Irlande – les Twelve Bens et le sud du Connemara

Le Connemara. L’arrivée tardive du premier soir m’a déjà donné, entre Maam Cross et Maum, quelques vues magnifiques de ce qui m’attendait pour les jours suivants. Le lendemain matin, alors que je prends la route vers la première balade, ou plutôt devrais-je dire randonnée, force m’est de constater que les paysages, sous un soleil matinal, sont toujours aussi magnifiques.

La route entre Maam Cross et Maum, que je parcourrai plusieurs fois, est un vrai régal visuel en sus d’être parfaite pour l’amateur de belles routes que je suis. Je prends ensuite la direction de l’ouest, à la jonction avec la N59. Les montagnes du Connemara sont désormais à ma droite, massives, attirant le regard alors que l’on passe d’un lac à l’autre.

Ma première étape, c’est donc une belle randonnée sur quelques-uns des sommets de la région, les Twelven Bens comme on les appelle. A quelques pas de la nationale qui rejoint Clifden, une petite route s’engage dans les terres, à l’intérieur d’un cirque regroupant six des douze sommets et dont descend la rivière Glencoaghan.

Il est possible de faire le tour complet du Glencoaghan Horseshoe mais c’est un parcours de 9 heures et 1600 mètres de dénivelée. Autrement dit : je le ferai un jour où je n’aurai vraiment que ça à faire, lors d’un nouveau passage dans le Connemara ! Pour aujourd’hui, je me contenterai d’abord d’une traversée de la lande menant au dernier des sommets, après avoir évité les chiens méchants des irlandais du coin. (prudence, vraiment !!!)

La lande est sèche, presque craquante. Il n’a pas plu depuis plusieurs jours et la marche, qui peut s’avérer éprouvante si le terrain est humide avec des bog holes à n’en plus finir, est presque aisée bien que dénuée de chemin. Je progresse doucement vers le sommet, cherchant les meilleurs passages, faisant fuir ici et là les moutons qui ne m’entendent pas forcément arriver.

L’ascension finale est raide, au milieu des roches. J’ai pris le chemin le plus court, clairement pas le plus facile. Il fait beau donc ça va, c’est faisable, mais le vent se lève petit à petit et rend la progression parfois un brin hasardeuse. Si c’était à refaire, j’aurais pris l’option de crête, un peu plus longue, pour rejoindre le sommet de mes deux Bens du jour : Benlettery et Glengower.

De là-haut, alors que le vent souffle à n’en plus finir et manque de me faire trébucher à plusieurs reprises, la vue sur quelques-uns des autres Bens et sur le sud et l’est du Connemara est imprenable, mêlant lacs, menues forêts, lande et tourbe. Je ne regrette vraiment pas d’avoir fait ces quelques centaines de mètres de dénivelée pour voir cela et clairement, je viendrai parcourir le fer à cheval complet une autre fois !

La descente est un peu plus aisée, presque en ligne droite, à quelques arêtes à franchir près. Je reviens à la voiture, les chiens étaient tapis dans leur maison, me laissant passer tranquille pour cette fois. Le cirque est encore une fois grandiose, y compris depuis ce petit parking que je rejoins rapidement sur la N59 avant de filer plein sud.

La petite R341 file ensuite au sud, découvrant une nouvelle vue le cirque, abritant le petit village de Roundstone avec son petit port et cette vue, lointaine, sur les montagnes. Plus loin encore, une double plage, Gurteen Bay et Dog’s Bay, avec des eaux turquoise incroyables et un soleil qui n’en finit pas de jouer avec les nuages. C’est beau, ce coin de Bretagne du Connemara.

Toujours plus loin, vers l’ouest et en longeant la côte, Ballyconneely. Plages de sable blanc immenses, vieux château à cheval entre lough, océan et montagne et puis la Connemara Smokehouse où j’ai fait le plein de saumon fumé, gravlax et de maquereau fumé au poivre à tomber de bonheur gustatif !

Je rejoins ensuite Clifden et les petites « Sky Roads » qui font le tour de la petite péninsule voisine. On y découvre le joli petit château de Clifden du côté sud mais surtout de très belles vues à l’ouest en revenant vers l’est sur la route nord. Bon, ce n’est pas non plus ce que j’ai préféré, j’avoue avoir un peu de mal à comprendre tout ce que j’ai pu lire sur cette route qui n’a à mon sens pas grand chose de spectaculaire.

La dernière étape du jour pour cette visite du sud du Connemara est nettement plus adorable et inoubliable. Il s’agit de la petite île de Omey, accessible via une grande langue de sable quand la marée est basse. Un joli cimetière, quelques maisons tout à fait isolées, des champs percés de terriers innombrables, des vaches qui paissent en liberté et au milieu de toute cela, une drôle de dune avec son lough mêlant sûrement eau claire et salée. Au loin, les Twelve Bens. Comme un petit bout de paradis et d’isolement tout à fait charmant.

Retour à la maison. Le soleil glisse tranquillement à l’ouest, baignant les montagnes et lacs d’une lumière splendide. Le Connemara tient pour le moment toutes ses promesses même s’il faut bien dire que certaines de ses côtes sont tellement rocailleuses et parsemées de nombreuses maisons qu’on passe son temps à ne noter que les fils électriques… Pas de problème de ce type à Omey ou encore dans le Glencoaghan Horseshoe des Twelve Bens, mes deux vrais coups de cœur du jour.

Où dormir dans le Connemara ?

J’ai choisi de dormir dans une à la fois isolée et centrale, à quelques kilomètres de Maam Cross. Cela m’a permis de rayonner facilement au sud comme au nord, mais aussi de repartir assez vite le dernier jour pour visiter l’ouest de la région et filer vers Dublin. Une belle maison, à deux pas de plusieurs fermes et de leurs moutons, un vrai petit havre de paix joliment décoré. C’est ici.

La carte de cette journée de roadtrip :

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