Billets publiés dans juillet, 2010

Bazar du weekend – Blogueuse et le Rêve Américain de Duane Hanson à la Villette

Posté par le 28 juil 2010 dans Découvertes | 0 commentaires | 66 vues

Petit weekend tranquille, le second de ce genre après la succession de déplacements et autres petits bonheurs qui se sont enchaînés entre la mi-juin et la mi-juillet, l’occasion d’aller faire un tour dans Paris. Au programme : une pièce de théâtre, Blogueuse, à la Manufacture des Abbesses. Mais aussi « le rêve américain » de Duane Hanson à la Villette. Et puis de longues balades entre les Abbesses, la Villette et le retour à la maison en passant par la place Ste Marthe et un bar qui est bien parti pour devenir ma nouvelle taverne.

On commence par Blogueuse, pièce qui m’a été recommandée assez chaudement et que nombre d’influentes sont allées voir paraît-il. Du coup j’y allais avec un mélange d’intérêt et de circonspection et mon sentiment à la sortie est du même genre ! L’intérêt est lié à la richesse du texte (du « vrai » français, soutenu), à sa très bonne interprétation (les actrices sont au poil, facétieuses et complémentaires) et au choix de poser les différentes scénettes comme autant de « billets » de blog auxquelles les trois actrices insufflent la vie et l’humour.

La circonspection, ou plutôt la légère déception, vient du fait que j’attendais quelque chose de plus cynique, de plus dur, de plus méchant. Ce n’est que très peu le cas ici : quelques piques, quelques constats finalement assez faciles sur la vie de blogueuse « influente » courtisée et sollicitée par tel ou tel journal ! Les auteurs de la pièce se sont contentés de pointer quelques défauts très visibles pour peu que l’on lise un blog, quel qu’il soit (et celui-ci inclus) : la propension du blogueur à raconter sa vie quand bien même tout le monde s’en tape, le nombrilisme parfois galopant, la capacité à dénuder des zones énormes de vie privée alors que les proches n’en sont pas informés voire même n’ont pas le droit de connaître l’information tandis que les « lecteurs », si ! Mais voilà, on reste en surface, on ne creuse pas. Le texte aborde finalement le début de la vie d’une blogueuse, son amour des statistiques et son ego qui enfle. Quid de la suite ?

Blogueuse est donc bien interprété, bien écrit mais il manque une dose de cynisme, d’ironie plus mordante, quelque chose qui fasse que la pièce se démarque de son accroche : « Si Bridget Jones avait eu internet »… Car voilà, sous le couvert d’un titre aguicheur qui plaît à la blogobulle, ce sont finalement des histoires de fille racontées sous forme de billets de blog qui sont ici racontées et détaillées. Le « blogueuse » et les terminologies « web 2.0″ ne sont donc qu’un prétexte pour raconter ces histoire intemporelles. Toutefois, si cela vous dit de vous faire votre avis, n’oubliez pas de chuchoter « churros » au moment de réserver vos places… tarif réduit garanti !

La suite, c’est donc un très rapide passage à l’expo Duane Hanson à la Villette, baptisée « Le Rêve Américain » et qui traduit la vision hyperréaliste de l’artiste de son pays et de ses contemporains : l’ennui, la déception, l’abattement…

Premier choc : le réalisme. Confondant, troublant, bluffant. Hallucinant. L’exposition est à voir pour cette raison toute simple : son réalisme (bon, en plus, c’est gratuit…). J’ai été totalement abasourdi par le niveau de détail atteint par l’artiste dans ses sculptures à taille réelle.

Le second choc vient de l’abattement visible de ses personnages, leur ennui, leur tristesse à peine masquée, l’expressivité des visages figés dans une position du quotidien. Cela en est presque bouleversant, on se prend à chercher un mouvement dans le regard, un mouvement d’une veine, une frissonnement des poils des bras, un orteil qui tressaute. Mais non, rien. Ces gens là ne sont pas là et pourtant leur présence muette est un fardeau que l’on trimbale tout le long de l’exposition, un brin courte.

Car oui, on aimerait en voir plus, se gorger du désespoir figé de ces gens. On aimerait aussi se convaincre que l’on n’est pas comme ça, qu’on ne souffre pas nous-mêmes de ce syndrome de désillusion que Duane Hanson a si habilement mis en forme. Et pourtant, on nage d’ores et déjà en plein dedans. Du coup je me raccroche à mes voyages, à mes envies d’avoir un oeil neuf sur les choses qui m’attendent par la suite. Mais cette exposition m’a mis un coup, malgré tout. Courez-y.

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Bohème – Mathieu Gaborit

Posté par le 27 juil 2010 dans Lectures | 0 commentaires | 166 vues

J’avais laissé Mathieu Gaborit après la lecture des Chroniques des Crépusculaires et des Féals, un roman et une trilogie de fantasy d’un très bon niveau qui ne m’avaient pour autant pas transcendé outre mesure. Le voilà de retour avec Bohème, roman nettement plus axé steam-punk doublé d’une certaine dose de catastrophisme nommée écryme.

Quand un dirigeable porteur d’une précieuse cargaison clandestine s’échoue dans l’écryme, c’est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison… Mais que s’est-il passé exactement à bord du Lysandër ? Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c’est le début d’un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d’une cité perdue : Bohème.

On se retrouve dans un univers ralenti dans son progrès à l’aube de son avènement, soumis au scientisme, empoisonné par la Propagande de l’Empire, à la fois cloisonné et relié par ses traverses eiffeliennes mais surtout horriblement déprimant et oppressant.

