Billets publiés dans mars, 2010

Darwinia – Robert Charles Wilson

Posté par le 31 mar 2010 dans Lectures | 1 commentaire | 51 vues

Darwinia… il y a comme un parfum d’exotisme absolu dans ce titre, surtout quand on connaît l’auteur, capable de nous plonger très facilement dans un univers ! La dernière fois, c’était pour Blind Lake et l’observation à distance de formes de vie extraterrestres intelligentes, cette fois-ci c’est pour ce qui paraît être une uchronie au premier abord. Oui, au premier abord.

Mars 1912, l’Europe et une partie de l’Angleterre disparaissent subitement, remplacées par un continent à la faune et à la flore non terrestres que l’on ne tarde pas à nommer la Darwinie. Pour le jeune Guilford Law, cette tragédie n’a rien d’un miracle ou d’une punition divine ; plutôt une énigme que la science pourra un jour résoudre. Fort de cette certitude, il va tout sacrifier pour faire partie de la première grande expédition d’exploration destinée à s’enfoncer au cœur du continent inconnu ; une expédition qui, de mort violente en mort violente, le mènera plus loin qu’il ne pouvait l’imaginer…

Il y a beaucoup d’Edgar Rice Burroughs et d’Arthur Conan Doyle dans la première partie de ce roman : la découverte de l’inconnu, une jungle foisonnante, des créatures étranges et l’exploration au premier plan… Et puis tout bascule, peu à peu, des implications géopolitiques font leur entrée sur scène au travers du récit croisé que nous impose l’auteur : d’un côté on suit la progression de l’expédition, de l’autre celui de la femme de Law restée dans la nouvelle Londres et enfin celui de deux « possédés par les dieux » sis aux USA qui vont donc nous apporter la vision du monde de ce côté de l’Atlantique.

Voyage, découverte et géopolitique. Il y a déjà largement de quoi faire avec ces quelques thèmes mais ce n’est pas suffisant pour Robert Charles Wilson qui, auteur de SF avant tout, vient donc rajouter une couche de lecture et fait évoluer son roman page par page, partie par partie en y intégrant un zeste de foi, un zeste de métaphysique et enfin une bon gros quartier de hard-science !

De 1912 à 1965, l’auteur nous entraîne dans le parcours hors-normes de Guilford Law dont je ne peux vous dire la nature sans vous révéler l’ensemble de l’intrigue de ce livre qui se lit d’une traite ou presque. C’est parfaitement écrit, parfaitement rythmé et tous les éléments s’assemblent peu à peu en une fresque finalement cohérente et perturbante de par les notions qu’elle aborde.

Et si, finalement, nous étions d’ores et déjà dans les Archives ?

Bref. Lisez, c’est du tout bon.

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Feydeau – retour au Théâtre du Palais Royal

Posté par le 31 mar 2010 dans Découvertes | 2 commentaires | 25 vues

Samedi après-midi, j’ai eu l’occasion de retourner voir les deux pièces de Feydeau données au Théâtre du Palais Royal, pièces que j’avais déjà vues il y a bientôt deux mois. Et quel plaisir, quel plaisir ! C’est la première fois que je retourne voir une pièce de théâtre une seconde fois et je n’avais donc jamais pu me rendre compte à quel point le théâtre est un art vivant qui se nourrit de lui-même, se corrige, évolue et finalement se bonifie tel le vin.

Vous connaissez mon avis sur le spectacle : il est positif et je considère le mélange du jeu des acteurs et de ce cadre splendide comme un très bon cru. Alors la bonification est d’autant meilleure puisqu’il est tout de même rare de transformer un picrate en Cheval Blanc… merci donc aux amies d’Aurélia qui n’ont pas voulu l’accompagner et m’ont donc cédé leur place à ses côtés !

