Paris d’Amour de Gérard Uféras à la Mairie de Paris

Posté par le 2 juin 2010 dans Découvertes | 3 commentaires | 73 vues |

En marge de la rétrospective d’Izis, j’ai fait un saut à l’exposition « Paris d’Amour », réalisée par Gérard Uféras, un photographe que je ne connaissais absolument pas et qui a donc, sous l’égide de la Mairie de Paris, célébré l’Amour au travers d’un des actes républicains les plus connus : le mariage.

Cette exposition, c’est donc un condensé d’images de mariage. Mais attention, je ne parle pas de « photographie de mariage », cet exercice indispensable mais pas toujours glorieux que les mariés et le photographe choisi vivent avec plus ou moins de bonheur. Ici, je parle de « photos de mariages », autrement dit des témoignages, des instants pris sur le vif, des émotions et surtout un métissage absolu de toutes les communautés parisiennes, de toutes les confessions.

Foin donc du mariage religieux catholique, on est à la Mairie de Paris, un lieu républicain et il convient donc de célébrer l’amour sous toutes ses formes et confessions. L’exercice, pas évident et forcément un peu déséquilibré tant les populations ne se ressemblent pas reste complètement cohérent. Difficile en fait dès l’entrée dans la toute première salle de ne pas être empli d’une once d’émotion qui va aller croissant au fur et à mesure que les témoignages et clichés se succèdent.

Les photos sont en effet parfaitement aidées par une ribambelle de phrases et citations de tous genres, des odes à l’amour qui m’ont quelque peu tournicoté une vrille dans le coeur, m’arrachant en fait quelques larmes vite ravalées, il fallait bien garder contenance… puisqu’il paraît que je me contrefous du mariage à titre purement personnel.

© Gérard Uféras

Reste que ces photos m’ont touché. Tout cet amour, tous ces rires, toute cette émotion contenu dans ces clichés à la fois simples et travaillés, riches de détails et parfaitement servis par les textes qui les entourent, celui du maire Bertrand Delanoë déjà, mais aussi tous ceux des mariés que Gérard Uféras a suivis pendant une année entière.

© Gérard Uféras

Un travail de fourmi que cette exposition met parfaitement en valeur. A voir absolument. Vous avez jusqu’au 31 juillet et l’on me dit dans l’oreillette que c’est gratuit…

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Numéricable lance sa plateforme communautaire : vos écrans en 2020

Posté par le 2 juin 2010 dans Technophilie | 0 commentaires | 19 vues |

Depuis le 28 mai dernier, Numéricable a lancé un tout nouveau site nommé « Vos écrans en 2020« , complètement ouvert aux utilisateurs qui se voient confier le rôle de rêver, d’imaginer et de développer leur vision des services en ligne et des écrans d’ici une petite dizaine d’années.

Au menu, la VOD HD, la télé 3D, le très haut débit généralisé, les maisons connectées… Chaque internaute contribue ainsi et peut aussi commenter et voter pour chacune des visions proposées sur le site. Le but : faire naître de nouvelles idées, de nouveaux projets et donc pour Numéricable l’occasion de dénicher de belles idées et un engagement à la clé : soutenir les projets les plus populaires.

Une belle idée donc, sanctionnée par quelques jolis lots pour les contributeurs (un iPad, 10 abonnements Premium d’un an, etc.) et gérée par l’ancien directeur du Labo Fnac, Victor Jachimowicz.

Et donc, vous avez des idées vous ? Si tel est le cas, le site est ouvert jusqu’au mois d’octobre… ce serait dommage de garder vos idées pour vous. Et puis je me suis même fendu d’une petite digression sur ce que je voudrais voir venir dans les années à venir ! Bref : cliquez et donnez votre avis sur ma petite bêtise !

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Izis, Paris des rêves

Posté par le 1 juin 2010 dans Découvertes | 2 commentaires | 39 vues |

Encore une expo dont je vous parle alors qu’elle vient tout juste de se terminer, ce weekend en fait. Izis… un nom presque méconnu pour beaucoup qui ne jurent que par Doisneau, Cartier-Bresson, Boubat et autres Brassaï, et pourtant ! Car Izis fait partie de cette même génération de photographes humanistes talentueux, une bande d’amis qui se sont croisés, connus, opposés, chacun son style, chacun sa patte, chacun son oeil.

