A Voir

The Expendables – l’appel aux armes

Je suis en transe. Je suis en putain de transe. Vivement le 13 août !!! (putain ! je serai en Italie !)

Vivement le 15 ou le 16 donc !!! RAHHHH !

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Les meilleurs amis du monde

Avant-première vendredi dernier pour le premier film de Julien Rambaldi : les Meilleurs Amis du monde, avec un joli casting : Marc Lavoine, Pierre-François Martin-Laval (j’adooore ce mec), Léa Drucker et Pascale Arbillot. Le synopsis est tout simple : un couple un peu “roots – losers” (Pef et Léa Drucker) et leur fils rendent visite dans le sud à leurs “meilleurs” amis à qui tout semble réussir dans la vente de cuvettes de chiottes… Problème, sur la route, à cause d’une petite erreur de rappel automatique, ils découvrent que leurs amis les méprisent quelque peu, listent leurs défauts sans aucune pitié et surtout ne leur disent jamais vraiment ce qu’ils pensent. Bref, pas vraiment la définition de l’amitié.

Voilà pour le ressort comique du film qui va ensuite enchaîner les gags, les coups de pute, les manoeuvres assassines pour révéler les défauts des uns et des autres, le couple trahi cherchant à se venger de l’humiliation qu’ils ont subie et c’est ma foi plutôt bien réussi. Le film se voit avec un certain plaisir, on rit parfois, on a une petite larme à l’oeil mais il manque en revanche quelque chose pour en faire une comédie “réussie”. Le réalisateur cherche trop l’équilibre dans son film : d’un côté beaucoup de classicisme, de l’autre une petite dose de folie mais jamais de bascule franche d’un côté ou de l’autre, j’aurais préféré que la folie et le potache soient un poil plus présents car quand ils apparaissaient, j’étais plutôt dans mon élément : le lama, la scène de chasse, le PAIC Citron, etc.

Bilan : un joli film qui se regarde et qui permet au passage de s’interroger sur l’amitié, les formes bien complexes qu’elle peut prendre parfois et surtout la nécessité de ne jamais rien “cacher” à ses amis, de toujours leur dire les choses telles qu’elles sont, voilà pour le côté moralisateur.

Sur ce, je cours retrouver le lama.

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Iron Man 2

Iron Man. Ou l’une des plus belles surprises des adaptations de comics au cinéma avec un Robert Downey Jr. au sommet de sa forme et un panel de seconds couteaux tous plus savoureux les uns que les autres. Autrement dit, un film devenu quasiment culte et donc une pression maximale pour ce second opus, attendu comme un nouveau messie.

Oui. Sauf que vous le savez comme moi : un second opus est TOUJOURS moins bien (ou presque). Déjà parce que l’effet de surprise, de découverte du nouveau personnage, de l’univers du héros est forcément moins présent quand bien même Iron Man 2 introduit une foule de détails sur les Vengeurs, sur la personnalité d’Iron Man. Ensuite parce que les réalisateurs ont toujours tendance à en faire des tonnes pour le second opus pour en mettre plein les yeux des spectateurs, souvenez-vous bien de Matrix hein…

Donc oui, je suis un peu déçu par Iron Man 2. Voire franchement déçu même si cette déception s’est tassée au fil des jours. Je n’ai pas vraiment envie de m’étendre sur la psychologie de Stark/Iron Man car j’ai trouvé le jeu de Robert Downey Jr. beaucoup trop surjoué… trop évident, trop poussé à l’extrême : mégalomanie, volubile, volatile… c’est “trop” même si cela correspond bien au personnage. Du côté de la Veuve Noire, jouée par Scarlett Johansson, c’est l’inconsistance qui domine. Froide, trop énigmatique, vraiment plante verte qui ne se révèle que dans la phase finale toute gainée de cuir… une séquence finale qui fera certainement plaisir à tous les hommes mais rien de plus. Dommage.

Les acteurs qui s’en sortent plutôt bien, ce sont Samuel L. Jackson, Gwyneth Paltrow (un peu trop hystérique quand même…) et Don Cheadle qui prend ici une autre dimension en tant qu’ami et partenaire de Stark. Reste Mickey Rourke que l’on sent parfaitement fou, juste mais peut être pas assez “fou”. Jon Favreau ne lui a à mon sens pas laissé assez de marge pour exprimer tout son talent d’acteur que l’on sait énorme quand il le fait bien !