Que dire de plus ? L’alchimie entre les acteurs est encore plus présente, le jeu est plus précis, plus dynamique encore, le spectacle a gagné en puissance, notamment pour « Léonie est en avance » et pour la première partie de « On purge bébé ». Un vrai plaisir de voir Pierre Cassignard encore plus à l’aise sur scène, volant la vedette à mon sens à Dominique Pinon qui dominait de la tête et des épaules lors de la première représentation. Quant à Cristiana Reali, elle est aussi plus à l’aise, débarrassée de l’extinction de voix qui la forçait à « pousser » sa voix la dernière fois. Son rôle central dans chacune des deux courtes pièces s’en trouve mis en avant et surtout plus sensible. Elle est extraordinaire dans ses rôles de femme forte et joue « juste » à chaque fois.

Bref, vous l’aurez compris : j’ai pris mon pied à nouveau en voyant une seconde fois ce spectacle et je ne saurais que trop vous conseiller d’y aller avant la fin !

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Rencontre avec Jean Reno et Richard Berry

Posté par le 30 mar 2010 dans En Vrac | 3 commentaires | 78 vues

Comme je vous le disais récemment, j’ai assisté à l’avant-première de l’Immortel de Richard Berry… l’occasion pour nous d’échanger un peu avec le réalisateur (sérieux, enthousiaste, honnête, plein d’anecdotes et aussi saignant quand on lui pose une question… enfin une question quoi !) et avec l’acteur (un véritable trublion !). Derrière la caméra, l’ami Chandleyr !

Bref : c’était bien ! Merci Ulike et Chandleyr donc !

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Une journée à Vienne…

Posté par le 29 mar 2010 dans Au Quotidien | 7 commentaires | 43 vues

En marge de notre séjour à Budapest, Aurélia et moi sommes allés faire un tour à Vienne, le temps d’une journée et d’un aller-retour de quelques heures (un peu trop, vive le TGV !) entre les deux capitales. Train fort confortable en tout cas, direction la cité impériale, berceau historique des Habsbourg pendant des siècles.

Et l’héritage est là. Architectural, culturel, c’est pesant, lourd. Et propre. Il m’aura fallu marcher 6 ou 7 heures pour enfin tomber dans une rue ayant une odeur, nauséabonde certes, mais une odeur. Pour le reste, Vienne ne sent rien. Elle ne dégage rien non plus si ce n’est l’impression qu’on se balade dans un musée complètement figé, simplement parsemé à outrance de boutiques de luxe !

Je ne sais pas trop ce que je dois vous dire de plus ? Si ce n’est que les cafés viennois existent bel et bien et qu’ils sont un havre fort sympathique dans cette ville qui m’aura tout sauf séduit si l’on excepte ces endroits historiques et uniques, me rappelant les très vieilles brasseries qui parsèment Paris. Ce fut un passage bien court me direz-vous pour prendre le pouls d’une cité pluri-centenaire au passé si riche. Mais tout de même, tout est trop propre et précis ici, où est la vie, où le foisonnement, la créativité ? Surement pas dans ces façades imposantes. Ou tout du moins, « plus » dans ces façades !

Quelques belles images retirées de cette journée tout de même passée dans les rues, de point en point. Mais pas d’ambiance. Pas d’âme. Trop de luxe, trop de propre. Alors, Vienne pour un weekend ? Non, merci, on a bien fait de choisir Budapest… même si cette petite balance posée au ras du palais m’a fait sourire, joli clin d’oeil à l’obsession névrosée de Cissi pour son poids.

La question qui se pose désormais, c’est : reviendrai-je à Vienne pour apprendre à l’aimer ? Certainement pas dans l’immédiat, mais ce désamour me laisse malgré tout perplexe.

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Il était une fois un bain en hiver…

Posté par le 26 mar 2010 dans Au Quotidien | 3 commentaires | 48 vues

S’il y a bien un endroit de la ville de Budapest qui m’a charmé, c’est le nord : le bois de la ville, Varosliget, son zoo, ses plans d’eau, son château et enfin ses bains. Une splendide concentration de centres d’intérêts à laquelle on accède en traversant la place des héros, cernée par deux des principaux musées de la ville, à proximité de la « Roue du Temps », une création amusante sur le passage du temps.

