Salle Pleyel – concert anniversaire de Christophe Eschenbach

Samedi, après une matinée passée à faire des cartons, des sacs et autres activités propres à un déménagement (non, pas le mien, ne rêvez pas je garde mon appart), j’étais invité par Aurélia à la Salle Pleyel. Un cadeau, comme ça, en espérant me faire plaisir. Et ma foi, quelle réussite ! Première fois que je mettais les pieds dans cette salle refaite entièrement à neuf et réouverte en 2006 si je ne m’abuse. Une salle réputée pour son acoustique parfaite et qui, il y a très longtemps a aussi accueilli ma mère sur ses planches. Amusant donc de s’y trouver en l’imaginant, même pas 20 ans, en train de danser.

Pas de danse cette fois-ci mais le concert anniversaire des 70 ans de Christophe Eschenbach qui interprétait pour l’occasion en compagnie de l’Orchestre de Paris deux concerti pour piano de Mozart, les n°12 et n°23, deux pièces splendides que je découvrais pour la première fois dans un tel cadre. Et de nous gratifier d’un troisième concerto en guise de rappel après les applaudissements du public et un “joyeux anniversaire” lancé au violon par l’Orchestre et les personnes assises aux places orchestre !

Forcément beaucoup d’émotion dans la salle, beaucoup d’attention de la part d’un public de tous âges qui se retrouve autour de valeurs phares : le silence, le respect et l’éducation… J’aimerais tellement qu’il en soit ainsi partout… Et de l’émotion, j’en ai ressenti, sans aucun doute. Beaucoup de frissons, quelques larmes, le son qui coule dans les veines et fait vibrer le cœur, une acoustique véritablement parfaite avec un son clair et précis, une balance innée entre les divers instruments. Splendide.

L’interprétation et la direction de Christophe Eschenbach y sont aussi pour quelque chose. 70 ans et une classe, un maintien, un toucher parfait et un équilibrage parfait des musiciens entourant son grand piano, il à ce titre parfaitement accompagné par l’Orchestre de Paris et notamment un premier basson magnifique dans les deux derniers concerti.

Un spectacle magnifique, magique par moments, qui m’a laissé tout pantelant à la sortie de la salle Pleyel, encore sous le coup de la musique. Décidément, le “classique” reste la musique de l’âme, la reine de toutes les harmonies.