Petite visite – le Museo Village du groupe Fiat
Ce weekend, j’ai profité d’une petite visite guidée avec une hôtesse sublimissime (ça c’est pour vous pousser à y aller si vous n’aimez pas plus les voitures que ça) du Motor Village du groupe automobile Fiat sur les Champs-Elysées, plus exactement au niveau du rond-point des Champs. Je précise que les photos ne sont pas de moi… mais pas moyen de trouver sous quel copyright elles sont sur le site du Motor Village.
Cet espace qui est bien évidemment un espace de présentation du groupe au même titre que les différents showrooms automobiles qui s’égrainent le long des Champs est tout de même quelque peu différent puisqu’il accueille des expositions temporaires et qu’il n’a pas pour unique but de vendre mais bel et bien de faire vivre l’histoire du groupe et de ses marques. Il faut dire qu’avec Fiat, Lancia, Abarth, Alfa Romeo, Maserati et Jeep, il y a de quoi faire !
Jusqu’au 13 mars prochain, ce sont 111 années du groupe qui sont présentées au travers de différents tableaux répartis dans les étages : une Lancia Beta Torpedo au second étage (qui est aussi celui du restaurant italien NoLita qu’il faut que je teste absolument), une Alfa 6C, une 8C… mais aussi la plus que sublime Maserati 300S au rez-de-chaussée accompagnée de l’Abarth 750 Bertone… Parfaites. Et plus bas, on retrouve une Lancia Delta S4, un monstre du Groupe B des rallyes, une usine à gaz fabriquée à 200 exemplaires ! Juste à côté, la sage Fiat 500 et la toute nouvelle Alfa Romea Giulietta (quelle beauté ! il faut que je teste cette voiture) trônent comme étant l’héritage du groupe.
Bref, le lieu, unique, accueille avec bonheur ses splendides invitées et les objets d’époque (dont un grand nombre de robes Chanel, beautés…) alors n’hésitez pas à aller y faire un tour : c’est gratuit, c’est ouvert au public et vous pourrez boire un bon petit cocktail en terrasse après ça.
La suite...Les Monologues du Vagin au Théâtre Michel
Il y a quelques semaines, je suis allé découvrir les fameux Monologues du Vagin de Eve Ensler, donnés au Théâtre Michel et interprétés par Nicole Croisille, Valérie Mairesse et Alexandra Kazan. Je n’y étais pas seul puisque trois de mes collègues choupi étaient de la partie, bien décidés à se payer une belle tranche de rire.
Clairement, nous avons été servis en émotion. Installés au second rang avec personne devant nous, nous avions donc les trois actrices à notre portée, nous pouvions tout voir, tout entendre : les émotions, les expressions, les envolées en lisant le texte mais aussi leurs petits clins d’oeil de l’une à l’autre et la passation de « pouvoir » au fil des textes.
Nicole Croisille était la plus à l’aise au début de la pièce : voix chaude et un peu rauque, intonations parfaites et une vraie présence sur scène bien qu’elle soit tout simplement assise sur un tabouret haut. Alexandra Kazan s’est ensuite révélée lors d’un texte : que d’émotion dans sa voix, que de beauté dans cette femme et surtout une vraie grâce, une vraie délicatesse. Valérie Mairesse est quant à elle montée en puissance tout du long de la pièce : un peu en retrait au début malgré quelques petites pointes d’humour et une voix flutée qui séduit avant de partir dans des envolées lyriques vers la fin du spectacle.
Des actrices au diapason, excellentes, voilà une bien bonne chose. Mais quid du texte ? Il est splendide, il vous retourne, il vous fait rire voire exploser de rire. Pas moins de 5 fou rires à mon actif ! Et presque autant de crises de larmes tant ces dames ont réussi à alterner rire, délicatesse du propos et extrême violence : excision, monologue d’une femme bosniaque violée pendant la guerre des Balkans. Ces textes sont autant d’assommoirs qui vous tombent sur le coin du crâne au détour d’un rire incontrôlé et incontrôlable.
Mais à peine le temps de se recueillir, de digérer les terribles paroles, les chiffres qui font mal que ces trois dames enchaînent, gémissent, nous parlent des petits noms du vagin, nous parlent de son éveil malgré un traumatisme, évoquent l’homosexualité, parlent de ceux qui aiment les regarder pendant des heures, assassinent les gynécologues et leurs becs de canard gelés et ainsi de suite.