Bref, restent ensuite les séquences d’action, monstrueuses bien évidemment… mais l’ensemble est inégal, trop lent parfois, surjoué parfois aussi, trop bourrin autrement, il y a quelque chose qui m’a chiffonné, m’a ennuyé, bref ne m’a pas convaincu.

Si vous avez des idées, des avis, je suis preneur, quelque chose qui me ferait plus apprécier ce film… Je sais que l’ami Chandleyr a adoré, il faut qu’on se boive un verre pour qu’il me démontre tout ça !

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Green Zone

Samedi dernier, juste avant de partir en Sicile et de me coucher comme un vieux après une journée difficile (le P’tit Railleur m’a tuer, comme d’hab !), je suis ENFIN retourné au cinéma ! Parce que ces derniers temps, je fais essentiellement des avant-premières, mais rien d’autre. Frustrant, ça doit bien faire trois mois que je n’utilise que peu mon abonnement illimité et je compte bien changer cette vilaine habitude dans les semaines à venir.

Bref, retour au cinéma pour voir Green Zone, l’adaptation d’un roman sur la seconde guerre d’Irak menée par les américains en 2003 : la Zone Verte, c’est en fait le coeur de Bagdad, protégé, sur-sécurisé, une sorte de havre de semi-paix dans lequel tout l’establishment du pays en ruines gère la guerre et la mise en place d’une “démocratie moderne”. Autrement dit, c’est mic-mac à tire-larigot ! Un pitch prometteur, emmené par Paul Greengrass et Matt Damon en acteur principal, incarnant un chef de section de l’armée US chargé de trouver les fameuses “armes de destruction massive” qui étaient la raison principale de cette seconde offensive irakienne.

On connait bien évidemment l’issue de cette histoire : d’armes, il n’y avait point. Et c’est le cheminement de cette découverte et la percée de la vérité dans les médias que le film retrace avec un certain brio. Le réalisateur n’oublie aucune des parties mises en cause : soldats, forces spéciales, gouvernement US, CIA, parti Baas en disgrâce qui se cache, le Valet de Trèfle, quelques irakiens (le fameux Freddy) et bien évidemment médias. Peu de subtilité dans tout ça, chacune des paroles prononcées est parfaitement connotée politiquement, parfaitement lisible et chacun joue son rôle sans trop de passion mais avec beaucoup d’efficacité.

On n’en attendait finalement pas moins du réalisateur de la Mort/Vengeance dans la Peau : de l’efficacité, une image granuleuse comme il faut la nuit, quelques plans sympathiques et surtout un parfait sentiment d’oppression lorsque les soldats sont de sortie dans les rues du pays dévasté. Que ce soit au milieu d’une foule ou plus simplement dans une zone plus “calme”, Greengrass nous prouve une fois de plus qu’il maîtrise sa caméra (même si elle bouge un peu trop parfois, burp !), sa capacité à filmer l’action et à nous plonger dedans.

Mais autant cette qualité est parfaite dans les films sus-cités, autant dans cette Green Zone j’aurais voulu voir un peu plus de finesse de jeu, de finesse politique… car c’est avec de gros sabots que le réalisateur nous montre l’envers du décor irakien, de la Green Zone aux zones de guerilla, une sorte de havre de paix surréaliste au milieu du chaos extérieur des premiers mois (?) de cette (fin ?) de guerre.

Bref : pas mal du tout… mais ça aurait pu être nettement plus puissant. A voir malgré tout.

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Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec

Quand  je serai vieille je serai un ptérodactyle, en attendant je bois à la santé d’Adèle.

J’ai de grosses lacunes en matière de BD, alors en voyant cette affiche toute steampunk  ça a été « Saperlipopette, ça c’est pour moi ». D’ailleurs, cette Adèle, toute en plumes sur son ptérodactyle, dans MON Sacrosaint Jardin des plantes, elle me rendait verte de jalousie. Les plumes, c’est moi ! Non d’une pipe. Mais ça a été plus fort que moi, j’y suis allée. Comme tout Besson qui se respecte, Adèle promettait du grandiose et il fallait que je vois ça de mes propres yeux. Alors j’ai bravé amygdalite, les reins, les révisions et même mon dégout personnel du réalisateur hadopiste par excellence. Cela dit, j’ai tout de même pouffé en voyant la notice « Attention ! vous êtes surveillés, gare à vous, ne filmez pas, ne copiez pas ce film etc etc bla bla bla » et j’ai tout de même eu un tout petit peu peur durant les quelques secondes du générique. Parce que bon les hiéroglyphes, c’est mignon, mais en 2010 et en images de synthèse, ça fait assez remake d’Astérix et Cléopâtre et ça me rappelle que Brendan Fraser est maintenant vieux et gros.

