Nature Capitale – vernissage au Grand Palais et balade sur les Champs-Elysées
Les 22, 23 et 24 mai (autrement dit c’est aujourd’hui le dernier jour), les Champs-Elysées passent au vert de manière assez impressionnante : ça s’appelle Nature Capitale et je vous conseille fortement d’y aller si vous aimez les bains de foule dantesques !
Tout a commencé pour moi jeudi soir au Grand Palais pour le vernissage de cet évènement exceptionnel qu’est l’installation sur la quasi intégralité des Champs-Elysées de plantes, d’arbres, de bacs de sel, d’huîtres… le tout dans un écrin d’écorce de pin recouvrant les pavés de la plus belle avenue du monde. Chapeau bas. Mais donc, jeudi soir, dans un Grand Palais complètement vidé pour l’occasion et dont le sol est parsemé de mottes d’herbe symbolisant le retour de la Nature dans les grandes villes (cela m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à « Le Monde Enfin » de Jean-Pierre Andrevon, critique à venir), c’était le vernissage : amusant de se retrouver là le soir même si la balade des nymphettes au milieu des mottes d’herbes m’a laissé quelque peu perplexe. M’enfin, si vous voulez quelques infos et photos, c’est chez Lousia et Selenite qu’il faut aller, moi j’avais honteusement oublié mon reflex !
En revanche, tandis qu’eux se doraient la pilule dimanche matin sur une plage bretonne (oui, c’est possible), je me suis armé de ma machine de guerre de très bon matin pour profiter de la fermeture des Champs. Première réflexion : « ah ouais quand même… » … Impressionnant de voir les Champs-Elysées fermés et verdoyants. J’ai même envie de dire que ce serait une bien belle chose de faire ça de manière permanente ! Bon, en revanche, même à 9h15 et avec un pass, c’est complètement blindé de monde, les gens sautant au dessus des barrières, insultants les « privilégiés » ayant un accès pendant une petite heure sans « trop » de monde… Décevant de ce côté là mais il fallait bien évidemment s’y attendre, les gens, en meute, c’est con.
Pour le reste en revanche, c’était magnifique mais j’aurais du y venir à 8h du matin en fait, pour profiter des odeurs de bois, de pin, d’herbe, de plantes que l’on a parfois humées mais qui se sont vite dissipées dans l’air parisien surchauffé par ce doux soleil de fin de printemps. Mais décidément, Nature Capitale est un splendide projet, habilement mené mais un peu gâché par tous ces parisiens malpolis, ces banlieusards et provinciaux venus pour l’occasion et complètement dédaigneux desdits parisiens mais eux-mêmes malpolis… hallucinant le nombre de remarques, la tension chez certains. Mais détendez-vous le string les gars, on est dimanche, il fait beau, on est sur les Champs et y a plein d’arbres ! Bref : les cons, ça gâche tout, y compris une bonne part du plaisir d’évoluer dans un tel cadre.
Pour compenser, je suis retourné faire un petit tour au Grand Palais, toujours aussi vide de monde, toujours aussi exceptionnel d’être dans un tel endroit pour la seconde fois (la première, c’était le vernissage) sans personne ou presque avec soi. Magique.
Vivement la prochaine édition de cette Nature Capitale… On fait plus grand la prochaine fois ? Et on vire les voitures de manière définitive ? (oh pinaise le pied…)
La suite...TAG en direct – quelques photos et beau livre
Samedi dernier, comme prévu, je suis passé faire un tour à l’évènement TAG en direct. Quelques photos ramassées au passage, toujours en utilisant le 10-22 que je tente d’apprivoiser (mais qui m’impressionne par son peu de déformations, même à 10mm !).
Toujours amusant de voir des mecs en train de tagger en direct, un peu comme sur les murs de la Fondation Cartier pendant l’expo Né dans la Rue. Je reprocherais toutefois à cette gigantesque bâche (avec des toiles simplement magnifiques exposées) d’être située dans un quartier peu passant, voire excentré. Je me suis pris à imaginer cette structure affichée du côté de Beaubourg, cela aurait été magnifique d’une part, et parfait en terme de visibilité et de retombées, de spectateurs… Tant pis.
Enfin, sinon, j’ai pour vous un exemplaire du livre « TAG au Grand Palais », rétrospective de l’exposition du Grand Palais l’an dernier, un tirage assez difficile à trouver d’ailleurs !
Pour le gagner, c’est comme d’habitude : vous me laissez un petit commentaire d’ici à ce soir 18h et je tirerai au sort !
La suite...TAG en direct au Musée à Ciel Ouvert – j’y serai !
L’an dernier, j’avais complètement raté l’exposition TAG au Grand Palais, et puis j’ai ensuite une nouvelle fois complètement raté l’exposition « Né dans la Rue » à la Fondation Cartier, autrement dit je suis un foutu cancre des expositions qui me tentent beaucoup puisque sans être un fan absolu du street-art, j’apprécie fortement de voir cette forme d’expression artistique envahir les hauts lieux culturels « traditionnels » bien que très portés sur l’art contemporain.
