Découvertes

Versailles Intime – Dans les coulisses de l’Opéra Royal

Posté par le 30 jan 2012 dans Découvertes | 1 commentaire | 101 vues

L’année 2012 s’obstine à commencer sous les meilleurs auspices puisque le weekend dernier, j’ai remis les pieds à Versailles pour une nouvelle session Intime, cette fois-ci à la découverte de l’Opéra Royal et de ses coulisses. Le temps était à l’avenant, nous pressant de rentrer dans les entrailles du château alors que notre illustre guide commençait d’ores et déjà à nous taquiner, nous tester, nous nourrir d’une foule de petits détails.

Jean-Paul Gousset est le directeur technique de Versailles, il est amoureux de ce château et cela se voit, cela se sent. Il nous observe et nous demande si cela nous tente de passer par un coin sans électricité, histoire de changer un peu du parcours traditionnel. Mais bien sûr que oui cela nous tente ! On traverse alors avec difficulté la cour du château, balayée par un vent cinglant et glacial pour monter très vite dans les étages attenants à la Chapelle Royale. Bienvenue dans les attiques de l’aile Nord !

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Sécurité Routière – le nouveau spot TV : Tant qu’il y aura des morts…

Posté par le 22 jan 2012 dans Découvertes | 4 commentaires | 241 vues

Il y a un an, « Insoutenable », le spot tv de la sécurité routière réalisé par Stéphane Barbato cognait très fort, interpellait, plus encore que de nombreux spots déjà réalisés sur ce même thème. Pour le cru 2012, la Sécurité Routière a refait appel au même réalisateur, cette fois-ci en voulant insister sur une prise de conscience difficile : nous sommes en théorie comme en pratique tous responsables de la sécurité routière. C’est en effet le cas mais on l’oublie bien vite au volant de sa voiture, machine égoïste, machine d’indépendance, machine statutaire.

La semaine dernière, 7h et quelques, sur la N118, j’ai vu une moto couchée, explosée, sur mon côté de route. De l’autre côté, il y avait une voiture, le SAMU, les pompiers, des cônes… Le motard, heurté par une camionnette partie en tête à queue car ayant raté la bretelle de sortie, a été projeté de l’autre côté sous les roues d’une autre voiture, du moins si j’ai bien interprété les signes de l’accident. Accident bête, inattention du conducteur de la camionnette, pas réveillé car trop tôt le matin ? Trop vite ? Dans tous les cas, c’est une drôle de façon de commencer sa journée que de ressentir cette boule glacée dans le ventre.

Je ne suis clairement pas d’accord avec toutes les mesures mises en place par notre gouvernement depuis quelques années, je ne supporte pas cette politique du chiffre et du fric ni les interventions de Mme Perrichon qui me hérisse le poil à chaque fois qu’elle ouvre la bouche mais les résultats sont là : le nombre de morts a très fortement diminué. Difficile de le contester. Sauf quand nos amis journalistes encensent la politique de répression et expliquent la diminution du nombre de morts depuis 30 ans par cette seule et unique politique. Quid des ingénieurs, techniciens, chercheurs travaillant dans le monde automobile ? Ce sont aussi eux qui vous sauvent la vie quand votre bon sens et votre intelligence font défaut au volant ou au guidon. J’apprécierais quelques remerciements pour ces personnes, de temps à autre. Mais ce serait aller à contre-courant de l’auto-satisfaction du chiffre qu’on aime tant dans ce pays.

Qu’importe, tant qu’il y aura des morts, il y aura des efforts à faire, des mesures à prendre. De mon côté, j’aimerais bien que la formation initiale soit fortement améliorée,  que des examens réguliers soient mis en place au fil de la vie du conducteur et bien d’autres mesures encore. Il est temps selon moi de trouver un équilibre entre formation et répression. Sauf que la répression rentre du fric dans les caisses bien vides de l’État, on ne peut définitivement pas en dire autant de la formation qui coûte cher à court terme mais pourrait sauver tellement de vies et d’argent sur le long terme…

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Art Ensuite, Elysées Mermoz et Elodie Boutry

Posté par le 21 déc 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 29 vues

La semaine dernière, j’ai eu la chance (grâce à l’ami Guillaume) de découvrir une très jolie initiative : Art Ensuite. Cette initiative, c’est la structuration d’un principe : celui d’exposer dans de beaux hôtels de jeunes artistes, gratuitement, sans commission sur les éventuelles ventes, avec comme simple envie celui de faire connaître de nouveaux créateurs à un public différent.

