Sardaigne – Un quart sud-ouest

Posté par le 19 août 2011 dans Au Quotidien | 6 commentaires | 200 vues |

Départ à l’aube, il est temps de quitter Cagliari pour arpenter le quart sud-ouest entre ladite ville et notre logis du soir à Bacu Abis. La côte entre Cagliari et Sant’Antioco vaut le détour quand elle est visible. Il faut dire que c’est à cet endroit que nombre de promoteurs immobiliers ont choisi de poser leur valises pour que nombre de touristes puissent faire de même. C’est réussi : on ne voit rien.

Fort heureusement, à partir de Teulada, l’horizon s’éclaircit et on en prend plein les mirettes.

D’ailleurs, les vaches ne s’y sont pas trompé et ça continue ainsi jusqu’à Portoscuso, après la traversée de l’infâme Portovesme. Ce qu’il faut savoir concernant la Sardaigne, c’est que durant les années 60, elle fut le théâtre d’un développement industriel absolument incontrôlé, développement qui s’effondra suite aux chocs pétroliers. Ne restent donc à l’heure actuelle que quelques carcasses plus ou moins décrépies, agrémentant le paysage de leurs tours rouillées. L’ensemble a une forme de beauté pour qui est sensible au côté brut de l’industrie en décrépitude mais apparaîtra comme une verrue aux yeux de celui pour qui la pureté du paysage est la plus importante.

Tout cela est bien dommage parce que Portoscuso vaut le détour malgré sa cohabitation avec la verrue Portovesme, point de départ pour l’Isola di San Pietro et Carloforte, le tout en ferry et à pied puisqu’il n’y a plus de places pour la voiture au retour !

Une petite frustration de plus car l’île possède un charme certain, pas si éloigné que ça de Procida, l’île qui nous avait tapé dans l’œil lors du voyage dans le sud de l’Italie. Carloforte est une gentille petite bourgade au charme méditerranéen et on a bien envie de pousser plus avant sur les routes de l’île. Pas le temps. Dommage.

La journée a été productive, me direz-vous, mais en fait non. Elle a été tellement productive que je vais devoir la couper en deux pour vous la narrer. Trop de photos, de trop de jolies choses sur cette côte ouest. On repassera d’ailleurs aux mêmes endroits le lendemain matin, sous une lumière bien différente de celle du soir.

Dernier moment de détente avant d’enchaîner les kilomètres jusqu’à Buggeru et faire le chemin inverse : Fontanamare. Un air de mer sauvage, d’océan Atlantique, de Charente-Maritime. Et pourtant on est quelque peu plus au sud. Mais c’est beau et surtout on prend un grand bol d’air, de large presque.

Related Posts with Thumbnails

6 Commentaires

  1. Comme une envie de vacances, soudain…

    • Je te raconte pas mon état alors qu’en ce moment j’enchaîne l’écriture de ces articles…

  2. J’ai pleuré sur la première image. Et du coup j’ai toujours pas lu l’article…

  3. Dommage que vous n’avez pas plus eu le temps sur San Pietro, j’en ai fait le tour et l’île est aussi magnifique que sauvage …

    • Beh en fait on avait le temps sauf qu’on pouvait y aller avec la voiture mais pas ramener la voiture ! Tous les ferries étaient déjà pleins au retour :(

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>