Cette année, j’ai l’occasion de me rattraper quelque peu avec l’organisation toujours sous l’égide d’Alain-Dominique Gallizia de « TAG en direct » les 8 et 9 mai prochains, de 11h à 16h. Le principe : 12 graffers vont créer en direct des oeuvres complètement inédites sur une gigantesque bâche de 2000 m2 tout près du Parc Monceau. En fait, ils ont déjà commencé dès le dernier weekend de mars et ils recommenceront fin juin, 72 artistes au total pour renouveler à chaque fois l’expérience visuelle.
Qui plus est, cette belle expérience artistique est aussi une belle action puisque les toiles seront ensuite vendues au profit de l’association « Paris Tout P’tits« , le genre d’association dont l’utilité est malheureusement complètement d’actualité.
Bref, vous l’aurez compris, j’y serai ce samedi… et vous ?
La suite...WeLoveWords – les auteurs ont leur plateforme communautaire
Petit coup de projo pour une plateforme communautaire qui verra très bientôt le jour : WeLoveWords. En fait, ça ouvre plus exactement demain, le 30 avril !
Le principe ? Un site destiné aux auteurs et aux écrits sur lequel les différents écrivaillons en herbe peuvent publier leurs textes et les partager. La page d’accueil sert en fait de vitrine aux différents textes, des outils permettent ensuite de les archiver, de les noter, de les classer, etc. et bien sûr il est possible de réaliser un dépôt légal des textes via le site.
Au delà du côté communautaire, le site intégrera aussi une place de marché et des concours destinés à favoriser l’éclosion de tel ou tel talent… Moi je dis : pourquoi pas ? Rendez-vous demain donc.
Welovewords en 2 min. from WeLoveWords on Vimeo.
La suite...Live@Home – des vidéos et un concept qui voient grand
Mardi soir. Yeux bandés. Direction une maison dont l’emplacement est tenu secret et on comprend bien pourquoi quand on finit par apprendre que le gratin de la musique mondiale va s’y succéder pour créer quelque chose d’assez unique : Live@Home.
Unique et novateur ? Oui, car même s’il existe déjà des concerts de poche, des soirées avec des artistes chez soi, etc. il y a dans ces cas là du public, pas ici puisque l’artiste est livré à lui-même et à la maison. Charge à lui de prendre possession des lieux, de se lâcher, de faire comme s’il était dans son salon ou dans son home studio.
Pour ça, la maison est équipée de fond en comble d’une armada d’instruments, de matériel audio et vidéo, d’un studio d’enregistrement et aussi, pour communiquer avec l’artiste, d’écrans situés un peu partout : quelques questions posées, quelques phrases échangées et pas mal de rires, de surprises pour l’artiste qui se prête alors au jeu, au début surpris et finalement séduit par l’impertinence des questions et le ton intimiste et informel, loin de l’univers « promo » dont ils ont l’habitude. On a vu Mika interpréter quelque chose de jamais vu, on a vu Jamie Cullum se lâcher complètement dans une impro dans le salon ou la veranda : du jamais vu à la TV. Encore moins sur le web puisque cette réalisation est destinée exclusivement au web…
Le principe est le suivant : des pastilles de 5 min et un épisode de 26 min, chaque journée voyant un nouveau contenu apparaître sur Dailymotion et sur WAT, une page Facebook pour interagir avec l’équipe et les artistes… Cette diffusion se fera sur 15 jours pour chaque artiste et les contenus s’en iront ensuite vivre leur vie loin du web, retirés des plateformes, on en reparlera. Derrière toutes ces images, ces vidéos, c’est une équipe de pros qui mène la barque : Didier Rappaport (co-fondateur de Dailymotion, on s’excuse du peu) et Serge Khalifa (producteur entre autres de Sade ou Jamiroquai, on s’excuse du peu encore) pour ne citer qu’eux (ce qui est injuste, je sais) !
Bon, c’est beau tout ça, presque trop beau même ! Mais il faut bien dire que ce mardi soir, on en a pris plein les yeux. Enthousiasme, professionalisme, idées qui tempêtent dans les crânes, humilité mêlée de fierté de présenter un nouveau projet risqué mais au potentiel énorme, voilà qui résume l’esprit de l’équipe qui croit en son projet tout juste né car la diffusion commence le 30 avril pour Mika et vers le 19 mai pour Jamie Cullum… Pression ? Complètement !
Mais j’y crois, vraiment je suis enthousiaste ! L’audience de la musique en terme de vidéo se fait désormais sur le web : clips, émissions, concerts filmés, etc. : tout est sur le web. Alors Live@Home a très largement les moyens de s’imposer en créant quelque chose d’unique et de jamais vu à l’heure actuelle, parfaitement secondé en cela par des artistes et des majors séduites par l’idée.
Pour vous convaincre, on va faire simple : regardez la vidéo… et rendez-vous le 30 pour les premières pastilles… on en reparle juste après !
Teaser – Live@Home avec MIKA
envoyé par LIVEATHOMEVIDEOS. – Regardez plus de clips, en HD !