Du rire au larmes, du début à la fin. Un vrai plaisir et une sortie de là complètement épuisé et repu. A faire absolument si ce n’est déjà fait pour vous : pour en apprendre un peu plus sur les vagins, pour pleurer un peu et rire beaucoup. Un vrai délice que ces textes, parfaitement servi par des actrices complètement impliquées et vivant leur texte.
La suite...Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles
Samedi dernier, c’était pour nous la visite de l’exposition Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles, au Château de Versailles justement ! Nous étions alors persuadés que l’exposition vivait ses derniers jours avant sa fermeture le 27 février mais il n’en était au final rien puisque sa prolongation jusqu’au 3 avril prochain a été confirmée. Voici donc une bonne nouvelle pour vous si d’aventure elle vous intéresse : je ne parle pas ici d’une expo déjà terminée, chose dont je suis en général coutumier.
Mais passons, parlons plutôt de l’exposition qui se veut être un témoignage de la présence à la Cour de scientifiques et d’esprits aiguisés et curieux. Force est de constater au travers de la galerie de portraits présentés dans les premières salles qu’en effet, c’était bel et bien le cas, à commencer par les Rois de France, de Louis XIV à Louis XVI, tout impliqués et sensibilisés à la cause scientifique.
Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs : on commence d’abord par le splendide rhinocéros de la Ménagerie, naturalisé il y a bien longtemps et d’ordinaire conservé au MNHN puis on découvre l’exposition au travers d’un film diffusé et filmé avec une caméra spéciale à 360 degrés qui met en avant les différents sites et spécialités du domaine de Versailles, chacune de ces tendances scientifiques bénéficiant ensuite d’une salle d’exposition dédiée. Voilà pour l’introduction.
Et ainsi, de Huygens aux frères Montgolfier en passant par l’abbé Nollet et tant d’autres, on passe de décennie en décennie et de champ d’expérience en champ d’expérience. Les premières salles s’attachent d’ailleurs à rappeler le contexte historique d’effervescence scientifique qui se tramait autour de la Cour de Versailles : création de l’Académie des Sciences, fonctionnement de l’Académie Royale des Sciences avec notamment un splendide tableau de la présentation de ses membres au Roi Louis XIV.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï
Versailles en mode Intime – à la découverte de Rose Bertin
Versailles et Intime. Deux mots qui ne riment à priori pas spécialement bien tant on a l’image d’un château gargantuesque et peuplé, que ce soit dans le passé ou à présent. La Cour a bien évolué, passant des courtisans et autres personnages, illustres ou anonymes, à une foule de touristes tous plus émerveillés les uns que les autres. C’est en voyant Versailles de cette manière que l’on comprend la volonté des souverains de l’époque de se ménager des endroits intimes, privés, accessibles à quelques privilégiés ou tout simplement à la famille, exclusivement. Et c’est aussi en suivant cette même démarche que le château a organisé avec Diane cet évènement, première étape d’un programme sobrement baptisé « Versailles Intime« .
Une invitation, un programme détaillé de ce qui nous attendait et l’excitation, la fébrilité en songeant à cette première visite intime de Versailles, réalisée à l’occasion de l’exposition « Versailles Photographié« … Forcément, j’avais hâte de revenir en ces lieux ! Et je n’ai pas été déçu, une fois de plus.
Science et Fiction – Aventures Croisées à la Cité des Sciences et de l’Industrie
La balade du weekend, du moins il y a deux semaines, a été consacrée à une exposition qui me faisait frétiller très fort : Sciences (et) Fiction – Aventures Croisées, établie à la Cité des Sciences et de l’Industrie et co-réalisée avec la BNF. C’est d’ailleurs la première fois que la SF s’installe dans un grand musée / centre culturel alors il était hors de question de rater ça ! D’autant plus que l’annonce faite autour de cette exposition était bien alléchante : nombre d’objets uniques issus du cinéma, un récapitulatif de la plupart des courants de la SF et bien sûr les interactions entre la science et la science-fiction…
Qu’il soit fan ou néophyte, le visiteur se balade entre les différents tableaux traitant des différents genres SF. On commence par un préambule sur ce qu’est la SF avec une citation fort à propos du maître Asimov : « On peut définir la science-fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie ». Après cette courte introduction, tout y passe ! Le premier plateau s’intéresse à la traversée de l’espace et du temps : la conquête de la Lune tout d’abord avec des œuvres datant de de l’an 180 tandis que la réalité n’a rejoint la fiction qu’en 1969 (enfin paraît-il), ensuite Mars et les combinaisons imaginées dans la littérature, dans le cinéma et même une vraie combinaison (et hop quelques pièces magnifiques déjà) puis la conquête de l’univers et le genre space-opéra, rien que ça… Au centre trône une magnifique réplique à l’échelle 1:1 du Viper de BSG et ensuite des manuscrits de Bordage, de Wul, de Genefort et des story-boards de Star Wars ! Bref, un premier plateau magnifique et qui pourtant va laisser sa place à quelque chose d’encore mieux.
