Le monde vert – Brian Wilson Aldiss

 Le monde vert, ou le cas typique du bouquin acheté sur un coup de tête en jetant un oeil aux dernières parutions sur les linéaires de la FNAC … En général, j’ai le chic pour ne pas trop me tromper dans mes choix de livres, cette fois-ci, je suis plus partagé.
Petit tour d’horizon :
La Terre se meurt sous la menace du Soleil sur le point d’exploser. À sa surface s’étend une immense jungle peuplée de végétaux qui se sont peu à peu adaptés à cet environnement hostile. Les derniers descendants de l’espèce humaine tentent tant bien que mal d’échapper aux nombreux périls qui les entourent. Gren, un enfant-homme séparé de son clan, part à l’aventure et, en affrontant diverses espèces végétales, le plus souvent mortelles, découvrira certains des secrets de ce nouveau monde, intégralement vert.

Classique de la science-fiction, Le Monde Vert nous entraîne dans un futur lointain, étrange et familier à la fois. Un roman couronné par le prix Hugo en 1962 mais qui, à l’heure des dérèglements climatiques annoncés, est toujours d’actualité, tout en réussissant à rester optimiste.

Il y a des livres dans lesquels j’arrive parfaitement à m’immerger, et d’autres où c’est difficile. Vous l’aurez deviné, Le monde vert fait partie de ces derniers.
La qualité d’écriture n’est absolument pas en cause puisque le livre, bien traduit semble-t-il, est tout à fait bien structuré, scénarisé, déroulé. Les descriptions sont riches de détails sans sombrer dans le tout-descriptif et de ce point de vue, l’immersion est totale : on découvre en même temps que Gren ce monde devenu végétal, fou et dangereux, sans espace possible pour l’espèce humaine et plus généralement pour les espèces animales.
Là où le bât blesse en ce qui me concerne, c’est dans l’histoire racontée. Il est très difficile de s’y projeter tant l’époque décrite est lointaine dans le temps (le soleil se meurt …) et tant notre Terre a changé. Bizarrement, lorsqu’on me parle d’un autre monde, de futur lointain, de nouvelles colonies, de fantasy, mon esprit se connecte rapidement à ce monde pour y évoluer avec le récit. Ici, cela n’a pas été le cas, je suis resté bloqué à l’entrée de ce monde formidablement dangereux qu’est le Vert.
Frustrant donc, cela ne m’a toutefois pas empêché d’aller au bout afin de connaître l’évolution de notre monde et des espèces qui le peuplent. Ce livre est finalement très « étrange » dans le sens où c’est bien notre Terre qui est décrite, mais son évolution est telle qu’on perd pied, qu’on cherche des points de comparaison sans les trouver, je pense que j’ai lu le livre de travers, en partant d’un postulat qui a biaisé ma lecture …
Un bon livre, indéniablement, mais qu’il faut que je relise un de ces jours pour mieux adhrérer à son contenu.

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