Gotan Project – Tango 3.0 / chronique, interview et concert pour vous !
Ces derniers jours, l’album Tango 3.0 de Gotan Project tourne en boucle dans la platine, aux côtés de leur Revancha del Tango et de Lunatico, leurs deux premiers opus. Une cure de tango et d’autres influences musicales qui fait du bien et que je réitère régulièrement depuis que je les ai découverts il y a quelques années sur les bons conseils d’un ami. Et si on m’avait dit que je recevrais cet album, que j’irais leur passer le bonjour dans leur studio à deux pas de là où habitait mon grand-père à Paris et qu’en fait je vous ferais gagner 4 places pour leur concert de mercredi… j’aurais hurlé au fou ! Et pourtant…
Commençons par l’album. Tango 3.0 … une refonte assez globale de l’univers de Gotan Project que l’on pensait connaître : électro pour le premier opus, classique/tango dans le second et ici on fait face à un melting-pot d’influences. Philippe, Eduardo et Christoph ont voulu nous surprendre et se faire plaisir en passant en partant de musiques variées pour revenir au tango, la base de leur amour musical. Congo Square pour Tango Square, beaucoup de cuivres qui sonnent, des rythmes et paroles aux accents de ska, du blues et même une once de rock, mais toujours le tango, toujours. Difficile de rester insensible à ce nouvel album, plus tranché que les précédents, plus complet et complexe aussi, encore plus riche de tonalités. Il ne plaira surement pas à ceux qui se contentent de l’extrême richesse initiale du tango mais il ravira les autres, les moins extrémistes, ceux qui aiment les mélanges à priori improbables mais dont le métissage produit un ensemble cohérent qui ne dénature aucun des « parents ».
Alors, Tango 3.0, réussite ? A mon sens, oui. On retrouve l’esprit novateur de la Revancha del Tango qui avait atomisé une bonne partie des poncifs sur l’alliance de l’électro et de musiques latines, sensuelles, comme le tango. On retrouve aussi le tango, sublimé dans Lunatico… mais à ces ingrédients viennent se rajouter les ADNs des autres musiques, de nouvelles ambiances, un nouveau son toujours plus entraînant et dont les arrangements sont toujours travaillés à la perfection, marque de fabrique de ces trois perfectionnistes amoureux de leur musique.

Voilà pourquoi c’est toujours mieux de faire une interview (surtout quand ce n’est pas son métier…) en ayant écouté l’album : on est déjà un peu dans l’ambiance… surtout quand les trois arrivent dans la pièce habillés de pied en cap, impressionnants au premier abord et pourtant détendus, affables et souriants. C’est aussi amusant de voir leurs réactions en me voyant avec mes feuilles, mon stylo, mes oreilles grandes-ouvertes et le sourire vissé aux oreilles : oui, je ne suis pas journaliste, je n’ai pas de micro, je n’ai pas non plus de caméra (là par contre j’aurais bien voulu…) : surprise ! Un blogueur… Soit. Et c’est ainsi que se sont enchaînées une quinzaine de minutes de questions/réponses, entrecoupées de rires, d’anecdotes sur leur retour cahin-caha depuis Vilnius et de quelques remarques dont voici le résumé.
Leur processus de création auquel ils restent attachés, n’ayant jamais de ligne directrice pour leurs chansons, se laissant guider par le morceau, celui-ci les dépassant parfois, souvent. Alors bien sûr il y a toujours une base « argentine », un esprit, quelques idées et puis la composition de la musique sur laquelle viennent se greffer les paroles, les assemblages de sons. L’ADN de Gotan Project, c’est le tango. Go-Tan-Go-Tan, capito ? il paraît que c’est complètement évident en Argentine ou le « verlan » est souvent usité, moins en France et encore moins dans les pays germaniques où le groupe rencontre un fort succès. Enfin, toujours est-il que cet ADN, il est hors de question de l’abandonner même s’ils cherchent de plus en plus à mêler d’autres styles musicaux à leur base : du ska, du blues, un esprit un peu rock parfois, d’autres rythmes d’Amérique Latine. De même, leur coeur est à Paris même s’ils ont enregistré une grande partie de Lunatico à Buenos Aires pour la simple et bonne raison que les formations musicales dont ils avaient besoin ne pouvaient être trouvées ailleurs.