Mais la peur n’a pas duré longtemps et j’en ai eu pour mon argent Mesdames et Messieurs, entre le Paris merveilleux longtemps avant la Bibliothèque François Mitterrand, les costumes à la mesure de mes délires de petite fille gâtée et l’action qui s’enchaine à un rythme effréné, je ne me suis pas ennuyée une minute.

En revanche, le côté rétro et l’aspect BD seraient sans doute mieux passés si Jeunet ou Caro avaient été de la partie… Bon, c’est Besson hein, il a des sous, des effets spéciaux, mais question qualité d’image j’aurais apprécié un peu plus de jaune… A la rigueur, des plans à la Guy Richie façon Sherlock Holmes auraient pu faire l’affaire. Mais très honnêtement ce serait pinailler, ce qui n’est aaaaabsolument pas mon genre, of course.  Et puis il faut créditer la mise en scène d’un superbe passage en parallèle d’un œuf et d’un crâne d’œuf. Sans compter Louise Bourgoin dans son bain. Nue très nue, mais subtilement tout de même (je ne saurais pas expliquer autrement, il ne faut pas tout gâcher non plus).

D’ailleurs, la mise en scène, mes amis ! Des gouailles parisiennes, des caricatures drolatiques à souhait, un Jean-Paul Rouve à en perdre son khôl sous les yeux (peut être une compensation pour le trauma de Madagascar, je ne sais pas, une grande idée en tous les cas), des momies bobos avant l’heure et Elle !

Méchante, hystérique, ultra-condescendante, prétentieuse, égoïste, têtue comme un chameau, en un mot Parfaite ! Rarement héroïne ne m’avait autant séduite, Louise en Adèle c’est le citron dans un cheese-cake de froufrous exotiques. Ça donne un je-ne-sais-quoi qui ne peut pas laisser indifférent. Alors, même si je ne suis pas réconciliée pour autant avec Luc, je vous conseille à tous ce très bon divertissement et je suis maintenant tout à fait fan de Tardi et dès que j’en ai l’occasion, je m’offre  la Blanc-Sec en intégrale !

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Le Choc des Titans

Lundi soir, avant-première en 3D du Choc des Titans de Louis Leterrier que j’avais rencontré deux semaines auparavant et mon enthousiasme suite à cette rencontre était donc au moins aussi fort que les attentes que j’avais quant à ce film, remake d’un film culte des années 80. Comme on le sait, faire un remake d’un film culte est un exercice périlleux et bien rares sont ceux à avoir réussi à obtenir le subtil équilibre entre le respect des fans et l’utilisation des technologies nouvelles, le tout doublé du respect des codes du cinéma qui ont forcément évolué depuis…

Si j’écoute l’ami Hiboo qui m’accompagnait à cette avant-première et qui est un fan absolu de l’original (genre il l’a vu 25 fois, environ), cette nouvelle version du Choc des Titans est une bouse ultime. Déception quant au scénario, déception quant au jeu d’acteur, déception quant à l’imagerie, déception quant à l’utilisation de la 3D, bref une déception de niveau olympique ! De mon côté, je ne suis pas un “fan” du premier opus que j’ai du voir une fois en passant, sans même m’en rappeler les détails… (oui, flagellez-moi)

Mon avis sera donc quelque peu plus mesuré même si le film reste une déception par rapport aux attentes que j’avais ! On va commencer par les choses qui fâchent très fort, à savoir le fait que le film est extrêmement court et donc n’autorise aucun détail sur les personnages et enfin que la 3D est proprement “à chier”…