Cette initiative, c’est celle d’Olivier Breuil, artiste lui-même et directeur de l’hôtel Elysées Mermoz, un bien beau 4* situé non loin (c’est le moins que l’on puisse dire) des Champs Elysées. Depuis 2010 et sa restauration, le lobby de l’hôtel accueille des expositions temporaires avec comme objectif la mise en avant de nouveaux artistes, déjà exposés ailleurs ou non, comme pour Elodie Boutry par exemple.

Après de nombreuses expositions, l’hôtel s’est décidé à créer une structure, une initiative, un label : Art Ensuite. Le but est de structurer cette envie d’exposer des artistes, de les pousser, de les mettre en avant ! D’ailleurs, ceux qui nous ont régalé ce soir là, Un Artiste à la Table, ont une idée du même acabit : inviter un artiste chez elles, faire un repas entre inconnus, découvrir un univers, faire de l’appartement un atelier. Pour Art Ensuite, c’est le même esprit, il faut que l’artiste puisse s’accaparer le lieu, se l’approprier. Cela m’a d’ailleurs fait penser à l’hôtel Artus que j’avais découvert il y a quelques temps et qui aurait complètement sa place au sein des hôtels du label Art Ensuite.

En clair, une chouette rencontre, une très belle initiative, un homme passionné en la personne d’Olivier Breuil et un lieu délicieux, je ne peux que souhaiter une belle vie à ce projet Art Ensuite ! Une affaire à suivre.

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Versailles Intime – en balade dans les petits appartements du Roi

Posté par le 9 nov 2011 dans Découvertes | 1 commentaire | 310 vues

Après la visite « Intime » effectuée dans les petits appartements de la Reine en janvier dernier, ce sont ceux du Roi qui nous ont accueillis samedi dernier. Petit groupe, accueil adorable et nouvelle visite privée de lieux méconnus du Château et pourtant accessibles à tous au travers du programme des visites commentées ou thématiques. Je vous invite donc à cliquer ici pour en savoir un peu plus sur ces visites qui permettent de voir Versailles différemment, loin des visites traditionnelles des Grands Appartements.

Cette fois-ci, c’est Nicolas Jacquet, auteur de Versailles Secret et Insolite, qui nous fait la visite et nous mène de pièce en pièce, de recoin en recoin en commençant tout d’abord par une œuvre qui lui est chère située dans les anciennes galeries du musée de l’Histoire de France : la version préparatoire du tableau de Serment du Jeu de Paume, toute de nus académiques et qui, jugée trop choquante à une époque, fut mise de côté au profit d’une nouvelle commande, à savoir le tableau connu aujourd’hui. Nicolas Jacquet s’enflamme, nous nourrit de détails sur les éléments du tableau avant de nous inviter à « passer chez le Roi », tout simplement.

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Les Bonobos de Laurent Baffie au Théâtre du Palais Royal

Posté par le 21 oct 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 62 vues

Il y a quelques semaines, j’ai remis avec plaisir les pieds, les yeux et les oreilles au Théâtre du Palais Royal pour une représentation de la nouvelle pièce de Laurent Baffie : Les Bonobos.

C’est l’histoire de trois potes qui se connaissent depuis l’enfance. Alex l’aveugle, Dani le sourd et Benjamin le muet. Même si nos personnages ressemblent beaucoup aux 3 singes de la sagesse, leur irrésistible envie de copuler les range définitivement dans la catégorie des bonobos ! Mais comment faire pour avoir une sexualité non tarifée quand on est handicapé ? La solution est simple, il suffit de ne plus être handicapé…

Comme vous pouvez le lire, Baffie s’est basé sur l’histoire des trois singes de la sagesse pour digresser sur la sexualité et plus spécialement sur la sexualité des handicapés. On pourrait alors s’attendre à une débauche de vulgarité simpliste mais il n’en est rien.