Le texte est agréable à lire, on est dans l’ambiance dès le départ, dès ces toutes premières pages passées au coeur de l’écryme en compagnie de Léon. Et puis on repasse en ville, on suit Louise et ses névroses, on observe comment l’auteur commence à nous décrire la vie sur les traverses et la connexion qui se fait implicitement entre Léon et Louise. C’est déjà la fin de la première partie et commencent alors à s’entrouvrir d’autres possibles, une vision mystique de l’écryme et de ce qu’elle implique : Bohème. Une ville ? Non. Une idée. Un concept, autre chose, indéfini, nul ne sait trop.

La suite est malheureusement brouillonne, terriblement brouillonne. C’est l’arrivée de Léon et Louise en Russie, à Moscou, où la Révolution soviétique a finalement trouvé un chemin à travers l’écryme pour se dérouler, n’en déplaise à l’Histoire ! On croise alors une foule de personnages, de situations… on s’attarde, on décrit… L’auteur tente de nous poser un univers mais on sent avant qu’il n’en a pas le temps : trop peu de pages dans ce livre pour aller « plus loin ». Et pourtant on sent qu’il en a envie !

Seulement voilà, Mathieu Gaborit s’est imposé dans la première partie un niveau d’excellence dans le récit, au niveau de l’ambiance, de l’univers ou des personnages, qu’il est impossible de soutenir dans la seconde partie moscovite. Bazar politique, bazar de personnages, bazar mystique, manque de détails sur des points pourtant essentiels à la bonne compréhension de ce qu’est l’écryme, on tombe dans le mystique sans intérêt et on se perd dans le récit, on décroche doucement, mais très surement.

Au final, le livre se clôt et se repose dans un coin avec la sensation d’avoir découvert un univers véritablement novateur et plaisant mais au final bâclé par manque de pages ou de structuration des différents éléments de la seconde partie. Dommage.

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1945-1998 – les essais nucléaires dans le monde vus par Isao Hashimoto

Posté par le 26 juil 2010 dans Découvertes | 5 commentaires | 120 vues

Vu sur Twitter grâce à Mr. William Rejault, un splendide récapitulatif de tous les essais nucléaires (connus ?) dans le monde… Le début est relativement lent et long, laissez donc une petite minute à la vidéo, le temps qu’elle s’amorce. La suite est effarante.

Pas de doute, ça laisse rêveur. Un peu catastrophé aussi. Voire beaucoup. Je ne m’étais jamais rendu compte de la quantité affolante d’essais réalisés dans le monde.

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Meeting d’Athlétisme Areva – et une expérience de plus, une !

Posté par le 23 juil 2010 dans Au Quotidien | 3 commentaires | 1 476 vues

Dans le registre « expériences vécues grâce au blog », je peux désormais rajouter le fait d’avoir assisté à un meeting d’athlétisme juste au niveau de la ligne d’arrivée !

Vendredi dernier, c’était le Meeting d’Athlétisme Areva au Stade de France et j’y étais donc convié en plus de vous avoir fait gagner quelques places (d’ailleurs j’espère que tout s’est bien passé pour les gagnants !). Première étape : franchir les grilles avec mon reflex et là j’ai eu droit de laisser tout mon matos à la consigne. Il faudra qu’un jour la sécurité du Stade de France soit unanime, logique et intelligente. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’elle autorise les bridges et compacts (même les experts) et qu’à mon humble avis elle va aussi autoriser les micro 4/3 à objectifs interchangeables… mais pas les reflex. Raison invoquée : objectifs interchangeables (genre on va jeter un caillou à 800€ sur la gueule d’Usain Bolt hein…), matos « pro » (euh, boulet, t’as regardé la focale du mien ? 100mm … en bas les « pros », ils ont des 800mm…) et je ne sais quoi d’autre. Bref : c’est con, très con et complètement con. Surtout quand après t’être vu refuser l’entrée par une armada de gorilles qui sait juste distinguer un reflex d’un autre type d’appareil photo, tu croises des gars avec des reflex en bandoulière et tout sauf un manteau ou un badge de journaliste sur le dos. Ils sont juste simplement passés par la porte X et non par la porte U (comme l’un des mes gagnants par exemple !). Pas de bol dis donc. Alors, messieurs du Stade de France, soit vous uniformisez vos règles en matière de matos photo, soit vous continuez à passer pour de sombres amateurs doublés d’abrutis. Pour l’instant, en ce qui me concerne, vous êtes dans la seconde catégorie.

Mais bref, passons au sport et mettons ce coup de gueule de côté ! Parce que du sport, il y en a eu pléthore… avec du javelot (87,50m atteints hier soir… honnête !), du disque, du poids, de saut en longueur, du triple-saut, et bien sûr du saut à la perche avec les 5m91 de Romain Lavillenie, impressionnant.

Et puis il y avait aussi le saut en hauteur femmes, avec mon amoureuse du jour (et depuis quelques temps d’ailleurs) : Blanka Vlasic. Ahhhh, Blanka… Pfiou. D’ailleurs, elle a gagné avec un saut à 2m02 je crois, pas loin des 2m08 de son record personnel, à 1cm du record mondial.

