En attendant…
Mar 8th
… que j’aie le temps de rédiger consciencieusement mes billets sur la Malaisie, Budapest et Vienne, sans oublier le compte-rendu de ce weekend de malade que je viens de passer à Val Thorens grâce à Continental, je vous colle quelques “brèves”.
Autrement dit des choses que j’ai envie de partager mais qui ne méritent à priori pas un billet dédié ! Il faut dire qu’on est lundi matin, que j’ai dormi 4h (et guère plus la nuit d’avant) et donc que je suis décalqué. Et il paraît qu’une blondinette veut me tirer le portrait ce midi. J’ai peur.
On commence avec un évènement que j’adore et auquel je participe tous les ans depuis que je suis de retour en région parisienne : le Salon du Livre ! Le programme cette année est alléchant (un peu comme chaque année en fait, il y en a vraiment pour tous les goûts) et j’ai surtout fait une demande d’accréditation presse… chose qui ne me serait en fait pas venue à l’idée sans un dandy en plein essor, Guillaume. Autrement dit je vais pouvoir me balader tranquillement de stand en stand, de conférence en conférence, j’ai véritablement hâte d’y être !!!
Et puis il y aussi un concours assez dément dont on m’a envoyé les infos : c’est organisé par Dolce Hotels & Resorts, une chaîne clairement orientée haut de gamme et qui vous propose de gagner 52 weekends. Autrement dit le gagnant repart avec un weekend et invite 100 de ses amis. Ouais. Rien que ça. Une suite privée, pendant un an, dans un hôtel de malade… Du coup j’ai envie de dire que ça vaut le coup de tenter tant le lot est délirant. Il me semble d’ailleurs avoir reçu une invitation d’un ami qui grogne sur la SNCF le dimanche soir !
What else ? Bah le mois de mars s’annonce fou, fou et fou. Bien rempli en tout cas, que ce soit perso ou blogo. Cela a commencé avec Continental ce weekend, ça continue ce soir avec Hocus Pocus, demain Kingston, etc. etc. etc. Nawak. Enfin, en ce moment j’ai surtout la tête au boulot, il faut que les choses avancent vite sur le projet, la motivation est revenue, c’est l’essentiel.
Et puis, fin du mois prochain, c’est le retour en Sicile ! Cela faisait 7 ans que je voulais y retourner. Tiens ça me donne une idée, je vais me faire quelques billets sur mon passé automobile / voyage, les deux étant plutôt liés…
Enfin, j’ai surtout pris mes billets pour Nouméa. Et putain, j’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte !!! Trois semaines de paradis.
Miom le joli DLC pour Race Driver GRID
Mar 5th
La petite news qui fait plaisir pour la semaine prochaine : l’arrivée sur le PSN d’un DLC pour Race Driver GRID que j’avais chroniqué il y a quelques temps… !
Au menu, un circuit (en Australie, le tracé de Bathurst) et surtout quelques belles caisses (très belles même) :
- Ferrari F430 GTC,
- Ferrari F575 GTC,
- Bugatti Veyron,
- Mercedes SLR McLaren 722,
- Lotus 2-Eleven,
- Lamborghini Gallardo GT,
- Lamborghini Gallardo LP560-4,
- Mazda Furai,
- Jaguar XKR GT3,
- Honda Integra Type-R (DC5).
J’ai envie de dire “GNIIIII !!!”… je crois que ça va être l’occasion de remettre le nez dans le jeu pour me faire quelques courses au volant de ces monstres !
Reste le prix, 9.99€, qui fait toujours un peu mal, le PSN va décidément me coûter un bras ce mois-ci avec tous les DLC, les thèmes, les jeux en promo et autres… Foutu business model ! Autre solution : attendre le 25 mars et acheter la version “Reloaded” du jeu, une sortie platinum à moins de 30€. Si vous n’avez pas déjà le jeu (au contraire de moi), c’est clairement une bonne affaire.
Singapour et la Nature
Mar 4th
Singapour, en plus de la ville, des gratte-ciels et autres éléments citadins, c’est aussi et avant tout une ville qui flirte avec la nature, qui tente de préserver son passé : à savoir que l’île était totalement couverte d’une forêt tropicale, rongée peu à peu par la cité en extension ! Ainsi, au cœur de l’île existe toujours un “bloc” de forêt énorme, une sorte de réservoir de nature que l’on peut parcourir afin de rejoindre notamment le point le plus haut de l’île, conquis il y a fort longtemps par les premiers colons (britanniques je crois…).