Alors, bien sûr, Baffie reste Baffie et les traits d’humour sont souvent percutants, un rien sauvages et crus : baiser, pute, salope et autres petites horreurs se retrouvent bien souvent dans la bouche des acteurs, Baffie inclus (qui alterne avec Alain Bouzigues) dans le rôle du muet. Sauf que l’auteur a aussi introduit une certaine dose de subtilité dans sa pièce, de sensibilité.

Les bons mots fusent, fins. Les mots crus aussi, nettement plus bruts. Ce qui ressort de la représentation, c’est une sensation d’équilibre, un équilibre auquel je ne m’attendais à vrai dire pas du tout et qui constitue la plus belle surprise de cette pièce. Le début peut paraître un peu longuet, l’action traînant à se mettre en place même si les facéties des trois acteurs masculins sont là pour inoculer le virus du rire à la salle, la chauffant peu à peu avant une fin de « première partie » bluffante et cousue main pour Baffie / Bouzigues qui, on le sent, s’éclate du début à la fin de sa pièce. Les autres acteurs ne sont pas en reste même si certains explosent véritablement, Baffie en premier, Marc Fayet ensuite en aveugle cynique, puissant et incisif. Du côté des filles, chacune son caractère, mais c’est à mes yeux Karine Dubernet (Julie, la fliquette brute de décoffrage) qui prend toute la place et impose son charisme sur ses consœurs mais aussi sur les hommes, qu’elle domine de la tête et des épaules !

Pour ce qui est des subterfuges trouvés par nos trois bonobos et du déroulé de la pièce et de ses rebondissements, je ne veux pas m’étendre dessus pour ne pas gâcher votre plaisir si d’aventure vous allez voir une représentation de la pièce mais c’est joliment trouvé et bien souvent hilarant. Chacun des trois handicapés arrive à gommer avec plus ou moins de succès son handicap grâce à la complicité des deux autres… je n’en dirai pas plus. Complémentaires, touchants, humains bien que blasés des relations (tarifées ou non) et quelques peu bruts de masculinité assaisonnée d’un machisme certain, les trois font la paire et arrivent à nous arracher de nombreux rires aussi bien que quelques larmes. Le final, un poil facile, m’a en revanche laissé quelque peu sur ma faim mais dans l’ensemble, j’ai passé un moment agréable dans ce lieu toujours aussi époustouflant. A voir sans hésiter, que l’on soit fan de Baffie ou non !

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Versailles Secret par Andy Julia – Le Cabinet des Curieux

Posté par le 20 oct 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 290 vues

Andy Julia, je l’ai découvert à l’occasion de la mise en place du splendide programme « Versailles Intime » dont je vous ai déjà maintes fois parlé ici ou sur Twitter. Rencontré à l’occasion de la visite des petits appartements privés de Marie-Antoinette, j’ai ensuite admiré chacune de ses photos lors de la réception des cartons d’invitation pour les autres visites avec toujours ce commentaire « C’est exactement ainsi que j’imaginais Versailles sans savoir vraiment comment l’exprimer ».

Andy Julia a su capter Versailles, tel qu’il est, mais il a aussi réussi à lui insuffler une vision propre, la sienne, celle du photographe, de l’esthète. L’exposition « Versailles Secret » (au Cabinet des Curieux) traduit cette vision, nous dévoilant des clichés uniques, exclusifs, un Versailles tel qu’on ne l’a jamais vu mais tel qu’on aime à l’imaginer.

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La Nostagie de Dieu à la Comédie Contrescarpe

Posté par le 1 sept 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 22 vues

Hier soir, je suis allé faire un tour du côté gauche de Paris, fort heureusement pour une très bonne raison : j’avais rendez-vous avec Dieu. La Nostalgie de Dieu, c’est l’adaptation théâtrale des BDs de Marc Dubuisson, elles-mêmes issues de son fameux blog.

Je suis à la base assez fan du travail de Marc Dubuisson, son dessin et son traitement de la discussion de Dieu avec ses quelques interlocuteurs mortels : humour bien cynique, réparties cinglantes et une bonne alternance entre l’emphase des interlocuteurs humain et le franc-parler d’un Dieu misanthrope, cynique et démissionnaire.

