Jeudi soir, en retard pour cause de réunion improvisée (moi qui déteste être en retard…), j’arrive au studio Davout pour une rencontre en petit comité avec Jean-Louis Murat, qu’il n’est nul besoin de présenter : un artiste « à l’ancienne », un provocateur, des textes chargés de poésie et puissants, une voix d’or, une guitare magnifique et une identité bien trempée comme on n’en fait plus de nos jours. Bref, un mec pas comme les autres qui m’intriguait, me faisant penser à Julien Baer, non pour la musique, mais pour tout ce qui touche à la recherche de la perfection, à la volonté de ne pas chercher à communiquer outre mesure sur ses nouvelles créations. A l’ancienne, quoi, des « vrais » artistes à mes yeux ! (en espérant que la comparaison ne soit pas déplacée, j’ai oublié de lui poser la question…)
Et donc, pourquoi cette rencontre ? Parce que Jean-Louis Murat sort un nouvel album fin septembre, sobrement appelé « Le cours ordinaire des choses ». Alors il voulait nous faire écouter tout cela, onze morceaux joués, seul dans le studio devant une audience concentrée profitant de la perfection du son dans la chambre d’enregistrement. La guitare, nue, une belle Fender, la voix, nue, et les textes qui déroulent, parfaitement mis en valeur par ces notes qui sortent parfois de manière fulgurante des doigts de Jean-Louis Murat. Les yeux se ferment, je savoure l’instant.
On le sent un peu stressé et puis la musique passe quand même, il gromelle parfois dans le micro entre deux morceaux, semble hésiter un peu et puis improvise un petit quelque chose (Philomène) pour se détendre… Et pourtant il est chez lui au studio Davout avec une quantité d’albums enregistrés là, ses habitudes, son équipe rapprochée est là aussi, même s’il a enregistré son dernier album à Nashville, là où l’on produit la musique sans ProTools, là où on enregistre sur bandes avec des musiciens du monde entier. Une ville de musique, une ville pour un créateur de sons et de mots comme lui.
Il nous raconte tout cela après avoir joué. Détendu soudainement, souriant, lâchant ses anecdotes sur les plateaux télé (l’attente à côté des chiottes pendant des heures, tu m’étonnes qu’on soit à cran après !), sur le studio où il a enregistré à Nashville, sur la ville elle-même, sur sa façon d’enregistrer (une prise en général, deux prises max, par sécurité), il nous parle de sa relation avec Aymeric, son ingé-son, son « ami » de longue date, une sorte de lieutenant, de frère presque ? Quelqu’un a qui il dit tout et qui lui dit tout, même les choses désagréables comme « c’est faux, c’est mauvais, on recommence » ! On parle aussi de son aversion pour certains types de promo, d’un journal qui parle de cigares dans lequel il a une interview à paraître. alors qu’il ne fume jamais de cigares ! Discrètement, quelques-uns prennent des photos, il n’aime pas cela, cela se sent parfois mais il laisse faire, l’atmosphère est informelle même si une certaine tension persiste.
Pas facile d’être à côté d’un tel personnage, un impatient, un caractère trempé dans l’acier, surtout après avoir entendu sa voix nous déclamer son cours ordinaire des choses, son falling in love again ou encore sa Taïga… L’album tourne en boucle chez moi depuis ce soir là, il faut que je me procure les autres. Quelle guitare, quels textes à tiroirs, tous liés les uns aux autres ! Et puis reste le souvenir persistant de ce mec, assis sur sa chaise, sa guitare en main, les yeux ailleurs, la musique dans les veines.
Quelques petites choses ci-dessous pour essayer de comprendre de votre côté ce dont je parle…
Hier soir, après une fabuleuse journée que je vous raconterai très bientôt, j'étais invité au Casino de Paris pour la répétition générale de la nouvelle revue de Gentry de Paris, avec en guest-star : la délicieuse Dita Von Teese. Programme alléchant, vous en conviendrez !
Seulement voilà, c'était une répétition générale. Qui dit répétition générale dit réglages à faire en vue de la première, ce soir… Soit, nous étions prévenus et j'ai envie de dire que jusqu'ici tout va bien ! Sauf que là, ce n'est pas de réglages qu'il y a besoin, c'est d'un peu plus que ça ! Beaucoup d'erreurs, beaucoup de problèmes, quelques couacs qui viennent gâcher le plaisir de voir ce spectacle au demeurant excellent.
