Italie du Nord – Douceurs du golfe de La Spezia et des Apennins
Avant d’arriver en bord de mer, ou plutôt devrais-je dire du golfe de Gênes tant celui-ci est étendu, on traverse quelques contrées montagneuses et arborées. Au cœur de celles-ci se nichent parfois de belles surprises, des villages emplis de caractère et des enchaînements de virages incitant à une conduite dynamique. On remarque aussi de nombreuses coulées de boues un peu partout sur les routes, séquelles des inondations démesurées ayant frappé la région deux mois avant ma visite. Parmi ces bonnes surprises, je pense notamment à Verrucola, microscopique village médiéval sobrement incrusté dans une vallée encaissée et cerné par les eaux qu’on imagine en furie de temps à autre. N’empêche, il doit faire bon loger dans ce splendide fort qui domine le village, découvert au détour d’un virage et ayant suscité chez moi une envie intempestive de m’arrêter.
Dans un autre genre, je pense à l’adresse qui nous a hébergés pendant ces quelques jours marquant le franchissement de la nouvelle année : Gragnola. Si la bourgade n’a pas grand intérêt, elle est dominée par les Apennins au loin et par quelques petites montagnes aux alentours. D’un côté, au bout d’un chemin d’un kilomètre praticable en Panda (même si j’ai douté, l’espace d’un instant), trône une jolie maison de vacances. De l’autre, en haut d’un autre chemin qu’on imagine tout aussi praticable en Panda, un vieux château en pleine réfaction. Difficile d’imaginer mieux pour passer le réveillon en amoureux.
La suite...Les Etoiles de Mercedes-Benz, Kavinsky et Ludovic Houplain / H5
Certaines collaborations dans le monde automobile font envie et leur annonce génère parfois une certaine attente, ainsi qu’une belle frustration de ne pas être là le jour J pour la projection. C’est le cas ici avec Mercedes-Benz qui chamboule largement son image, la dynamise, la rajeunit. Si ces « Étoiles », réalisé par Ludovic Houplain du collectif H5 et mis en musique par Kavinsky n’est pas la plus parfaite expression de ce changement, alors c’est que nous n’y connaissons rien en émotions et sensations.
Quand on voit le clip, son making-of et le site dédié, on se dit qu’on fait face à une belle collaboration doublée d’une vraie réussite graphique et musicale. Ne reste plus qu’à voir débarquer la nouvelle Classe A, seule Mercedes-Benz depuis un moment à avoir fait briller des étoiles dans mes yeux. Ce renouveau n’est décidément pas pour me déplaire.
La suite...Italie du Nord – En transit : Modena, Parma et Torrechiara
Fin du périple autour du Pô, le voyage s’achèvera le long du golfe de Gênes mais il faut pour cela le rejoindre. En transit automobile donc, à la découverte de villes célèbres et célébrées dans le monde entier pour leur gastronomie et/ou leur production automobile : Modena et Parma. La première, Modène, ne nous a malheureusement pas gâtés puisque son Duomo était couvert d’échafaudages. Tristesse. Mais qu’importe, la tour de la Ghirlandina était bien là, sublime. Tout comme la Comune di Modena et ses superbes salons.
Italie du Nord – Richissime Bologna
Bologne fut ma plaque tournante pendant quelques jours, l’occasion entre deux trajets en voiture de la parcourir en long, en large et en travers. Les abords de Bologne n’ont pas grand intérêt mais son cœur historique recèle une quantité impressionnante de beautés architecturales et culturelles. Il fait bon vivre à Bologne et ce n’est pas pour rien que cette ville est le centre névralgique de cette portion de l’Italie.
Depuis la Piazza Maggiore, impressionnante, on rejoint vite la cathédrale en travaux pour grimper à son faîte, sur les échafaudages qui la recouvrent. Un point d’observation bien pratique qui permet d’avoir un point de vue dominant sur toute la ville. Les différents palais et églises pointent le bout de leur nez au dessus des toits, le froid mordant incite tout de même à ne pas trop s’éterniser, ça pique !
Un peu plus loin, c’est la Comune de Bologne qui accueille les visiteurs avec ses escaliers conçus pour les chevaux, sa belle cour intérieure et la fontaine de Neptune qui la garde. La Piazza Maggiore est une réelle concentration de beautés.