Le bois, baigné d’une torpeur hivernale, parsemé de plaques de glaces et dont les plans d’eau dégagent une légère brume dans laquelle les canards s’ébattent. Un petit restaurant est là, « Chez Robinson », une petite plateforme posée sur un plan d’eau, un cadre splendide, un service aux petits oignons et des mets succulents. Très bon le midi mais surtout magique le soir avec les lampions allumés et le froid du bois qui tombe. Bref : vous savez où manger en amoureux.

A deux pas de là, le zoo… L’un des plus vieux d’Europe et cela se sent. Infrastructures désuettes, cages minuscules mais tout de même pas mal d’animaux même si en hiver, la balade vaut plus le coup pour le côté désert de ce zoo. Les animaux dorment, le hall des éléphants est splendide, on se réfugie avec un bonheur ultime dans les volières chauffées et on regarde ce léopard faire ses rondes de 4 mètres tandis que les hyènes semblent devenues folles dans leurs cages. Tristesse d’un vieux zoo. Charme romantique d’un vieux zoo. Le cœur balance.

A côté de tout ça, le château domine. Il s’agit d’un assemblage hétéroclite de différents styles architecturaux ! Ne cherchez pas de cohérence, il n’y en a pas… Reste que l’ensemble en impose, baigné d’une douce lumière de fin d’après-midi.

Il est donc temps d’aller se baigner. Szécheny. Un nom mythique. Les bains historiques de la ville, situés dans une enceinte au jaune chatoyant dans un style architectural bien chargé comme on savait le faire à l’époque ! Et l’intérieur est à la hauteur : on passe en caisse, on file se changer, on longe les cabines des habitués, en bois et finalement on sort, dehors. Maillot de bain. Serviette. Il fait -5°c. Tout va bien. Et vite, vite, vite, se jeter dans l’eau à 38°c et savourer… Le corps se prend un choc énorme au passage, le coeur accélère, le corps ralentit, s’endort un peu, il paraît qu’il ne faut pas rester plus de 20 minutes dans ce bain. Je veux bien le croire mais qu’est ce qu’on est bien…

D’autres bassins sont aussi disponibles, ils sont au nombre de trois. Le premier, celui à 38°c dont l’eau calme et brûlante détend. Le second, une piscine à 30°c, 50 mètres d’une eau qui semble soudainement gelée au sortir du premier bassin. Et enfin un dernier bassin, 34°c et un tourbillon au centre où l’on peut atteindre une jolie vitesse ! Gare aux impacts avec les autres nageurs. Un bon petit moment de rires et de plaisir.

Deux heures ont passé, il est 19h30. Il fait nuit et -8°c, on est à +38°c. Tout va bien, encore. Il faut malheureusement ressortir, repartir, affronter le froid, prendre une douche et se rhabiller, le corps gorgé d’une chaleur qui nous rend atones, amorphes, apaisés.

De Budapest, je garde de nombreux très bons souvenirs. Très bons. Mais l’expérience qu’est ce bain chaud en plein hiver, au sein d’une enceinte magnifique reste unique, magique. Hâte de revenir…

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Budapest – Walking in the streets

Posté par le 25 mar 2010 dans Au Quotidien | 4 commentaires | 38 vues

7 jours. Forcément ça laisse du temps pour marcher de point en point, de bâtiment en bâtiment, de visite en visite. Cela laisse aussi du temps pour croiser un des frères Bogdanov le soir du réveillon, lui aussi en quête de restaurant pour la soirée !

Toujours est-il que voici un court résumé photo de ces balades, quelques instantanés plus ou moins intéressants et beaux d’une ville qui m’a charmé, par ses musées, par son Parlement, par son hommage à la Terreur, par ses façades parfois splendides, parfois décharnées et décrépies, par son tramway désuet et dont l’un des exemplaires était illuminé pour la fin d’année, pour sa magistrale synagogue et son mémorial de la Shoah qui m’ont retourné, pour la sublime ligne 1 de son métro, pour la plongée sans fin dans la ligne 2 du métro justement, pour ses Burger King salvateurs, mais surtout, toujours, pour son ambiance, de nuit comme de jour.