Ingés lumières aux fraises (oubli de projecteur systématique, lumière très "brute" et violente sur les filles, ne les mettant pas en valeur !), quelques soucis de son au début, vite corrigés… et puis un rideau qui a un peu de mal parfois à être descendu ou remonté… Bref : beaucoup de technique à câler, je suppose que c'est lié au fait que les équipes techniques de Gentry et du Casino de Paris doivent se mettre à travailler en harmonie. Gageons qu'ils auront corrigé tout ça pour ce soir, sinon la critique va se déchaîner.
Au niveau des pièces jouées, des "numéros", il y a du bon, du très bon, du sublime et du très moyen aussi, tout cela en fonction des goûts de chacun… Beaucoup de glamour parisien, quelques pas de danse joliment interprétés, la voix de Nathalie Lhermitte qui nous chante Piaf et tente de faire réagir une salle bien atone ce soir là tandis que Gentry de Paris, Millicent Binks, Julietta la Doll s'effeuillent peu à peu sous nos yeux au cours des 18 tableaux que compte la revue. Il y a aussi un homme qui s'effeuille dans un numéro excellent, il s'agit de Warren Speed… à voir !
Enfin, Dita. Ahhh… et là j'ai envie de dire qu'en effet on touche au sublime dans la maîtrise des gestes, dans la précision des mouvements de jambes et d'épaules, les pièces de vêtements tombent les unes après les autres, dévoilant une plastique parfaite dans des décors splendides, notamment le tout dernier numéro : The Opium Den, splendide. Quant au verre de Cointreau…
Voilà : j'ai vraiment aimé certains tableaux mais une foule de détails, un manque de synchronisation des danseuses sur certains tableaux ou encore les soucis techniques ont un peu terni mon plaisir. Je ne suis semble-t-il pas le seul puisque les avis étaient assez unanimes voire bien plus sévères que le mien à la sortie, même chez certains fans de Gentry. Alors j'espère simplement que d'ici à ce soir, tout sera corrigé et que le burlesque pourra de nouveau régner en maître.
Splendide dimanche hier… Un ciné, une balade, une expo, une balade, un verre au bord de l’Arsenal de Bastille, une fin d’après-midi sur le balcon à discuter et à siroter des grenadines et puis petite soirée au frais, pépère, seul à l’appart.
Si on rajoute à ça un apéro vendredi soir sur le balcon avec le plus beau des compliments « wow… sur ce balcon, Vinz, je me sens en vacances, tout simplement » ! Bon. Pas de doute, ce balcon séduit tous ceux qui y passent ! Il faut que je songe à réaliser cette idée de cartes Moo, genre « fan de » ou « accès VIP ». Z’en pensez quoi ? J’en fais gagner sur le blog ? (ahahah la mégalomanie me guette !).
Bon et puis un joli samedi aussi : déménagement d’une amie dans un appart’ qui défonce sa mère, bières et pizza, sieste de 3 heures et balade sur les Bateaux Parisiens de nuit en compagnie des amoureux qui s’envolent mardi et de quelques autres. Un vrai bon weekend, en fait !
Et donc, l’expo… Il s’agit de celle sur Henri Cartier-Bresson, on va l’appeler HCB pour la suite parce que je suis un fainéant et qu’il utilisait souvent ses initiales lui-même je crois bien. Cela se passe au Musée d’Art Moderne de Paris, attenant au Palais de Tokyo et c’est jusqu’au 13 septembre, autrement dit ne trainez pas pour y aller…
Que dire ? Soixante-dix photos environ, pour la plupart splendides, quelques coups de coeur sur des photos que je ne connaissais pas, des regards fantastiques sur certains portraits, une photo d’un dock incendié à NY qui m’a subjugué… C’est du bon, du très bon, le tout dans un cadre épuré et parfaitement éclairé. Gros point positif d’ailleurs, les photos sont simplement collées sur des planches en carton et ne sont pas encadrées = pas de reflets ! Très appréciable quand associé au tarif ridicule de 3€ pour les moins de 26 ans !
Simiane-la-Rotonde, France, 1969 – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Crédits photo : Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Bref, une expo à faire quand on passe dans le coin : les photos sont splendides, le cadre est sympathique quand on aime l’architecture dépouillée et le tarif est raisonnable. Filez jeter un oeil là-bas avant le 13 !
Jeudi dernier, petit concert avec un ancien collègue et une douce personne, respectivement Mr Méchant et B. Sur les toujours bons conseils du premier, je suis allé au New Morning les oreilles vierges de toute écoute préalable de l'artiste que j'allais voir sur scène !
