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Le ménage par le vide
May 14th
C’est le printemps, tout le monde en convient. Même quand on se prend 30 L/m² de pluie comme hier en sortant du bus. Et en général, dans l’imaginaire populaire, le printemps correspond à la période du ménage… Soit. Autant vous dire qu’heureusement que cela n’est qu’un truc “dans l’imaginaire populaire” sinon nos appartements seraient sacrément dégueulasses une bonne partie de l’année !
Enfin, toujours est-il que j’ai trouvé mieux que le traditionnel ménage de printemps : le ménage par le vide ! Diablement efficace cette petite chose. En fait, c’est très simple…
En lieu et place du sempiternel rangement, de la réorganisation systématique, on fait le vide. Vêtements, livres, vaisselle, geekeries… tout ce qui dépasse dégage. Déjà victimes de ce mode de pensée, une bonne partie de mes fringues et de celles d’A. a rejoint les jolies bornes d’évacuation des vêtements en vue d’une distribution à des personnes en ayant besoin. Autre victimes, quelques pièces de vaisselle isolées dont les frères et soeurs ont du être malencontreusement massacrées lors d’une vaisselle un peu énergique…
Mais surtout, les technoplouqueries ! Le ménage par le vide étant un peu plus difficile à envisager d’un strict point de vue moral (ou pécunier, c’est selon), je solde tout ce qui traîne et ne m’est pas vraiment utile. Ainsi :
- un ancien objo dont je n’ai plus l’utilité mais qui fonctionne parfaitement. Hop, vendu.
- mon écran 22″ qui n’a quasiment jamais servi. Hop, à vendre, vous êtes intéressés ?
- mon netbook qui n’a que très peu tourné lui aussi. Hop, quasi vendu.
- un objectif macro en vue d’un remplacement. Quasi vendu aussi.
- et enfin le vieil EOS 10D qui n’a pour l’instant pas trouvé preneur mais que j’espère bien placer ce weekend !
Il y en a d’autres, mais ce vide fait un bien fou, libère de l’espace, libère aussi certaines façons de fonctionner, je pense notamment à l’écran et au netbook… Rationaliser les geekeries, j’ai toujours eu beaucoup de mal à le faire et je pense ne pas en être encore capable, mais j’essaie.
Et pour commencer, je vais vite fermer ce pdf avec le catalogue des objectifs Canon… Vite. Hum. Un 100mm macro ? Bon, qu’est ce que je peux bien vendre encore pour avoir ce petit 70-200 qui me fait de la lentille ? Il va falloir m’attacher je crois, je suis irrécupérable.
La balade du samedi matin (aka macro mon amour)
May 4th
Certaines personnes sont folles : elles proposent des balades axées "photo" le samedi matin, à 10h. Autant vous dire que bien peu nombreux sont ceux à répondre à ce genre d'appel ! Programme alléchant pourtant : rendez-vous à Cluny-La Sorbonne, balade vers le Panthéon, descente du quartier Mouffetard, Mosquée de Paris, Jardin des Plantes, Arènes et puis un retour vers Opéra … Enorme balade sans assistance motorisée, le genre de trucs qui t'achève avant 14h et te donne envie de te coucher à 20h comme un petit parisien vieux. Enfin c'était surtout un bon moment, à intégrer à ce billet, partagé avec des gens bien : Alexandre, Leslie et puis Bao et sa petite famille !
Matinée commencée avec un cyborg, continuée avec une apprentie …
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Passage au marché Mouffetard et devant la mosquée de Paris, deux lieux que je ne connaissais absolument pas, ne fréquentant que très rarement la rive gauche de la Seine !
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Et puis continuée avec beaucoup (beaucoup) de fleurs ! Je n'avais pas encore vraiment pris la mesure de mon objo macro (un Canon EF-S 60mm f/2.8), voilà qui est fait… et je suis plutôt heureux du résultat. Voire très heureux en fait (je vous ai dit que les photos étaient cliquables ?).