Et puis bien sûr autour de la piste, ça a été festival avec un stade plutôt motivé et bruyant quand il le fallait, acclamant les athlètes à leur demande ou naturellement. Bien sûr, la perche et le saut en hauteur ont rencontré un franc succès, tout comme le triple saut, toujours aussi impressionnant mais les épreuves « reines », ce sont les courses. 100m haies, 400m, 800m, 3000m, etc.

Toujours impressionnant là-aussi mais tout le monde attendait l’épreuve absolue, les dieux du stade : les géants du 100m avec Asafa Powell et Usain Bolt, accompagnés de Christophe Lemaître, premier athlète d’origine caucasienne à courir sous les 10… Au final, ce 100m a vu un triplé jamaïcain, Bolt déroulant tranquillement en 9.84, loin de ses 9.58 de fusée ! Qu’importe, c’est hallucinant à voir.

Voilà, voir un meeting d’athlétisme avec de grosses grosses stars internationales : check. Et c’était fort bon. What’s next ?

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Festival de la Correspondance – Grignan, Durance et la Drôme provençale #3

Posté par le 22 juil 2010 dans Au Quotidien | 0 commentaires | 136 vues

Dimanche matin, réveil quelque peu difficile tant j’aurais voulu m’éterniser dans ce lit à contempler les pales du ventilateur brasser l’air frais en provenance de la fenêtre entrouverte. Fort heureusement, le petit-déjeuner et la piscine m’attendaient avant de partir une nouvelles fois pour Grignan. Et toujours ces paysages sublimes sur la route…

Rencontre pour trois d’entre nous et visite pour le reste du groupe sous la férule sympathique, dynamique et passionnée du couple en charge de l’association « Grignan, Pierres et Roses anciennes » que je vous invite à découvrir. Cette visite a été l’occasion de prendre quelques rappels d’histoire sur la fondation de la ville, sa structure hélicoïdale avec son château et la Collégiale qui dominent la « motte » et puis enfin de revenir sur la destinée un peu extraordinaire de Mme de Sévigné dont la fille fut mariée au seigneur de ces terres et avec qui elle échangea, écartelée par l’éloignement de sa fille, de nombreuses correspondances. Et voilà pour la naissance du Festival il y a 15 ans, créé à l’occasion du tricentenaire de la mort de Mme de Sévigné, à Grignan justement !

Et puis Grignan est célèbre pour ses rosiers anciens et modernes, préservés et mis en valeur avec beaucoup d’amour et de savoir-faire… l’occasion pour moi de prendre quelques leçons et surtout de me rendre compte que ma mère procède de bien mauvaise manière sur certains actes d’entretien de ses rosiers ! Ce sont en tout cas pas loin de 400 rosiers de 150 variétés différentes qui peuplent la ville et ses murs, la rendant paraît-il couverte de roses aux mois de mai et juin ! Raté pour cette fois-ci, la floraison étant quasi terminée pour les non-remontants, et pas encore relancée pour les remontants !

Au hasard de cette balade, nous avons aussi croisée quelques lieux étranges appelés Chambres d’Ecriture et destinées aux festivaliers souhaitant envoyer une correspondance à leurs proches. Toutes ces lettres sont envoyées aux frais du Festival et badgées de l’un de ses sponsors : je trouve l’idée géniale ! Quel meilleur moyen déjà de renouer avec la correspondance écrite et par la même occasion de faire parler d’un Festival auquel on est présent et qu’à priori on apprécie ? Parfait. Je me suis donc posé quelques minutes dans l’ancien four communal pour écrire à ceux que j’aime.

Fin de balade, déjeuner au restaurant bio du Clair de la Plume, passage rapide à la boutique Durance dont je n’ai pas pu m’empêcher de ramener quelques souvenirs : bougies, crème exfoliante aux noyaux d’olives, savon à la lavande, etc. L’une des bougies brûle depuis tous les soirs dans le salon, douce petite madeleine de Proust de ce weekend idyllique.

Le weekend est terminée, retour en TGV, tout le monde est un peu atone, grisé par tout ce que nous avons vu. Je crois que ce weekend a parfaitement atteint son but pour Durance et pour la fille qui fait des bulles (un énorme merci !) : nous faire découvrir une région, un Festival, l’engagement de Durance auprès du festival et des associations de Grignan et de la région en général, nous faire vivre le temps d’un weekend au rythme de cette Drôme provençale, nous en faire découvrir les saveurs et les odeurs si particulières et délicieuses. Bref, une weekend et une vie à taille humaine avec tout ce que cela implique de bon.

Le retour sur Terre est difficile, mais ce n’était qu’un au revoir.

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Balade au MNHN – Les Grandes Serres et A l’Ombre des Dinosaures

Posté par le 21 juil 2010 dans Découvertes | 0 commentaires | 269 vues

Samedi, direction le Muséum National d’Histoire Naturelle pour visiter les Grandes Serres, rouvertes depuis quelques semaines à peine et pour faire un tour à la Grande Galerie de l’Evolution où se tient une exposition temporaire : A l’Ombre des Dinosaures.

Dans les Serres, en plein soleil, la température n’y est finalement pas si « tropicale » si je me base sur ce que j’ai pu vivre dans les jungles malaises ou plus simplement dans les serres de la Ménagerie sans même parler du zoo de Singapour. Pas d’étouffement à prévoir à priori même si samedi les températures n’étaient pas affolantes. D’ailleurs, un petit message collé sur les portes stipule que l’accès aux serres pourra être bloqué en cas de fortes chaleurs. Dommage !