Première fois que je fais ça… et c'était pour Susan Tedeschi, une belle dame américaine qui nous ravit les oreilles de ses rythmes blues et soul. La dame est mariée au guitariste Derek Trucks (ça devrait vous parler, ça aussi) et joue de manière merveilleuse, tout bonnement.
Super son, super concert, super ambiance, super caïpi, le corps doucement transcendé par les solos des musiciens tous aussi excellents les uns que les autres. Et puis, chose sympathique, on sent bien que les divers membres du groupe s'apprécient beaucoup : sourires complices, regards pétillants, on sent qu'ils prennent leur pied à jouer et à improviser et la salle ne s'y trompe pas.
Pas de photos pour illustrer mon propos et ma découverte musicale même si je me suis rendu compte que j'aurais pu rentrer mon reflex sans aucun souci… A charge de revanche, parce que j'ai bien l'intention de retourner la voir.
Petite news rapide ce soir pour vous signaler l'organisation d'une soirée ouverte à tous lundi prochain au Palais de Tokyo… Il s'agit bien évidemment de fêter dignement les 40 ans de l'alunissage réussi de l'équipage d'Apollo 11 !
Le pitch est le suivant :
/// …. A 20h56, le 20 juillet, à Paris (2h56 du matin, le 21 juillet, à New York) …
Neil Armstrong a posé le 1er pas sur la lune le 20 juillet 1969, il y a exactement 40 ans. A cette occasion, une exposition présente au Palais de Tokyo, la plus grande collection de photos originales illustrant la conquête de la lune. (du 4 juillet au 20 septembre)
Une soirée en blanc aura lieu sur le parvis du Palais de Tokyo, la nuit du 20 au 21 juillet. Au programme : - projections et des vidéos lunaires et spatiales envahiront les murs extérieurs du Palais - retransmission exceptionnelle du discours de Richard Nixon et d'images d'archives des premiers explorateurs lunaires animeront la nuit… ///
C'est ouvert au public, il y aura de gros invités niveau son (pas encore de confirmation pour l'instant, mais on peut faire confiance à Elegangz je pense !)… Une jolie soirée non ? (avec un event Facebook qui va bien)
L’avantage avec Alexiane, c’est que quand elle t’invite à découvrir un truc, c’est forcément drôle. Là, il s’agit de Frédéric Recrosio, un petit gars qui vient de Suisse et qui est « choupi », pour reprendre l’expression consacrée à la description d’un homme capable de faire fondre un certain nombre de dames.
Bref, ce spectacle est son second, après un premier exercice couronné de succès dans son pays d’origine mais aussi en France. Le nom du show : « Aimer, mûrir et trahir avec la coiffeuse ». Hum, euh, ça n’a pas l’air très joyeux tout ça. Et en effet, ce n’est pas QUE joyeux ou QUE triste, c’est sincère, honnête et ça prend bien aux tripes.
Frédéric raconte en fait une histoire de couple et quiconque a déjà vécu en couple se retrouvera dans ce scénario qui déroule les réflexions drôles et touchantes sur nos petites histoires. Planqué au dernier rang ou presque, le petit groupe de 5 célibataires que nous sommes/étions/serons, Eric, Marlène, Floriane, Denis (merci pour les photos) et moi n’avons pas cessé de rire tout du long du spectacle, enchaînant les rires graves, les éclats de rire, les rires de dépit tant on se reconnaît… on a aussi beaucoup souri, échangé quelques regards de connivence : « ah, toi aussi t’as fait ça ? »…
Bref, de Scoubidou à la coiffeuse, en passant par des histoires de second choix, de chat ou bien d’envies de meurtre, on ne cesse de s’amuser et de contempler avec honnêteté l’étendue de nos vies, de nos erreurs. Je suis de manière générale quelqu’un d’assez sensible (ceux qui me connaissent vraiment le savent) et j’ai justement ici été touché par cet équilibre permanent entre le rire et une certaine forme de tristesse, de gravité. Subtil équilibre qui ne bascule jamais jusqu’au point final et au fameux « les filles sont folles » !
Je ne sais pas si vous avez vu la vidéo qui a buzzé ces derniers temps un peu partout ? Moi, non. Je ne voulais pas, sachant que j’allais rencontrer le monsieur. J’ai terriblement bien fait, j’ai eu le plaisir de la découverte ! Plaisir aussi après de boire un verre en terrasse avec lui et les quelques survivants n’ayant pas eu envie d’aller honorer leur couette (ou leur conjoint, hum).