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Une jolie balade, de jolies photos, la journée de samedi fut un régal. Hâte de remettre ça, hâte aussi de retourner chez ma mère en Normandie avec l'hectare de jardin pour continuer à exploiter cet objectif !
Le joli mois de mai
May 3rd
Long weekend, longs moments pour se balader, boire des bières, traîner au marché d'art contemporain, manger thaï et coréen, songer à acheter quelques oeuvres pour décorer l'appartement, se poser en terrasse, parler, faire le point sur certaines personnes aussi, savourer les beaux jours qui reviennent. Une certaine indolence qui fait du bien et qu'on espère retrouver tout au long de ce joli mois de mai.
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On se revoit le weekend prochain les petits ?
Où est le frein ?
Apr 23rd
Depuis un mois, j’ai l’impression que quelqu’un a mis un coup d’accélérateur extrêmement violent dans la blogobulle et plus généralement dans ma vie. Retour des beaux jours, mise en place d’opés blogs, découverte de nouvelles personnes, syndrôme de la bière en terrasse, beaucoup d’occasions d’être de sortie et de ne jamais se poser. En gros, cela fait un mois qu’A. et moi vivons en sous-marin, quasiment à fond du matin au soir. Je crois bien que c’est la première fois que cela nous arrive, surement parce que c’est notre premier printemps ensemble à Paris aussi !
Drôle de rythme, quasiment effrené, tellement citadin. Et je crois bien que je commence à saturer, du moins mon visage me l’a clairement fait comprendre ce matin en me levant : complètement défait, décalqué ! et les grognements d’A. (oui, elle ronchonne parfois) au réveil à base de “putain, je suis défoncée ce matin” me font me dire que je ne suis pas le seul à être dans un état assez avancé dès l’aube. Il serait peut être temps de songer à nous aérer l’esprit ailleurs ! Les grands weekends arrivent, justement. Rien de prévu pour l’instant si ce n’est une descente en Normandie pour la fin du mois, l’occasion de voir mon frère aîné et sa petite famille dont ma nièce, 2 ans, que je ne connais pas. Pression et excitation.
Après, l’idéal serait aussi de partir un peu à l’étranger. Nous avons systématiquement repoussé Lisbonne, Porto, Catane, Palerme, Athènes et autres Bodrum depuis deux mois. Connerie, puisque les vols affichent désormais des tarifs prohibitifs … j’ai donc bien peur de passer ces longs weekends sur Paris, mais je ne désespère pas de trouver une solution à la fois excitante et peu chère. Hors de question de nous “ruiner” en effet, le but est de faire un bon paquet d’économies pour renflouer nos caisses (elle, d’ex-étudiante, moi, de dépensier chronique) et donc d’arriver à un équilibre entre ces écos et un capital plaisir à dépenser tous les mois.
Reste enfin le boulot. Pour A., ça va plutôt bien semble-t-il : fin de projet, beaucoup de boulot mais un peu d’incertitude pour la suite. Pour moi, c’est nettement plus délicat. Vous savez que j’ai signé pour deux ans … Soit. Sauf qu’il s’avère que mon augmentation traîne depuis un mois et l’approche un peu fuyante de mon responsable font que je n’arrive pas à les faire comprendre que c’est quelque peu important pour moi. Bref, j’ai la démission qui me démange, je n’aime pas qu’on me prenne pour un con, surtout au travail.
Le déjeuner du 15 août
Mar 18th
A. et moi n’allant pas tous les jours en Italie, nous apprécions toujours les petites doses qu’on nous fournit de temps à autre et qui fleurent bon la contrée transalpine : musique, cochonaille, italiens croisés à Paris, mais aussi films.Et aujourd’hui, c’est le déjeuner du 15 août, aussi connu sous le nom ferragosto, l’une des fêtes religieuses et familiales les plus importantes en Italie. Pour l’avoir vécu il y a 4 ans, c’est en fait une des quelques occasions où toute la famille essaie de se réunir et de partager un bon moment, avec toutes les autres familles qui célèbrent aussi cette date avec ferveur et bonne humeur.
