte 7 raccourcie et je l’adopte. On termine cet essai avec une sorte de synthèse vidéo : un nouveau run de Garagiste ! J’espère que vous aimerez !

essai-volkswagen-golf-gti-70

Pour conclure, disons le franchement : cette GTI manque certes du fun des anciennes et elle s’est embourgeoisée. C’est toutefois le lot de toutes les GTI sorties depuis 10 ans sur ce segment ! Un défaut majeur néanmoins : l’absence de frein à main manuel… mais on me susurre à l’oreille qu’il va falloir s’y habituer (y compris sur la future concurrente, la Peugeot 308 GT ?). Reste qu’au global, elle s’avère être une bonne sportive avec laquelle jouer au quotidien. Globalement réussie, saine et efficace, elle m’a même donné envie d’essayer la version pack Performance avec l’autobloquant et 10 chevaux de plus. Sans même parler de la Golf R.

Mince alors, j’ai dit du bien d’une Golf GTI…

essai-volkswagen-golf-gti-40

Tags de cet article
, , , ,

4 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.