A l’intérieur, ça sent encore le neuf ! J’exagère, alors disons plutôt que ça ne sent pas encore grand chose. Je m’attendais à me prendre un parfum d’humus prononcé en entrant dans la première serre, la tropicale, mais il n’en est rien. Il va falloir attendre encore quelques temps avant que le parfum de la terre et des plantes prenne possession des lieux. Un peu dommage, j’aurais donc plutôt tendance à vous conseiller d’attendre quelques mois pour y aller.

La seconde serre, aride, est plus petite et est elle-aussi en cours de finalisation mais recèle déjà de très jolis specimens de cactées et succulentes.

Un peu plus loin, de l’autre côté du splendide rocher qui clôt la première grande serre se tient un plus petit espace, celui de la serre de la Nouvelle-Calédonie. Température un peu plus fraîche là-aussi, les plantes sont encore en phase d’acclimatation (et donc certaines sont encore en pots, enterrés dans le substrat avoisinant). Un joli avant-goût de ce que je m’apprête à voir au mois de novembre ! Hâte !

Enfin, on sort et on pénètre ensuite dans la dernière serre, celle de l’Histoire des plantes avec le détail de la vie des plantes depuis leur sortie de l’eau il y a des centaines de millions d’années. Enrichissant.

Comme je le disais, l’ensemble est encore très « neuf » et mérite d’attendre un peu pour gagner en richesse, en odeurs, en intensité aussi… mais si vous passez par là, ne vous en privez pas.

En revanche, si vous comptiez sur l’exposition « A l’Ombre des Dinosaures » pour justifier une visite au Jardin des Plantes, oubliez ! L’exposition ne fait pas grand chose si ce n’est retracer au fil du temps l’évolution des dinosaures et leur disparition progressive après une succession de phénomènes naturels et/ou catastrophiques. L’intérêt principal de cette exposition tient dans le petit film et dans les mini-ateliers qui retracent l’avènement des mammifères permis par la libération de nombreuses niches dans l’écosystème post-dinosaurien…  Mais le film, s’il est très bien conçu, est finalement peu accessible pour les enfants en plus jeune âge qui regardent sans trop comprendre et qui s’ennuient un peu vite. Dommage.

Pour ce qui est de la Grande Galerie de l’Evolution, c’est en revanche toujours aussi grandiose et magnifique… Quel dommage de voir autant de flashes crépiter devant les naturalisations. La connerie n’a pas de limites chez les touristes et visiteurs.

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Firmin, Autobiographie d’un grignoteur de livres – Sam Savage

Posté par le 21 juil 2010 dans Lectures | 2 commentaires | 66 vues

Firmin est un cynique, un blasé, un intellectuel à la Lord Henry. C’est un Valmont des temps modernes ou un Chuck Bass avant l’heure, selon vos références. Un poil méchant et misanthrope, gentleman flegmatique de l’ordre des dandies dégingandés qui font craquer les filles. Parce que sous le vernis et il l’admet lui-même, c’est un « incorrigible romantique » qui donnerait cher pour faire valser Ginger Roger ou une de ses « mignonnes » ainsi qu’il surnomme les icônes hollywoodiennes des vieux films en noir et blanc qu’il voit passer au Rialto. Comme si nous n’étions pas déjà toutes sous son charme, il faut également le savoir pianiste jazz et féru de lecture, de la poésie d’Ezra Pound à la science fiction en passant par les ouvrages les plus pointus de la phrénologie.

Un souci seulement, ce cher petit rat de bibliothèque, est particulièrement trapu et poilu, il a le nez proéminent et son manque de menton est la cause de tous ses tourments. Pas facile pour lever des mignonnes. La faute à sa mère, rongeuse de son état, qui laissa le caniveau pour mettre bas sa portée de souriceaux au creux d’une petite librairie de Boston, dans les années 60.

Ce petit bijou présente l’autobiographie peu banale d’un être incroyablement touchant, né entre des morceaux de Moby Dick qui cherchera toute son existence à vaincre la baleine blanche de sa propre solitude. Plus tout à fait rat, très loin d’être à la hauteur (centimétrique) d’un humain, et à mille lieues des clichés muridés (adieu Mickey, Stuart Little et Rémi !), le petit personnage vous fera rire et probablement pleurer, particulièrement  si vous partagez son engouement littéraire. De fait, par-delà cette très jolie (quoique atrocement courte) narration, transparait la fable de l’auteur ou du lettré qui vivant sa passion se coupe forcément des êtres humains et ne peut jamais réellement se réhabiliter à cette réalité. Mais au fond, qu’importe, la fiction est souvent bien plus satisfaisante.

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Festival de la Correspondance – Grignan, Durance et la Drôme provençale #2

Posté par le 20 juil 2010 dans Au Quotidien | 1 commentaire | 109 vues

Je vous en parlais il y a peu, de ce Festival de la Correspondance et de mon weekend en Drôme provençale, voici la suite de ce fabuleux weekend… et commençons donc par une autre adresse de charme dont Durance est tombée amoureuse pour ses parfums de Provence. Notre hôtel nous attend, le Clair de la Plume étant systématiquement plein au moment du Festival, il s’agit donc du Moulin de Valaurie, une bâtisse gigantesque et là aussi parfaitement restaurée et mise en valeur. Vieilles pierres, chambres immenses, escalier de maître, lavandes et piscine, petite mare naturelle dont les grenouilles et autres cousins ont fait leur territoire exclusif… l’endroit tape à l’oeil et donne envie de s’y établir quelques temps.

