Pan ! … comme une étoile juive soudainement cloutée dans la veine cave. Voilà ce qu’il me reste de cette projection la semaine dernière de la Rafle, le film de Roselyne Bosch sur la rafle du Vélodrome d’Hiver de Paris : une douleur violente, lancinante qui me met la tête à l’envers et les larmes et autres tremolos de gorge en mode automatique. La Rafle, c’est l’histoire d’un épisode tristement célèbre de la seconde Guerre Mondiale puisqu’il a eu le droit à quelques lignes dans nos manuels d’Histoire, pourtant si prompts à planquer, avec ou sans astérisques, les actes du monstrueux gouvernement de Vichy dont on placarde encore la tête pensante dans certaines de nos mairies.
La Rafle, ce n’est pas un film documentaire, ce n’est pas un film non plus, c’est encore moins un assemblage de scènes axées « pathos » pour nous faire pleurer. Parce que c’est tout de même bien simple de faire pleurer des spectateurs en leur parlant de rafles de juifs (français ou pas). Là, la réalisatrice et ses acteurs nous torturent et nous infligent simplement une piqûre de mémoire historique réaliste avec une aiguille taille vélodrome. Roselyne Bosch a retrouvé par le plus grand des hasards l’un des seuls survivants de la rafle du Vel d’Hiv, un vieil homme alors âgé d’une dizaine d’années, évadé du camp de Beaune-la-Rolande. Ce film est le résultat de son témoignage et de trois années d’une plongée à corps et cœur perdu dans les archives françaises et autres.
La réalisatrice est justement là en tout début de séance. Marquée. Marquante. Un véritable trou noir aspirant toute joie et légèreté dans la salle soudainement silencieuse. Ce qui choque, c’est la justesse tout sauf mélodramatique du propos, l’émotion difficilement contenue, le bouleversement intérieur que l’on sent irréversible, la mécanique des mots qui vient se fracasser sans bruit dans nos crânes, je suis d’ores et déjà abasourdi alors que le film n’a pas commencé. J’ai rarement ressenti autant d’émotions en écoutant quelqu’un parler, énoncer ses sentiments. Le seul parallèle que je puisse trouver, c’est l’émotion ressentie lors de l’enterrement d’un proche. Et ça, je connais bien.
Le film commence alors. Paris, juillet 1942. Tout va bien. Les Juifs ont désormais des étoiles au cœur, une sorte de cancer en tissu qui va miner peu à peu la société et le tout-Paris sous domination allemande tandis qu’en zone « libre », on se demande comment on pourrait bien faire plaisir aux allemands. Ceux-ci sont en train d’activer la « solution finale », quelques images d’archives retournées pour le film viennent le rappeler. Le monde n’en savait rien. Les français non plus. L’horreur n’en est que plus (in)tangible, une « simple » déportation, une « migration forcée » vers une hypothétique terre juive. Vaste mensonge dont nous connaissons la teneur aujourd’hui. Le destin de ces déportés n’en est que plus tragique.
Et voilà, c’est ça, on rafle, on entasse 13000 êtres humains (moins les suicidés, quel choc, putain mais quelle brutalité que ce suicide filmé sans même qu’on le sente venir) dans le vélodrome. Pas d’eau. Pas de docteurs. Pas de témoins, surtout pas de témoins. Ensuite, c’est Beaune et la fin. Un film en plusieurs temps et autant d’émotions. La vie à Paris, d’ores et déjà marquée par les étoiles… la rafle et sa profonde inhumanité, les ravages du pouvoir corrupteur sur les « jeunes » flics embrigadés dans cette chasse au Juif, les familles brisées, les tentatives de s’échapper ou celles de quitter ce monde abject… l’entassement au Vel’ d’Hiv comme des bêtes ravitaillées en eau par un Thierry Frémont d’une justesse infinie dans ce rôle… et puis la vie en camp, à la fois douce et dure, une sorte de transition dont la violence ressort alors sous la forme d’une rafale de mitrailleuse venant faire taire les cris de ceux qu’on sépare.
Salle au diapason, à chaque fois. Mâchoires serrées, larmes roulant sur les joues même si finalement les moments les plus durs ne sont pas ceux qu’on croît, à savoir ces plans larges à musique triste… trop facile. Ils ne sont là que pour renforcer tout le reste, quand on serre les dents et qu’on regarde ces « anonymes » personnifiés notamment par Gad Elmaleh (qui s’en sort bien), Mélanie Laurent et Jean Reno (plus fades finalement) en plein milieu d’un maelström de haine et de destruction.