Essai – Citroën DS4 THP200
Après l’essai d’une partie de la gamme DS3, il fallait bien monter en gamme et se faire un petit plaisir : la DS4 dans sa version la plus musclée. En attendant une éventuelle sortie en série de la DS4 Racing présentée à Genève, le petit 1.6 turbocompressé fournit à cette voiture atypique 200 chevaux de bon augure, servis par un châssis efficace et de grosses et belles roues Cairns de 19″. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans cette robe brun hickory, la bestiole a de la gueule.
Extérieurement, Citroën a choisir pour DS4 un design clivant, racé mais surtout hybride, la positionnant du côté des berlines, des petits crossovers mais aussi d’une certaine idée du coupéspace avec ses portières arrière aux poignées camouflées. Pas évident de se faire une idée, on aime ou on déteste en tout cas, la plupart des gens bloquant sur le côté surélevé de la machine. Les roues de 19″ gomment quelque peu les grands passages de roues tandis que des flancs musculeux lui redonnent un dynamisme certain. Toutefois, la silhouette reste haute, impossible de masquer ce point qui séduit ou rebute.
Italie du Nord – Le delta du Pô et la fabuleuse Ravenna
Je vais prendre la journée à rebours pour cet article, commençant là où j’ai terminé une balade magnifique sur le flanc est de l’Italie du Nord, à quelques pas seulement de la sérénissime Venise, objet de tentation et de pensées alors que je déroulais les kilomètres dans le delta du Pô. Le fleuve trouve en effet la mer entre Venise et Ravenne, offrant un paysage nettement plus naturel et bucolique que pendant les centaines de kilomètres parcourus dans le cœur de l’Italie. On le sent un peu soulagé de trouver enfin des eaux libres et un paysage qui ressemble à autre chose qu’à un enchaînement de grandes villes et de plaines sans âme.
On découvre au milieu de ces paysages deux jolis petits coins qu’il faut traverser, le temps d’une balade : Comacchio, capitale du delta ; Pomposa, splendide abbaye toujours miraculeusement sauvée des eaux. L’abbaye, dont l’entrée est un peu chère, présente une collection permanente riche de ruines retrouvées sur site mais c’est à l’intérieur de la chapelle que l’œil prend une terrible claque. Le sol recouvert de mosaïque et interdit de photographie est une merveille, tout comme les fresques recouvrant la nef et les pans de mur. Exceptionnelle.
Italie du Nord – Ferrara et Mantova, démesure architecturale
Sur la route de Bologna, enfin plus ou moins si l’on compte les détours, on peut s’arrêter dans deux villes magnifiques : Ferrara et Mantova. Chacune de ces villes a été marquée par une famille distincte : les d’Este pour la première, les Gonzague pour la seconde. L’opulence de ces villes à une certaine époque a autorisé toutes les constructions possibles et imaginables, du château d’Este au grandiose Duomo de Mantova en passant par une profusion d’autres clochers. Dans tous les cas : une architecture assez massive doublée d’une foule de menus et délicats détails si l’on excepte le Palazzo dei Diamanti et son exceptionnelle façade.
En balade au Château de Madame de Maintenon
Profitant d’un franc soleil dimanche dernier, je me suis un peu éloigné de Paris pour découvrir un des multiples et magnifiques châteaux entourant le bassin parisien et versaillais. Ce château, celui de Madame de Maintenon, a une longue histoire comme en témoigne son architecture torturée, héritage de plusieurs époques et écoles de construction. Un peu plus loin, l’aqueduc inachevé domine la vallée. Il était censé amener l’eau à Versailles à travers la vallée de l’Eure, caprice royal et magistral qui sera finalement abandonnée, faute de moyens. Dommage, imaginez-le avec un ou deux étages de plus…
Italie du Nord – Verona et Vicenza, villes d’Amour
Alors que je suis en train de profiter de ma dernière journée à Rome (avant un probable retour ? ah bah voilà j’ai publié mon article en avance, boulet), je continue mon récit des vacances de Noël avec la visite de deux villes importantes : Verona et Vicenza. C’est la première prise de contact du voyage avec les grandes villes du nord de l’Italie, celles qui ont fait la réputation du pays et aussi sa richesse, lumières attirant toutes les attentions sur elles, tentant d’occulter la mocheté absolue de la gigantesque plaine du Pô. Verona n’échappe pas à cette règle même si sa proximité avec le lac de Garde rend son approche plus belle et supportable que celle des autres villes dont je parlerai dans de futurs billets. Reste qu’une fois la voiture garée, les premières images de la ville sont à la hauteur de sa réputation.