© eppdCSI / T. Shimmura / A. Robin / A. Robin
La France de Raymond Depardon à la BNF
Jeudi dernier, à l’occasion d’une soirée organisée par Roederer, j’ai eu l’opportunité de visiter l’exposition « La France de Raymond Depardon » à la BNF François Mitterrand. Étant à la base plutôt amateur du travail de ce grand monsieur, j’avais bien hâte de voir cette exposition, fruit de plusieurs années de pérégrinations, repérages et photographies sur les routes de France.
Seul, accompagné simplement de son van et de sa chambre 20×25, il a immortalisé la simplicité des villes et campagnes françaises, livrant un témoignage sans concession sur l’explosion des villes et villages tout au long de cette seconde moitié du XXème siècle : d’un côté des paysages bucoliques, de l’autre des images de ces verrues ayant poussé aux abords des villes : parkings, immeubles sans charme bâtis le long du littoral et ainsi de suite.
La première salle de l’exposition, pièce maîtresse s’il en est, met parfaitement en valeur ces clichés grâce à des tirages montrés en pleine lumière, sans agressivité toutefois, en très (très) grand format, à savoir 1,6 m par 2 m. 36 photos et autant d’occasions de se plonger littéralement dans l’image tant la taille des tirages est faite pour. Le choix de ce format de reproduction est profondément bénéfique et permet de se positionner, à un ou deux mètres en retrait, à la place de Raymond Depardon au moment de la capture de l’image. Il s’agit là d’une scénographie qui n’est pas sans rappeler les grandes toiles de maîtres dont la taille était calculée afin que le spectateur se sente immergé dans la scène.
© Raymond Depardon / Magnum Photos / CNAP
Pour ce qui est des photos à proprement parler, la sélection est très variée et très familière, on a souvent l’impression d’être « passé par là » ou même d’avoir déjà vu certaines scènes. Il n’en est pourtant rien quand on découvre les lieux de prise de vue dans le petit couloir qui mène à la seconde partie de l’exposition consacrée à ses influences, ses carnets et travaux préparatoires.
Mais revenons-en à ces photos, simples en apparence et qui sont pourtant parfaitement construites et exposées. Ce sont des lignes partout dans la construction, des couleurs neutres souvent, des rouges et des ocres qui contrastent souvent avec le reste du décor, pas de monuments, simplement des bâtiments du quotidien, de ceux qu’on croise souvent en quittant notre décor quotidien pour revenir dans celui de notre enfance ou de notre adolescence. Des photos qu’on croit simples à reproduire mais qui sont en fait d’une grande complexité, se situant à la croisée des chemins, entre le paysage, l’architecture et la photo de détails.
© Raymond Depardon / Magnum Photos / CNAP
Raymond Depardon n’enlaidit ni n’embellit sa France, il capture simplement et subrepticement ce qu’il a aperçu et qui lui semblait digne d’intérêt et de témoignage, ce qui allait nous rappeler des souvenirs du territoire français que l’on a forcément parcouru une fois dans notre vie. A découvrir d’urgence avant le 9 janvier prochain…
La suite...Pierre et Alexandra Boulat – 100 photos pour la liberté de la presse
Dimanche dernier, histoire de changer un peu d’air et de profiter des quelques timides rayons de soleil, une petite marche s’est imposée d’elle-même, depuis Saint-Paul jusqu’au Petit Palais ! Une heure à bon train à parler et regarder le ciel, lumière irréelle et Tour Eiffel grisonnante, nimbée de rouges, d’ocres et au final presque confondue dans le ciel aux nuages mordorés.