Piqûre de rappel donc. Piqûre d’information aussi avec tellement plus de détails que ce que l’on raconte à l’école… Pas de quoi se sentir honteux d’être français pour autant, au même titre que les allemands n’ont pas à être honteux de l’être, allemands. Ce film n’est d’ailleurs pas là pour ça, il vient juste nous montrer qu’un jour comme un autre, un fou a décidé qu’une frange de la population devait être exterminée. Pan ! comme ça… et que quelques fous l’ont suivi… et que d’autres lui ont obéi. Qu’aurions-nous fait ? Surement rien. Alors ne sombrons pas dans la grandiloquence des sentiments.
Ce film fouaille là où ça fait mal. Prenons le tel quel, un témoignage d’une réalité parfois abjecte de l’Histoire de l’Homme, parsemée d’horreurs, même si cette fois on parle bien de la mécanisation de la mort, première mondiale… Et gardons-le à l’esprit aussi, ce témoignage d’une population massacrée pour ses croyances, stigmatisée pour son appartenance à un culte, à une « race » (rah que je répugne à employer ce mot…).
Je vous rappelle que nous vivons des temps où l’on stigmatise facilement ceux qui sont différents de nous dans ce joli pays qu’est la France. Ce ne sont plus les Juifs, mais bel et bien les musulmans et d’autres encore.
Alors, gardons bien à l’esprit que la peur et la stigmatisation ont toujours mené à la colère, la colère à la haine, la haine à la souffrance et à la mort, etc. (Star Wars Spirit, je me devais de finir cette note sur une touche d’humour, pardon).
La suite...Petit billet pour vous parler d’une initiative sympathique et intéressante à laquelle je souhaiterais vous convier en ma compagnie…
Cela s’appelle Actenses, c’est une association qui parraine des lycéens, créée il y a 4 ans environ et qui est désormais supportée par Martin Hirsch et donc le Haut Commissariat aux solidarités actives. Le but : parrainer (en tant qu’actif) un lycéen au travers de 3 demi-journées par an, entre la seconde et la terminale. Peu de choses donc en terme de « temps » mais qui peuvent aider à guider la personne à une période critique de la vie de tout un chacun en lui parlant de ses choix, de sa vie d’actif et autres petites choses de notre quotidien de travailleur ! Sans oublier de parler des différents métiers et de la réalité de ces métiers car vous savez comme moi qu’on a parfois de petites surprises une fois dans le milieu du travail…
Alors, voilà, j’ai rendez-vous avec eux mercredi 3 mars prochain à 19h. Est-ce que ça vous dit de venir ? Si oui, vous me laissez un commentaire et on s’organise ! Autant vous dire que je prendrais assez mal de me retrouver un billet avec « 0 commentaires » marqué à côté.
La suite...Samedi, après une matinée passée à faire des cartons, des sacs et autres activités propres à un déménagement (non, pas le mien, ne rêvez pas je garde mon appart), j’étais invité par Aurélia à la Salle Pleyel. Un cadeau, comme ça, en espérant me faire plaisir. Et ma foi, quelle réussite ! Première fois que je mettais les pieds dans cette salle refaite entièrement à neuf et réouverte en 2006 si je ne m’abuse. Une salle réputée pour son acoustique parfaite et qui, il y a très longtemps a aussi accueilli ma mère sur ses planches. Amusant donc de s’y trouver en l’imaginant, même pas 20 ans, en train de danser.
Pas de danse cette fois-ci mais le concert anniversaire des 70 ans de Christophe Eschenbach qui interprétait pour l’occasion en compagnie de l’Orchestre de Paris deux concerti pour piano de Mozart, les n°12 et n°23, deux pièces splendides que je découvrais pour la première fois dans un tel cadre. Et de nous gratifier d’un troisième concerto en guise de rappel après les applaudissements du public et un « joyeux anniversaire » lancé au violon par l’Orchestre et les personnes assises aux places orchestre !
Forcément beaucoup d’émotion dans la salle, beaucoup d’attention de la part d’un public de tous âges qui se retrouve autour de valeurs phares : le silence, le respect et l’éducation… J’aimerais tellement qu’il en soit ainsi partout… Et de l’émotion, j’en ai ressenti, sans aucun doute. Beaucoup de frissons, quelques larmes, le son qui coule dans les veines et fait vibrer le cœur, une acoustique véritablement parfaite avec un son clair et précis, une balance innée entre les divers instruments. Splendide.