Le film parle bien sûr de ferragosto, puisque ce déjeuner a lieu le 15 août ! On y rencontre Gianni, vieux garçon vivant encore chez sa mère et s’occupant d’elle, empêtré dans des problèmes financiers et qui se voit confier 3 délicieuses grand-mères moyennant argent pour cette fameuse journée, en plus de sa mère !
Et c’est bien là le “problème”. Les autres protagonistes essaient de se débarasser littérallement de leur mère pour passer un 15 août avec femmes, maîtresse et enfants. L’Italie change, tout comme la France l’a déjà fait : on abandonne les vieux …
Avant tout comédie, le film n’en pointe pas moins les défauts d’une société italienne qui ne sait trop sur quel pied danser vis à vis de sa vieille génération. On passe ainsi 2 jours avec Gianni, Viking et nos 4 vénérables mais pimpantes italiennes !
Répliques bien senties, doubles sens, le portrait est vivant, drôle, émouvant, profondément italien. Mais qu’on le soit, italien, ou un peu moins, voire pas du tout, on ne reste pas insensible à cette drôle de vie, de culture et donc à ce film, à voir absolument (en VO, cela va de soi …).
Ironie
Mar 4th
Ceux qui me suivent sur Twitter savent que j'avais rendez-vous ce soir chez le dentiste … Ils ont bien de la chance d'être sur Twitter hein ? Mais ce n'est pas ça l'ironie.
Elle n'est pas non plus dans ma relation à mon dentiste qui depuis toujours (hors orthodontie, cela va de soi) ressemble à ça : "bonjour, vous allez bien, oui, ok on fait un check et un détartrage, bon ben vous avez des dents parfaites, quasiment pas de tartre tiens, ok c'est bon". Conclusion : "merci, et à dans un an".
Mon dentiste actuel sur Paris, c'est mon frère qui me l'a conseillé et j'y étais donc ce soir. Pour entendre le même refrain.
Et aussi pour entendre un "et C. Gaillot, c'est un parent ?". Bien sûr, c'est mon frère, que je lui réponds …
Il l'a vu ce midi, mon frère. Je ne l'ai pas vu depuis le mois de juillet 2008, mon frère.
La vie a des ironies bien prononcées, des fois … Quand je pense qu'on aurait pu déjeuner ensemble ce midi, vu qu'il passe forcément par Saint Lazare pour rentrer dans Paris …
Il serait peut être temps que je bouge mes doigts, mon cul, mon orgueil et que je reprenne contact. Il serait temps. Reste à le faire.
Walkyrie – Benjamin Button – Le code a changé
Mar 4th
Alors que le temps chiatique du jour nous prouve bel et bien que nous sommes au mois de mars, il est de bon ton de parler de salles obscures, sèches et correctement chauffées, où il fait bon s'enfermer pour oublier la grisaille.
Premier film vu ces derniers jours : Walkyrie, aka le dernier Tom Cruise. Il s'agit de l'histoire romancée de la toute dernière tentative d'assassinat de ce bon vieux monsieur qu'était Adolf Hitler. Car oui, il y a bien eu de multiples tentatives d'assassinat (et on les comprend), malheureusement toutes ratées.Qu'importe, le but de ce film est bien de montrer qu'il y avait au sein même de la Wehrmacht des officiers voire même de hauts gradés animés par une volonté d'arrêter cet homme ainsi que la seconde guerre mondiale. Et Tom Cruise nous montre une fois de plus à quel point il peut être bon dans ses films : il est tout à fait crédible en colonel Von Stauffenberg, déterminé à tuer le Führer.
Bon, il ne s'agit tout de même pas du film du siècle, mais on a là un bon divertissement, doublé d'un vrai questionnement sur les différentes formes de résistances plus ou moins occultées lors de l'écriture de l'Histoire par les vainqueurs ! A voir, sans hésiter.