Bref : une soirée bien comme il faut, un spectacle à découvrir avant la fin de l’été sur Paris, au théâtre Trévise… Et comme Frédéric est vraiment sympa, il pense aussi un peu à vous ! J’ai 2*2places à vous distribuer… que vous soyez en couple ou pas d’ailleurs… Et pour la distribution, on va faire trèèèès simple : les 2 plus « bons » commentaires gagneront chacun un lot de 2 places. Hop. A vos claviers, dîtes moi pourquoi vous avez envie d’y aller… (l’argument « choupi » est accepté, cela va de soi)
Petit coup de projecteur sur le site mis en ligne par les amis Piétons pour le développement du Carrousel du Louvre (dans lequel je vous rappelle ouvrira bientôt un Apple Store (un hiii de rigueur peut être toléré à la lecture de ces mots)(ou pas).
Voilà ce que ça donne avec ma tronche inside :
Certains blogueurs ont eu l'occasion il y a quelques temps de partager un brunch et un moment shopping à cette occasion, je vous laisse lire leurs compte-rendus qui doivent traîner sur la toile, n'ayant moi-même pas pu m'y rendre, karting oblige !
Hier soir, tandis qu’A. et Elodie écoutaient Rokia Traoré à l’Olympia, j’étais de mon côté invité à découvrir Black Stamp Music’All au Duc des Lombards. Et, avant même de vous présenter ce qu’est Black Stamp, laissez-moi vous dire un truc : ça envoie du lourd !
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Je n’avais encore jamais mis les pieds au Duc, l’un des temples du jazz parisien, frère du Baiser Salé et du Sunset que j’ai en revanche déjà fréquentés. Salle à deux étages, bar, ambiance intime au plus près des musiciens, le décor est posé pour passer des soirées avec la musique au ras de l’oreille. Première heure passée à discuter autour d’un verre avant que les musiciens ne prennent place, avant que Sidney H.I.P H.O.P n’entre en scène pour nous présenter ceux qui allaient faire vibrer notre soirée.
Black Stamp, c’est un label, des « illuminés » qui veulent bousculer le rap français (mais pas que) autour d’un projet : « Music’All ». Douze artistes, douze morceaux enregistrés en live avec des sonorités jazz, funk, soul, rock, rap… un mélange d’influences pour sublîmer les voix et les paroles et donner un souffle différent à ces différents styles musicaux bien établis. Et pour ça, il y a du talent brut, des vrais bons musiciens qui m’ont tous ébahi. Aux guitares, Stefane Goldman et Michel Alibo. A la trompette, Guillaume Poncelet (énormissime…). Au sax’, Jacques Schwarz Bart (awesome). A la batterie, Franck Mantégari. Au clavier, je ne me souviens plus (pardon) ! Une troupe de très très bons, clairement.
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Et tandis que Wilson Esther observait ses jeunes confrères illuminés en train de jouer, les voix sont apparues, l’une après l’autre, Marco Polo, Sir Samuel, Brian Heith Lucas, Soklak, Sidney, Mihuma, Karl the voice, Kohndo… je crois que j’en oublie ! Quelles voix, quels lyrics, quel son ! Autant le rap brut me laisse parfois coi, autant ces arrangements musicaux autour de ces paroles rend l’ensemble parfaitement digeste, que dis-je, le rend énorme !
Pas vraiment le cas du photographe accrédité en revanche puisqu’il n’a pas arrêté de balancer son flash à tout bout de champ dans la gueule de tout le monde… J’ai eu une pensée émue pour Rod tiens. Enfin bref, ça ne m’a pas empêché de m’éclater, de profiter du son tout en tirant le portrait à tout ce petit monde.
Pour conclure, Black Stamp, c’est une énergie considérable sur scène, une salle qui a du mal à se retenir de se trémousser (quoique certains étaient sacrément coincés au premier rang…), du gros gros son et une date : vivement le 22 juin et la sortie officielle de l’album !
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D’ici là, ils sont encore au Duc des Lombards ce soir, le 20 mai… Vous ne savez pas quoi faire de votre soirée ? Votre programme est tout trouvé… Just go !
Hier soir, je participais à la Soirée Brillante au 104 dans le cadre de la "Brilliant Week" de Yahoo! … La firme au point d'exclamation cherche à communiquer du 11 au 16 sur le côté "brillant" du web (cf. l'affiche pour la définition complète de ce mot !) et de ce qui nous entoure et a ainsi investi Paris pour différents évènements, dont la soirée d'hier.
Le 11, des cling rites (petits stickers) ont été positionnés un peu partout dans Paris et du 13 au 15, les panneaux de lampes LED seront disposés dans différentes rues de la capitale afin de réaliser des performances complètement axées sur le street art.