Quelques anecdotes aussi concernant Victor Hugo Moralès, une star absolue en Argentine pour ses shows, ses commentaires sportifs et autres : ils ont réussi à l’attraper petit à petit pour l’intégrer à cette fameuse chanson La Gloria et son GOOOOOOOOTAN ! Un Victor Hugo Moralès attrapé pendant 6 minutes, le temps de lire le texte une première fois et de dire « mais où donc est l’adversaire dans ce texte ? ». Car oui, pas d’adversaire ici, il s’agit simplement de faire des passes entre les musiciens, de rythmer le tango sous-jacent et d’envoyer ce GOOOOOOTAN ! Un enregistrement et l’illumination « Ah ! J’ai compris ce que vous voulez faire ! », ne leur reste maintenant plus qu’à savoir s’il appréciera le résultat final. J’espère bien… Et puis enfin, une question, toujours la même, sur cette polémique inutile : où donc est né Carlos Gardel ? La réponse fuse, sourire amusé et passion dans les mots chez Eduardo : Toulouse…
Enfin, parce que ce n’est pas tout, j’ai un petit cadeau pour vous : 2 * 2 places pour leur concert en live sur France Inter au 104, ce mercredi 28 avril au soir ! Pour cela, c’est simple : vous me laissez un commentaire d’ici à 18h et je tirerai au sort les deux heureux. C’est simple, c’est efficace et pour cause : demain je prends l’avion, ce qui m’empêche d’aller les voir en votre compagnie. Tant pis, on attendra l’Olympia le 17 mai prochain !
La suite...Croatie – un bout de paradis qui me fait envie
Lundi dernier, j’étais dans les locaux de l’Office National Croate de Tourisme pour parler de leur campagne de communication destinée à vanter la beauté de leur pays et leur volonté de mettre en évidence un tourisme responsable, proche de la nature et des valeurs du pays.
Campagne de communication ? Oui, je pense que vous avez comme moi vu les affiches qui mettent du baume au coeur dans la grisaille des tubes de notre métropolitain. Et ces images sont d’une beauté à couper le souffle : je le savais déjà, la Croatie est belle, je l’avais aperçue à plusieurs reprises sur les clichés rapportés par mes parents de là-bas, j’en ai aussi entendu parler quand mon boss était parti faire une croisière de deux semaines le long des côtes et puis Aurélia n’arrête pas de m’en parler puisqu’il s’agit d’un des pays dont elle rêve depuis toujours. Dans les cas, le retour est unanime : beauté et douceur de vivre.
En plus du blog mis en place pour l’occasion, l’ONT a mis en place un concours photo pour nous autres blogueurs amateurs de voyages et de photographie, concours qui verra l’un des participants partir en Croatie pour illustrer le pays au travers de ses lentilles et de ses textes si ses photos sur le thème « L’homme et son environnement » remportent l’adhésion du public (20%) et du jury (80%).
Alors, quelle région souhaiterais-je découvrir si d’aventure ma candidature était celle retenue pour ce beau voyage ? Lika-Karlovac, Slavonie, Kvarner, l’Istrie ou la Dalmatie… autant de noms qui m’évoquent quelques images, quelques souvenirs mais rien de concret. Dur de choisir tant la Croatie offre des paysages variés et autant d’ambiances, de cadres de vie et de douceurs.
Quand bien même, je crois que ce serait la Dalmatie pour l’équilibre entre cités à la grande richesse culturelle et paysages de toute beauté même si l’Istrie m’attire presque autant pour son côté plus sauvage et encore plus préservé. *soupirs enamourés*
Bref, vous l’aurez compris : je candidate ! Et vous feriez bien d’en faire autant ou tout du moins de voter pour moi… ! En parlant de candidature, voilà les deux photos de mes récents voyages qui me semblent correspondre au thème (homme, environnement et environnement urbain, bref mes balades à Porto, Budapest, Kuala Lumpur et bientôt Catania et Barcelone).
Après, advienne que pourra mais la Croatie fait de toute façon partie de mes destinations futures.
La suite...Dedo au Jamel Comedy Club
Samedi soir, spectacle en aveugle complet (oui, ça existe, un aveugle complet) à l’initiative d’Aurélia pour aller voir un mec nommé Dedo (déjà tu te poses des questions) au Jamel Comedy Club. En gros, pour résumer : un métalleux (noir, donc) sataniste (blanc, mais noir quoi, même s’il n’est pas sataniste en fait, enfin je crois) aux cheveux longs (noirs) et aux vêtements étranges (noirs) avec un humour tout bien cynique qui pique (noir, vous aurez compris). Autrement dit : tout pour me plaire !
Du début (on ne comptera pas la première partie, interprétée avec un certain brio par Navo) à la fin, ça balance. Et ce n’est pas un spectacle de magie ni un assassinat de chatons sur scène ! Le spectacle est bien évidemment une succession de vannes reliées entre elles (très bonnes liaisons d’ailleurs) comme on peut l’attendre, oscillant entre cynisme pur et dur et réflexions un poil plus profondes sur la mort, les vieux, le satanisme, le fait de baiser des cadavres ou encore le fait que l’échangisme, ce n’est pas mal.
Dedo joue en permanence de son « statut » de métalleux, de l’imaginaire qui va avec : satanisme, gens qui sacrifient des chatons, fringues noires, esprit noir, etc. pour nous asséner quelques réflexions toutes personnelles sur la sexualité, sur la religion, sur Hitler aussi, enfin comme argument (je crois que vous allez en entendre parler tiens).
