Essai – Mercedes-Benz C 250 Sportline pack AMG

Après ma prise en main lors des essais nationaux GLA / Classe C, j’ai eu envie de passer un peu plus de temps à bord de la dernière née de la marque mais en changeant de nature de motorisation, ceci afin de confirmer les bonnes premières sensations ressenties à son bord. C’était donc parti pour une découverte plus poussée avec la Mercedes-Benz C 250 Sportline, à savoir avec le pack AMG pour ce qui est des finitions intérieures et extérieures et je n’ai pas été déçu !

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Extérieurement, j’ai retrouvé le style déjà vu sur la version C 220 CDI puisque cette dernière intégrait déjà le pack AMG. Ce dernier se traduit notamment par les roues clairement identifiables à cinq branches, révélant les jolis étriers fixes gris « brut », mais également par des lignes un peu plus acérées avec les grandes ouïes sur la face avant, la lame chromée qui les borde et évidemment les petites ouïes à l’arrière avec la double sortie chromée. L’ensemble est une fois encore dynamique, fluide et plutôt racé. La grande étoile sur la calandre, prolongée par les belles lames chromées est splendide, tout comme le regard sur fond gris et les lignes de LED qui donnent à la voiture une part de son identité. Définitivement, le nouveau style Mercedes-Benz continue de me séduire et se décline avec réussite sur l’ensemble de la gamme. Là où auparavant, une Classe C ne m’aurait pas fait me retourner dans la rue (si ce n’est une AMG), cette dernière création me plaît et adopte un style nettement plus intéressant que ses consœurs Série 3 ou A4. Si cette dernière a l’excuse d’être vieillissante, ce n’est pas le cas de Série 3, que je trouve très nettement plus sage et convenue. C’est bien la première fois que je dis ça d’une Mercedes et je maintiens donc mon « très agréable à l’œil » pour qualifier la dernière Classe C.

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Une fois passé à l’intérieur, j’ai envie de dire que la belle confirmation se poursuit ! J’aurais passé quelque chose comme 1300 km à bord de cette voiture et je n’ai pas été une seule fois fatigué. Pourtant, dimanche soir, au retour du weekend, j’ai vécu la route peut-être la plus dégueulasse de ma vie ! Trombes d’eau, gens énervés, rafales de vent en veux-tu en voilà ! Je suis arrivé à Paris comme si de rien n’était, tranquille, après ces quelques centaines de kilomètres pourtant de nature à fatiguer le conducteur. Il faut dire que Classe C, équipée comme ce modèle d’essai, invite aux longs parcours. Le modèle, par ailleurs, était facturé 54100€, soit 7000€ d’options incluant le pack Technologie, le détecteur d’angles morts, le toit ouvrant panoramique et l’affichage tête haute.

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J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas vraiment de défauts à l’habitacle de cette voiture pour ce qui est des matériaux utilisés et de la qualité de l’assemblage. Tout n’est que détails peaufinés et bonne ergonomie, à de menus détails près. Les boutons de portières et vitres sont de qualité, tout comme le matelassage de porte et le beau panneau aluminium qui achève de donner un côté chic et sport à cette zone de l’habitacle, y compris à l’arrière où les passagers sont plutôt soignés pour peu qu’ils ne soient pas trop grands. Petit détail sympathique : la commande d’ouverture du coffre intégrée à la portière conducteur. Les sièges offrent un maintien correct mais n’étaient en revanche ni chauffants, ni totalement réglables électriquement. Leur qualité n’en demeure pas moins bonne et on en ressort le dos en bon état malgré l’amortissement limité des gommes taille basse liées au pack AMG. Le volant est quant à lui excellent avec sa zone de cuir perforé pour les mains et une jante globalement fine. On retrouve les commandes principales au volant, permettant de jongler avec l’afficheur. Simple et efficace même si je reste toujours perplexe devant le choix de Mercedes de conserver le bouton de frein de parking au niveau du genou gauche et les commandes de boîte de vitesse (D/N/R/P) sur un comodo à droite du volant ! Ou encore les lumières également au genou gauche. M’enfin.

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Du côté de la console centrale, on retrouve les commandes habituelles de climatisation et le désormais habituel écran regroupant les informations du véhicule avec ses boutons de changement de menu. Sa position n’a pas changé depuis mon précédent essai et je le trouve donc trop près du siège conducteur : on pourrait croire qu’il est tactile mais il n’en est rien. Erreur que n’a pas commise BMW par exemple en plaçant l’écran très légèrement hors de portée.

En revanche, le système Mercedes, piloté au travers du couple molette cliquable / pavé tactile cliquable reste excellent. Ayant eu plus de temps de m’en servir lors de cet essai complet, je dois dire que c’est le meilleur compromis que je connaisse à ce jour, entre qualités et défauts. Si certaines commandes sont finalement en doublon entre ce qu’il se passe au volant et ce qu’il se passe du côté de l’écran, c’est finalement pour mieux servir le conducteur qui a le choix de mettre son attention à tel ou tel endroit du véhicule. En revanche, mention « correct » pour l’affichage tête haute qui, s’il est bien fait, n’est réglable qu’en rentrant assez profondément dans les réglages. Dommage.

Même remarque pour l’espace de rangement planqué devant la molette, sous un ouvrant laqué piano black. On a tendance à conserver ouvert cet espace qui n’est pas particulièrement beau au regard du reste de l’habitacle. En revanche, j’ai vraiment bien apprécié la boîte de rangement centrale qui sert d’accoudoir et s’ouvre en deux parties. Les deux ports USB qui s’y situent, avec un port SD, servent réellement sans craindre de couper son câble puisque ce dernier peut se caler entre les deux battants mobiles. Intelligent et pratique.

