Essai – Fiat 500c 1.2 Lounge S

En louant une voiture pour le weekend du 15 août, j’ai eu l’agréable surprise de voir la Chevrolet Matiz (ou équivalent) se muer en Fiat 500 Cabriolet ! Alors bien sûr ce n’est ni la version Abarth ni la version 100ch en 1.4, mais ça reste un cabriolet, même s’il abrite un poussif moteur 1.2 essence de 69ch. J’ai déjà eu l’occasion d’essayer une Fiat 500 1.3 diesel et 75ch en Sardaigne, qui m’a permis de bien faire la différence entre ces deux versions.

Même si le temps n’était pas au grand beau ce weekend là, il faut bien voir que le principal intérêt de cette voiture réside dans la possibilité d’enlever la capote sur toute la longueur de la voiture tout en conservant les montants latéraux. Extérieurement, la bonne petite bouille de la 500 ne se retrouve donc pas dénaturée comme nombre de coupé-cabriolets plus ou moins ratés : on retrouve les proportions, la ligne de caisse, le petit cul, les jolies petites jantes et les touches de chrome. C’est une 500 au premier abord, très bien.

Intérieurement, Fiat a fait les choses bien avec des plastiques de qualité honnête pour le prix du véhicule, de nombreux petits détails qui font l’identité de la voiture avec notamment ce compteur derrière le volant qui, s’il est globalement bien, est absolument illisible quand on est décapoté. Du côté des sièges, le maintien est très bon, bonne surprise !

Quand on est 100% décapoté, le niveau sonore reste très correct jusqu’à 100 km/h et se dégrade très vite ensuite. En ayant remonté en amont la capote jusqu’au 2/3, on se retrouve avec le même type de turbulences de la voiture, donc voilà il faut se contenter de faire de la croisière quand on est décapoté, entre 30 et 90 km/h, pélouse. L’effet est alors garanti, Nostalgie à fond, le soleil qui cogne sur la caboche, le vent qui entre par petits paquets dans la voiture… C’est bien un cabriolet.

Sur la route, la sensation est un peu plus mitigée. Le châssis est bon et se comporte bien dans les petits enchaînements de virages serrés ou à bonne vitesse, le freinage est honnête sans être transcendant, peut être un peu handicapé par les tambours à l’arrière. La boîte de vitesse est plaisante, les verrouillages sont rapides et on n’a pas l’impression qu’elle flotte. Tout cela est donc très positif s’il n’y avait le moteur, poussif à mourir. Bon, allez, j’y vais un peu fort, le moteur se réveille en seconde et en troisième passés les 3500/4000 tr/min et jusqu’à 6000. Avant et après : le néant. Petite cylindrée, pas de turbo, essence, le constat est sans appel : c’est creux et je me suis retrouvé au volant de ma SuperCinq d’il y a dix ans avec un châssis et une finition moderne. Frustrant, terriblement frustrant même si en contrepartie il est tout sauf glouton à la pompe.

Vraiment dommage au final : j’ai préféré le 1.3 diesel (plus coupleux, plus disponible à tous régimes) à ce 1.2 essence tout creux. Si d’aventure je devais me payer une petite 500c, j’opterais clairement pour la version 1.4 100ch ou pour la version Abarth afin d’allier le plaisir de rouler cheveux aux vents dans une bonne petite voiture avec un vrai caractère moteur.

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