Restent en tout cas une palanquée de bons mots sur la mort et les castors… (et puis Mike Tyson aussi), le somnambulisme, la baise de cadavres, son amour pour le hiphop, Hitler, sa façon de remettre ses cheveux de manière un poil trop maniérée, sa vie sexuelle qu’on devine sur-développée, Burqa-man (!), les films d’horreurs et le « couuuuuteau »…
Bref : c’est bonheur. Autrement dit : si vous êtes cyniques, si vous aimez les bons mots et la bonne interaction avec le public, vous y foncez et ensuite vous me remerciez (et Aurélia, surtout).
La suite...Passage à la MEP (mais trop tard pour vous)
Oui, forcément, je vous parle d’un truc auquel je suis allé le dernier jour… à savoir les expos photos présentées à la MEP jusqu’à ce dimanche : Elliott Erwitt, Philippe Bordas, « On the Road » et d’autres mais qui m’ont nettement moins plu (à savoir Luc Choquer même si deux de ses photos m’ont touché, les autres non et Yousouf Wachill, intéressant mais un brin conceptuel).
Et donc, la MEP m’a une fois de plus charmé… Elliott Erwitt tout d’abord avec son « Personal Best », une collection de clichés personnels qui retrace 60 ans des pérégrinations du photographe, depuis ses premiers travaux à son embauche chez Magnum très peu de temps après (comme quoi, avec les rencontres et le bon travail, ça peut aller vite !). On découvre ainsi l’univers très personnel d’Erwitt : sa fascination pour les chiens (des humains avec des poils en plus selon lui), les enfants (cette photo chat + bébé cul nu + maman à genoux devant le lit), son amour du ridicule qui se cache dans chaque situation qu’il rencontre (cette femme avec les deux grosses pastèques, les jeunes élèves hongroises et les oies à côté) et puis les chiens encore. Bref : c’est de la photo quotidienne, humaniste, travaillée mais « instantanée », autrement c’est un vrai petit bonheur à voir.
© Elliott Erwitt
Ensuite, l’exposition « On the Road », collection de tirages sur le thème de la « route », visions oniriques ou quotidiennes, de Willy Ronis à Jeanloup Sieff en passant par Shoji Ueda, cette succession d’images est en fait une belle invitation à voyager, à découvrir, à se souvenir aussi de certaines routes parcourues depuis quelques années voire quelques mois. Inégal mais quelques clichés « cognent ».
© Robert Doisneau, Jeanloup Sieff et Shoji Ueda
Et enfin, Philippe Bordas nous livre son « Afrique héroïque » retraçant ses voyages depuis 1988 au Kenya (les boxeurs, impressionnants d’intensité), au Sénégal (les lutteurs) ou bien sa rencontre avec Bruly Brouabé qui est en train de donner une écriture à son peuple, un travail titanesque, une oeuvre d’artiste d’une taille dantesque. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est cette collection de clichés sur les chasseurs maliens réunis à Bamako pour une assemblée extraordinaire qui n’avait pas eu lieu depuis sept siècles ! Bordas insiste sur le caractère sacré de ces chasseurs, ces témoins de la culture, des usages et finalement de l’identité du continent, de l’est à l’ouest.
© Philippe Bordas
Vous l’aurez compris, la MEP m’a une fois de plus séduit… et il faut que je songe à y aller nettement plus souvent ! Vivement la prochaine exposition ! (et bien sûr ces photos ne sont pas libres de droits, toussa, toussa)
Feydeau – retour au Théâtre du Palais Royal
Samedi après-midi, j’ai eu l’occasion de retourner voir les deux pièces de Feydeau données au Théâtre du Palais Royal, pièces que j’avais déjà vues il y a bientôt deux mois. Et quel plaisir, quel plaisir ! C’est la première fois que je retourne voir une pièce de théâtre une seconde fois et je n’avais donc jamais pu me rendre compte à quel point le théâtre est un art vivant qui se nourrit de lui-même, se corrige, évolue et finalement se bonifie tel le vin.
Vous connaissez mon avis sur le spectacle : il est positif et je considère le mélange du jeu des acteurs et de ce cadre splendide comme un très bon cru. Alors la bonification est d’autant meilleure puisqu’il est tout de même rare de transformer un picrate en Cheval Blanc… merci donc aux amies d’Aurélia qui n’ont pas voulu l’accompagner et m’ont donc cédé leur place à ses côtés !
Que dire de plus ? L’alchimie entre les acteurs est encore plus présente, le jeu est plus précis, plus dynamique encore, le spectacle a gagné en puissance, notamment pour « Léonie est en avance » et pour la première partie de « On purge bébé ». Un vrai plaisir de voir Pierre Cassignard encore plus à l’aise sur scène, volant la vedette à mon sens à Dominique Pinon qui dominait de la tête et des épaules lors de la première représentation. Quant à Cristiana Reali, elle est aussi plus à l’aise, débarrassée de l’extinction de voix qui la forçait à « pousser » sa voix la dernière fois. Son rôle central dans chacune des deux courtes pièces s’en trouve mis en avant et surtout plus sensible. Elle est extraordinaire dans ses rôles de femme forte et joue « juste » à chaque fois.
Bref, vous l’aurez compris : j’ai pris mon pied à nouveau en voyant une seconde fois ce spectacle et je ne saurais que trop vous conseiller d’y aller avant la fin !