Du coup, j’étais assez curieux de la manière dont l’adaptation théâtrale serait faite par Lætitia Grimaldi, le format de la BD étant ma foi plutôt adapté à l’exercice. Une heure après l’entrée théâtrale du dépressif chronique voulant mettre fin à ses jours puis celle, tonitruante, de Dieu, il est temps de faire le bilan. Est-ce bien drôle ? Oui. Est-ce complètement hilarant du genre à péter un fou rire pendant 15 minutes ? Non. Explications.

Il est évident qu’il faut être assez « ouvert » en terme d’humour et pas trop sensible aux blasphèmes. Pour ce qui me concerne, je me bien évidemment fendu la gueule de bout en bout tant les jeux de mots et déclarations provoc’ de Dieu fusent de tous côtés. C’est à ce niveau là tout à fait jouissif et les deux acteurs s’en donnent à cœur joie. L’un comme l’autre jouent juste. Le déprimé et le psychologue sont plein d’emphase, de beaux mots, de superlatifs et de belles idées bien arrêtées, ils jouent à ce titre le jeu que l’on attendrait justement de Dieu. Ce dernier joue au contraire la carte de la blague, du cynisme et du sarcasme, le tout ponctué de mimiques et de quelques remarques à la destination du public. Bref : c’est un fêtard, un menteur, un blasé et il n’en a strictement plus rien à foutre de sa création qui ne cesse de le décevoir et de l’emmerder avec ses doléances et ses interprétations délirantes.

A côté de ça, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai explosé de rire à chaque répartie mordante car cet humour, c’est finalement celui que je pratique avec beaucoup moins de talent et aussi celui auquel je suis le plus habitué quand je bois des coups avec mes amis athées, agnostiques ou avec les plus ou moins croyants bien qu’ouverts au blasphème sauvage. Pas trop de surprise donc à ce niveau là mais la mise en scène, le bon enchaînement des choses et la pertinence du propos font qu’au final, l’absence de fou rire n’est pas un problème et le sourire reste vissé sur le visage pendant l’ensemble de la représentation.

Au final, c’est une belle surprise, un moment agréable à passer, quelques réparties pouvant devenir cultes et une très bonne entrée dans le monde des petits théâtres pour ceux qui n’auraient pas l’habitude d’y aller ou qui seraient un peu peureux à l’idée de pénétrer dans un grand et vieil établissement. Bref, si vous voulez passer une petite heure à vous marrer des horreurs de Dieu et de l’Humanité, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller les voir avant le 15 septembre. Au pire, il vous restera les BDs. D’ailleurs, faut que je les commande. Zou.

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Ralph Lauren – l’Art de l’Automobile aux Arts Décoratifs – encore 10 jours…

Posté par le 18 août 2011 dans Découvertes | 1 commentaire | 123 vues

C’est ça, il vous reste 10 jours (10 !) pour vivre un polyorgasme visuel au musée des Arts Décoratifs grâce à l’exposition unique de quelques joyaux de la collection Ralph Lauren. Depuis que je m’intéresse à l’automobile, j’ai toujours su que le fameux homme avait un goût certain pour l’automobile d’exception avec pour preuve les multiples publicités de la marque dans le magazine Automobiles Classiques qui a bercé mon adolescence. Je crois même qu’il avait eu droit, en plus des publicités, à quelques articles sur sa collection. J’avais alors bavé et pleuré du sang sur ce papier glacé de toute beauté.

© Photo Michael Furman

Il était donc hors de question de rater cette exposition qui se clôt donc le 28 août prochain. L’exposition, assez chère, vaut le coup d’oeil pour peu que l’on soit passionné d’automobile mais elle mérite de la même façon un détour pour peu que l’on soit amateur du beau, de l’Art. Car ici, ce n’est pas l’Automobile qui est exposée mais bel et bien son summum, ce qui a pu se faire de mieux, ce qui reste d’ailleurs comme le mieux de l’Automobile avec tout ce que cela implique d’exceptionnel.

© Photo Michael Furman

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MOVE. LEARN. EAT. – une ode au Voyage

Posté par le 6 août 2011 dans Découvertes | 10 commentaires | 134 vues

Il y a quelques jours, l’ami @CanonFrance a partagé cette vidéo. MOVE.