Le Petit Palais expose jusqu’à fin février 2011 une rétrospective du travail de Pierre et Alexandra Boulat, père et fille, 100 photos de deux photographes connus et reconnus célébrant les 25 années de Reporters sans Frontières… 25 ans. On aimerait que la série se soit arrêtée à 10, voire à 5 et que désormais les reporters, photographes et autres organes de l’information puissent circuler librement et facilement pour transmettre leurs connaissances. Un vœu bien pieux à l’ère de la LOPPSI et des dictatures décomplexées (qui n’ont pas beaucoup changé depuis 25 ans d’ailleurs).
Toujours est-il qu’au milieu de la collection permanente du Petit Palais, on retrouve quelques premiers clichés avant de passer au sous-sol et de découvrir l’exposition à proprement parler. A gauche, une biographie d’Alexandra, décédée en 2004, bien trop jeune. A droite, celle de son père, Pierre qui lui est parti un peu plus tard dans sa vie. L’exposition sera ainsi composée : sur la gauche, le travail de la fille, sur la droite, celui du père. Photos croisées de deux photographes (et peintre pour ce qui est d’Alexandra, quelques tableaux venant le rappeler) au travail bien différent mais dont l’amour de l’humain et du témoignage de vie est bien perceptible.
© Photo Pierre Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat
Découverte musicale – Family of the Year / Our Songbook
Juste avant les vacances, j’écoutais tranquillement Nova tandis que je faisais ma valise quand soudain, bim, du bonheur dans mes oreilles… Un coup de Shazam plus tard et la chose avait un nom : Family of the Year pour le groupe, Our Songbook pour l’album et Psyche or Like Scope pour le titre en question.
Aussitôt trouvé, aussitôt rajouté sur Spotify (enfin ça existe aussi sur Deezer) et l’album a littéralement tourné en boucle dans mes oreilles pendant les trois semaines en Nouvelle-Calédonie et continue de me procurer du bonheur auditif depuis. Du coup le CD est dans ma CDthèque (car oui, je fais partie des gens qui aiment toujours autant l’objet CD et la qualité de son qui va avec).
Je vous laisse bien évidemment écouter ça par vous-même mais j’ai beaucoup apprécié le mélange des voix, le caractère très folk mais bien marqué électro-pop malgré tout… Une sorte de melting-pot hyper efficace, varié aussi au fil des titres (The Barn, Psyche, Summer Girl, Stupidland, etc. grosses variations mais même « cœur ») et une bonne construction de l’album, ce qui fait que celui-ci s’écoute d’une traite ou titre par titre, au choix. En somme, Family of the Year a réussi a créer un album empli de variations sans tomber dans la cacophonies des genres… Que l’on soit chez soi posé au fond du canap’ en train de siroter un bon verre ou dans le métro, on trouve son bonheur au fil des titres sans perdre la teinte principale de l’album et c’est entre autres ce qui fait le charme de ce groupe. Bref, un bon petit groupe, très jeune (fin 2009 pour les premiers titres) et qui j’espère va continuer à évoluer gentiment et sainement !
Une petite vidéo pour la peine :
En ce qui me concerne, je serai à la Maroq’ le 11/2 prochain pour les voir… Si vous voulez plus d’infos d’ici là, c’est chez Volvox qu’il faut aller voir.
La suite...Vente aux enchères PBA – Michael Jackson par Arno Bani – 2 places à gagner !
Il y a quelques mois, les photos de Michael Jackson par Arno Bani avaient crevé mon écran de télévision. Et pour cause : longtemps inconnues, ces images exceptionnelles présentaient un Michael Jackson en habit de lumière, au visage grave et surtout, sans contrôle sur le travail du photographe. Celui-ci avait eu carte blanche quant à la création de ces clichés, suite à la découverte par MJ d’une de ses photographies en couverture du magazine Style, en 1999. Des oeuvres rares donc… 4 scenarii artistiques et autant de photos sélectionnées par MJ !
Ces photographies reviennent sur le devant de la scène en cette fin d’année pour une exposition les 11-12-13 décembre prochain à l’Hôtel Salomon de Rotschild avant d’être mises aux enchères par la prestigieuses maison Pierre Bergé & Associés, le 13/12 à 20h. En vente, les 4 fameux clichés mais aussi d’autres épreuves au format 6/7 (55 au total) et bien sûr les planches contact des séances photo… soit un total de près de 700 photos en vente. C’est d’ailleurs au sujet de cette vente aux enchères que j’écris puisqu’en plus d’y être présent et de découvrir un monde complètement inconnu jusqu’alors, j’ai deux places à vous faire gagner pour que vous puissiez vous-aussi y assister.