Cela vaut le coup de faire le tour de la ville en longeant le fleuve, de profiter de la douce lumière d’hiver qui met en valeur les briques rouges, le vieux château et les multiples clochers et beffrois que compte la ville. Un régal de balade.
La suite...Honda CR-Z mate = belle !
Chez Honda, on sait jouer la carte de la séduction avec le coupé CR-Z en version mate, en gris ou en noir selon les goûts. Tout à fait dans la tendance actuelle puisque certains constructeurs s’engagent sur des séries limitées mates, je pense notamment à Renault avec ses Clio R.S. Ange & Démon, à Citroën avec sa DS4 Just Mat, ses quelques DS3 gris mat que je vois circuler, la DS3 Racing S. Loeb ou la DS4 Racing Concept. Pas facile à l’entretien, parfois un peu « too much » en terme de rendu mais indubitablement splendide. Hybride, boîte méca à 6 vitesses, 5L/100km, un peu moins de 130ch posés sur des roues de 17″, la CR-Z me tape un peu dans l’œil même si je ne cracherais pas sur une version un peu plus vitaminée.
La suite...Italie du Nord – En balade autour du Lac de Garde
Au mois de décembre, histoire d’échapper une fois de plus aux traditionnelles fêtes de fin d’année, j’ai pris la poudre d’escampette, direction l’Italie du Nord. Le but était de faire un nouveau road-trip, sur le même format que mes précédents voyages en Sicile, en Sardaigne ou en Italie du Sud. Atterrissage à Malpensa et évacuation directe de la zone milanaise au volant d’une toute petite Panda ! La première étape de ce voyage, ce fut le lac de Garde et ses contours ou pour être un peu plus honnête, son contour sud.
Sous un ciel tristounet, j’ai fait un petit tour entre les nappes de brouillard, filant de Simione à Torri del Benaco en passant par Bardolino, Lasize ou bien sûr Garda. Bien que blanchis par les nuages, les paysages restent splendides, les villages conservent leur charme ancestral et leur architecture délicate. Malgré le froid, la flânerie prend ici tout son sens alors qu’on passe de parking en parking, de jolie ville à jolie ville.
La suite...Découverte du nouveau Mazda CX-5
La semaine dernière, j’ai pu approcher le nouveau Mazda CX-5, véhicule hautement important pour la marque puisqu’il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle voiture. Mazda est parti d’une feuille blanche pour concevoir une nouvelle plateforme : freins, moteurs, boîtes, caisse, trains roulants et ainsi de suite : tout est nouveau à peu de choses près. Le premier résultat de ce travail, c’est un petit crossover compact affichant fièrement son appartenance à SkyActiv, le programme de nouvelles technologies de Mazda qui a présidé à la conception du CX-5 et de la nouvelle base.
Extérieurement, le CX-5 est aussi novateur puisqu’il intègre le nouveau design de la marque qui est ma foi très séduisant, dynamique et fluide. Pour être totalement franc, j’ai retrouvé dans ce CX-5 la même réussite stylistique que dans le Kia Sportage avec des caractères bien évidemment différents mais dans les deux cas, une absence de lourdeur si facile à obtenir avec ce genre de volumes. Adieu, les grosses Audi et Mercedes statutaires et moches, on est ici bien plus beau et c’est tant mieux. SkyActiv se veut être un programme vert avec des moteurs poussés à l’extrême en terme de rendements et de taux de compression, avec des boîtes aux frottements réduits au maximum, une réduction de poids « au mieux » et un Cx peaufiné en soufflerie. Si l’on en croit les équipes marketing, ces nouvelles technologies sont en accord avec le design, censé représenter la puissance et la beauté de la nature. A vérifier à l’usage mais au premier abord, c’est réussi.
Nissan – The Big Turn On – Soutenez la #NissanLeafCar6 !
Cela ne vous a sûrement pas échappé, Nissan vient de lancer une grande opération de séduction en Europe, plus exactement dans quatre pays : Angleterre, Allemagne, Pays-Bas et France. Dans chacun d’entre eux, dix blogueurs ont été sélectionnés pour porter les couleurs de la marque et de la Leaf. Le but : convaincre un maximum d’utilisateurs potentiels de la possibilité de vivre au quotidien avec cette voiture, changer les mentalités. C’est ce qu’ils appellent The Big Turn On.