L’interprétation et la direction de Christophe Eschenbach y sont aussi pour quelque chose. 70 ans et une classe, un maintien, un toucher parfait et un équilibrage parfait des musiciens entourant son grand piano, il à ce titre parfaitement accompagné par l’Orchestre de Paris et notamment un premier basson magnifique dans les deux derniers concerti.
Un spectacle magnifique, magique par moments, qui m’a laissé tout pantelant à la sortie de la salle Pleyel, encore sous le coup de la musique. Décidément, le « classique » reste la musique de l’âme, la reine de toutes les harmonies.
La suite...Chose promise, chose due. Voici donc le petit billet vous permettant de gagner 3 lots de 2 places pour aller assister à une représentation de « On purge bébé » et « Léonie est en avance » au théâtre du Palais Royal, interprété entre autres (talentueux) par Cristiana Reali, Pierre Cassignard et Dominique Pinon. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, vous n’avez qu’à cliquer.
Bon, et donc, ces places ? Cela va être très simple puisque je n’ai absolument pas le temps de trouver un composant WP pour faire des quizz comme à l’époque de Joomla sur ce blog ! Du coup, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous et je ferai un tirage au sort grâce à random.org, comme d’hab’ ai-je envie de dire…
A vos claviers les poulet(te)s !
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J’ai commandé il y a peu quelques romans de Dan Simmons afin de me plonger encore un peu plus dans l’œuvre de cet auteur que j’adore. Première lecture : Le chant de Kali.
Le livre est ainsi présenté :
» Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l’on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m’aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s’il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n’étais qu’un imbécile. » Robert Luczak est envoyé à Calcutta par sa maison d’édition pour récupérer le mystérieux manuscrit d’un poète que tous croyaient mort depuis huit ans. Mission simple en apparence, mais qui prend des allures de descente aux enfers dès lors que son chemin croise celui des Kapalikas, secte vouée à l’adoration de la meurtrière Kali dont les membres font régner la terreur sur la ville. Sacrifices humains, cadavres ressuscités, meurtres en pagaille… Luczak comprendra – mais trop tard – que rien n’arrête le chant macabre de Kali.
Quelle plongée en eaux troubles, quelle affolante vision de l’enfer urbain qu’est Calcutta, sa misère ambiante, ses rites, ses ruelles sordides et l’omniprésence de ce chant de destruction qu’est le chant de Kali… Dan Simmons, dès la première page, nous impose une sensation de mal-être, un sentiment d’oppression sous la forme d’un prologue lancinant puis de premiers chapitres à la douce tonalité décroissante alors que son personnage principal n’a même pas encore quitté les USA.
L’arrivée à Calcutta sonne le glas de cette douce tonalité pour une plongée de plus en plus profonde dans le mysticisme indien, leur relation à la mort, la comparaison que l’on peut faire entre cette ville et les grandes villes européennes de 1850 (misère, insalubrité, etc.), les différents groupuscules qui régentent la vie souterraine de la ville, le tout étant bien évidemment intimement lié.
On se demande quand la chute va s’arrêter… et elle ne s’arrête vraiment jamais, le glauque et l’oppressant s’imposant peu à peu comme la couleur maîtresse de ce roman avant de s’effacer quelque peu tout en restant présents, sous-jacents, latents… Stressant. Comme l’est la lecture de ce livre qui prend aux tripes sans atteindre toutefois le potentiel destructeur de l’Échiquier du Mal ou de certaines des nouvelles du Styx coule à l’envers.
Ce livre revêt aussi les atours d’une présentation sans fard de l’Inde actuelle, une sorte de bouillonnement permanent, de foisonnement de violence, de sollicitation permanente… Effrayante, réellement, et terriblement séduisante malgré tout.
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Nuit du 19-20 février 2007. C’était il y a trois ans. Et j’ai pourtant l’impression que c’était hier.
Nuit du 19-20 février 2010. C’était vendredi et samedi. C’était hier et avant-hier.
Et parfois, quand je me prends des remarques/constats dans la tronche sur mon comportement, l’image que certains ont de moi, le côté parfois hyper-consommateur de ma personnalité, ma boulimie de nouvelles choses à découvrir/savoir/avoir, je me demande justement ce qu’il penserait de tout ça :
Mais non, aucune réponse possible, simplement des supputations qui font mal pour peu que je sois honnête avec moi et avec ce qu’il m’a légué car je sais ce qu’il penserait de certaines choses.
