Mi-octobre, pile avant la trêve hivernale, le rendez-vous était pris pour ce dernier tournage avant la pause de la mi-saison… Déjà six épisodes tournés pour le Garage des Blogs saison 2 et à priori autant à planifier pour la première moitié de 2014, il fallait bien clore en beauté après avoir enchaîné Toyota GT86, Nissan 370Z Nismo, Kia ProCee’d GT et Porsche 911 Carrera S. Au menu de ces deux nouveaux épisodes par conséquent : deux V8 ! L’un et l’autre étaient fort différents, tant dans la structure que dans l’application.
Premier monstre : le Jeep Grand Cherokee SRT dans sa version 2014, confié à la Team Fracasse (forcément !)… Second monstre : l’Audi RS6 Avant. Dans un cas, un V8 atmo de plus de 6 litres, développant 470 chevaux. Dans l’autre, un bi-turbo titrant 4 litres et sortant la bagatelle de 560 chevaux, rien que ça ! Deux monstres, deux mondes, une volonté de bouffer du bitume et de souffler un grand coup de chaud sur l’équipe à l’orée de l’hiver… Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut réussi, le tout accompagné d’un Chevrolet Captiva en régie.
Encore une fois, l’équipe a fait preuve d’une organisation sans faille et nous avons réussi à boucler prises de vues statiques, dynamiques, chasing et interviews en une seule journée, nous laissant une autre journée de plaisir et de décompression au volant des bolides, de manière à nourrir nos essais et notre connaissance des produits. On a un bon équilibre à ce jour et je suis le premier à m’en réjouir même si ces deux véhicules n’étaient à la base pas vraiment ceux que j’aurais choisis ! Qu’importe, il faut contenter tout le monde et au vu du nombre de sourires ce weekend encore, tant chez nous que chez nos spectateurs, le plaisir était bel et bien là.
Je ne vais pas revenir sur mes impressions concernant l’Audi RS6 Avant ou bien le Chevrolet Captiva mais vais plutôt m’attarder sur ce que j’ai rapidement pensé du Jeep Grand Cherokee SRT… J’aurai au final parcouru quelques kilomètres en conduite très très dynamique et un bon deux cent kilomètres d’autoroute, déroulés à un train de sénateur, afin de ramener deux membres fourbus de l’équipe (autrement dit, hors de question de les malmener alors qu’ils roupillaient grassement). Le constat est sans appel et il m’ennuie puisque je n’ai à la base aucun amour pour cette voiture et ne voit strictement aucun intérêt à une version SRT : j’ai eu un fou rire en le conduisant. Plus exactement, j’ai éclaté de rire à chaque grosse accélération. Un rire de contentement, s’esclaffer, vous voyez ?
Vous l’aurez compris… Sous des dehors bien taillés et une liaison au sol digne de son appellation (surprenante à dire vrai !), avec de grosses roues chromées abritant un ensemble Brembo rouge pétard (et efficace !), le Jeep SRT dispose d’un gros cœur, du genre à ronfler sans discontinuer en vous propulsant à une allure tout sauf raisonnable à la moindre pression franche du panard droit. C’est drôle. C’est très drôle, c’est totalement inutile et en quelque sorte indispensable. Cette voiture est une grosse folie (surtout quand on passe à la pompe…) et c’est ce qui la rend attachante. Le moindre feu rouge est un délire, le moindre kick-down sur autoroute est à mourir de rire et les virages s’enchaînent également avec la sensation d’être à bord d’un truc qui ne devrait pas exister, d’une masse de métal effroyablement imposante se mouvant avec vigueur.
Alors, bien sûr, je ne le demanderai plus jamais en essai parce que mon point de vue profond n’a pas changé mais force m’a été de constater, le temps de ces quelques kilomètres, que je me suis bien marré à son volant et c’est bien là l’essentiel.