Les diables blancs – Paul J. McAuley

 Dernière lecture en date : Les Diables Blancs de Paul J. McAuley, ou une plongée dans l'Afrique Noire dans une trentaine d'années… Plutôt que de vous raconter en détails le synopsis, je vous colle une partie de la quatrième de couverture qui résume parfaitement la situation catastrophique du monde que nous dépeint l'auteur.
 
L'Afrique noire dans trente ans. Les choses ne se sont pas arrangées. Le coeur de la forêt primaire a été dévoré. Echappant à tout contrôle, une manipulation génétique destinée à faire produire du plastique par des arbres a donné naissance à la "Fièvre plastique", qui a contaminé la forêt puis les animaux et enfin les humains. Cette Afrique est recolonisée, sous couvert de développement, par des transnationales dont Obligate, dans l'ancien Congo, est le meilleur exemple. La corruption et la violence sont omniprésentes. Nicholas Hyde a été le témoin d'une escarmouche au cours de laquelle la plupart de ses compagnons ont été tués par des êtres mystérieux.
Je n'en colle pas plus, ce serait raconter beaucoup trop de choses sur l'intrigue quand bien même le livre est touffu et va de révélations en révélations de bout en bout ! L'ensemble est parfaitement écrit et décrit, on plonge parfaitement dans cette histoire de manipulations génétiques dans un monde anticipé absolument effrayant. Réaliste, surtout. Sans complaisance aussi sur la colonisation et la situation actuelle (et future ?) de l'Afrique centrale. 
 
Malgré un certain nombre de descriptions et discussions scientifiques un peu longues, le tout est digeste et intéressant puisque chaque ligne est utile à la compréhension de l'intrigue et plus généralement du contexte dans lequel le "héros" évolue. Le tableau ainsi dressé est d'autant plus réaliste et immersif, une vraie plongée de laquelle on ne sort pas indemne, brutalement conscient des futurs possibles ouverts par la généralisation des manipulations génétiques.
 
Effrayant, envoûtant, rythmé, réaliste, saignant aussi… un très bon livre.
 

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