Trois ans à vivre avec un blog puisque ce blog fut lancé en janvier 2007, thérapie d’un temps où mon esprit avait besoin d’une occupation pour oublier l’horreur du quotidien, la peur du téléphone, la peur des recherches Google sur sa maladie, le blog ne sert plus à rien désormais quand ressurgissent les sentiments liés à son absence. Triste constat.
Trois ans à vivre sans lui en revanche, sans ses conseils, ses avis, ses blagues, son caractère de cochon parfois, sans nos discussions à bâtons rompus, sans notre complicité acquise au fil des années passées à Villez ensemble, sans plans de meubles à lui filer pour stimuler sa créativité et son savoir-faire déjà hallucinants, sans père tout simplement. Bizarrement, ça fait toujours aussi mal.
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Petit article express avec tirage au sort ce soir, minuit ! J’ai 3*2 places à vous faire gagner pour « I love you Philip Morris », alors vous me laissez un petit commentaire et je ferai le « tri » ce soir !
Pour mémoire, la bande annonce ci-dessous ! et le lien vers mon avis sur le film…
A vos claviers les poulet(te)s !
La suite...Mardi dernier, c’était la soirée de lancement à Paris de Heavy Rain : les acteurs, le concepteur du jeu David Cage, Mathieu Kassovitz ou encore Terry Gilliam étaient là pour fêter l’arrivée d’un jeu qui se veut novateur, qui se veut surtout être une « expérience » loin des sentiers battus habituels et qui, par ce positionnement même, défraye complètement la chronique ces derniers jours avec des prises de position extrêmes, que ce soit chez GameKult, Joypad ou autres. Une réaction épidermique assez étonnante dans le milieu du jeu vidéo d’ordinaire si convenu, comme quoi le titre fait réfléchir et surtout ne fait pas l’unanimité.
Enfin bref ! Pour vous donner une petite idée de la soirée, voici une vidéo brillamment réalisée par Chandleyr, avec des commentaires en plus. Hum.
Autrement, j’en profite pour vous signaler l’arrivée d’un concours ! En jeu : une PS3 et 15 jeux Heavy Rain… alors n’hésitez pas à participer en cliquant sur le bouton ci-dessous ou sur la petite bannière sur la droite du blog !
Bon, et moi, Heavy Rain, il m’inspire quoi ? Pour y avoir joué un peu, j’avoue que mon cœur balance encore entre ces deux réactions : j’aime / j’aime pas. Pas possible d’être au milieu… mais je pense très franchement finir par pencher du côté « j’aime », pour l’expérience justement et pour l’émotion qui génère si l’on prend la peine de se plonger dedans. Ce jeu n’est pas juste un jeu, c’est plus un livre, ou un film, il demande une immersion, des sentiments, autrement dit un peu plus que quelques coups de doigt sur les boutons d’une manette. Verdict définitif d’ici quelques jours quand j’aurai terminé ma copie du jeu…
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Je ne joue presque plus en ce moment, c’est dramatique. Et Assassin’s Creed 2 ne peut pas être considéré comme étant une réalisation récente puisque je l’ai terminé avant de partir à Budapest fin décembre ! Depuis, un DLC est sorti et j’ai donc ressorti la manette pour me replonger dans cette splendide reconstitution de l’Italie de la Renaissance.
Car clairement, si le premier opus nous plongeait dans une époque nettement plus éloignée et surtout moins tangible, cet épisode est quant à lui très actuel car seulement éloigné de quelques centaines d’années de nous ! Et qui plus est, il prend place dans des lieux qui existent encore dans un état très proche : Florence, Venise, la Toscane… autant de lieux splendides qui se prêtent parfaitement à une aventure vidéo-ludique de bonne qualité, du moins peut-on l’espérer.
On incarne donc Ezio, seul garçon survivant d’une famille accusée de traitrise et de complot, exécutée en place publique et par conséquent condamné à l’exil. Ce jeune homme va grandir, s’entraîner aux côtés de son oncle et découvrir la vraie nature de son père qui était en fait un Assassin. Et lui devient lui aussi Assassin, assoiffé de vengeance et plein de motivation quant à la compréhension des tenants et aboutissants des complots minant l’Italie de cette époque. Il s’y fait un certain nombre d’amis, dont Leonardo da Vinci qui va l’aider à optimiser ses armes et lui fournir des inventions révolutionnaires grâce au décryptage du Codex qu’il n’a en fait pas écrit. Hum. Oui, dans AC2, on réinterprète l’histoire connue en lui donnant un côté mystique, penchant qui va s’accentuer au fur et à mesure de la progression de l’histoire jusqu’à la révélation finale qui mérite un « WHAT THE FUCK ??? » tonitruant en plein milieu du salon. A vous de voir, je ne vous dirai rien !