Cette opération va durer 100 jours, le temps qu’il faut pour bien faire monter la sauce électrique sur le web. Mon rôle là-dedans : parler de l’opération, des sensations ressenties à bord de la Leaf pendant les deux semaines d’essais, faire monter des gens à bord pour leur montrer que oui, Leaf est une vraie voiture et qu’elle est tout à fait utilisable au quotidien. Le blogueur qui l’emportera permettra à sa ville d’être équipée de deux bornes de recharge supplémentaire et vivra la Leaf au quotidien, c’est ce qu’on appelle un challenge très motivant.
Essai – Abarth Punto Evo Esseesse
Après avoir essayé il y a quelques temps la version sage de la Punto Evo à la sauce Abarth, je me suis glissé dans le baquet de la version méchante, toujours appelée esseesse chez le scorpion. Au menu du kit, des ressorts spécifiques, des roues et des freins différents, un turbo qui souffle plus fort et un échappement qui fait de même. La liste n’est pas exhaustive et à vrai dire on s’en fout car ce qui compte c’est bien que le comportement de la voiture se voit profondément modifié.
Extérieurement, pas de modifications véritablement visibles, la voiture l’étant déjà naturellement ! Impossible de passer inaperçu, de ne pas susciter des regards, sourires et pouces parfois levés. On aime ou n’aime pas, c’est on ne peut plus clivant mais en ce qui me concerne, j’aime le parti pris d’Abarth pour ses voitures : on ne fait pas dans la discrétion, les voitures ont du caractère et ne sont pas lisses comme une bonne partie de la production automobile.
Sylvain Tesson – Petit traité sur l’immensité du monde
Il y a des gens qu’on entend dans sa télévision, on trouve qu’ils parlent bien, on apprécie le phrasé, la musique des mots, le choix des intonations. On aimerait les lire. Aussi ai-je découvert au travers d’un cadeau que Sylvain Tesson écrivait, qu’il était même plutôt prolifique et avait signé ce « Petit traité sur l’immensité du monde », essai sur ces personnages qui traversent le monde à pied, qu’il nomme les wanderer, foulant le monde sans rien en attendre si ce n’est d’être toujours source de vie, de découvertes et d’enchantement.
Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l’enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.
L’auteur à la plume toujours leste et agréable à mes yeux signe une série de textes relatant tant ses expériences que ses réflexions sur ce vagabondage volontaire emprunt de poésie et d’une certaine forme de romantisme réaliste. De la définition du wanderer en passant par une traversée du Baïkal tout sauf « by fair means », sans oublier un texte d’une violence extrême sur la conditions des femmes dans le monde, on se prend à apprendre, à écrire, à réfléchir avec lui. On ne peut aussi s’empêcher de revoir sa façon de voyager, de s’imaginer faire de même. Difficile. Tellement à contre-courant de nos habitudes, de mes habitudes. Toujours pressé, voulant toujours voir un maximum de choses, cherchant l’émerveillement à tout prix.
J’ai aussi beaucoup apprécié ses réflexions sur la géographie, la topologie et autres sciences du paysage : un régal. Que dire aussi de ce texte sur ses expériences de grimpette sur les différents monuments et cathédrales si ce n’est qu’il est un appel à faire de même tant ses descriptions font envie. Le texte dans son ensemble est court, très court, trop court. C’est le principe d’un essai me direz-vous… mais j’aimerais savourer encore et encore la jolie musique de ses mots et son ton parfois docte, acerbe ou poétique.
Ce livre n’aura pas fait long feu mais je crois que j’ai bien envie d’en faire mon livre de chevet lorsque je parcourrai le monde. Non pas pour faire comme lui, je pense qu’il faudrait que j’accomplisse une petite révolution interne pour ce faire, mais au moins pour tenter d’injecter dans mes pérégrinations quelques uns des leçons que j’ai apprises en dévorant ce livre.
La suite...





















































































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