La suite...Gosse de peintre – Takeshi ‘Beat’ Kitano à la Fondation Cartier
C’est aujourd’hui qu’est lancée la nouvelle exposition à la Fondation Cartier, lieu dans lequel j’avais découvert avec grand plaisir la rétrospective de César il y a déjà longtemps ! J’y avais aussi brillamment raté « Né dans la rue », l’expo consacrée à l’art du graffiti, une belle erreur de ma part.
Cette fois-ci, c’est Takeshi « Beat » Kitano qui a l’occasion de nous présenter ses œuvres, que ce soient des peintures, des ateliers ou encore des curiosités. Kitano, dans nos contrées, c’est surtout un réalisateur de films à l’humour pince-sans-rire dont certains sont désormais cultes. Alors cette exposition, c’est l’occasion de voir un peu plus le travail de « Beat » Kitano, l’homme plein d’humour, la critique satirique de la société japonaise, le farceur, celui qui aime faire sourire, rire et qui veut nous surprendre.
En conférence de presse mardi midi, Takeshi Kitano n’hésite pas à balancer quelques vannes, il refuse l’appellation « artiste », nous demande de ne pas voir de « message profond » dans ses créations et il insiste : son but est de nous surprendre et de nous faire sourire, grands enfants que nous sommes restés. L’exposition est d’ailleurs conçue pour les « enfants », grands ou petits afin de se jouer de nous, de notre vison du Japon, à base de machines farfelues, de vidéos à l’humour barré, de systèmes mécaniques improbables nous ramenant au malheureux hasard de notre apparition dans l’Univers.
Quant on lui demande qui sont ses inspirations, il répond « mon père, peintre en bâtiment ». C’est bien cela, « gosse de peintre », le titre de cette exposition délurée et fantasque, une sorte d’hommage à l’influence de son père, « gribouilleur de bâtiment ». Pas de prétention donc, pas d’art contemporain sérieux. Rafraîchissant.
Et l’effet est réussi, je me suis promené avec le sourire aux lèvres dans la Fondation Cartier, passant devant cet autoportrait « Qui es-tu, toi qui me regardes ? », devant cet atelier d’écoute et de dessin, ce stand parodique « Honpa », cette réflexion sur l’optimisation de la pendaison au Japon, ces animaux-fleurs, les sushis bio-technologiques ou encore la machine à coudre géante trônant au centre du rez-de-chaussée.
Invité par la Fondation Cartier, Takeshi « Beat » Kitano réussit le pari de nous faire rire en regardant de l’art contemporain, il nous ramène à notre âme d’enfant, nous interpelle et répond parfaitement à ce leitmotiv : « Avec cette exposition, j’ai sans doute voulu donner une autre définition au mot « art », qui soit moins conventionnelle, moins snob, plus décontractées et accessible à tout le monde ». Vous avez donc jusqu’au 12 septembre pour aller vous rafraîchir les mirettes… après la Fondation Cartier laissera le champ libre à Jean Giraud « Moebius », une nouvelle exposition qui m’enthousiasme d’avance !
La suite...Kev’ Adams fait son Young Man Show au Théâtre du Temple
Jeudi dernier, j’étais invité à découvrir le spectacle de Kev’ Adams, un jeune homme qui présente bien, gonflé d’une motivation énorme, repéré et soutenu par des très bons (on citera Anne Roumanoff ou Michel Hazanavicius) mais dont la tête semble encore bien reposer sur les épaules ! Et pourtant, il a tout juste 18 ans et est déjà le chef d’orchestre de son spectacle au théâtre du Temple depuis quelques mois. Le spectacle justement… que vaut-il ? J’avoue y avoir été avec un mélange d’enthousiasme et de circonspection… Enthousiasme puisque les retours reçus sur le spectacle étaient plutôt bons, circonspection parce que ça fait quand même un peu étrange de voir un « garçon » (écoutez le vieux con qui parle…) de cet âge sur scène, seul, avec un succès galopant ! Le verdict est au final à peu près du même acabit que la sensation de départ.
Je m’explique… Enthousiasme parce qu’on rit régulièrement, qu’il y a de bonnes blagues, de bons sketches, un gros (mais alors gros) investissement de Kev’ sur scène qui s’éclate, qui bouge, qui mime, qui interagît avec le public… Enthousiasme aussi quand on écoute certaines vannes, certains enchainements : on rit et on a aussi parfois l’impression d’avoir 60 ans, mais bon c’est aussi le but de ce spectacle : parler essentiellement aux jeunes et renverser les rôles puisqu’on voit trèèèès souvent des vieux comédiens (ils me pardonneront l’usage du mot « vieux » j’espère, ‘fin si tant est qu’ils me lisent…) parler de leurs ados, de leur vision de l’adolescence. Ici c’est l’inverse : c’est l’ado (enfin le presqu’adulte…) qui vient nous parler et parler à ses semblables et ça fonctionne bien. Resteront aussi quelques vannes excellentes (« et ninninnin » / « vas-y maman, va au bout de tes rêves ! » / etc.), quelques remarques sur le quotidien de l’ado pleines de justesse… bref c’est globalement pas mal !