Petit tour en piscine pour oublier le train et achever la digestion, il est temps de se rendre au Festival pour la lecture à laquelle nous étions invités.

La gagnante du prix Durance-Beaumarchais 2009 pour son texte « Paris 7è, Mes plus belles vacances », Denise Chalem, était cette année invitée à lire son texte sur la scène de la Collégiale. 19h, les gradins sont pleins, un lit d’hôpital trône sur la scène. Devant nous, notre hôte pour le weekend, le fondateur de Durance, tout sourire et clairement enthousiasmé par la lecture. C’est parti pour 1h30 d’un texte parfaitement mis en scène. La lecture est toujours un exercice casse-gueule et l’adaptation pour en faire un texte « vraiment » vivant, à mi-chemin du livre et de la pièce de théâtre est un travail d’équilibriste. J’ai été séduit par ce texte, par la parfaite mise en valeur de ses rythmes et de ses émotions, justement interprétées par l’auteure, interprétant Liliane tandis qu’Eric, l’infirmier, était là pour lui donner bonne mesure, avec brio d’ailleurs quand bien même certains passages n’étaient pas évidents. Ce texte a aussi quelque peu fouaillé mes tripes, dénichant ça et là quelques souvenirs pourtant bien enterrés et théoriquement digérés de mes propres expériences. Pas évident de rire et de pleurer à la fois devant ces images d’une patiente combative, à l’esprit acéré et à la langue parfois acerbe et pourtant si terriblement humaine, fragile et démunie face à la maladie. Je ne connaissais pas ce texte, j’en ai bien généreusement récupéré un exemplaire, ce sera l’occasion de revenir dessus, j’ai juste peur que cette version écrite me tiraille encore plus fort que la version orale.

Difficile ensuite de recoller à la réalité, de discuter avec notre hôtesse, Anne, venue aux nouvelles ! Et pourtant j’ai vraiment aimé cette expérience mais décidément, ça cogne un peu fort parfois. Point de lecture de 22h pour moi donc, quand bien même j’aurais aimé y croiser une demoiselle qui m’est chère et dont le père officiait à l’adaptation des textes. Sacré concours de circonstances que de croiser dans ce Festival quelqu’un avec qui l’on n’est pas foutu de boire un verre en trois semaines. Foutus emplois du temps de ministres… !

Direction l’hôtel à nouveau pour une soirée haute en couleurs et en saveurs. Le Moulin de Valaurie propose en effet deux menus tout aussi succulents l’un que l’autre… Je me suis régalé, tout simplement, avant de songer à boire une petite eau de vie de prune et de faire quelques longueurs dans la piscine alors que tout le monde (ou presque) dormait ! Le bain de minuit, un exercice qui m’est cher depuis longtemps et plus particulièrement depuis mes escapades nocturnes dans les baies malaises.

Il est temps de dormir… La journée du lendemain s’annonce riche en découvertes. Festival pour les uns, visite de Grignan pour les autres et toujours des paysages et de la lavande. Paradiso ? Cela y ressemble fort.

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Vyrus 984 – 985 – Coup de coeur pour des bombes sur deux roues

Posté par le 19 juil 2010 dans Technophilie | 6 commentaires | 187 vues

Gros gros gros coup de coeur sur une marque italienne : Vyrus. Un truc qui a réveillé en moi la fibre motarde et qui vient titiller l’envie qui revient régulièrement d’avoir une petite bécane à Paris… Sauf que ma raison revient très vite et me dit : « tsssss, aucun intérêt, tsssss, trop dangereux, tsssssss, trop cher » et ainsi de suite.

Bon là, qui plus est, avec la Vyrus, je tape dans l’exclusif, le quasi absolu. Ascanio Rodorigo, le responsable projet de ces merveilles Vyrus a joué avec tout ce qui a des roues, a toujours aimé l’exclusivité et surtout voulait pousser une logique jusqu’au bout : mettre sur la route les bécanes de GP, avec une jolie plaque de circulation.

Du carbone partout, des bras oscillants hallucinants, une conception au micron, de jolis bicylindres de 992 et 999cc, 2V ou 4V, un embrayage à sec, entre 100 et 150ch (en version bridée ?), 232 ou 292 km/h en pointe, 150 kg à sec, je hurle mon amour !

Voilà. Je me dis que si un jour j’achète une bécane, clairement, ce sera un truc de ce genre. Un vrai monstre, un travail d’orfèvre et l’assurance de posséder quelque chose de quasiment unique et dont le caractère est absolu.

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Barcelone – ville de grands espaces

Posté par le 19 juil 2010 dans Au Quotidien | 2 commentaires | 172 vues

Après Gaudi et les quartiers traditionnels, on peut s’attarder un peu à tous les grands espaces verdoyants et calmes dont regorge la ville. Il y a bien sûr le parc Guëll mais il est tellement pris d’assaut par les touristes que seule sa partie haute et finalement dénuée d’oeuvres de l’artiste qui est vivable. Pour être vraiment au calme, il faut plutôt préférer le parc de la Citadelle qui comme son nom l’indique accueille le Parlement de Barcelone en lieu et place de la citadelle castillane qui surveillait les catalans, jugés un peu trop turbulents à une époque. Ce parc, j’ai du y passer quelques heures le second jour et encore un peu plus le dernier jour… Petit vent frais, de l’eau, des piafs à foison, des filles en maillots de bain, des arbres… l’impression d’être hors de la ville domine dès lors qu’on franchit l’Arc de Triomphe et qu’on pénètre en son sein.