  • le film est court, court, court ! Louis Leterrier qui s’était attaché dans Danny the Dog à développer l’aspect psychologique des personnages n’en a ici pas le temps si ce n’est (un tout petit peu) pour Persée (qui ne parle tout de même pas beaucoup). Les autres personnages passent complètement à la trappe en terme de profondeur et ne subsiste d’eux que leur image première. Alors, certes Ralph Fiennes, Liam Neeson et Mads Mikkelsen sont charismatiques “de base” mais ils auraient mérité (les autres aussi…) un peu plus d’attention ! Autant vous dire que j’attends une version longue qui permettra de corriger ce qui est à mes yeux l’un des défauts majeurs du film,
  • et enfin la 3D… Décidément, après Alice de Burton misérable à ce niveau, je trouve que le Choc des Titans ne fait guère mieux. Il faut dire que le film a été tourné en 2D et ensuite transformé en 3D. Il en ressort une légère impression de profondeur de champ mais surtout une grosse atténuation des couleurs et contrastes qui dessert complètement le choix (choix que j’apprécie) du réalisateur de tourner en décors naturels ! Bref, c’est encore une déception pour ce qui est de l’utilisation de la 3D et les studios qui imposent ce choix à leurs réalisateurs commencent sérieusement à mes casser les c***** en croyant qu’il s’agit de la poule aux oeufs d’or qui ramènera les spectateurs dans les salles obscures.

Pour le reste, le film est ma foi fidèle à ce que j’attendais : du grand spectacle avec un scénario tout de même très prévisible, des retournements trop convenus et aussi quelques petites incohérences “drôles”, comme par exemple le miroir intégré au bouclier (oh tiens, comme de par hasard…)… On en prend plein les mirettes, les décors naturels sont magnifiques, les “titans” et créatures sont splendides et j’ai apprécié leur apparence : bref c’est plutôt un régal au niveau visuel et grand spectacle quand bien même certains plans sont fouillis (mais peut-être est-ce du à la 3D ? A vérifier…). Après, pour les acteurs, comme je le disais précédemment, ils s’en sortent plutôt bien quand on considère le peu de temps qui leur est laissé entre les différentes scènes d’action qui se succèdent à un rythme effréné. Reste qu’ils auraient donc mérité un peu plus de marge de manoeuvre pour composer leur jeu d’acteur, qu’on entrevoit parfois.

Conclusion : je vais abandonner les films en 3D et me contenter des versions 2D… et je vais surtout attendre une version longue de ce film qui n’est pour l’instant qu’un simple blockbuster destiné à vider le crâne et éclater la cornée. Dommage, j’en attendais quand même bien plus.

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Le Choc des Titans – Rencontre avec Louis Leterrier

Mercredi dernier, un peu avant midi, j’ai eu l’occasion de rencontrer Louis Leterrier, le réalisateur du Choc des Titans grâce à Warner et Allociné… Une rencontre en petit groupe (à savoir ChandleyrNiko06, FullyHD et moi-même) pour discuter de son nouveau film, de ses projets, de son état d’esprit au sortir du marathon qu’a été semble-t-il la finalisation du montage du film ! Arrivée sur place, petite papote, l’équipe du Grand Journal qui sort de la salle, sûrement en préparation de l’émission du soir même à laquelle Louis Leterrier était invité et puis c’est notre tour.

Louis Leterrier était d’ores et déjà présent, souriant, blagueur, accompagné de son acolyte Mouloud Achour, un pote dans la vraie vie avec qui il a enfin pu travailler pour le Choc des Titans. Il faudra le voir dans sa lutte contre le scorpion géant ! Mais bref, après la diffusion de la bande-annonce et de quelques featurettes excitantes, place à la discussion.

Et force m’a été de constater que Louis Leterrier fait partie des réalisateurs passionnés, simples, abordables, blagueurs et complètement naturels… alors qu’ils sortent tout juste de la gestion et de la réalisation d’un film à 200m$ ! Pas de grosse tête donc, une foule d’informations à chaque réponse, l’absence de langue de bois quand on lui demande ce qu’il pense de la 3D, des technologies existantes, des acteurs qu’il a dirigés, de sa capacité à réaliser des “gros” films tout en gardant une fibre humaine, de son souhait de réaliser les Vengeurs (Chandleyr est fourbe, sachez-le). Au delà de ce côté naturel qui est forcément plaisant, on le sent rempli d’enthousiasme et d’humilité, un contraste assez confondant mais finalement un mariage fort agréable. Mais plutôt que de sombrer dans de longs discours, je vous invite plutôt à regarder ces trois vidéos montées par l’ami Chandleyr, en attendant le version définitive d’Allociné.

EDIT /// et hop voilà la vidéo réalisée par l’équipe Allociné !

Bref : une rencontre enrichissante, plaisante et unique. Vivement lundi et l’avant-première !