Découvertes
Gosse de peintre – Takeshi ‘Beat’ Kitano à la Fondation Cartier
Mar 11th
C’est aujourd’hui qu’est lancée la nouvelle exposition à la Fondation Cartier, lieu dans lequel j’avais découvert avec grand plaisir la rétrospective de César il y a déjà longtemps ! J’y avais aussi brillamment raté “Né dans la rue”, l’expo consacrée à l’art du graffiti, une belle erreur de ma part.
Cette fois-ci, c’est Takeshi “Beat” Kitano qui a l’occasion de nous présenter ses œuvres, que ce soient des peintures, des ateliers ou encore des curiosités. Kitano, dans nos contrées, c’est surtout un réalisateur de films à l’humour pince-sans-rire dont certains sont désormais cultes. Alors cette exposition, c’est l’occasion de voir un peu plus le travail de “Beat” Kitano, l’homme plein d’humour, la critique satirique de la société japonaise, le farceur, celui qui aime faire sourire, rire et qui veut nous surprendre.
En conférence de presse mardi midi, Takeshi Kitano n’hésite pas à balancer quelques vannes, il refuse l’appellation “artiste”, nous demande de ne pas voir de “message profond” dans ses créations et il insiste : son but est de nous surprendre et de nous faire sourire, grands enfants que nous sommes restés. L’exposition est d’ailleurs conçue pour les “enfants”, grands ou petits afin de se jouer de nous, de notre vison du Japon, à base de machines farfelues, de vidéos à l’humour barré, de systèmes mécaniques improbables nous ramenant au malheureux hasard de notre apparition dans l’Univers.
Quant on lui demande qui sont ses inspirations, il répond “mon père, peintre en bâtiment”. C’est bien cela, “gosse de peintre”, le titre de cette exposition délurée et fantasque, une sorte d’hommage à l’influence de son père, “gribouilleur de bâtiment”. Pas de prétention donc, pas d’art contemporain sérieux. Rafraîchissant.
Et l’effet est réussi, je me suis promené avec le sourire aux lèvres dans la Fondation Cartier, passant devant cet autoportrait “Qui es-tu, toi qui me regardes ?”, devant cet atelier d’écoute et de dessin, ce stand parodique “Honpa”, cette réflexion sur l’optimisation de la pendaison au Japon, ces animaux-fleurs, les sushis bio-technologiques ou encore la machine à coudre géante trônant au centre du rez-de-chaussée.
Invité par la Fondation Cartier, Takeshi “Beat” Kitano réussit le pari de nous faire rire en regardant de l’art contemporain, il nous ramène à notre âme d’enfant, nous interpelle et répond parfaitement à ce leitmotiv : “Avec cette exposition, j’ai sans doute voulu donner une autre définition au mot “art”, qui soit moins conventionnelle, moins snob, plus décontractées et accessible à tout le monde”. Vous avez donc jusqu’au 12 septembre pour aller vous rafraîchir les mirettes… après la Fondation Cartier laissera le champ libre à Jean Giraud “Moebius”, une nouvelle exposition qui m’enthousiasme d’avance !
Une histoire de morphostyle
Feb 25th
Vendredi dernier, j’ai découvert un nouveau truc : le morphostyle. Ou comment quelqu’un de bien formé, en regardant les détails et la forme de ton visage, peut définir avec précision ta personnalité, tes capacités de concentration/attention/etc. et ta manière de fonctionner. Typiquement le genre de choses qui me laissent pantois tant la précision de certains détails ne peut être inventée que ce soit pour moi ou pour ceux qui étaient présents ce soir là.
De plus, cette analyse de morphostyle permet aussi au passage de bien définir le maquillage à adopter ou les couleurs vestimentaires à arborer pour sublimer ledit visage ! Et là, gros succès aussi à la vue du maquillage de certaines demoiselles et notamment de la mienne, de demoiselle, d’ordinaire non maquillée car n’en ayant tout simplement besoin. Et puis comme on dit, “il ne faut pas se méfier des jolies filles, mais de celles qui font tout pour être jolies” … un credo qu’elle incarne à merveille (oui, je suis niais et je vous emmerde
).
Enfin bref, expérience intéressante et amusante ! Et puis surtout enrichissante pour la partie maquillage puisqu’on peut se rendre compte tous les jours dans la rue que beaucoup de filles ne savent tout simplement pas se maquiller… alors c’est exactement ce dont elles auraient besoin.
Bref : vous trouvez que votre amie ne sait pas se maquiller ? Contactez tout simplement Denise Houssard (06 09 05 40 82 – contact@houssard.com) pour plus d’informations ! Attention, un rendez-vous de 2h coûte tout de même 250€ alors choisissez bien l’occasion pour faire ce joli cadeau à votre amie en mal de mise en valeur du visage !