Autre zone verte, la butte qui domine Barcelone et qu’on appelle Montjuic (couplé au quartier de Sants). Outre des infrastructures olympiques, Montjuic accueille surtout une quantité de petits parcs arborés à la fraîcheur délicieuse et une gigantesque construction qui surplombe la place d’Espagne. Et de l’autre côté, face à la mer et au port industriel, trône le vieux château qui offre une vue panoramique sur la ville et ses environs. Une balade agréable en plein cagnard à défaut d’utiliser le téléphérique, beaucoup trop cher pour ce qu’il est !

Et enfin, dernière zone, peut-être ma préférée pour son charme quelque peu suranné, la Zona Alta qui part des alentours du Parc Guëll et se prolonge au travers d’un tram et d’un téléphérique jusqu’au mont dominant Barcelone. Là-haut, on retrouve une sorte de copie du Sacré-Coeur parisien mais surtout une très vieille fête foraine absolument adorable qui joue de son statut élevé pour en coller plein les mirettes des visiteurs à un tarif très abordable. Petit tour en haut du bras, un peu flippant, redescente… on a envie de recommencer, encore et encore ! La bière, savourée en regardant la ville de tout en haut, a un goût d’exceptionnel.

Le retour est proche, dernier tour au parc de la Citadelle, dernière balade dans la Ciuta Vella et le retour. Je ne sais pas si je reviendrai à Barcelone, toujours est-il que je suis réellement ravi d’avoir pu me rendre compte de mon erreur la concernant : c’est une vraie belle ville, dotée d’une âme et d’une histoire plaisantes… Comme quoi…

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Barcelone – balades dans le Barri Gotic, El Raval et la Ribeira

Posté par le 16 juil 2010 dans Au Quotidien | 2 commentaires | 343 vues

Si la partie Gaudi de Barcelone et l’extension de la ville (l’Eixample) ne m’ont pas vraiment convaincu, ses quartiers historiques m’ont en revanche séduit, vraiment. Alors bien sûr ça grouille de pseudo-babeloches à moitié bourrés, d’étudiantes qui se disent que la vie c’est cool, ça pullule de touristes sur la Rambla, mais c’est plaisant dès qu’on se paume un peu dans les ruelles et quartiers adjacents. Oublions donc la place Royale et la Rambla, partons plutôt faire un tour dans le marché de la Boqueria. Débauche de fruits, de légumes, de poissons en tous genres, de jambons tous plus beaux et bons les uns que les autres, on a envie de passer une journée entière à se gaver et à se gorger de toutes ces saveurs !

Ensuite, c’est le quartier d’El Raval, ancien quartier mal famé et dans lequel on peut facilement trouver tout ce que l’on cherche, encore aujourd’hui. La Rambla d’El Raval, les anciennes cheminées d’une usine quelconque… quartier sympathique marqué aussi par l’ancien hôpital transformé en bibliothèque (un havre de paix à la fraîcheur bienvenue), tout comme la Ribeira dans lequel on aime à se perdre. Les rues sont nettement plus calmes que dans le Barri Gotic, l’ombre un peu plus présente aussi, on se pose boire un verre de vin en face de Santa Maria del Mar, une église absolument magnifique. Et du vin à mourir. Tout comme le jambon.

Et puis le Barri Gotic avec l’église Santa Maria del Pi et son immense rosace, sa petite place de marché… la Cathédrale aussi, en travaux mais qui domine la place de la Reine où se retrouvent tous les samedi les barcelonais pour danser. Un moment magique.

A côté de la Cathédrale se dressent des vestiges des remparts médiévaux de la ville tandis que sous tous ces restes de l’histoire barcelonaise, d’autres vestiges, romains quant à eux, ont été découverts lors de fouilles et de travaux. Une découverte chanceuse qui a conduit à la création d’un splendide musée en sous-sol présentant les anciennes strates de la ville. Impressionnant et à faire absolument. Décidément ce quartier est d’une richesse sans cesse renouvelée, définitivement mon préféré même si le calme relatif de la Ribeira est tout aussi charmeur, surtout si l’on rajoute à cela un restaurant italien succulent.

Vous l’aurez compris, ces trois quartiers représentent le coeur de Barcelone et surtout son âme profonde, son passé le plus riche tant architecturalement qu’artistiquement. De ce passé romain qui a ressurgi il y a quelques années au musée Picasso, magnifiquement agencé dans trois bâtiments au charme fabuleux. Des multiples courtilles et places arborées aux églises multiples toutes plus belles les unes que les autres. Des quartiers où on se laisse vivre, où on sirote des bières bien fraîches, où l’on mange espagnol, mexicain, italien, bio et où l’on parle toutes ces langues (oui, le bio est une langue, me cherche-pas, lecteur). Ces quartiers m’ont réconcilié avec l’image que j’avais de Barcelone.