La Mairie de Paris a cette fois mi l’accent sur la vision onirique d’Izis, celle de son Paris rêvé, de son Paris des rêves. L’exposition a fait salles combles pendant de longues semaines et nous avons pu nous glisser dans l’Hôtel de Ville l’avant-dernier weekend, à l’ouverture, alors que le monde semblait s’être gentiment tari et que l’exposition courrait vers sa fermeture. (impression fortement démentie à notre sortie, la file était alors énorme !)

L’exposition m’a semblé bien conçue, riche de clichés divers et variés, classés par époque et par travail, commandé ou personnel. On retrouve aussi deux vieux boîtiers, ceux d’Izis justement au milieu des gueules de maquisards qu’il a parfaitement immortalisés.

Après cette mise en bouche maquisarde, place à Paris. Le Paris des rêves, onirique, poétique, amoureux et léger, pauvre aussi avec ses clichés des laissés pour compte de la seconde guerre mondiale, festive parfois avec ce fameux cliché de fête qui illustre l’exposition. Les clichés sont inégaux, certains m’ont particulièrement touché, d’autres m’ont impressionné par leur parfaite maîtrise technique, d’autres encore m’ont laissé froid, j’imagine qu’une oeuvre ne peut pas nous plaire dans son intégralité et heureusement.

Une petite salle était aussi dédiée à l’amitié d’Izis avec Chagall, l’auteur de la peinture gigantesque du plafond de l’Opéra Garnier et enfin une autre, très drôle et décalée sur Londres et le couronnement de la Reine Elizabeth II.

Beaucoup de choses donc dans cette exposition, de très bonnes et d’autres plus basiques… mais l’hommage se devait d’être rendu à cet artiste tellement moins connu que ses contemporains mais qui ne démérite clairement pas.

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Prise en main des Palm Pre Plus et Pixi Plus

Posté par le 1 juin 2010 dans Technophilie | 0 commentaires | 61 vues |

J’ai eu pendant quelques jours les tous derniers Palm en main, les Pre et Pixi Plus… Des modèles qui m’intriguaient beaucoup, notamment pour le Pre, longuement présenté comme un tueur d’iPhone, longuement retardé, souffrant de gros problèmes de fiabilité à une époque mais finalement sorti et bel et bien prometteur.

Pour ce qui est du test, j’avoue avoir fait ça très rapidement, n’ayant pas eu beaucoup de temps libre à consacrer à mes « tests » en ce moment… mais j’ai malgré tout eu assez de temps pour me rendre compte de l’intérêt de ces deux machines. Et pour commencer, on va parler d’un gros point négatif à mon sens : le côté microscopique des claviers qui ne m’ont absolument pas convaincu même si j’ai bien essayé de m’en servir, sans aucun succès. Grosse galère donc à ce niveau là… même s’il est vrai que je n’en ai pas l’habitude mais je n’avais pas autant galéré lors de ma prise en main de certains modèles Blackberry.

En revanche, la très bonne surprise est venue du niveau de finition, très sobre mais de bonne qualité et surtout, surtout, de la remarquable réactivité de l’écran et des machines. Très franchement, je ne m’attendais pas du tout à ça de la part de Palm et il faut bien voir que les écrans tactiles sont au rendez-vous. Réactivité, très bonne précision, fluidité, le tout servi par une interface assez surprenante.

En effet, l’interface webOS est assez différente de ce que j’ai pu tester par ailleurs, que ce soit chez Apple, BB ou sous Androïd. Différente mais réussie, simple et fonctionnelle. Une belle réussite. (je vous laisse cherche sur YouTube des démos, il y a tout ce qu’il faut)

Verdict sur ces téléphones ? Pour ce qui est de mon utilisation, ça ne vaut pas un iPhone 3GS ou un HTC Desire… déjà parce que je ne veux plus de claviers physiques. Ensuite, face aux téléphones équipés d’un clavier, les Palm ont véritablement une carte à jouer grâce à leur look sobre et surtout leur interface vraiment bien pensée. Bref : clairement pas un iPhone killer mais une bonne alternative aux Androïd à claviers souvent mal foutus ou aux BlackBerry.