Second film : L'étrange histoire de Benjamin Button. 2h44. J'avais terriblement peur de m'ennuyer, de m'endormir, d'assister à de la mièvrerie puissance 1000. Eh bien non ! Au dela d'une histoire remarquable et d'un enchaînement parfait des différentes époques de la vie de cet homme étrange, on a aussi droit à une traversée fantastique de l'amérique au cours du dernier siècle, passionnant d'un simple point de vue historique puisque le travail sur les décors, les tenues, les ambiances, est admirable.Quant aux acteurs, ils sont magistraux, tant Pitt que Blanchett (qui ressemble à un moment à Carla Bruni, dur …) que les seconds couteaux qui émaillent le film de leur talent.
Le film roule donc comme un fleuve tranquille, au gré de la lecture du journal de Benjamin Button, enrichi de la beauté des acteurs et de la photographie, non dénué d'une certaine morale sur la vie et la mort et surtout riche en émotions.
Il n'empêche, d'aucuns diront que tout cela n'est qu'un emballage pour une histoire d'amour improbable, à la Slumdog Millionnaire … Je leur répondrai "oui, et alors ?" … A voir, absolument.
Enfin, dernier film : le code a changé. Dernière comédie française en date avec une petite brochette d'acteurs et un sujet phare : les apparences que l'on se donne lors d'un repas entre amis, avec la famille, ou pire : avec les deux en même temps. Et c'est là l'unique propos du film : on voit l'avant-repas, le repas … et le film oscille ensuite entre la fin du repas et la situation de tous les personnages, un an plus tard.C'est bien réalisé, c'est souvent très drôle, c'est un film de société tout à fait dans le ton (tromperies, questionnement de couple, questionnement sur le métier de cancérologue, célibataires trentenaires, etc.) sans être tout à fait transcendant.
Seul gros point positif à mes yeux : il n'y a pas de happy end comme c'est souvent le cas dans toutes nos foutues comédies prémâchées. On se retrouve à la fin du film le cul entre deux chaises, tout comme à son début. Certains vont bien, d'autres sont paumés, de nouvelles crises se laissent entrevoir.
Mais peu importe, au fond, on continuera de jouer sur les apparences, c'est bien là la leçon du film. A voir, en coup de vent.
Mon Macbook va bien, merci
Feb 25th
Oui, vous avez bien lu hier, mon Macbook m'a quitté pendant quelques jours, pour cause de passage au SAV. La raison : le topcase était fissuré au niveau de mon poignet droit, un mal connu et reconnu par Apple depuis la nuit des temps des Macbook !Je prends pourtant grand soin de la bestiole mais il semble que l'ouverture/fermeture de l'écran aimanté, ajouté à l'appui des poignets sur cette partie sensible fait que le plastique se fissure et finit par éclater au bout d'un moment. Erreur de conception, tout simplement. Et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'Apple le prend en charge, gratuitement en théorie car c'est bel et bien leur faute.
Enfin, pour moi la question ne s'est pas posée pour la simple et bonne raison que le bébé est encore sous garantie pour quelques jours. J'ai donc benchmarké auprès de mes collègues macusers Xuoan et MrM pour savoir où je devais emmener la bête se faire soigner et le verdict est tombé : ALis.
Et je me dois de les remercier chaudement de leur conseil : accueil pro, prise en charge rapide, pas besoin de laisser la machine pendant la commande de pièce, remplacement et réparation rapide : cela fonctionne en théorie très bien.
Seul souci en ce qui me concerne : j'ai déposé la machine vendredi, pensant la récupérer dans la foulée mais ils n'ont pas fait le lien avec le topcase solitaire attendant son nouveau propriétaire = je ne l'ai finalement récupérée qu'hier mardi, heureux comme tout malgré ce petit délai qui m'a forcé à utiliser le Medion Mackoya (il faudra que je vous parle de lui, à l'occasion) au quotidien. Et je vous le dis, un netbook, c'est sympathique comme tout, mais pas au quotidien.
Bref, le Macbook se porte à nouveau comme un charme et je vous le dis : il sera certainement à vendre dans les mois à venir … à suivre !