Assassin’s Creed 2 reste un bon jeu vidéo même s’il souffre des mêmes maux que son prédécesseur… revue de détails :
Points négatifs :
Points positifs :
Un bon jeu, donc… mais que je regrette d’avoir payé 50€ (merci play.com comme d’hab) ! Il n’empêche qu’on retrouve avec grand plaisir l’univers Assassin’s Creed, ses complots, son graphisme, ses assassinats mais on est finalement bien loin au niveau qualité d’un Uncharted 2 dantesque.
Tiens, en parlant de « dantesque », il y a Dante’s Inferno qui devrait bientôt atterrir dans ma boîte aux lettres, sans même parler de Heavy Rain… Miom. La console va revivre.
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J’ai eu en prêt pendant quelques semaines un NAS à deux disques durs, l’ix2-200 de Iomega en version 2To, l’occasion de faire une review de mes besoins puisque je cherche à acheter un produit me permettant de sécuriser mes données puisque je ne dispose pour l’instant que d’un NAS à simple disque, un Buffalo qui ne propose par conséquent par de fonctionnement en miroir RAID 1.
L’intérêt de ce type de matériel : avoir en permanence une copie « miroir » de l’un des deux disques sur le second. Autrement dit, en cas de plantage du disque, les données sont malgré tout disponibles sur le second disque, voici le spectre de la perte des données nettement moins présent… Reste donc à trouver un produit avec une interface plus agréable et user-friendly que celle de Buffalo, un peu brouillon et moins aboutie que celle de ses concurrents. Alors, que vaut ce Iomega ix2-200 ?
Points positifs :
Points négatifs :
Le verdict ? Un produit hyper complet, hyper facile à configurer, plutôt sexy et à un prix tout à fait honnête au vu des fonctionnalités proposées (et encore, il suffit de vous rendre sur la fiche de présentation pour voir que je suis bien loin d’avoir tout testé !!!). Ne manque donc que cette possibilité de programmation allumage/extinction pour en faire un must-have.
Concrètement, j’attends la réponse de Iomega sur le seul point négatif relevé et j’achète !
La suite...Samedi. Un froid de canard nous pousse dans le Palais des Congrès de la Porte Maillot, on attend le bus Flickr qui va nous emmener au Château de Versailles pour découvrir, de nuit, l’exposition « Versailles photographié – 1850-2010″ lancée le 26/01 et se clôturant le 25/04.
Et on y arrive, dans cette galerie de l’aile Nord de 100 mètres de long sont exposées quelques 150 clichés, répartis par thème : historique, architectural, naturel (le parc…) et enfin plus cinématographique. Pas de chronologie donc mais une succession d’images tant d’anonymes que de personnes connues ou de photographes renommés.
C’est là que j’ai décroché par moments tant certains clichés m’ont semblé déplacés dans une exposition « photo » où pour moi la qualité photographique se doit d’être irréprochable. Autant je comprends l’intérêt des clichés historiques plus ou moins réussis, autant je ne comprends pas l’intérêt de mettre une photo contemporaine de Karl Lagerfeld sans aucune construction ni intérêt photographique, si ce n’est pour dire que c’est Karl Lagerfeld qui l’a prise. De même, comment faire cohabiter des clichés de Michael Kenna, sublimes d’atmosphère avec celui de Jean-Baptiste Leroux de 2001 qui ressemble à un vilain HDR ? Exercice clairement casse-gueule et du coup en se baladant le long de cette galerie, on alterne sans transition entre divers sentiments : le respect absolu pour le lieu, l’émerveillement face à certains clichés (quelques exemples ci-dessous) et la franche interrogation moqueuse face à d’autres qu’on imagine plus volontiers dans son ordi perso en photos de vacances… La photographie ne supporte pas l’hésitation, le manque de précision, elle a gagné avec son caractère « contemporain » une approche artistique qui nous rend exigeants quant à ce que nous découvrons dans une exposition « photo ».