3 mecs, 44 jours, 11 pays, 18 vols et 38.000 miles… et en fait 3 vidéos, 3 concepts : MOVE. LEARN. EAT.

Une ode au voyage dont j’ai un peu de mal à me remettre alors que je suis en train de trier mes photos de Sardaigne.

Chapeau bas messieurs.

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De passage à la MEP

Posté par le 4 août 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 254 vues

Et vous feriez bien d’y passer car l’ensemble des photos présentées à la MEP jusqu’au 25 septembre prochain (oh tiens presque mon anniversaire) vaut le coup d’œil.

On commence avec la série « XL » de Xavier Lambours, une série de portraits et quelques études de nus dont l’une rappelant terriblement l’Origine du Monde de Courbet. C’est beau, les portraits d’hommes et d’animaux s’observent, mis en opposition, si proches les uns des autres.

On continue avec le « Portrait brésilien » de Xavier Fourtou, diptyques et mosaïques de graffs glanés au fil de ses pérégrinations dans la belle São Paulo. Un florilège de couleurs et d’expressions qui m’a bien marqué.

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Les Frères Caillebotte au Musée Jacquemart-André

Posté par le 19 mai 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 249 vues

Il y a environ trois plombes, le premier weekend d’ouverture de l’exposition plus exactement, j’ai plongé dans l’univers des frères Caillebotte au Musée Jacquemart-André. Alors, premièrement, je ne savais pas qu’il y avait des frères Caillebotte, je ne connaissais en fait que le peintre, Gustave.

© Les Roses, jardin du petit Gennevilliers / 1886 / Photo Alberto Ricci
© Canotier au chapeau haut de forme / 1877-1878 / collection particulière Courtesy Comité Caillebotte, Paris

Gustave et Martial étaient en fait les fils d’une riche famille parisienne tandis qu’un autre frère né d’un précédent mariage était prêtre. D’un côté, la peinture. De l’autre, la musique avant enfin de découvrir la photographie. L’exposition met d’ailleurs parfaitement en lumière les influences communes, les angles, la sensibilité, ces frères étaient si proches, marqués sur leur cocon familial qu’ils illustrent l’un et l’autre avec un amour qui transpire de leurs œuvres.

© Régates à Argenteuil / Pêche à la ligne / 1893 – 1878 / collection particulière Courtesy Comité Caillebotte, Paris

Famille, vues de Paris, jardins et amour de la voile, les différentes photos et peintures se confrontent dans un musée au décorum magnifique. Un régal de bout en bout malgré la foule des premiers jours, une délicatesse dans la peinture de Caillebotte qui en fait l’un de mes peintres préférés et des clichés magnifiques, témoins d’une époque pour ce qui touche à l’autre frère.

© Gustave Caillebotte et Bergère sur la place du Carrousel / Maurice Minoret ramant / Gustave et Martial Caillebotte / D.R.

L’exposition est en place jusqu’au 11 juillet prochain, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller la voir !

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Cabinet des Curieux et Natalie Shau – cocktail délicat et délicieux

Posté par le 6 avr 2011 dans Découvertes | 1 commentaire | 388 vues

Il y a des lieux qu’on adore découvrir. Il en va de mêmes pour les artistes. Quand les deux sont combinés, on passe forcément un bon moment et c’est exactement ce que j’ai vécu la semaine dernière avec l’exposition des oeuvres de Natalie Shau au Cabinet des Curieux.

Le Cabinet des Curieux, c’est un tout petit endroit, sur deux étages (et une cave). Des tentures rouges. Des objets, des curiosités que Thierry Ruby collectionne, trouve, découvre, partage. La chose qui change tout, c’est qu’il n’aime pas que les objets, il aime aussi les artistes et il aime les associer à son univers quand c’est possible.

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En balade à la Collection Rosenblum and Friends – Born In Dystopia

Posté par le 4 avr 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 112 vues

Il y a deux semaines, j’ai eu l’occasion de visiter un lieu plutôt unique qui s’il est certes ouvert régulièrement au public, n’est pas forcément situé là où l’attendrait et mérite clairement un coup de projecteur. Ce lieu, c’est la Collection Rosenblum and Friends.

