Aztechs – Lucius Shepard

Aztechs… un titre qui fleurait bon l’émerveillement, une couverture intrigante et un recueil de nouvelles qui semblait intéressant. Ce dernier mot lui convient tout à fait mais l’ensemble est inégal et surtout je n’ai tout simplement pas accroché au style d’écriture de Lucius Shepard : trop lent, trop dense, trop… lent oui, c’est lent et pesant.

Reste que le contenu est intéressant ! On commence par la nouvelle « Aztechs » à proprement parler, une vision du Mexique dans quelques années, séparées des USA par une barrière laser et théâtre d’expérimentations des multinationales surarmées et aidées en cela par des I.A. aux intentions troubles. Intrigante mais j’ai tendance à penser que cette nouvelle ne méritait pas de donner son titre au recueil, si l’on excepte son côté exotique…

La seconde nouvelle parle de « présences » sur le site de Ground Zero, en plein nettoyage de la zone, un drôle de point de vue sur le mal-être des new-yorkais face à ce trou béant dans leur ville, dans leur identité. Ensuite, « Ariel », une variante sur les couples maudits, brillante ! Puis le Rocher aux Crocodiles, une plongée angoissante, étouffante et dérangeante en pleine Afrique… terrible. Et on finit par l’Éternité, de loin la nouvelle la plus dérangeante et surprenante même si au final, j’ai beaucoup de mal à en tirer la substance.

Bref, vous l’aurez compris, je ne sais pas trop ce que je dois penser de ce bouquin… C’est bon pour le côté imagination et originalité, cela m’a semblé nettement moins bon pour l’écriture, trop riche d’un je ne sais quoi qui m’a ôté l’émerveillement du crâne pour n’y laisser que la cendre d’une écriture presque mécanique, dénuée de musique, de rythme… Dommage.

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