Parallèlement à ça, je signale aussi aux fans de MJ et d’objets d’exception qu’il leur est possible de gagner l’un des coffrets collector de la vente en utilisant FourSquare… En jeu : un coffret numéroté contenant le catalogue en grand format mais aussi les 4 photos sélectionnées par MJ et signées par Arno Bani. Le soir de la vente aux enchères, à 19H45, une hôtesse attendra le maire du point Foursquare «Vente inédite PBA Michael Jackson » devant l’ Hôtel Salomon de Rothschild. Le maire devra se présenter avec son mobile et il aura la chance de pouvoir assister à la vente et repartira avec le fameux coffret numéroté… Une utilisation fort sympathique de 4sq !
Mais pour en revenir au tirage au sort des 2 gagnants pour l’accès à la vente aux enchères, voici le principe : vous me laissez un commentaire m’expliquant votre intérêt pour MJ (ça c’est simple) mais aussi pour ce qui est d’assister à une vente aux enchères (personnellement, je trouve ça génial de voir ça en vrai !) et je tirerai au sort les 2 gagnants mercredi prochain 8/12 à minuit !
La suite...Coups d’épée et touches de science au Palais de la Découverte
Après en avoir rapidement discuté avec Brice, je me suis rendu juste avant mes vacances à l’exposition « Coups d’épée et touches de science » au Palais de la Découverte. Le but de cette exposition : mettre un peu de science, Palais de la Découverte oblige, dans un sport hautement prisé en France et ailleurs : l’escrime.
Le Palais de la Découverte a donc installé une succession de tableaux, qu’ils soient historiques ou pratiques. On attaque l’exposition par un rappel de ce qu’est l’escrime, sa pratique originelle, sa transformation en sport et son évolution vers l’olympisme et l’excellence. Un bon rappel historique bienvenu quand on ne connaît finalement que peu ce sport en dehors de sa médiatisation lors de grandes compétitions.
La suite, ce sont des ateliers pratiques destinés aux petits et grands, des explications plus scientifiques liées aux aptitudes physiques et neurologiques des escrimeurs et aussi un atelier destiné aux plus jeunes voulant tâter du fleuret !
En bref, une belle petite exposition bourrée d’informations utiles et plutôt inédites pour les néophytes que je vous suggère d’aller visiter d’ici au 9 janvier. Et qui plus est, emmenez-y vos enfants / neveux / nièces, qui sait si un déclic ne pourrait pas être généré par tous ces ateliers qui leurs sont essentiellement destinés.
La suite...Jean-Michel Basquiat au MAM de Paris – vernissage et émerveillement
Jeudi 14, c’était donc le vernissage de la plus-qu’attendue exposition consacrée à Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne de Paris. Foule des grands jours, parterre d’invités prestigieux, une queue dantesque s’étendant presque jusqu’au Pont de l’Alma… j’ai été stupéfait au premier abord de voir tant de monde. Il faut dire que bien que connaissant un peu l’oeuvre de ce génie trop tôt parti, je ne me rendais peut-être pas bien compte de l’attente absolue du monde de l’art contemporain vis à vis de cette exposition retraçant l’ensemble de sa courte mais prolifique carrière. Une première en France.
Depuis ses premiers travaux en 1977 sous la signature « SAMO » (« Same Old Shit »)… ce sont alors des graffitis qui vont vite quitter la rue et envahir les galeries d’art contemporain. La spirale ascensionnelle est lancée et ne s’arrêtera que onze ans plus tard. OD pour SAMO.
L’exposition, riche, très riche, voire très très riche pour être abordée en une seule et unique fois, est splendide. Les oeuvres sont parfaitement mises en valeur et en lumière, de manière chronologique ou peu s’en faut. Des débuts de SAMO à la transition vers sa « vraie » signature en passant par ses différentes phases de travail en atelier, et notamment celui d’Annina Nosei. On passe ensuite à une autre phase de sa vie d’artiste où il maltraite le support du dessin, le crée lui-même…
© The Estate of Jean-Michel Basquiat / © ADAGP, Paris 2010
La suite, c’est une toute petite salle consacrée aux « petits » dessins et gribouillages, marqués par son style très brut, très instinctif, celui de l’enfant et du graffeur qui sommeillent toujours en lui semble-t-il. Les dernières salles, regroupant une somme d’oeuvres toutes plus grandioses les unes que les autres, suffiraient à elles-seules à nourrir deux expositions sur Basquiat tant leur contenu est dense. On y retrouve notamment les oeuvres créées en collaboration avec Wahrol.