  • le bar à vin : La Vinya del Senyor / 5 Plaça Santa Maria
  • le restaurant mexicain : Vindà / 4 c. Regomir
  • le self-service hyper frais et pas cher : Fresco Carmen / 16 c. Carmen
  • l’autre restaurant bio : BioCenter / 25 c. Pintor Fortuny
  • un bar mexicain : Andù / 3 c. Viejo
  • le restaurant italien : Gravin / 3 c. Rera Palau (Junto plaza de las ollas, Born)
  • le restaurant traditionnel : Can Culleretes / 5 c. Quintana
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Le Guide du Routard lance ses applications iPhone

Posté par le 15 juil 2010 dans Technophilie | 4 commentaires | 823 vues

J’ai reçu avant-hier une des applications du Guide du Routard pour iPhone, celle de la ville d’Amsterdam… Le but ? Tester et découvrir le portage des fameux guides sur iPhone (enfin !). Et pourquoi Amsterdam ? Tout simplement parce que lors du lancement des applications (le 16/07 pour la plupart, bientôt pour les autres), celle-ci sera gratuite et ce jusqu’au 23 juillet. Ainsi, les villes de Paris, Barcelone (mince, j’en reviens, j’aurais bien testé là-bas !), Rome, Berlin, Venise, Marrakech, Bruxelles, Londres et New York seront accessibles au prix de 4,99€, soit un prix tout à fait abordable, environ moitié moins cher qu’un guide papier, au vu du contenu que j’ai pu découvrir dans l’appli d’Amsterdam.

Les applications sont toutes conçues de la même manière : elles embarquent en fait les données du Guide du Routard papier : une cartographie complète incluant les points d’intérêt sur laquelle on peut zoomer au doigt, un onglet « transports » et un onglet « pratique » regroupant toutes les informations que l’on trouve d’ordinaire au début des guides du Routard. Autrement dit : c’est très complet.

On retrouve aussi une partie « Mon Voyage » avec les favoris et les prises de notes (que l’on peut agrémenter de photos et envoyer par mail) et enfin un dernier onglet faisant le lien avec les autres applications. L’application nous géolocalise aussi sans utiliser de connexion data (cf. la petite vidéo ci-dessous), très pratique ensuite de repérer les différentes adresses à côté de nous, que ce soit shopping, logements, bars, restos ou lieux d’intérêt culturel. Libre à vous ensuite de les ajouter en favoris pour les retrouver plus facilement.

Pour avoir écumé le guide du Routard de Barcelone en version papier, en me paumant parfois dans les pages, dans les quartiers, dans les noms de restaurants, etc. je vois très bien l’intérêt de cette application pour quelqu’un comme moi ! Déjà, pas besoin de se trimbaler un gros pavé en papier dans le sac photo, déjà bien assez lourd comme ça. Et ensuite, la géolocalisation (ou à défaut le mode recherche, bien foutu), couplée à la richesse des informations des guides du Routard, donne un combo assez ultime pour découvrir une ville.

Bilan : je suis ravi, mais alors complètement ravi de voir le Routard arriver sur iPhone car pour dire vrai, cela me désespérait un peu de voir d’autres concurrents s’y mettre alors que le Routard, acteur majeur, n’y était pas encore.

Sachant que j’ai pas mal de weekends dans des capitales à venir, que ce soit un potentiel retour à Barcelone, une visite à Londres, Berlin, Venise et Rome, la découverte que je ferai un jour ou l’autre de New York, j’ai vraiment hâte de tester tout ça et d’abandonner peu à peu les guides papier pour les villes que je visite. Et j’attends avec une impatience démesurée les guides « pays »… en espérant qu’ils arrivent bel et bien !

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Festival de la Correspondance – Grignan, Durance et la Drôme provençale #1

Posté par le 15 juil 2010 dans Au Quotidien | 6 commentaires | 246 vues

La semaine du 5 au 11 juillet se tenait à Grignan, dans la Drôme, le Festival de la Correspondance. A cette occasion, Durance, partenaire de cet événement en plein essor depuis sa création il y a quinze ans, avait invité quelques blogueurs d’horizons variés à découvrir son territoire et ses coups de coeur. Culture, voyage, littéraire, mode et beauté : autant de facettes que de caractères très différents plongés dans l’univers provençal de ce village médiéval au charme et à l’architecture intacts et protégés du tourisme de masse qui sévit dans la Provence plus au sud.

Départ samedi matin pour Avignon, TGV, quelques heures passées et déjà à l’arrivée le dépaysement est total. Cigales, soleil de plomb, cyprès et lavande nous accueillent, on est loin de la touffeur moîte de Paris, parfum cocotte-minute au bord de l’explosion. Direction Grignan. On a beau avoir googlé la ville dans l’interweb, l’arrivée sur le village est à couper le souffle. Les remparts et la Collégiale dominent un champ de lavandes en pleine floraison et annoncent la couleur : bienvenue en Provence.

Le lavoir construit à l’une des entrées de la ville, précédé d’une allée de platanes pluri-centenaires, donne l’accès aux deux costes, les deux versants de la ville, l’un au nord, l’autre au sud tandis que sur sa gauche notre première étape de charme nous attend : l’Hôtel du Clair de la Plume.

Cet hôtel-restaurant dispose d’une jolie petite terrasse emplie de rosiers, malheureusement plus en fleurs au moment de notre venue, et de trois bâtiments parfaitement restaurés, meublés et décorés avec goût : ce qu’on appelle un hôtel de charme à l’état pur. Déjeuner, petit verre de rosé, café, il est l’heure de faire le tour du propriétaire, de visiter les chambres, les petits salons avec bouteilles de liqueurs locales à disposition et de se projeter quelque peu dans cet endroit idyllique. Un weekend en amoureux à faire ? Ne cherchez plus, allez là-bas.