Non loin de là où je logeais donc, une balade au milieu des arbres avec des singes qui trainassent et le bruit assourdissant des cigales de la région, un bourdonnement oppressant là aussi, une belle marche dans la touffeur de la jungle. Vaste blague toutefois par rapport au trekking qui m’attendait en Malaisie !
On oublie cette chaleur lancinante, humide (et encore humide est un mot bien faible), direction le zoo de Singapour, l’un des plus grands du monde. Un cadre magnifique en plein milieu du centre de jungle de l’île de Singapour, un endroit préservé riche d’une multitude d’animaux. Un lieu amusant aussi quand on y revient le soir pour la visite de nuit, intrigante et oppressante. Sauf qu’au retour, j’ai eu le chauffeur de taxi le plus hallucinant du monde… Un des rares chinois chauffeurs de taxi (ils sont 5 je crois !), complètement bigleux (genre 1,5 cm de verre sur la monture…) et atrocement malhabile au volant !!! Changements de voie intempestifs, guidage à la ligne blanche, clignotants 800 m avant de tourner ou même carrément dans les virages, une hallucination, vraiment et un fou rire difficile à réfréner ! Enfin, le zoo, c’était beau, c’est déjà ça !
Singapour, c’est aussi un parc à oiseaux sublime, le plus grand du monde ! Une collection d’oiseaux dantesque… parcourue un petit main, seul avec mon appareil photo, dans la torpeur d’un grand parc quasiment vide si l’on excepte la volière dantesque au centre du parc. Splendide endroit si l’on excepte la petitesse ridicule de certaines cages (de toute façon, des oiseaux en cage… ‘fin bref).
Les Singaporiens sont fiers de la sauvegarde de ces réservoirs de nature et de forêt originelle, ils ont bien raison tant la surface occupée par ces parcs est importante au regard de la superficie globale de l’île, très limitée. Ceinturés par les habitations et les quartiers résidentiels, ils sont une sorte de poumon pour la ville qui en a bien besoin, polluée et étouffante pour ses habitants.
Ils offrent aussi un contraste supplémentaire après celui des différents quartiers, après la foule cosmopolite. Une opposition saisissante entre les buildings, les habitats historiques de Chinatown et ces arbres bardés de cigales qui bruissent, qui bruissent à nous rendre fous !
Antarès et New Byzance – tomes 3
Mar 4th
Deux petites BDs de cycles que j’adore : Uchronie(s) et Antarès, troisième cycle des mondes d’Aldébaran ! Tome 3 pour chacune d’entre elles, sauf que pour Antarès, on est en plein milieu du cycle tandis qu’il se clôture pour New Byzance.
Petit rappel pour les Uchronie(s) donc : 3 cycles de 3 tomes, sortis en parallèle et clôturés par un tout dernier tome indépendant, nommé si je ne m’abuse “Réalité”. On navigue entre trois univers parallèles, New York, New Harlem et New Byzance, chacun présentant une facette d’un futur possible. Je vous invite à lire mes autres billets sur la série, ce sera plus simple pour les détails !
Enfin, toujours est-il qu’on arrive là au bout du premier cycle, les deux autres BDs de clôture devant sortir dans les deux mois à venir ! Et on commence à en voir le bout, on commence à voir les différents univers s’interconnecter, se rejoindre, se détruire mutuellement, trouver une cohérence en démêlant les différents liens et intrigues les connectant de manière plus ou moins lâche. Autrement dit on en apprend déjà beaucoup dans ce dernier tome de New Byzance et on quitte à regret son univers chatoyant et extrêmiste même si le cliffhanger me donne juste envie d’être le mois prochain dans le dernier tome de New Harlem. Confirmation donc avec ce tome que cette série de BDs est une vraie réussite, tant du point de vue du scénario que du dessin.
Pour Antarès, c’est donc différent même si l’on sent là aussi la fin d’une époque arriver ! Léo nous replonge dans l’aventure Aldébaran sans temps mort, nous faisant presque oublier dans ce tome que nos personnages sont à la recherche d’une troisième mantrisse et des mystérieux êtres humanoïdes dont l’un deux est le père d’une petite hybride, la fille de Kim !