Enfin… dernière salle, dernières oeuvres… Plus mâtures, moins brutales dans le trait… Au fil de l’exposition, on voit l’art de Basquiat évoluer, prendre encore plus de corps, perdre peu à peu une partie de sa vitalité de graffeur tout en conservant une folie enfantine qui nous maintient en éveil, à la recherche de détails supplémentaires.
Une exposition splendide, indubitablement et à voir absolument. Maintenant, il faudra trouver les bons créneaux horaires pour éviter la foule…
La suite...Moebius Transe Forme à la Fondation Cartier – du tout bon !
Moebius. Jean Giraud. Un nom qui résonne dans le crâne pour n’importe quel amateur de BD, que ce soit dans un domaine « classique » ou plus orienté « SF ». Blueblerry, Arzach, l’Incal et tant d’autres, avec un dénominateur commun à chaque fois : la métamorphose, les visages changeant selon les humeurs, les personnages se modifiant et évoluant au gré de leurs aventures et de beaucoup d’autres paramètres essentiellement liés à une réflexion métaphysique.
Pour moi, Moebius, c’est avant tout l’Incal dans lequel il illustre la remarquable imagination d’Alejandro Jodorowsky. Deux imaginaires aussi prolixes qui se rencontrent, cela donne forcément du mythique, du culte, du fabuleux.
Aussi me suis-je rué sur cette exposition à la Fondation Cartier et me suis-je régalé, yeux écarquillés et sourire aux lèvres. La façade de la Fondation, habillée côté recto du dessin de l’affiche à droite, est splendide. On rentre et on découvre au rez-de-chaussée une série de vitrines exposant le travail très varié de Moebius. De Blueberry à l’Incal en passant par le Chasseur déprime, Edena ou Arzach et des autoportraits… Une somme de planches, de dessins, d’aquarelles et de croquis qui montre l’étendue du talent de dessinateur et d’inventeur de leur auteur. On admire la finesse du trait, le détail, l’énergie qui se dégage de dessins parfois extrêmement simples, parfois regorgeant d’informations. C’est brillant, tout simplement.
Au même étage, on découvre un film d’animation en 3D, réalisé pour l’exposition avec Geoffrey Niquet. On y retrouve Stel et Atan à la découverte d’une planète désertique et abandonnée… Je ne vous en dis pas plus, allez le voir, la poésie qui s’en dégage est parfaite…
© Moebius Production
A l’étage du dessous, on retrouve une partie de l’univers découvert au rez-de-chaussée, encore plus marqué par la métamorphose, par le pouvoir des cristaux, etc. Une salle splendide, accompagnée d’un portrait vidéo de l’auteur que j’ai raté, étant arrivé un peu tard à l’exposition.
La Fondation Cartier signe donc avec cette exposition Moebius une nouvelle performance dans le domaine de l’excellence. Que l’on soit fan de BD et de Moebius ou non, on sera transporté par le travail de ce dernier autour de la métamorphose, de la méditation et de l’influence de ces domaines sur notre état physique.
A voir absolument !
La suite...Baba Bling au Quai Branly – les riches intérieurs de Singapour
Ce dimanche, froid de canard, direction les riches intérieurs de Singapour au Quai Branly avec une exposition au nom sans équivoque : Baba Bling ! Je ne m’étais pas renseigné sur l’expo avant d’y pénétrer et j’arrivais donc avec « qu’est-ce que ça peut bien être ce Baba Bling ? » en tête… Et je n’avais pas du tout pensé à Singapour, à Penang, à Malacca… en fait je n’avais pas lu le sous-titre de l’exposition. Aheum. Mea culpa.
Cette exposition, c’est en fait l’histoire du drôle de destin de Singapour et de la région avoisinante, entre Sumatra et la Malaisie, non loin des Indes britanniques et de la Chine… Une région d’immigrés, chinois, malais, indiens et ce dès le XIVème siècle… Une région de colonialisme aussi avec les anglais, les hollandais et les portugais, plus tard.
Et de ce melting-pot fabuleux émerge une nouvelle culture. Les « baba » ou plutôt les « hommes chinois » de Singapour qui sont implantés sur place depuis plusieurs centaines d’années ont vu évoluer la culture qui les entourait mais ont aussi fait évoluer la leur, se gorgeant et se nourrissant des autres.