Circonspection parce qu’on sent quand même pas mal d’influences dans certaines blagues ou mimiques. C’est certes bien fait, mais Kev’ manque encore peut être un peu de « bouteille » pour qu’une identité véritablement propre émerge de l’ensemble. Mais clairement, même si parfois cela traine un peu en longueur, que certaines vannes tombent à plat ou que cela manque de rythme, Kev’ Adams a du talent et une aisance sur scène qu’on ne peut nier. Autrement dit, s’il arrive à se renouveler, à créer, à faire évoluer son spectacle et son humour dans le bon sens, il va continuer à exploser et à faire salle comble.
Cela fait finalement pas mal de circonspection me direz-vous ? Oui. C’est un premier vrai spectacle, dans une « vraie » salle, alors forcément il y a des choses à revoir, à améliorer… et Kev’ en est bien conscient puisque j’ai pu échanger un peu avec lui après son show. Et quand je vous dis que le jeune homme a la tête sur les épaules, qui plus est une tête bien faite, je ne vous mens pas. Honnête, franc, direct, attentif aux remarques, réaliste quant à ses influences, très franchement flatté quand Charles lui dit qu’il a vu du Courtemanche dans son spectacle… voilà pas mal de qualificatifs qui lui vont bien.
Et puis il a bien conscience qu’il doit travailler, beaucoup, toujours, faire évoluer son texte, mieux le caler. Et évoluer parce qu’il a certes pour l’instant la possibilité de se positionner en tant que « jeune » mais ça ne durera pas toujours ! Alors il faut s’attendre à pas mal d’évolutions dans les mois à venir, ou les années, c’est selon. Toujours est-il qu’il a là aussi parfaitement conscience de sa chance d’être là et qu’il a bien l’intention d’y rester, ne serait-ce que pour ne pas se faire chier en fac de droit !!!
Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un spectacle absolument parfait mais cela reste un moment très agréable à passer soit entre potes, soit avec un ado qui traîne du côté de chez vous (on en a en général tous un, alors autant le sortir et gagner un peu de crédit à ses yeux…). Reste pour l’instant le problème de cette salle annexe du Théâtre du Temple, plane, profonde, qui ne facilite pas l’interaction et le retour d’informations à l’artiste (qui n’entend du coup pas bien les rires du fond de la salle !), vraiment dommage. Mais gageons qu’en septembre, pour la rentrée, Kev’ Adams aura une salle vraiment à la mesure de sa présence sur scène !
La suite...Salle Pleyel – concert anniversaire de Christophe Eschenbach
Samedi, après une matinée passée à faire des cartons, des sacs et autres activités propres à un déménagement (non, pas le mien, ne rêvez pas je garde mon appart), j’étais invité par Aurélia à la Salle Pleyel. Un cadeau, comme ça, en espérant me faire plaisir. Et ma foi, quelle réussite ! Première fois que je mettais les pieds dans cette salle refaite entièrement à neuf et réouverte en 2006 si je ne m’abuse. Une salle réputée pour son acoustique parfaite et qui, il y a très longtemps a aussi accueilli ma mère sur ses planches. Amusant donc de s’y trouver en l’imaginant, même pas 20 ans, en train de danser.
Pas de danse cette fois-ci mais le concert anniversaire des 70 ans de Christophe Eschenbach qui interprétait pour l’occasion en compagnie de l’Orchestre de Paris deux concerti pour piano de Mozart, les n°12 et n°23, deux pièces splendides que je découvrais pour la première fois dans un tel cadre. Et de nous gratifier d’un troisième concerto en guise de rappel après les applaudissements du public et un « joyeux anniversaire » lancé au violon par l’Orchestre et les personnes assises aux places orchestre !
Forcément beaucoup d’émotion dans la salle, beaucoup d’attention de la part d’un public de tous âges qui se retrouve autour de valeurs phares : le silence, le respect et l’éducation… J’aimerais tellement qu’il en soit ainsi partout… Et de l’émotion, j’en ai ressenti, sans aucun doute. Beaucoup de frissons, quelques larmes, le son qui coule dans les veines et fait vibrer le cœur, une acoustique véritablement parfaite avec un son clair et précis, une balance innée entre les divers instruments. Splendide.
L’interprétation et la direction de Christophe Eschenbach y sont aussi pour quelque chose. 70 ans et une classe, un maintien, un toucher parfait et un équilibrage parfait des musiciens entourant son grand piano, il à ce titre parfaitement accompagné par l’Orchestre de Paris et notamment un premier basson magnifique dans les deux derniers concerti.
Un spectacle magnifique, magique par moments, qui m’a laissé tout pantelant à la sortie de la salle Pleyel, encore sous le coup de la musique. Décidément, le « classique » reste la musique de l’âme, la reine de toutes les harmonies.
La suite...Feydeau au Théâtre du Palais Royal – des places à gagner !