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Rentrons un peu plus en détail dans le système d’infotainment de cette Mercedes-Benz C 250 Sportline… Du côté de l’écran situé entre les deux compteurs, on peut retrouver l’ensemble des fonctionnalités : Trajet, Navigation, Radio, Media, Téléphone et bien évidemment Réglages. L’ensemble se pilote depuis les boutons de la partie gauche du volant et est tout à fait ergonomique et instinctif, avec toujours un petit rappel de la section dans laquelle on se trouve. C’est bien fait et en complément de l’affichage tête haute, cela permet tout simplement de ne quasiment pas quitter la route et son très proche environnement des yeux.

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Le constat est le même pour l’écran central une fois que l’on a compris le distinguo molette/pavé tactile. Il faut par exemple utiliser la molette et la tirer vers l’avant ou l’arrière pour afficher les différents menus et options de la section utilisée (navigation, etc.). De base, l’écran n’affiche que les commandes principales ou les principales fonctions et tout se pilote alors via le pavé tactile et ses trois petits boutons. L’un permet de revenir dans le menu, l’autre d’afficher le menu musique et ensuite de slider comme on l’entend de chanson en chanson ou de station à station, le dernier permet d’accéder à ses favoris et la molette « Agility » affiche à l’écran le mode de conduite sélectionné.

Il y a donc deux niveaux d’utilisation de ce bloc molette/pavé et si cela peut paraître au premier abord un peu étrange, c’est finalement pratique à l’usage, grâce notamment aux gestures gérées par le pavé tactile (slide, pinch to zoom, etc.). Dernier point, on change de mode d’affichage de l’écran au travers des touches de la console centrale. C’est… perturbant en ce qui me concerne puisque cela oblige justement à quitter la route des yeux. J’aurais préféré une gestion via molette/pavé pour aller au bout des choses. Même remarque pour le bouton « Menu » central, qui affiche en réalité la partie gestion de la voiture et climatisation.

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En très condensé et je pense que vous l’aurez compris : cette Mercedes-Benz C 250 Sportline est très agréable à vivre et extrêmement complète en terme d’équipements et de fonctionnalités. Si certains choix ergonomiques me laissent un peu perplexe, aucun d’entre eux n’est rédhibitoire et kilomètre après kilomètre, les automatismes viennent pour qu’au final, on tombe naturellement et sans réfléchir sur telle ou telle fonction recherchée. C’est suffisamment rare pour être souligné et cela participe de la réussite globale de cette voiture. En sus de ce système infotainment réussi, de l’ergonomie presque parfaite et de l’excellente finition, on n’oubliera pas non plus de noter sur ce modèle le double toit panoramique qui ajoute une belle sensation d’espace et beaucoup de luminosité.

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Passons maintenant à la conduite de cette version 250, à savoir équipée du quatre cylindres turbo de 2L développant 211 ch et 350 Nm (consommation moyenne de 7.7 L/100 sur cet essai – très correct !). Il est couplé dans ce modèle à une boîte automatique à 7 rapports qui reste pilotable au volant grâce aux jolies petites palettes fixes. Si la réactivité de cette boîte n’est pas la plus fantastique du monde, elle reste très correcte pour un véhicule de cet acabit, au caractère dynamique mais pas sportif.

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En effet, la Classe C 250 n’est pas un foudre de guerre mais s’avère très dynamique et c’est là une de ses contradictions sur des modèles dotées de moteur déjà performants (après tout, plus de 200 chevaux à l’ère des micro moteurs d’à peine 100 poneys…), on se rend compte que l’on a un châssis pouvant en encaisser bien plus. Équipée du pack AMG et du pack Sport, cette version d’essai est réellement dynamique et efficace en courbe, bien servie par un train arrière moteur qui aide à tourner sans trop prendre le dessus non plus, ESP très sage oblige. On se retrouve néanmoins, en modes Sport et Sport +, à enchaîner les courbes des petites routes bretonnes à des vitesses pas vraiment recommandables et en appuyant des freinages et insertions comme dans une petite GTi. Hum. Équilibrée, la grande C !

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Pour ne rien gâcher à ces premières bonnes impressions, le toucher de pédale de frein est également plutôt bon et les décélérations de bon niveau, même si je ne pousserais sûrement pas trop loin l’utilisation intensive, ceci n’étant pas non plus son créneau. La direction, douce et plutôt précise en mode Confort, se révèle précise et raide ce qu’il faut une fois les modes dynamiques activés. La monte pneumatique basse aide également à cela et les sièges sport aident à maintenir un beau rythme. On se surprend vraiment à rouler à belle allure là où l’on pensait être lent car le confort n’est pas dégradé outre mesure.

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Si la Série 3 est un peu plus « driver oriented », cette Classe C est à des lustres de ce que la marque faisait auparavant en terme de chiantise au volant. Classe C 2014 sait donner du plaisir à son conducteur sans pour autant détruire le caractère confortable originellement associé à la marque. C’est là où, en attendant une future A4 l’an prochain, la Classe C se positionne à mes yeux à la première place de ce segment, offrant le meilleur compromis possible sur ce type de motorisation et de positionnement tarifaire.

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Quand on y repense, le parcours de Mercedes-Benz ces dernières années est plutôt fascinant avec une nette révolution des genres à partir du facelift de Classe E et l’arrivée de nouvelle Classe A. Cette Classe C, pourtant positionnée sur un segment peu propice au changement et où les risques peuvent se payer très cher, vient pourtant participer au changement global en remettant le conducteur au centre de ses préoccupations sans oublier de soigner le confort, l’équipement et la facilité à vivre propres à ses aïeules et ainsi de maintenir ses tarifs relativement élevés au regard d’une concurrence type Infiniti Q50. Une indubitable réussite.

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