Nos protagonistes, échoués bien loin de la force de colonisation religieuse intégriste qui ne soucie finalement guère d’eux, tentent tant bien que mal de combler l’écart entre eux et le camp de base. L’histoire se concentre donc sur eux et sur la découverte de la faune et de la flore d’Antarès et l’on voit que Léo est toujours aussi prolifique quant à la création de nouvelles formes de vie originales. Reste que la mécanique reste la même : on arrive sur une planète, pan une catastrophe, pan un groupe de survivants et zou on découvre la planète, sa faune, sa flore, ses dangers (énormes, toujours, mais bien planqués) et pour finir on se retrouver avec une mantrisse et des trucs bizarres.
Et d’ailleurs, la fin du tome nous ramène bien à la mantrisse et aux trucs bizarres même si le cliffhanger n’est pas aussi énorme qu’il a pu l’être auparavant dans les deux autres cycles puisqu’il est riche d’informations ! Sachant que les possibilités scénaristiques ne sont pas infinies, on se doute quand même plutôt bien de ce qu’il va se passer dans le tome 4… et seul le dénouement, que j’espère splendide, reste une inconnue ! Bref : j’ai hâte !
Singapour et son manque de saveur
Mar 3rd
Singapour. Point d’arrivée pour mon premier voyage “à l’est” comme on dit… Je connais le Brésil, la Floride, le Maghreb, quelques bouts de l’Europe mais jamais, ô grand jamais, je n’avais mis les pieds en Asie. Autant vous dire que je m’attendais à une claque monumentale, une sorte de dépaysement massif qui me fasse ressentir le manque du pays.
12h d’avion non-stop, 1h de moins que pour le Brésil, rien de nouveau donc mais une belle différence : cette fois je suis majeur et je peux picoler : LA solution pour dormir dans l’avion en ce qui me concerne ! Bilan : 9h de dodo et une arrivée à l’aéroport en toute quiétude, frais et dispos. Valise récupérée en 15 minutes chrono, mon accompagnatrice est quant à elle en retard, petite bouffée de stress ! Elle finira bien évidemment par arriver, “ouf”, direction les taxis et le dépaysement commence par la traversée de la ville via les grands périphériques, j’aperçois quelques tours, il fait 35°c, le taxi-driver a une tronche bizarre et conduit vite, on sent le côté tropical (je déconne). Mais rien de plus. Je m’attendais à “plus” mais il fait nuit très tôt et je ne vois finalement trop rien…
Retour du soleil, chaleur moite et vêtements qui collent à la peau et balades interminables dans la ville, à pied, en taxi, de point en point, à la découverte des différents quartiers de cette île-ville. Ce sont les zones “vivantes”, plusieurs quartiers aux caractères bien divers : Arab Street, Little India, Chinatown, le quartier des affaires autour de Raffles City et puis Orchard… Chinatown m’étonne. Carton-pâte… tourisme… l’ensemble fait trop neuf, manque de saleté, tout est propre et finalement sans odeur, cela manque clairement de folie. Ah mais oui, Singapour est une dictature moderne, j’avais oublié.
Arab Street et Little India sont en revanche nettement plus agréables à vivre même si le premier subit depuis quelques années un programme de reconstruction qui transforme ses ruelles historiques en quartiers branchés et riches. La grande mosquée reste une petite merveille mais elle est désormais bordée de petites rues truffées de bars tous plus hype les uns que les autres. Drôle de changement pour le quartier qui était avant celui des petites (ou grosses) frappes et de la prostitution ! Le second, Little India, est finalement le quartier le plus authentique, le plus vivant, le plus riche d’ambiances, d’odeurs et de saveurs. Un petit mango lassi dégusté en regardant les passants et quelques touristes paumés par là… Définitivement, si par hasard je reviens à Singap’, je logerai ici.
Et reste enfin le quartier des affaires. Un côté Manhattan complètement assumé avec ses gratte-ciels qui poussent, qui poussent, sans arrêt ! Des rues propres, de belles voitures, des centres d’achats, les malls, dans lesquels j’ai systématiquement refusé de pénétrer. Quel est l’intérêt de voyager pour faire du shopping ?
