Une enseigne 100% végétale à Paris : un projet fou signé PEFC

Oui oui vous lisez bien ! Projet de fou mené de main de maître pour PEFC et nos-forets.org il y a déjà de longues semaines et dont je devais vous parler.
PEFC est en fait le leader dans le domaine de la certification de la gestion durable des forêts et a décidé de s’afficher pendant deux ans sur le toit d’un immeuble parisien au niveau de la Porte de Clichy. Il s’agit donc là de la première enseigne végétale et durable en France. 5 mois ont été nécessaires à la création de l’enseigne après 8 mois d’étude et le choix de végétaux résistants aux conditions extérieures, un système de récupération d’eau de pluie, des leds pour un éclairage économique et des panneaux en bois certifiés PEFC pour la structure de l’enseigne. Bref : durable.
Et pour finir, des vidéos pour présenter la chose !
[dailymotion xan7vo]
[youtube ZWa4tFmsO-M]
Une belle initiative… N’oubliez pas de lever la tête quand vous passez dans le coin !

10 Commentaires

  • Vincent Vincent Vincent Vincent
    Vincent
    Ce n est pas bien de faire de la pub en disant des bêtises sans se renseigner sur son sujet, surtout quand il est aussi important que la gestion des forêts.
    Petite histoire
    Il était une fois le FSC, Forest Stewardship Council, ONG créée pour labelliser la gestion forestière pour les produits utilisant du bois. C était en 1993, et le label FSC était jugé à la fois pas assez contraignant par les associations écologistes et trop contraignant par les industriels du bois. D ailleurs la labellisation FSC était encore balbutiante et peu employée par les forestiers (il faut dire c était en l’an 9 avant Al Gore. Alors les industriels eurent une idée. Et si on faisait notre propre label, qui ne nous obligerait à pas grand-chose et qui donnerait l impression aux [s]abrutis[/s] acheteurs qu on est des supermen de la nature ! 6 ans après FSC et la conférence d

  • naissait ainsi le Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières. Globalement les exigences de ce programme correspondent aux pratiques forestières européennes (du nord, les plus gros producteurs) d

  • alors (25% des forêts françaises sont PEFC, 95% des forêts finlandaises), ce qui n engage pas beaucoup, et surtout c est basé sur une autodéclaration, avec un risque minime de contrôle (statistiquement moins d 1 tous les 10 ans je crois), et peu de risque de perdre le label en cas de contrôle réalisé et négatif.
    Bref, du bon gros greenwashing avec un poil de c est mieux que rien (notamment pour le bois PEFC hors Europe, mais est-ce bien viable d importer par-delà les océans ce bois en Europe ? la réponse est dans la question).
    L idée était même encore meilleure (si on peut dire) que du greenwashing, il s agissait de protectionnisme européen puisque les critères sont plus difficiles à mettre en ½uvre dans le reste du monde

  • … L objectif de PEFC n était pas que toutes les forêts malaises et brésiliennes se conforment au label, c

  • … Et puis si ça pouvait confiner à l état marginal ces emmerdeurs du FSC…
    Il est à noter que la fédération d associations FNE (France Nature Environnement) a beaucoup été décridibilisée vis-à-vis de certaines autres organisation à cause de son implication dans PEFC. Pour ma part je pense que c est bien qu ils y soient s ils arrivent (je suis un peu utopiste sur les bords) à faire un peu progresser ce label. Après dix ans d existence, on ne peut pas dire que ça ait été le cas. Le problème c est qu à côté d

  • eux ce n est plus trop écolo : il y a l union des fédérations de chasseurs (chasse pêche et biture, nous on respecte la nature

  • ), le Comité 21 (des politiques comme Delord, Veil ou Lepage, des assos comme FNE, mais aussi des entreprises comme AirFrance, PSA, BMW, CocaCola. . .), une association d amis de la forêt créée il me semble. . . par les industriels forestiers (avec à sa tête à une époque Didier Julia), les chambres d

  • agriculture et l assemblée des départements. . . Ca c est le tiers vert des parties, le second tiers c est les industriels forestiers, le dernier tiers les transformateurs et négociants.
    Enfin c est surtout le terme leader que tu as employé qui m a fait bondir. Ce n est pas une compétition, et généralement le certificat le plus obtenu est le plus facile à obtenir, donc le plus mauvais. Etre leader dans ce cas là, c est être dernier !

    (pourquoi il aime plus les apostrophes et les 3 petits points ?)

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