Ces performances sont réalisées par un collectif de 10 artistes qui a notamment investi l'une des salles du 104 pour coller 4000 lampes sur un énorme panneau de tissu noir afin d'illuminer notre soirée. Sourires, figures, clins d'oeil, les motifs ont bougé sans arrêt, au gré des envies des artistes et plutôt en phase avec l'actualité hadopienne avec ce "1984" brillant à souhait !
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C'était aussi l'occasion pour ceux arrivés suffisamment tôt de (re)découvrir le 104 dans son état final, je n'avais en effet pas mis les pieds là depuis l'ouverture rapide au public à la fin des travaux. L'endroit est grandiose, silencieux, calme. Posé au milieu des plantes dans la halle centrale, saturé d'odeurs végétales, pas un bruit… J'avais peine à croire qu'on se situait en plein Paris tant le silence était roi. Moment de calme fort apprécié après une journée chargée en réunions.
Un très joli choix de lieu de la part de Yahoo! qui nous montre par la même occasion sa volonté de se démarquer en investissant ce qui est en train de devenir un lieu important de l'art contemporain parisien.
Hier, c’était donc la fameuse soirée Forever Crazy au Crazy Horse. Une première aussi bien pour moi que pour A. et donc une interrogation : est-ce que cela allait nous plaire ? Oh, je sais ce que vous pensez surement : « Vinz est un mec, ça ne peut que lui plaire » … c’est mal me connaître ! (suis-je seulement crédible une seconde en disant ça ? j’ose espérer que oui)
Rendez-vous fixé à 22h15 pour récupérer nos billets et nous installer tranquillement en Silver, c’est à dire un peu loin des dames mais avec une bonne vision d’ensemble de la scène. Première conclusion : la prochaine fois, je me prends une place en Gold ou en Diamond (quoique Diamond, je pense qu’on est en fait trop près et qu’on n’a juste du « détail » (aussi joli soit-il) et absolument pas un ballet. A vérifier !
Crédit : Richard Aujard
Mais bref, un petit cocktail et une flute de champagne posés devant nous pour patienter, nous avons attendu le début du show à 23h15 pour en prendre plein les yeux. Pas moins de 14 numéros en solo, en groupe, chanté ou « simplement » en chorégraphie.
L’entrée est forte avec « God save our bareskin » : voix militaire tonitruante, claquement des talons, tournés et retournés tout à fait synchronisés. Magnifique ! On continue (dans le désordre !) avec « Vestal’s Desire » pour son ambiance, ses lumières alternées, la délicatesse des mouvements … Ensuite, il y a aussi « la leçon de séduction », un solo enflammé sur un sofa en forme de lèvres de rouge maquillées, l’un des numéros les plus « perturbants » à mes yeux. Que dire aussi de « Baby Buns », numéro joueur, drôle, provocant, terriblement parisien dans le ton et plutôt bien synchronisé. « Legmania » est aussi splendide, un ballet de jambes absolument hypnotique dans une ambiance lumineuse délicate, même si l’on en voit à mon goût un peu trop et qu’on a vite tendance à perdre de vue les jambes pour glisser un peu plus bas (et ne riez pas, vous auriez fait pareil aussi !). Bref, splendide, mais un peu trop suggestif peut être.
Et puis, il y a aussi d’autres numéros, certains créés par Philippe Decouflé. Premier à venir : « Crisis » … L’occasion de voir un effeuillage maîtrisé sur fond de diagrammes, de courbes et d’une musique de pièces. Au delà de la beauté de cette reine du Crazy Horse, je retiens surtout le ton, le graphisme, le parti pris artistique, le jeu d’ombre portée … Créatif mais sensuel. J’ai adoré !
Il y a aussi « Upside Down », jeu de miroir avec une scène coupée en deux horizontalement pour nous régaler d’un jeu de miroir amusant, un peu perturbant. Et puis « Teasing », une petite fenêtre sur une paire de jambes de longueur infinie. Pour terminer, « Kama » où les filles jouent d’une étoffe translucide pour danser et dégagent une sensualité exotique.
Bon, tout cela sans oublier « I’m a good girl » et « Jungle Fiever » (le numéro le plus … « hot » à mes pauvres yeux). Et puis un duo d’hommes. Oui, oui, vous avez bien lu. Et ces messieurs, jumeaux si je ne m’abuse, ont quasiment chipé la vedette aux filles du Crazy Horse ! Splendide numéro que le leur, un mélange de différentes musiques mettant en oeuvre une vraie performance physique (synchronisation, claquettes …) et beaucoup d’humour, de jeu avec le public. Bravo messieurs, vraiment !