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SIXT et Rocco Siffredi en ont une grosse…

Posté par le 31 mai 2010 dans En Vrac | 2 commentaires | 680 vues |

J’ai reçu la semaine dernière un drôle de kit… au boulot. Boîte orange. Jusqu’ici tout va bien. Ensuite je vois « SIXT« , les loueurs de voitures. Jusqu’ici tout va bien. Et là je vois « by Rocco Siffredi ». Et là le monde bascule, mon visage se décompose et la petite dame de l’accueil part dans un fou rire tandis qu’un autre livreur se détourne pour planquer son sourire et son fou rire naissant.

Autant vous dire que j’ai vite filé dans mon bureau en planquant la mention accablante contre moi, histoire d’éviter de croiser mes +1, +2 et +3 en pareille compagnie ! Ouverture de la boîte et bilan : SIXT s’est associé à Rocco Siffredi pour lancer une campagne de pub’ frappante et ma foi plutôt drôle (bien que c’est toujours facile de faire rire avec le cul !).

Quelques exemples ci-dessous…

Et des petites vidéos réalisées pour l’occasion :

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Petite balade à Longchamp

Posté par le 31 mai 2010 dans Au Quotidien | 1 commentaire | 22 vues |

Le weekend dernier, j’ai découvert un tout nouvel univers : celui des courses. De cheval. D’habitude, en ce qui me concerne, le cheval c’est soit dans un champ du côté de ma Normandie, soit dans mon assiette, mais jamais sur un champ de course quand bien même j’ai passé pas mal de temps au milieu d’un de ces hippodromes lorsque j’allais taper quelques balles au golf de Saint-Cloud.

Alors voilà, quand le Gombert m’a proposé d’aller faire un tour à Longchamp pour un dimanche de courses avec picnic dans l’herbe, la réponse a bien évidemment été « oui » ! Et le temps était avec nous, ce qui ne gâche rien.

Et les chevaux alors ? Impressionnant, tout simplement impressionnant ! Sacrée sensation de voir une horde de sauvages lancés à toute allure sur ces masses de muscles et de puissance. Le roulement de tambour des sabots sur la piste qui grandit, le murmure des tribunes qui se mue peu à peu en applaudissements et en cris de soutien… et la horde qui passe, quelques secondes de pur plaisir. Les courses ne durent pas longtemps, alors l’enchaînement des 8 était absolument parfait, laissant un peu de temps pour siroter un verre de rosé au soleil, alcoolisme oblige.

A refaire… (même si le cheval, ça reste bien meilleur dans l’assiette)

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Sa Majesté des Mouches – William Golding

Posté par le 27 mai 2010 dans Lectures | 8 commentaires | 177 vues |

Dix ans que je dois lire ce bouquin, si ce n’est plus ! Je ne me souviens plus qui me l’avait conseillé mais j’en ai toujours gardé le souvenir dans un coin de mon crâne avec un rappel lancinant : « lis-le, lis-le, lis-le » ! Et ceci étant désormais fait, je comprends maintenant pourquoi ce livre est considéré comme un classique, comme une oeuvre culte à lire et à relire.

William Golding nous emmène sur une île déserte sur lequel un avion s’est écrasé, avion rempli d’enfants d’âges variés, disons de 6 à 12 ans, laissés ainsi à leur propre sort, sans adulte pour gérer quoique ce soit ni organiser la vie de survivance sur l’île. Le postulat de base est donc surprenant et on voit venir une sorte de nouveau Vendredi ou la vie sauvage se profiler, mais il n’en sera au final rien.