Un peu plus bas, juste en bordure du fameux champ de lavandes dont je vous parlais plus haut se trouve une annexe de l’Hôtel : une petite chambre, le Cabanon des Amoureux, une piscine naturelle, un jardin méditerranéen encore un peu jeune mais qui d’ici à deux ans va se révéler et toucher au sublime et enfin un restaurant bio… Le tout est délicat, succulent, la plongée dans la piscine naturelle est un régal… C’est du bonheur.

Comme vous pouvez le voir, difficile de mieux commencer un weekend de rêve… La suite est du même acabit ! Au menu : notre hôtel, le Festival à proprement parler, la visite de Grignan, l’investissement de Durance dans sa région et puis encore de la lavande…

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De l’avantage d’avoir un appart bien orienté…

Posté par le 14 juil 2010 dans Au Quotidien | 2 commentaires | 104 vues

Depuis que je suis gamin, j’adore regarder les avions et hélicoptères évoluer dans le ciel parisien lors du défilé, c’était une sorte de tradition avec mon grand-père en Normandie alors que j’étais en vacances tout l’été là-bas ! On coupait le son pendant toute la durée du spectacle, à l’exception du passage des flèches dans le ciel.

Il y a deux ans, j’avais assisté aux répétitions et au défilé depuis chez mon frangin, on apercevait plutôt bien les avions et hélicos. Ce qui me fait penser que je ne l’ai pas revu depuis, le frangin… L’an dernier, j’avais raté la chose, ne me demandez pas pourquoi, je ne m’en souviens plus.

Mais cette année, j’étais debout, sur le balcon. D’où ce billet… car voilà encore un avantage de cet appart : il t’évite d’allumer la télévision le 14 juillet si tu ne t’intéresses qu’aux machines volantes… Bonheur.

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Summer of Blog – une journée sous le signe de Mika

Posté par le 14 juil 2010 dans Au Quotidien | 0 commentaires | 193 vues

Après une belle nuit, quelque peu décalée en terme d’horaires, direction le MacDo du coin pour profiter du WiFi et surtout tenter de se réveiller avec un café. Mission accomplie mais ô combien difficile ! Pourquoi ? Parce que je n’ai jamais vu un MacDo aussi lent et incompétent que celui de Montbéliard. Hallucinant.

Enfin bref ! Direction le festival pour un début d’après-midi au soleil, au milieu des festivaliers et de la foule en phase de réveil pour les concerts de Kid Bombardos et The Drums. Sympathique l’un comme l’autre. Mais nous attendions quelqu’un d’autre : Mika, toujours pour Summer of Blog.

Après un peu d’attente, le jeune homme est arrivé, tout sourire alors qu’il était en petite forme, revenant tout juste de Normandie où lui et son équipe jouaient le soir précédent et où ils ont dégusté une spécialité locale qui est semble-t-il mal passée ! Pas les conditions idéales donc enchaîner sur une grosse scène, une conférence de presse, des sollicitations multiples, etc. Et pourtant, il a assuré ! Direction la conf’ de presse tout d’abord en passant à travers bois, sourire alors qu’il répond naturellement aux questions dans un français presque parfait, sourire un peu plus cynique aussi quand il rabroue le journaliste qui lui pose la question conne traditionnelle et explosion de rire parmi les journalistes et autres présents à la conférence qui jubilent de voir Mika envoyer bouler ledit journaliste un peu esseulé et confus. J’adore le franc-parler de cet artiste !

Petite pause ensuite, direction les loges avec lui et là on voit la machine Mika se mettre en route : les musiciens sont là à papoter, les figurantes qui vont danser jubilent et stressent quelque peu, Mika est dans sa loge et on l’entend chauffer sa voix à quelques minutes du concert… et c’est le départ. Je n’avais jamais vu Mika en concert, on m’en avait dit énormément de bien et ma foi, force m’est de confirmer tout ce bien : c’est une bête de scène. Une énergie folle, une vraie présence, un son qui électrise la foule, une set-list parfaitement calée pour ne jamais laisser l’énergie retomber…

Côté backstage, ça s’active aussi, les filles qui vont danser, toutes des fans, sont quasiment en état de transe ! La sécurité est omniprésente aussi, aucun débordement toléré et appareil photo à ranger avant de pouvoir monter sur le plateau qui domine la grande scène. Mika aperçoit un anonyme dans la foule avec son t-shirt I <3 Mika… le voilà sur scène ! Un autre avec une tête de cochon ? Sur scène aussi ! Devant 25000 personnes, tranquille. Sacrée consécration pour les deux !

Et puis le concert se termine, Mika s’en va faire un tour du côté de la foule, c’est l’émeute, il faut courir pour le suivre, franchir les différents sas de sécurité, montrer son bracelet et le mettre bien en évidence ! Beau geste de l’artiste qui, épuisé par le concert, s’en va saluer les personnes handicapées qui ont assisté à son concert. Vous me direz que c’est beau pour l’image ? Certes. Il n’empêche que j’ai rarement vu des artistes aussi généreux et disponibles, cela m’a rappelé -M- en fait. Ce côté familial du staff, ce partage avec la foule, cette disponibilité… Vraiment plaisant.

La journée se termine, l’opération Summer of Blog aussi en ce qui me concerne même si d’autres blogueurs seront présents aux Francofolies et aux Vieilles Charrues… les chanceux ! On finit en beauté… Massive Attack pour finir, une scène énorme, une ambiance planante, un son dantesque. Voilà, les Eurockéennes, c’est terminé. Je reviendrai.

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