Beaucoup de sollicitations donc sur ce spectacle du Crazy Horse, beaucoup de très bons numéros, avec ce joli petit interlude « zoubizoubizous » (à fredonner en sifflotant) qui reste en tête, encore aujourd’hui ! Je confirme donc ce que je disais lundi : c’est une expérience à vivre au moins une fois et je pense que je vais même y retourner assez vite. Qui veut m’accompagner !?
Voilà ce qu'on appelle un titre à rallonge mais c'est là l'intégralité du programme de ma soirée de samedi : un retour à l'Alhambra après le concert de Yodelice qui avait charmé son monde, mais cette fois-ci dans le cadre du festival "Les Femmes s'en mêlent". Au programme donc : Lily Frost, Diving With Andy et pour finir Au revoir Simone ! Joli programme, varié, avec des styles et des influences bien différentes, le tout agrémenté d'un pass photo (merci encore à Aurélia de Tribeca et à Nathalie d'Universal !).
Lily Frost, c'était beaucoup de douceur avec un peu de folk et une jolie présence sur scène ; une silhouette aussi et une voix bien présente même si j'en ai entendu certains dire que ça ne bougeait pas assez. Peut être n'est-ce pas forcément le but de cette musique aussi ! Donc voilà, pour ce qui est de mon avis, c'est une jolie découverte musicale avec quelques photos ci-dessous.
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Ensuite, Diving With Andy, le groupe pour lequel je venais ! Et autant le cd est tout à fait délicat, pêchu par moments, très pop, autant en concert, c'est plus rythmé, presque rock. L'ensemble reste clairement équilibré, ça bouge bien ! Entraînant, voix splendide, jolies instrus, belle variété de morceaux … mais peut être pas assez d'intéraction avec le public, pas facile c'est vrai de faire face à une salle assise. Enfin, très très bon de manière générale, il faut que je me procure leur premier CD et je compte sur vous pourgagner les 10 places pour le concert de juin !
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Et pour finir, Au revoir Simone, trois jolies demoiselles ultralookées aux voix douces, aériennes, sur fond de synthés et de beats électros. Groupe inconnu de mes oreilles et que je suis content d'avoir entendu ! Francs sourires, échanges avec le public, une musique hyper rythmée et des musiciennes/chanteuses très actives et remuantes sur scène, le tout achevé par un morceau chanté en français spécialement pour l'occasion : génial même si ce n'est pas à la base mon style de musique favori !
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Grosse soirée donc, beaucoup de photos, beaucoup de plaisir musical … Je veux recommencer !
Après avoir rencontré Julien Baer, YouToYou nous a cette fois donné l'occasion de découvrir Rokia Traoré, chanteuse d'origine malienne récompensée dernièrement aux Victoires de la Musique pour son quatrième album : Tchamantché. Sa musique, c'est un subtil mélange entre musique traditionnelle malienne (les griots), instruments traditionnels de l'Afrique de l'Ouest et influences diverses, capturées au gré de ses voyages ou des écoutes de son père et de son frère, grands amateurs de musique.
Le lieu de la rencontre se voulait convivial et représentatif de ses influences, de son parcours mais aussi de sa fierté de nous présenter une réussite africaine car il y en a finalement trop peu pour un continent aussi riche. Quoi de mieux pour cela que l'un des meilleurs restaurants africains de Paris : Moussa l'africain, non loin de Porte de la Villette. Décor planté, parlons maintenant d'elle et de cette rencontre.
Je suis arrivé un peu en avance (enfin, à l'heure, c'est à dire en avance pour Paris) avec un joli couple de blogueurs. L'occasion était donc belle de commencer à discuter avec Rokia en tout petit comité, autour d'un cocktail maison et d'un jus de gingembre : on parle de blogs, de son actualité (une interview à la BBC), du restaurant, de ses attentes … Les autres arrivant, on a finalement migré au "salon" en compagnie de son manager et cette fois le sujet a divergé pour rejoindre l'actualité plus globale : hadopi, le téléchargement, les offres légales, la capacité à se démarquer de certains artistes ! Sujet sensible s'il en est lorsqu'on parle avec des artistes (et managers) d'un grand groupe comme Universal.
Et là, surprise ! Ni l'un ni l'autre ne sont complètement favorables à cette loi qu'ils jugent certes en partie nécessaire mais pas du tout en phase avec les besoins des internautes, des mélomanes et des artistes. Un point de vue non consensuel, exprimé avec soin et qui étonne, marqué qui plus est par une vraie connaissance du sujet. De là à espérer voir de temps à autre un single de Rokia en téléchargement légal gratuit, il n'y a qu'un pas que j'espère voir franchi bientôt !