Car ces enfants vont tenter de reproduire leur vision de la société anglaise de l’époque, élire un chef que l’on écoute, tenter d’organiser les tâches et de maintenir une certaine cohésion dans le groupe. Tout cela est bel et bon, mais tellement inadapté à une vie de groupe en confinement sur un espace fini. Et la tension va monter, peu à peu, l’ambiance devenir de plus en plus pesante au fil des pages. L’auteur entrouvre peu à peu les vannes de la folie, libère les monstres et les peurs qui sommeillent dans chaque enfant, ausculte les angoisses de tout un chacun et le lecteur est pris au piège, forcé de continuer sa lecture mais mal à l’aise.

Sa Majesté des Mouches est en fait une ode à la folie humaine, à la folie des enfants qui n’ont pas encore complètement développé leur système de valeurs, une étude de la sociologie des groupes dans un cadre si particulier, c’est une petite perle que l’on devrait lire dès le plus jeune âge, pour sensibiliser à l’horreur qui sommeille derrière chacune des cruautés gratuites dont sont si friands les enfants.

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MUBI arrive sur PS3

Posté par le 26 mai 2010 dans Technophilie | 0 commentaires | 43 vues |

MUBI, vous connaissez ? Moi, je ne connaissais pas avant de recevoir un document me disant que ça allait être disponible sur PS3. Soit… euh, et donc ?

En fait, MUBI, c’est une bibliothèque de films classiques, originaux, indépendants complètement orientée « international », à savoir qu’on peut y trouver aussi bien des films français que tchèques, en passant par les coréens. Et tout ça, les Audiard, les Cohen, les Tarantino ou encore les Zeferelli sera disponible en streaming sur la PS3 pour la fin de l’année. Autrement dit, après PlayTV, après VidZone et l’apparition des films sur le PSN (enfin, en VF canadienne, autant vous dire qu’il est hors de question que j’achète quoi que ce soit pour l’instant…), la VOD arrive VRAIMENT sur la PS3 ! Et ça fait sacrément plaisir à entendre pour quiconque aime le cinéma et surtout aime le « vrai » cinéma choisi et mis en ligne par des cinéphiles, parrainés par des réalisateurs comme Martin Scorcese…

MUBI se présentera en tout cas comme une application gratuite à télécharger et installer sur la PS3… Ensuite, cela passera soit par du film gratuit, soit du payant, à louer à la semaine, mais surtout un abonnement mensuel sera disponible pour bénéficier d’un nombre illimité de visionnages : la VOD arrive VRAIMENT sur PS3 je vous disais !

Bref, Sony et MUBI tapent fort, j’ai hâte d’être à la fin de l’année pour découvrir tout ça de visu.

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L’Empire Invisible – Jérôme Noirez

Posté par le 26 mai 2010 dans Lectures | 0 commentaires | 36 vues |

Sympathique petit livre que celui-ci, une véritable plongée dans l’Amérique esclavagiste, dans le quotidien de ces hommes et femmes traités comme des animaux dans les champs de coton… L’histoire, très courte, permet de suivre Clara Walker dans la plantation où elle est en servage, ramassant du coton à longueur de journée sous un cagnard atroce, sans eau ou presque.

Le peu de confort qu’elle a dans cette vie, c’est la présence de son père, qui va lui être brutalement retirée. S’enchaînent ensuite une foule d’évènements qui maintiennent cette parfaite immersion que confère l’écriture de l’auteur, n’hésitant pas à user des mots qui nous choquent, ces « nègres, « négros », car on les sait prononcés pour discriminer, pour insulter, pour donner un statut de sous-humain à ceux sont pourtant des hommes comme les autres.

Les personnages qui peuplent le récit, entre Aaron, l’homme fou revenu d’entre les morts, le patron de l’exploitation, sa femme, ses leurs deux fils, l’un érudit, l’autre abruti et bien d’autres encore, dont d’ailleurs l’arnaqueur soit disant capable de spiritisme, dressent un panorama assez complet et complexe de la situation des états du Sud, ces futurs Confédérés qui perdront la guerre de l’esclavage.

Reste un défaut : c’est trop court, beaucoup trop court ! Plus long qu’une nouvelle, moins qu’un roman un peu étoffé, l’Empire Invisible nage entre deux eaux et son intensité aurait mérité soit d’être encore plus condensée, soit d’être étirée sur un peu plus de pages. Dommage.

