L’Arnacoeur

« Selon vous doit-on laisser les parents interférer avec la vie de leurs enfants ? »  Voilà la question que j’aurais aimé poser à Pascal Chaumeil.  Je me torture sur mon siège pendant 2 heures : «  Aviez-vous calculé l’hommage à Patrick Swayze ? » «  Cautionnez-vous le mensonge dans l’amour ? » Entre deux fous rires maintenant, je cherche à faire mon intéressante au futur proche. Mais rien ne sort. Plus tard, je n’oserai pas, plus tard d’autres demanderont et moi je resterai dans ma bulle à profiter des quelques secondes avant le réveil … C’est aussi dur de sortir du noir d’une séance de cinéma que d’un lit chaud en hiver.

La vérité c’est que malgré « l’acide », malgré le scénario si évident, j’ai ri et j’ai aimé, séduite.  Je ne pourrais pas vous faire un compte rendu technique, parce que soyons honnêtes, je n’y connais rien. En revanche, les histoires, c’est mon dada, de la littérature américaine post-moderne au manga pour midinette, les méchanismes d’un scénario rodé je les connais, par cœur et même à l’envers. Pourtant, j’arrive encore à me faire avoir. Arnaquée par l’Arnacoeur , mais dans le bon sens cette fois et avec le sourire !

Alex (Romain Duris) est briseur de couple professionnel, et pour séduire son gros contrat, Juliette (Vanessa Paradis), il va sortir le grand jeu : Wham, les dauphins, le roquefort et surtout Dirty Dancing. Moi qui suis allergique à Duris, il faut me dire dès à présent où signer pour qu’il vienne danser dans mon salon (Dieu bénisse les chemises noires et la costumière de ce film). Parce que n’importe quelle fille (ou n’importe qui ?) a envie qu’on lui dise exactement ce qu’elle (ou il ?) a envie d’entendre et qu’au final, Alex a beau faire le pire des jobs, on ne peut pas le détester. Après tout, il ne s’occupe que des femmes malheureuses, leur offre un souvenir de pur bonheur et puis il a bon fond le bougre, évidemment. Alors quand la salle se rallume, je m’en fous de l’ingérence parentale, de Patrick Swayze, et qu’on me mente, pourvu qu’à la fin j’en garde le sourire aux lèvres.

Ce film mérite donc d’être vu par quiconque aurait besoin d’un  peu de séduction ou de bonheur, et à défaut, allez-y pour l’humour, pour François Damiens, incontrôlable à son habitude, pour  son accolyte  polyglote  Julie Ferrier que j’ai découverte ici avec plaisir et que je recommande chaudement. En y allant dans cet esprit, pas d’arnaque, vous passerez un bon moment !

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