Enfin, autour de quelques plats typiques d'Afrique de l'Ouest, on continue à discuter d'elle, de nous, de sa fondation, de son parcours en tant qu'adolescente puis jeune fille, des coups de chance dont elle a bénéficié parfois … Ce qui ressort de tout ça ? Nous avons en face de nous quelqu'un de profondément humain, modeste, sensible et ouvert au monde. Pas de timidité, pas de piédestal non plus, on discute d'égal à égal en échangeant rires et paroles. Un moment remarquable aux côtés d'une personne remarquable.
Pour terminer, une apothéose. Trois titres unplugged de Rokia, seule avec sa guitare devant nous. Elle nous explique les paroles avant de jouer, nous berce de sa voix et puis chante … Voix puissante et ronde, atypique. Beaucoup de douceur et énormément d'émotion dans ces morceaux, qu'ils parlent de choses tendres ou dures. J'ai depuis pris le temps d'écouter le CD dans son intégralité, posé sur le coin de mon canapé et les yeux dans le vague, c'est la même émotion qui se dégage, le même plaisir pour les oreilles, un petit joyau de musicalité.
Comme d’habitude depuis plus d’un an, nous avons profité du weekend pour aller faire un tour au Quai Branly pour l’exposition « Un siècle de jazz » qui porte parfaitement son nom !
Je ne vais pas faire original, je vais me contenter de repomper la présentation faite sur le site du musée qui me semble parfaite :
Le jazz constitue, avec le cinéma et le rock, l’un des événements artistiques majeurs du XXème siècle. Cette musique hybride a marqué la culture mondiale de ses sons et de ses rythmes. L’exposition, conçue par le philosophe et critique d’art Daniel Soutif, présente de manière chronologique les relations entre le jazz et les arts graphiques à travers tout le XXème siècle. De la peinture à la photographie, du cinéma à la littérature, sans oublier le graphisme ou la bande-dessinée, l’exposition montre plus particulièrement le développement du jazz en Europe et en France dans les années 30 et 40.
Voilà ! Tout est dit … Cette exposition est d’une richesse phénoménale : le nombre de pièces présenté est énorme, leur variété aussi mais l’ensemble traite du jazz, agréablement baigné d’ambiances musicales variées et maitrisées.
Lumières blanches, bel éclairage, cet étalage historique est bien mis en valeur, on le photographierait presque. Et ça tombe bien puisque les photos (sans flash bien sûr) sont autorisées dans cette exposition ! Etonnant. Et amusant. Bon, au final, nous n’en avons pris aucune, l’intérêt reste somme toute limité mais l’initiative mérite d’être signalée.
En tout cas, allez vite voir cette exposition, c’est une splendide accumulation de données sur un phénomène culturel à la richesse démesurée.
Après le premier concert à l'Alhambra et celui au Studio SFR, j'ai finalement reçu l'album de Yodelice : Tree of Life … Aussitôt reçu, aussitôt écouté, aussitôt encodé et ajouté à ma musique portable : bilan après ces premières écoutes.
Premier constat : la musique du concert et du CD sont quelque peu différentes (vous me direz, c'est un peu normal) avec deux points en particulier :
la caisse actionnée au pied en concert est ici nettement moins présente. Normal : il s'agit d'un album enregistré en studio, pas d'un concert ! Nullement gênant, soit dit en passant, la musique est simplement plus douce et plus adaptée à une écoute tranquille.
la voix de Maxim Nucci est un peu moins rauque / rocailleuse sur le CD … Volonté en concert de rendre la voix plus accrocheuse, plus présente. Là aussi, rien de gênant même si je trouve que certains morceaux s'en trouvent quelque peu transformés.
Bon, et donc, les morceaux … ? On connaissait déjà bien Free, Alone et Sunday With The Flu disponibles sur MySpace et le petit player BRM, quid des autres ?
Insanity : voix rauque et fluctuante, de jolies cordes bien pincées … beaucoup d'émotion dans cette chanson qui fait partie de mes favorites avec notamment une belle montée finale et une fin abrupte à souhait,
Sunday With The Flu : le morceau "tube", un peu comme "Like a Hobo" de Charlie Winston. Hyper rythmé, entraînant, toujours cette voix rauque mais plus chaude et ronde pour ce morceau : j'aime !