Rosenblum, ce nom vous dit sûrement quelque chose, surtout s’il est accolé à deux prénoms, deux frères. Reste que Steve Rosenblum et sa femme, Chiara, sont des amateurs d’art en général. D’art africain à l’origine (il y a à peine 15 ans), d’art contemporain plus récemment (disons entre 5 et 8 ans). Un constat s’est imposé à eux : ils aiment collectionner et ont aussi des amis partageant cette passion pour l’art contemporain et pour la mise en valeur d’artistes n’ayant pas toujours pignon sur rue ou n’arrivant pas à se faire connaître.

La Collection Rosenblum est justement un lieu qui leur est dédié : mettre en valeur des oeuvres d’artistes connus ou méconnus répondant à un thème propre à chacune des expositions, « Born In Dystopia » étant la toute première accrochée depuis le mois d’octobre et l’ouverture de ce lieu qui coupe le souffle. Et pour cause ! Porte noire mat, gigantesque vestibule plongé dans la pénombre où se découpent deux rais de lumière tandis qu’au fond une oeuvre faite de film vidéo brille d’un feu noir. Magistrale entrée mais c’est quand on tourne la tête à droite en pénétrant dans le premier rai de lumière que le lieu prend toute sa dimension.

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Gustav Mahler au Musée d’Orsay

Posté par le 16 mar 2011 dans Découvertes | 0 commentaires | 130 vues

Samedi dernier, en plus de profiter de l’exposition sur le courant préraphaélite, j’ai rapidement eu le temps d’aller faire un tour dans les salles consacrées à Gustav Mahler, celui que l’on connaît avant tout comme un compositeur de génie mais qui fut bien plus que cela. Voilà donc cent ans que Gustav Mahler est décédé et on se replonge avec une certaine délectation dans ses deux métiers de directeur d’orchestre et de direction de maisons d’opéra.

Emil Orlik Gustav Mahler, vers 1910 Eau-forte Paris, Médiathèque musicale Mahler (fonds La Grange) © Médiathèque Musicale Mahler, ParisE. Bieber Portrait de Mahler, 1896 Photographie Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenRudolf Herrmann Gustav Mahler, vers 1910 Eau-forte Paris, Médiathèque musicale Mahler (fonds La Grange) © Médiathèque Musicale Mahler, Paris

Alors que la 4ème symphonie déroule ses portées le long de la salle et qu’elle résonne à nos oreilles, on découvre sa quête de la perfection dans tous les domaines : composition, interprétation, costumes, mise en scène et ainsi de suite. Autant de témoignages de l’hyperactivité presque névrotique d’un homme de génie.

Otto Böhler Silhouettes de Gustav Mahler dirigeant, vers 1910 Reproduction photographique, R. Lechner, Vienne Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenAnonyme Un chef d'orchestre hyper-moderne, Le chef d’orchestre Kappelmann dirige sa Symphonia diabolica , extrait de « Fliegende Blätter », mars 1901 Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenÉventail avec signatures de Joseph Joachim, Johannes Brahms, Johann Strauss, Julius Epstein, Gustav Mahler, Ernst von Dohnányi, vers 1900 Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenAnonyme Le directeur Mahler devant le pupitre et devant l’autel du mariage, non daté Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Les objets se succèdent, les croquis, les manuscrits de partitions, les photographies (dont celle, splendide, de sa femme), les esquisses… tous ces éléments qui ont baigné la vie du compositeur et directeur et témoignent de son travail acharné.

Anonyme Un jeune talent,1902 Caricature du journal « Floh » (Puce) Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenGustav Mahler Troisième Symphonie, non daté Première édition avec corrections manuscrites Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und SammlungenAnonyme Anna von Mildenburg, non daté Photographie Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen © Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Cette exposition redonne un peu corps à un compositeur qu’on ne connait en effet que pour ses symphonies assez sombres. J’avoue que je ne connaissais absolument pas les autres aspects de la vie de Gustav Mahler et cette exposition a donc été synonyme de grandes découvertes mais aussi d’un réel plaisir à contempler tous ces objets d’époque. L’éventail a d’ailleurs retenu mon attention et mon amour, quel fantastique objet ! Voilà le genre de choses que j’adorerais posséder.