Mais bref, voilà ce qui en ressort : Singapour manque de saveur, manque d’odeur, manque de folie. C’est une dictature, on le sent en discutant avec les chauffeurs de taxi qui parlent à mots couverts du régime en place… La ville, riche d’un passé historique énorme, s’acharne à raser peu à peu les vieux quartiers (Arab Street par exemple) pour les transformer en résidences, en immeubles… et ainsi faire disparaître ce qui fait l’âme des quartiers, âme qu’on ne retrouve finalement plus que dans Little India. Quelle tristesse, ne restent finalement que certains quartiers historiques ou encore le parc du réservoir et son fort colonial transformé en centre culturel… Petit bonheur que de se balader dans le parc en entendant les accords d’un piano qu’on caresse s’échappant des fenêtres ouvertes.
Le dépaysement est de toute façon bel et bien là… dans les gens qui nous entourent, Singapour est une ville multi-culturelle ! et puis aussi dans la nourriture en provenance de tous les horizons, dans la chaleur étouffante et les paysages… Pas de doute, on est ailleurs, on change notre quotidien. Mais tout ça sent encore trop bon pour qu’on se sente vraiment largué. J’ai passé au total deux jours dans la ville à mon arrivée, et encore deux autres avant de repartir. Point d’arrivée, point de départ. Je ne reviendrai pas. Singapour, “check”, c’était sympathique mais définitivement, ça manque de saveur, de folie, de vie finalement.
HBO et la “green light” pour A Song of Ice and Fire / Game of Thrones
Mar 3rd
Les gens, vous n’imaginez pas ma PUTAIN DE JOIE ce matin !!! Parmi mes flux rss survivants se trouvent deux sites : le blog Winter is Coming et le blog de l’auteur du Trône de Fer / A Song of Ice and Fire / Game of Thrones : George R.R. Martin.
Et donc, que vois-je ce matin ? “Green light” de HBO pour la mise en production de la toute première saison de Game of Thrones, l’adaptation des romans de l’auteur, une fresque démente qui repousse le Seigneur des Anneaux au simple rang de récit purement manichéen ! Le Trône de Fer, c’est tellement plus, c’est tellement bon… d’ailleurs le tome 5, A Dance With Dragons devrait normalement ENFIN sortir cette année, après de longues années d’attente.
En attendant ce nouveau tome qui s’annonce d’ores et déjà énorme en terme de contenu, la première “photo promo” de Game of Thrones… MIOM !
Toujours est-il que ce matin, je suis joie, je suis félicité, je suis enthousiasme de voir HBO porter à l’écran cette oeuvre magnifique. Et quand on voit les précédentes productions de HBO : Rome, The Sopranos, Deadwood, Band of Brothers, Oz, Six Feet Under, Big Love ou encore True Blood, on ne peut qu’être enthousiaste !!! Game of Thrones, c’est violent, c’est sombre, c’est rempli de machiavélisme et de personnages forts… ce ne pouvait être qu’HBO derrière un tel projet : 7 livres, 7 saisons si le succès est au rendez-vous.
Alors autant vous dire que pour la première fois de ma vie, je vais payer mes épisodes de série TV.
Ben & Jerry’s bientôt 100% commerce équitable
Mar 3rd
Jeudi dernier, petite soirée organisée en mode “à la cool” pour célébrer le passage à Paris de Ben & Jerry, les “vrais” mais avec une inversion de barbe par rapport aux photos historiques (ça surprend) dans le cadre de leur tournée européenne. Le but : une annonce concernant l’entreprise dans sa globalité d’ici à la fin 2011…
Et l’annonce est somme tout de taille : les produits Ben&Jerry’s seront bientôt tous composés de produits issus du commerce équitable et certifiés par Max Havelaar. Un gage de qualité, de respectabilité et de revenus équitables pour les producteurs même si le label est souvent critiqué un peu partout dans le monde pour s’être érigé en tant que label sans contrôles gouvernementaux. Reste qu’il faut bien se rendre à l’évidence : Max Havelaar a mis en place un système économique, social et environnemental qui fonctionne et qui, dans son ensemble, est une bien bonne chose.
La soirée était aussi l’occasion de déguster des glaces inédites en France… dont la fabuleuse Wich, une sorte de sandwich de glace que j’attends maintenant avec impatience en France !!!