Chose promise, chose due. Voici donc le petit billet vous permettant de gagner 3 lots de 2 places pour aller assister à une représentation de « On purge bébé » et « Léonie est en avance » au théâtre du Palais Royal, interprété entre autres (talentueux) par Cristiana Reali, Pierre Cassignard et Dominique Pinon. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, vous n’avez qu’à cliquer.
Bon, et donc, ces places ? Cela va être très simple puisque je n’ai absolument pas le temps de trouver un composant WP pour faire des quizz comme à l’époque de Joomla sur ce blog ! Du coup, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous et je ferai un tirage au sort grâce à random.org, comme d’hab’ ai-je envie de dire…
A vos claviers les poulet(te)s !
La suite...Versailles photographié – 1850-2010 / un moment unique…
Samedi. Un froid de canard nous pousse dans le Palais des Congrès de la Porte Maillot, on attend le bus Flickr qui va nous emmener au Château de Versailles pour découvrir, de nuit, l’exposition « Versailles photographié – 1850-2010″ lancée le 26/01 et se clôturant le 25/04.
Et on y arrive, dans cette galerie de l’aile Nord de 100 mètres de long sont exposées quelques 150 clichés, répartis par thème : historique, architectural, naturel (le parc…) et enfin plus cinématographique. Pas de chronologie donc mais une succession d’images tant d’anonymes que de personnes connues ou de photographes renommés.
C’est là que j’ai décroché par moments tant certains clichés m’ont semblé déplacés dans une exposition « photo » où pour moi la qualité photographique se doit d’être irréprochable. Autant je comprends l’intérêt des clichés historiques plus ou moins réussis, autant je ne comprends pas l’intérêt de mettre une photo contemporaine de Karl Lagerfeld sans aucune construction ni intérêt photographique, si ce n’est pour dire que c’est Karl Lagerfeld qui l’a prise. De même, comment faire cohabiter des clichés de Michael Kenna, sublimes d’atmosphère avec celui de Jean-Baptiste Leroux de 2001 qui ressemble à un vilain HDR ? Exercice clairement casse-gueule et du coup en se baladant le long de cette galerie, on alterne sans transition entre divers sentiments : le respect absolu pour le lieu, l’émerveillement face à certains clichés (quelques exemples ci-dessous) et la franche interrogation moqueuse face à d’autres qu’on imagine plus volontiers dans son ordi perso en photos de vacances… La photographie ne supporte pas l’hésitation, le manque de précision, elle a gagné avec son caractère « contemporain » une approche artistique qui nous rend exigeants quant à ce que nous découvrons dans une exposition « photo ».
Voilà, vous allez vous dire que j’abuse à gueuler ainsi ? Après avoir échangé avec plusieurs des autres invités ce soir là, je me suis rendu compte que ce sentiment était assez unanime : de très beaux clichés, des ambiances splendides, mais aussi des photos qu’on n’imagine partout sauf là… Dommage.
Enfin, toujours est-il qu’à cette occasion, le Château et Flickr se sont associés pour lancer un concours nommé « Reflets de Versailles »… Le but : produire une image au format « paysage » mettant en valeur les jeux d’eaux, de lumière, de couleurs, de perspectives qu’offre ce chef d’œuvre d’architecture et de prestige royal, presque unique au monde. Le gain : voir sa photo sélectionnée et affichée sur le site du Château, certes… mais surtout avoir accès aux moindres recoins du palais : appartements, salons, opéra, jardin, seul à seul avec l’Histoire et la possibilité d’immortaliser à sa façon l’un des joyaux de l’histoire de France.
Cette soirée exceptionnelle était aussi l’occasion de voir que le Château de Versailles est dans une dynamique très positive quant à l’innovation (choix artistiques, expositions, communication) et à sa présence sur les nouveaux médias (nouveau site depuis 2009, présence sur Facebook, Youtube, Flickr, iTunesU, etc.) : une présence numérique accrue, complètement en phase avec le présent de notre société, sans pour autant brader ou déprécier l’héritage fabuleux qu’il représente. Plaisant, vraiment, de voir un tel joyau mis en valeur de manière si actuelle.
J’ai bien dit soirée exceptionnelle ? Oui. Clairement, « protocole présidentiel », comme ils disent au Château, à savoir : vide et complètement ouvert juste pour nous… une expérience absolument unique, pour ne pas dire royale. Imaginez les appartements royaux vides, la Grande Galerie des Glaces simplement ouverte pour vous, imaginez qu’il est possible de s’entendre marcher à Versailles dans telle ou telle pièce quand d’ordinaire les pas d’un nombre incalculable de visiteurs résonnent dans un brouhaha tout sauf inaudible.
Sensations indicibles… expérience unique… Ces quelques images, immortalisées tant bien que mal resteront avant tout gravées dans mon crâne tant la chance que j’ai eue, une fois de plus, est énorme.





































































































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