Free : La guitare acoustique vibre parfaitement dans ce morceau et vient relever la voix de Yodelice qui joue plus sur le côté puissant cette fois. Jolie.
Alone : Un morceau tout en douceur. Une simple guitare, une voix délicate qui cherche les trémolos sans s'y perdre. Et puis ce vibraphone à la fin … splendide.
The Other Side : Morceau plus typé ici, très rythmique tant par la voix que par les instrus au début. On est marqué aussi par les jolies poussées du violoncelle et un milieu de morceau entêtant pour finir sur un bon mélange de ces deux parties. Vraiment bien composé.
Cloud Nine : Intro amusante avec des instruments qui se répondent avant de trouver une voie commune et de s'assembler autour de la voie de Yodelice. Habile ! avec un soupçon de cuivres sur le milieu pour rajouter un peu de chaleur. Un régal.
Emergency : C'est la chanson qui trouve le moins de crédit à mes yeux. La voix de Yodelice manque un peu de caractère ici, trop douce, trop "facile". L'ensemble est instrumentalement joli, mais ça ne prend pas chez moi. Tant pis.
Noise : Pluie en fond, piano et guitare bien accordés, voix sombre … il y a une belle ambiance (enfin, un peu sombre quoi) qui se dégage de se morceau. Le violoncelle surprend par ses fulgurances, ses dissonances presque. Ma favorite, je crois, pour tout ça.
Safe and Scared : Un morceau que j'ai du mal à cerner. Très triste, trop triste peut être … C'est beau, c'est doux, le violoncelle donne envie de chialer, la voix de Yodelice aussi. La chanson à écouter quand tu as le moral, sinon c'est l'ouverture de veines.
Shadow Boxing : Guitare entêtante et répétitive pour débuter, le corps réagit forcément et s'agrippe ensuite à la voix qui surfe sur ce rythme toujours présent. Pause. Longue pause. Arrive ensuite un piano, sorti d'on ne sait où et qui va clore cet album. Quatres minutes de puissante douceur qui cognent mon ego et me font une fois de plus regretter mon manque d'investissement musical depuis 5 ans. Quel beau final …
Il manque là dedans la splendide reprise de Nirvana, le "happy crowd" déchaîné de l'Alhambra … et puis ce morceau purement instrumental, nourri d'une boucle de sons enregistrés sur le Tree of Life, cette poussière qui s'échappe du djembé frappé haut … ce sera donc seulement en concert que l'on pourra vivre ces bons moments.
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D'ici là, je vous conseille très vivement cette musique, l'ensemble est riche, musicalement plaisant, l'univers particulier … tout cela recèle de promesses pour l'avenir. J'espère vraiment que Yodelice saura transformer ce splendide premier essai.
Hier soir, SFR festoyait au Studio SFR à l'occasion du lancement de l'iPhone 3G dans ses magasins, ce dès aujourd'hui. L'opérateur au carré rouge avait pour cela mis les petits plats dans les très grands en transformant son espace lounge/hype en salle de concert et en salle de réception géante pour VIPs.
Au menu, un concert de Yodelice (sauf que j'ai failli me faire cogner dessus quand j'ai dégainé l'appareil, il faudra donc vous contenter de mes photos de l'Alhambra), un set de Laurent Wolf, des "célébrités" qui se baladent en sirotant un cocktail, des artistes venus réaliser des custom pour iPhone (dont Mambo, sympathique à souhait (artiste + dessins)) et un gros paquet de démonstrateurs pour nous montrer l'iPhone (bon, ça, on connaît depuis quelques temps déjà …) et surtout l'appli SFR TV.
Car oui, SFR TV et SFR Wifi sont déjà disponibles et on a tenu à nous le montrer et force est de constater que les soirées de ce genre ne sont pas l'endroit idéal pour une démonstration technique. Les iPhone devaient être fatigués puisqu'il en aura fallu 3 (ou 4 ?) et un paquet de reboots pour enfin obtenir une appli fonctionnelle : on a donc eu la télé, ça fonctionne. Reste la qualité vidéo, pas phénoménale … mais attendons un peu pour voir ce que cela donne en conditions "normales" pour un jugement définitif.
Mes acolytes (Daz, Greg et Franck) et moi-même sommes finalement repartis la tête nourrie de nombreuses discussions hautement philosophiques : blogueurs influents, autonomie de l'iPhone, geekeries, tentative d'extorsion d'iPhone SFR dans un sac et autres calembours à l'humour discutable … Reste maintenant à voir comment cette jolie briquette va se vendre en Espaces SFR, gageons que cela se passera bien !
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