Manolosanctis – édition communautaire sur un petit nuage
Feb 12th
Vous connaissez Manolosanctis ? Moi j’ai découvert il y a quelques mois lors de leur lancement fin 2009 et j’ai aussi reçu les premiers exemplaires de leur production avec un certain plaisir puisque j’aime beaucoup l’idée de cet éditeur communautaire. Communautaire ? Oui, c’est ça, chaque auteur cherchant à se faire connaitre ou bien même déjà connu peut déposer ses planches sur le site et ainsi être lu / apprécié par les lecteurs… A partir de là, c’est parti pour la recommandation au travers d’un système de vote et bien sûr d’un métier d’éditeur dans la foulée ! A savoir que chaque auteur récupérant l’attention du public a une chance de finir édité s’il correspond aux critères éditoriaux de Manolosanctis.
L’équipe derrière cette aventure originale est composée d’anciens de Centrale Nantes, de l’ESSEC mais aussi de l’ENSAN, bref une équipe hétéroclite pas initialement formée à l’édition mais férue de nouvelles technologies, de BD et animée par un même amour de la création libre sur le web. Et voilà comment ils ont lancé la machine en moins d’un an, assurant une édition en tout juste un mois entre la validation d’un projet et sa disponibilité en version papier ! Et de bien belles éditions papier, je vous en parle bientôt pour les “revues” des BDs que j’ai reçues.
Et j’ai donc eu l’occasion de rencontrer l’équipe et notamment le patron, Arnaud Bauer, au festi-BD d’Angoulême. L’occasion de parler du succès de l’éditeur jusqu’à présent, de la future levée de fonds à venir, de l’application iPhone en développement (et l’iPad ?), du (très) bon accueil des “gros” éditeurs lors de ce festival. Bref, autant être clair, l’équipe était un petit nuage lors de ce salon, surmotivée par les bonnes nouvelles, la bonne ambiance du salon et les jolies choses à venir.
Conclusion, je vous suggère d’aller faire un tour sur le site pour lire, découvrir, lire encore, voter, acheter et savourer un plaisir fort plaisant de nos jours : de nouvelles choses dans un emballage agréable. 500 albums, il y a de quoi faire non ? Autrement dit, un vent frais dans le milieu de la BD par rapport à tous ces cycles édités chez les “grands” que je consomme sans plus y trouver mon bonheur.
Izia – 231 mois et une sacrée fougue
Feb 4th
Il y a une semaine, j’étais au show-case d’Izia au Scopitone, l’occasion de célébrer le lancement de la nouvelle campagne de communication de la marque Petit Bateau qui s’est associée à l’artiste, la considérant comme une égérie idéale pour l’esprit de la marque : faîtes ce qu’il vous plaît, vos vêtements sont là pour ça.
Pour moi, Petit Bateau, c’est la publicité et cette fameuse chanson de Dutronc (fais pas ci, fais pas ça !)… pas facile de passer après ça ! Mais Izia s’en sort bien et le clip concocté à l’occasion est juste top :
J’avoue que je connaissais pas Izia avant que mon cher hôte ne m’en parle pour me proposer cette soirée : écoute rapide, achat du CD aussi sec et depuis je m’en mets un petit coup de temps à autre pour me mettre la pêche ! Sacrée énergie dans sa musique et aussi sur scène : une vraie furie, de l’humour et de l’énergie à revendre. Une jolie découverte, un joli premier jet, j’ai maintenant hâte de voir comment l’artiste va mûrir, tout comme sa musique.
Et pour finir… LIBERTÉ POUR LES BRAGUETTES !!!
Caméra Café 2 – une histoire de filiation ?
Feb 3rd
Il y a deux semaines était lancée la nouvelle mouture de Caméra Café, étonnamment appelée Caméra Café 2… (hum, l’originalité, chez M6, z’ont du mal) ! Amusant et étonnant quand on apprend que le trio de créateurs de la série pensait plutôt à La Boîte du Dessus, très logiquement d’ailleurs puisque ces nouvelles aventures se déroulent à l’étage supérieur de l’immeuble hanté par les blagues d’Yvan le Bolloch et Bruno Solo.