Voilà, vous allez vous dire que j’abuse à gueuler ainsi ? Après avoir échangé avec plusieurs des autres invités ce soir là, je me suis rendu compte que ce sentiment était assez unanime : de très beaux clichés, des ambiances splendides, mais aussi des photos qu’on n’imagine partout sauf là… Dommage.
Enfin, toujours est-il qu’à cette occasion, le Château et Flickr se sont associés pour lancer un concours nommé « Reflets de Versailles »… Le but : produire une image au format « paysage » mettant en valeur les jeux d’eaux, de lumière, de couleurs, de perspectives qu’offre ce chef d’œuvre d’architecture et de prestige royal, presque unique au monde. Le gain : voir sa photo sélectionnée et affichée sur le site du Château, certes… mais surtout avoir accès aux moindres recoins du palais : appartements, salons, opéra, jardin, seul à seul avec l’Histoire et la possibilité d’immortaliser à sa façon l’un des joyaux de l’histoire de France.
Cette soirée exceptionnelle était aussi l’occasion de voir que le Château de Versailles est dans une dynamique très positive quant à l’innovation (choix artistiques, expositions, communication) et à sa présence sur les nouveaux médias (nouveau site depuis 2009, présence sur Facebook, Youtube, Flickr, iTunesU, etc.) : une présence numérique accrue, complètement en phase avec le présent de notre société, sans pour autant brader ou déprécier l’héritage fabuleux qu’il représente. Plaisant, vraiment, de voir un tel joyau mis en valeur de manière si actuelle.
J’ai bien dit soirée exceptionnelle ? Oui. Clairement, « protocole présidentiel », comme ils disent au Château, à savoir : vide et complètement ouvert juste pour nous… une expérience absolument unique, pour ne pas dire royale. Imaginez les appartements royaux vides, la Grande Galerie des Glaces simplement ouverte pour vous, imaginez qu’il est possible de s’entendre marcher à Versailles dans telle ou telle pièce quand d’ordinaire les pas d’un nombre incalculable de visiteurs résonnent dans un brouhaha tout sauf inaudible.
Sensations indicibles… expérience unique… Ces quelques images, immortalisées tant bien que mal resteront avant tout gravées dans mon crâne tant la chance que j’ai eue, une fois de plus, est énorme.
Vendredi il y a deux semaines, rendez-vous dans un des beaux quartiers de Paris pour découvrir plusieurs choses :
Sacré programme donc… et surtout l’occasion de tester les fameux massages, massage assis et massage à quatre mains pour ce qui me concerne ! Grand moment de béatitude, comme à chaque fois lorsqu’on me masse… Le massage assis vaut le détour car si la chaise ergonomique peut faire un peu peur au premier abord, on se rend vite compte qu’on y est parfaitement installé et que le corps est alors dans la position parfaite pour à la fois se détendre et rediriger les énergies. Attention en vous relevant après le massage : ça tourne, comme si vous aviez pris un truc, sauf que c’est naturel ! Même constat pour le massage à quatre mains, on s’abandonne complètement aux mains expertes d’Alix et Julia qui nous envoient ainsi dans une sorte de transition entre la perception sensorielle exacerbée mais sérieusement cotonneuse quand il s’agit de se relever.
Autant vous dire que les présents ont tous vécu des moments difficiles doublés d’extase plus ou moins chocolatée (car oui il y a aussi des massages au chocolat) ! Le genre de choses qu’on a envie de reproduire plus souvent et c’est tout à fait possible puisque je vous file au passage les tarifs pour les CE (on ne sait jamais, moi je vais proposer ça au boulot…) ou pour chez-soi.
Mais en gros, voilà ce que ça donne :
Du bonheur, rien de moins ! Rien qu’en écrivant ça, j’ai juste envie d’être de nouveau en train de me faire masser ! Et les autres qui étaient là aussi je suppose…
Autrement, nous avons aussi pu découvrir les produits Mer&Miel, des compléments alimentaires 100% naturels et à base des produits de la mer (et du miel bien sûr) : guarana, ginseng, nori, oméga 3, gelée royale et propolis pour le produit « tonus ». Je viens de me lancer dans une cure « tonus » qui dure 3 mois (soit 45€ de budget), on verra ce qu’il en ressort sachant qu’à la base je ne suis pas du tout client de ce type de produits. Mais après deux semaines, j’ai l’impression que mes matinées sont nettement plus efficaces, reste à voir si c’est bien grâce à ces produits ou à mon rythme de vie un peu plus calme.
Une bien bonne soirée, voici donc une bonne adresse pour des massages à domicile !
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