Les Peranakan d’origine sino-malaise, les « enfants d » unions mixtes entre les peuples, ont construit leur culture autour de leur maison, premier signe extérieur de richesse mais dont l’intérieur regorge lui aussi de trésors.
L’exposition commence donc par une première partie sur l’ameublement, sur la fameuse double-porte qui invite à entrer dans les lieux… Mobilier somptueux, richement décoré, finement sculpté, les Peranakan à l’influence fastueuse ne se refusaient rien en terme de confort et de beauté.
Expositions Septembre-Octobre à la MEP
De retour à la Maison Européenne de la Photographie après une série d’expositions assez inégales, j’avais très logiquement de grandes attentes puisque cet établissement est l’un de mes favoris à Paris ! Et je n’ai pas été déçu, bien loin de là. (bon à part que j’ai fait toutes mes photos avec l’iPhone, donc ne m’en veuillez pas trop, merci)
On commence avec le dernier étage et Koos Breukel avec une galerie de portraits tirés en grands formats et bien éclairés… Grosse claque tant le rendu est magnifique et surtout les portraits criants d’émotion, d’humanité et de précision. Face à face avec l’objectif, les histoires ont marqués les visages, le monde les a brutalisés pour certains, l’ensemble est parfait. A voir absolument et surtout avec du temps devant soi pour bien s’imprégner du grain de ces photos. Le portrait en grand format, c’est la vie j’ai envie dire et je m’étais fait la même réflexion en voyant l’expo d’Avedon au Jeu de Paume.
Ensuite, juste en face, on retrouve Fabien Chalon et ses expérimentations auxquelles j’ai été moins sensible si l’on excepte l’Abandon, création spécifiquement conçue pour la MEP, qui m’a foutu mal à l’aise, basculant d’un pied à l’autre, tortillant du cerveau pour éviter de paniquer. Difficile, surprenant et poétique aussi, mais oppressant. Une invitation à l’Abandon, justement. Et l’Abandon fait peur.
James Dyson Award 2010 – les finalistes ont du talent !
Mais j’ai envie de dire qu’on n’en doutait pas vraiment tant la qualité des réalisations soumises au James Dyson Award chaque années sont bluffantes ! 500 projets présentés, 20 retenus… une sélection drastique pour un résultat final le 5 octobre prochain… C’est ce qu’on appelle un vrai lauréat, avec 10k£ à la clé qui plus est, sympathique pour lancer le produit ou se lancer tout court dans sa propre aventure.
Parmi les 20 projets retenus, j’en ai sélectionnés quelques uns qui me plaisent particulièrement. Alors attention, je ne dis pas que ce sont les meilleurs, mais ce sont ceux qui m’ont le plus « parlé »…
On commence avec « Butterfly / Microscotter », une trottinette qui se déploie telle un parapluie et se replie en une poignée de secondes, logeant ainsi dans une petite boîte voire un sac à dos, évitant au passage de répandre les saletés accrochées aux roues et ailleurs un peu partout ! Brillant, il fallait tout simplement y penser.
On continue avec « The Copenhagen Wheel », une roue que l’on monte sur un vélo classique, lequel vélo se comporte alors comme un vélo hybride électrique et surtout rechargeable. Une belle initiative de la ville de Copenhague, tout à fait dans la ligne de pensée représentée par ses quelques 36% de cyclistes au quotidien ! Si j’avais un vélo, ce serait clairement un accessoire indispensable sur Paris, hors balades « sportives ».
Ensuite, toujours dans la mobilité, Biquattro, un vélo électrique qui passe de 2 à 3 roues (enfin disons que son empattement varie) en fonction de l’usage… Tellement évident. Tellement pratique. J’adore.
Et pour finir un projet qui n’a rien à voir avec la mobilité, l’Electrostatic Noticeboard Stix, un tableau qui utilise l’électrostatisme (on frotte l’objet sur le tableau) pour faire tenir papiers et autres petits objets. Au revoir les punaises, post-it &cie !
Que du bon en somme… j’ai hâte de connaître le projet gagnant et j’espère surtout que nombre de ces bonnes idées trouveront leur voie dans le monde sans pitié du design et de la conception d’objets innovants.
La suite...















































































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