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Découverte du HTC Wildfire

Posté par le 25 mai 2010 dans Technophilie | 3 commentaires | 967 vues |

Lundi dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir juste avant son annonce officielle (ou un peu après, puisqu’il parait que les blogueurs allemands ont du mal avec les NDA…) le tout nouveau HTC Wildfire, le petit-frère du très bon Desire.

La filiation est d’ailleurs évidente en terme de design, sans même parler de l’utilisation d’Androïd 2.1 et de la fameuse interface Sense découverte sur le Hero il y a déjà quelques temps, interface qui me plaît toujours autant et qui s’enrichit au fil des évolutions. L’expérience utilisateur sur le Wildfire est donc très bonne, presque autant que sur le Desire : le téléphone est hyper réactif et affiche une résolution très honnête malgré des dimensions plus réduites (diagonale de 3″2), il est de manière générale très fluide.

HTC a donc joué la carte du « petit frère » sans pour autant sacrifier les specifications techniques, pour preuve la fluidité et la bonne réactivité du téléphone. Il ne reste maintenant plus qu’à se rendre compte des possibilités de la bestiole puisque je devrais recevoir sous peu le Wildfire pour un test longue durée. Et j’ai bien peur que le Wildfire (ou le Desire, peut-être un peu plus proche de ce que je recherche en terme de taille d’écran), tout comme le Hero à son époque, me fasse toujours un peu plus pencher vers HTC et son expertise indéniable sur Androïd.

Bref, on en reparle très bientôt… du test, du ressenti, de ce nouveau widget de partage d’applications…

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Le Monde enfin : Récits d’une fin du monde annoncée – Jean-Pierre Andrevon

Posté par le 25 mai 2010 dans Lectures | 1 commentaire | 194 vues |

Après Sukran, j’ai décidé de me lire quelques-uns des autres livres de Jean-Pierre Andrevon, à commencer par l’une de ses toutes dernières sorties (2006) : Le Monde enfin, Récits d’une fin du monde annoncée. Joyeux comme titre ? Oui, je trouve aussi.

Il faut dire qu’en terme de fin du Monde, Jean-Pierre Andrevon n’y est pas allé avec le dos de la cuiller, dépeignant l’extinction quasi totale de l’espèce humaine en quelques jours, foudroyée par une pandémie mondiale qui a pris la forme d’une étrange mutation entre un virus et un prion, combinaison absolument fatale qui a laissé l’Humanité exsangue avec un joli taux de transformation : 1 survivant pour environ 1000 à 2000 morts. Des morts un peu dégueulasses soit dit en passant puisque ce charmant virus ne se contente pas de tuer, il dégomme, il liquéfie, il représente un mélange de SIDA, d’Ebola, de maladie de la « vache folle » comme on dit.

Cette disparition brutale de l’Humanité est terrifiante de réalisme mais ne dure finalement que peu de pages… car après, qu’y a-t-il ? L’auteur va s’attacher à nous décrire la survie de quelques uns de ces survivants, usant d’une construction narrative très sympathique et loin des modèles habituels. On suit un vieux cavalier octogénaire sur les routes du sud de la France, en chemin pour son rêve : mourir en face de l’océan. Il ressasse certains de ses souvenirs, parcourt des régions inhabitées, découvre quelques noyaux de résistance humaine où tous les gens sont vieux, les femmes survivantes ayant été rendues stériles par le virus (efficace, le bestiau, hein !), s’attache à survivre, à se nourrir. Et entre chacun de ces chapitres sur notre vieil homme, à la fois attachant, répugnant et profondément humain, se déroule un pan de l’histoire d’autres survivants, à Paris, dans l’espace, dans une base militaire, dans les ruines de toutes ces villes abandonnées et que la Nature reprend peu à peu, doucement mais surement.

Et pour chacun de ces chapitres, c’est une claque qui nous est assénée, c’est l’Humanité qui trébuche, qui tente de survivre, qui est réduite à son statut premier d’animal, oublions donc le « sociable », il s’agit de survie, seul, ou parfois à deux. Les destinées de chacun de ces personnages vont s’infléchir et infléchir le salut de la race humaine, mais cela, je vous laisse le découvrir. Triste fin ou douce fin ? L’Humanité disparaîtra-t-elle ? Jean-Pierre Andrevon n’apporte pas vraiment de réponse à cette question, libre à chacun d’interpréter les tous derniers signes.