Les deux comparses (ainsi qu’Alain Kappauf) étaient d’ailleurs là pour nous accueillir et nous présenter la nouvelle brochette d’acteurs et les principes fondateurs de la nouvelle série avec un leitmotiv : garder l’esprit Caméra Café tout en produisant un nouveau contenu plus en phase avec la situation économique et sociale actuelle. Car, oui, quand on regarde les épisodes créés à l’orée des années 2000 et qui sont encore rediffusés, on se rend compte qu’en effet notre société et notre rapport à l’entreprise ont bien changé ! Les blagues restent toujours aussi poilantes en revanche, pour peu que l’on aime l’humour développé par le duo de potes de 20 ans.
C’est mon cas d’ailleurs et j’attendais donc avec une appréhension non dissimulée le résultat de ces nouvelles aventures… Allait-on subir la présence des anciens acteurs, tel un fantôme rappelant l’excellent du passé et du concept exporté à l’échelle mondiale ? Ou bien allait-on se prendre au jeu de ces nouveaux personnages plus en phase avec nous ?
La réponse est ambigüe en ce qui me concerne après ce premier visionnage en compagnie des équipes de M6 et quelques épisodes regardés au hasard des rares soirées où je rentre suffisamment tôt pour regarder Caméra Café 2. Bruno Solo et Yvan Le Bolloch restent égaux à eux mêmes quand ils réapparaissent à l’écran… Duo infernal, duo mythique du petit écran, difficile de les oublier, quand bien même les nouveaux acteurs s’en tirent admirablement bien ! Car oui, cette nouvelle série est aussi plutôt réussie avec des mots qui sonnent juste, des gueules d’acteurs charismatiques et quelques situations potaches et burlesques qui ont fait le succès de la série.
Bilan : positif en ce qui me concerne ! La sauce prend entre les nouveaux acteurs. La sauce prend aussi grâce à des apparitions ponctuelles des anciens de Caméra Café (doit-on l’appeler 1 ?). Si l’on s’en tient au parterre de blogueurs réuni ce soir là chez M6, je pense que l’on peut dire que les rires étaient bien présents, maintenant je suis curieux de connaître l’accueil des nouveaux trublions dans les salons français. J’ai bon espoir que ce soit positif même si la concurrence s’est sérieusement affutée en face (enfin, Plus Belle la Vie reste une daube atomique absolue, mais c’est le même créneau horaire…) mais reste pour moi un sentiment étrange : pourquoi diable avoir appelé ça Caméra Café 2… ? La notion de filiation est parfaitement évidente pour peu que l’on regarde un épisode, nul besoin de jouer de ce 2… surtout quand on connait un peu le manque de réussite des 2 en général au cinéma, à la télé, etc. !
Bref : le trio Solo – Le Bolloch – Kappauf a fait un superbe travail avec ces nouveaux épisodes, ce nouveau casting, dommage qu’ils n’aient pas eu la main sur le nom final de leur bébé.
EcoEmballages – Visite d’un centre de tri
Dec 11th
Il vente, il fait un peu froid et surtout dans l’air flotte une odeur de compost à laquelle la plupart des parisiens n’ont plus vraiment l’habitude ! Premier réflexe : « hey mais ça pue ! », un peu de réflexion et puis finalement « Ouais, en fait c’est plus agréable que le métro ou autre… ». CQFD. Un centre de tri, ça sent bon !
Et la visite m’a plutôt bien confirmé cela… Tant de déchets en à peine une demie-journée de travail ! D’autant plus que le centre de tri visité ne gère que la petite quantité de 320000 habitants, pour environ 15000 tonnes de déchets traités par an ! On passe du hangar principal contenant les collectes (la photo là, c’est environ 2 jours de récupération…) à celui où les déchets sont triés une première fois, étalés, puis passés au crible par deux premiers opérateurs. La suite, c’est la séparation du métal, des différents plastiques et papiers/cartons soit grâce à des machines, soit grâce à d’autres opérateurs. Impressionnant.
Christophe Alévêque au Théâtre du Rond-Point – ça picote !
Dec 2nd
Dimanche après-midi, j’ai eu la chance d’aller voir Christophe Alévêque en représentation au théâtre du Rond-Point, sur les Champs-Elysées et accessoirement de boire un verre avec lui juste après. Donc, avant même de parler de ça, merci Alexiane, tout simplement…
Christophe Alévêque est Super Rebelle !… ou du moins ce qu’il en reste
165 ans de photographie iranienne – Musée du Quai Branly
Oct 19th
Dimanche après-midi avec ma mère, direction le Quai Branly pour lui faire découvrir le lieu et jeter un oeil aux expositions ouvertes… avec une bonne surprise : la gratuité du musée ce dimanche. Serait-ce le cas tous les dimanches ? Je n’en ai aucune idée mais ça reste une bonne nouvelle !