Enfin, toujours est-il que si vous allez à Orsay pour voir la collection principale ou les préraphaélites d’ici à la fin mai, il serait bien dommage de vous priver de ces quelques salles retraçant non pas la vie ou l’oeuvre de Mahler, mais sa complexité en tant qu’homme et génie.

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Une balade d’amour et de mort – Photographie préraphaélite au musée d’Orsay

Posté par le 15 mar 2011 dans Découvertes | 2 commentaires | 206 vues

Il paraît que je vis avec un modèle préraphaélite. Enfin c’est ce qu’on lui a dit. Du coup j’ai compulsé l’ami Google et je n’étais pas trop d’accord. Toujours est-il qu’internet, ça ne remplace pas vraiment l’observation de tableaux et de photographies appartenant à ce courant préraphaélite créé en Grande-Bretagne à la moitié du XIXème siècle.

Alors je me suis rendu au musée d’Orsay pour y contempler tous ces tableaux, tous ces visages, toutes ces photographies et j’ai cherché à comprendre. Du côté des peintures, de Millais, de Rossetti et de Madox, nul signe de mon modèle à moi, mais en revanche des peintures splendides, emplies de détails précis, aux couleurs vives. Et puis, juste à côté de tel ou tel tableau, son équivalent photographique. Il faut que cette dernière discipline se développe fortement dans les sociétés photographiques anglaises et que les peintres préraphaélites sont souvent amenés à travailler avec lesdits photographes. En ressort une sorte d’émulation qui a fait la prolixité de ce courant et son excellence.

John Ruskin Fribourg, 1859 Crayon, encre, aquarelle et gouache sur papier, 22,5 x 28,7 cm Londres, The British Museum © The Trustees of The British Museum. All rights reserved.Frederick Crawley, sous la direction de John Ruskin Fribourg, Suisse, Rue de la Palme et Pont de Berne, vers 1854 ou 1856 Daguerréotype, 11,5 x 15,1 cm Angleterre, Courtesy K. & J. Jacobson © Droits réservés

Roger Fenton Bolton Abbey, fenêtre ouest, 1854 Épreuve sur papier albuminé, 25,1 x 34,5 cm Bradford, National Media Museum © National Media Museum, Bradford / Science & Society Picture LibraryJohn William Inchbold La Chapelle de Bolton Abbey, 1853 Huile sur toile, 50 x 68,4 cm Northampton, Museum and Art Gallery © Northampton, Museum and Art Gallery

Dans la peinture préraphaélite, sous l’impulsion de Ruskin notamment, tout n’est que profusion de détails et de finesse de peinture. La photographie se développe aussi dans la même veine et les améliorations constantes, notamment au travers des négatifs au collodion. Les paysages deviennent soignés, les portraits aussi. On notera d’ailleurs dans l’exposition quelques photographies de Lewis Carroll, assez perturbant pour qui vient de finir les Leçons du monde fluctuant !

James Sinclair 14eme Earl of Caithness Avenue à Weston, Warwickshire, années 1860 Épreuve sur papier albuminé, 23 x 18,3 cm New York, Courtesy George Eastman House Rochester © Courtesy of George Eastman House, International Museum of Photography and FilmJulia Margaret Cameron Le tournesol, 1866-1870 Épreuve sur papier albuminé, 35,2 x 24,3 cm Washington, National Gallery of Art, Fond Paul Mellon © National Gallery of Art, WashingtonCharles Lutwidge Dodgson (Lewis Caroll) Amy Hughes, 1863 Épreuve sur papier albuminé, 12,5 x 9,8 cm Austin, The University of Texas, Harry Ransom Center, Gernsheim Collection © Droits réservés

Toutefois, au final, il s’agit d’une exposition magnifique qui retrace de bout en bout le courant préraphaélite et les interactions entre ses différentes pratiques, littéraire, picturale et photographique. En revanche, je n’ai toujours pas compris le pourquoi du comment je vivrais avec un modèle préraphaélite. Non non non. Mais allez voir l’exposition d’ici au 29 mai, si vous avez une idée, je suis preneur.

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