Bon. Je file déguster mes pots de glace moi. Reste qu’il était fort sympathique de voir ces deux bonshommes quasi-légendaires sur scène, habillés à la cool et complètement détendus, ravis d’être là. Le succès sans prétention, et des glaces qui défoncent, qui dit mieux ?
Blind Lake – Robert Charles Wilson
Mar 2nd
Blind Lake, ou mon retour à l’écriture de Robert Charles Wilson dont j’ai tendance à collectionner les œuvres sans les lire ! Depuis Ange Mémoire, qui m’avait séduit, et les Chronolithes, une petite merveille qu’il faut que je relise, je les accumule : Spin, Axis, Bios, etc. mais je ne les lis pas ! Erreur corrigée pour ce qui est de Blind Lake, sorte de thriller scientifique se déroulant dans un futur proche.
Utilisant une technologie quantique qu’ils ne comprennent pas totalement, les scientifiques des complexes de Crossbank et Blind Lake observent des planètes extraterrestres distantes de la Terre de plusieurs dizaines d’années-lumière. À Blind Lake, Minnesota, Marguerite Hauser s’intéresse tout particulièrement à un extraterrestre qu’elle appelle “le Sujet”, mais que tout le monde surnomme “le homard”, à cause de sa morphologie. Et voilà qu’un jour, personne ne sait pourquoi, le Sujet entreprend un pèlerinage qui pourrait bien lui être fatal. Au même moment, l’armée américaine boucle Blind Lake et instaure une quarantaine qui tourne à la tragédie quand un couple qui tentait de s’échapper en voiture est massacré par des drones de combat. Que se passe-t-il à Blind Lake?
Un roman fort bien bâti et traitant d’une multitude de sujets avec une brochette de comportements humains très variée, chaque personnage étant doté d’une psychologie et d’un passif bien particuliers : du journaliste tailladé par son passé au père névrosé en passant par la bonhommie d’un ingénieur en charge de la maintenance des systèmes O/BEC et cette petite fille hantée par la “Fille Miroir”. Mais les cylindres O/BEC, qu’est-ce donc ? Ce sont les éléments principaux qui constituent l’Oeil assurant l’observation de ces deux planètes situées à des années-lumière de la Terre. Ces ensembles, qui se comportent de manière auto-évolutive, mêlant algorithmes génétiques et mécanismes d’auto-réplication ont pris la suite de l’ensemble Gallilée, une sorte de téléscope gigantesque dont les éléments, disposés en orbite géostationnaire, ont peu à peu cessé d’émettre. Malgré cela, les images arrivent toujours depuis l’espace… que se passe-t-il donc dans les O/BEC ?
L’auteur va tenter de répondre à cette question durant tout le roman au travers des interrogations des “prisonniers” du blocus de Blind Lake, se penchant tour à tour sur le rôle de chacun et sur son approche du blocus, du suivi du “Sujet” (doit-on respecter l’anthropomorphisme le plus neutre ? ou écrire un récit plus subjectif et sensible de ses agissements ?). Pendant ce temps, nul ne sait ce qu’il se passe dans le monde alentour et les divers personnages vont là aussi tenter de trouver des réponses jusqu’au dénouement final. Le livre est donc un entremêlement de problématiques globales (le Sujet, le blocus, le dehors, etc.) et locales (le blocus, les luttes d’influence, la vie au quotidien, etc.).
Le roman est un peu long à démarrer, posant les bases psychologiques nécessaires à une bonne complexité des relations humaines et à l’instauration d’un sentiment d’oppression du lecteur, mis en situation. Le rythme devient cependant de plus en plus palpitant, s’accélérant même de manière atroce sur les 80 dernières pages, générant une frénésie de lecture, une boulimie de pages, on veut connaitre le dénouement ! Dénouement classique au demeurant, laissant en suspens une foule de questions, selon la tradition bien Robert C. Wilsonienne !
Reste que cette lecture, malgré quelques imperfections et une certaine lenteur à l’allumage, est une petite merveille d’équilibre entre réflexion, action et subtilité quant à l’approche des comportements humains en milieu absolument clos. Un livre à lire, donc, même s’il ne bouleversera pas non plus votre vision de la SF. Au moins il vous évitera de lire les conneries en tête de gondole et vous aérera le crâne !






