Mais une chose est sûre, Andrevon a réussi ici le tour de force de mêler dans un seul roman l’humanisme, la survie, les notions de développement durable et de perturbations climatiques, il a dressé un portrait d’un Monde sans Hommes d’un réalisme sans pitié, un Monde qui ne leur a jamais appartenu mais qui clairement ne leur appartient plus.

A lire.

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Nature Capitale – vernissage au Grand Palais et balade sur les Champs-Elysées

Posté par le 24 mai 2010 dans Découvertes | 3 commentaires | 76 vues |

Les 22, 23 et 24 mai (autrement dit c’est aujourd’hui le dernier jour), les Champs-Elysées passent au vert de manière assez impressionnante : ça s’appelle Nature Capitale et je vous conseille fortement d’y aller si vous aimez les bains de foule dantesques !

Tout a commencé pour moi jeudi soir au Grand Palais pour le vernissage de cet évènement exceptionnel qu’est l’installation sur la quasi intégralité des Champs-Elysées de plantes, d’arbres, de bacs de sel, d’huîtres… le tout dans un écrin d’écorce de pin recouvrant les pavés de la plus belle avenue du monde. Chapeau bas. Mais donc, jeudi soir, dans un Grand Palais complètement vidé pour l’occasion et dont le sol est parsemé de mottes d’herbe symbolisant le retour de la Nature dans les grandes villes (cela m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à « Le Monde Enfin » de Jean-Pierre Andrevon, critique à venir), c’était le vernissage : amusant de se retrouver là le soir même si la balade des nymphettes au milieu des mottes d’herbes m’a laissé quelque peu perplexe. M’enfin, si vous voulez quelques infos et photos, c’est chez Lousia et Selenite qu’il faut aller, moi j’avais honteusement oublié mon reflex !

En revanche, tandis qu’eux se doraient la pilule dimanche matin sur une plage bretonne (oui, c’est possible), je me suis armé de ma machine de guerre de très bon matin pour profiter de la fermeture des Champs. Première réflexion : « ah ouais quand même… » … Impressionnant de voir les Champs-Elysées fermés et verdoyants. J’ai même envie de dire que ce serait une bien belle chose de faire ça de manière permanente ! Bon, en revanche, même à 9h15 et avec un pass, c’est complètement blindé de monde, les gens sautant au dessus des barrières, insultants les « privilégiés » ayant un accès pendant une petite heure sans « trop » de monde… Décevant de ce côté là mais il fallait bien évidemment s’y attendre, les gens, en meute, c’est con.

Pour le reste en revanche, c’était magnifique mais j’aurais du y venir à 8h du matin en fait, pour profiter des odeurs de bois, de pin, d’herbe, de plantes que l’on a parfois humées mais qui se sont vite dissipées dans l’air parisien surchauffé par ce doux soleil de fin de printemps. Mais décidément, Nature Capitale est un splendide projet, habilement mené mais un peu gâché par tous ces parisiens malpolis, ces banlieusards et provinciaux venus pour l’occasion et complètement dédaigneux desdits parisiens mais eux-mêmes malpolis… hallucinant le nombre de remarques, la tension chez certains. Mais détendez-vous le string les gars, on est dimanche, il fait beau, on est sur les Champs et y a plein d’arbres ! Bref : les cons, ça gâche tout, y compris une bonne part du plaisir d’évoluer dans un tel cadre.

Pour compenser, je suis retourné faire un petit tour au Grand Palais, toujours aussi vide de monde, toujours aussi exceptionnel d’être dans un tel endroit pour la seconde fois (la première, c’était le vernissage) sans personne ou presque avec soi. Magique.

Vivement la prochaine édition de cette Nature Capitale… On fait plus grand la prochaine fois ? Et on vire les voitures de manière définitive ? (oh pinaise le pied…)

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