Budapest, ville en (dé)reconstruction. En ruines, en fleurs, en pleine forme, on alterne, on se balade, on aspire la substantifique moelle d’une ville qui, au contraire de la grande soeur viennoise, a une âme, une vie active et quelque chose en elle qui me rappelle Porto et sa douceur infinie.

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Playstation Move – la PS3 devient Wii

Posté par le 25 mar 2010 dans Technophilie | 3 commentaires | 121 vues

On savait que Sony Playstation bossait sur un contrôleur de mouvement à coupler avec la PS Eye… de là à voir arriver une copie quasi conforme des Wiimote et Nunchuk de Nintendo, tout de même pas ! Et pourtant, PS Move a été annoncé à la Game Developers Conference : un système de détection de mouvements basé sur un gyroscope, un accéléromètre et un capteur de champ magnétique terrestre (oké…) et bien sûr la récupération par la PS Eye de la position absolue sur les trois axes dans un environnement complexe.

Sony veut donc se placer sur le marché des jeux intégrant le mouvement, l’immersion, le réalisme des déplacements… Pourquoi pas après tout ? Surtout que ce sera en HD. Enfin. De là à dire qu’il s’agit d’une expérience « novatrice », il n’y a qu’un pas franchement gonflé que la marque franchit allègrement. Putain de langue de bois. Nintendo les a défoncés sur ce créneau, ils pourraient au moins avoir la décence de l’avouer dans un CP plutôt que de se planquer derrière la HD, la précision, la PS Eye, la réalité augmentée via la vidéo et la voix, le temps de réaction aussi bon qu’une DualShock3 et le Bluetooth pour s’affranchir des fils.

Bref : j’apprécie le gain potentiel pour les jeux, le gameplay et le côté nettement plus high-tech des Move par rapport aux produits Nintendo (sans fil, Bluetooth, batteries rechargeables, PS Eye, etc.). Après, je n’apprécie en revanche pas du tout la manière de communiquer sur cette nouveauté ! Gageons maintenant que Sony et les développeurs associés au projet sauront produire de la nouveauté, de l’immersion et du vrai bon contenu. Ce sera la condition sine qua none de la réussite de ce repompage amélioré des Wiimote.

De mon côté, j’imagine assez bien un Heavy Rain adapté à la Playstation Move… Non ?

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Budapest au fil du Danube

Posté par le 24 mar 2010 dans Au Quotidien | 4 commentaires | 14 vues

Budapest… Une ville qu’il me tardait de découvrir depuis la planification complètement ratée d’un tour d’Europe que je devais réaliser il y a maintenant un peu plus de trois ans. La vie en aura décidé autrement, j’ai finalement rejoint une partie de mon objectif en allant faire un tour dans la capitale hongroise au moment du changement d’année.

Une semaine à me balader en compagnie d’Aurélia, comme à Porto… Le Danube au centre, Buda d’un côté et Pest de l’autre. Villes jumelles, parfois en lutte, finalement réunies pour le meilleur autour de ce fleuve majeur d’Europe.

Et que cette ville est belle avec ses quais le long du fleuve, son Parlement gigantesque et le château qui domine la colline de Buda… Je rêve simplement d’avoir découvert cette ville autrement qu’en hiver, avec des -8 à -10°c qui te statufient sur place et un vent assassin sur Buda lors de la visite du château !

Budapest, ce sont aussi des rues magnifiques, des bâtiments splendides et des bains magiques, mais ça, c’est pour un autre billet. Là, je voulais simplement mettre un petit coup de projecteur sur la présence massive du Danube au même titre que celle du Douro à Porto. Décidément, je suis amoureux des cités qui bercent leur art de vivre et leur ambiance dans l’eau du fleuve qui les traverse.

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Contact Winter Tour à Val Thorens avec Continental

Posté par le 23 mar 2010 dans Au Quotidien | 4 commentaires | 228 vues

Vous vous souvenez de cette fabuleuse journée de tests de freinage/comportement sur le circuit d’Abbeville ? Vous vous souvenez donc que c’était Continental qui nous avait à l’époque offert cette formidable opportunité.

Rebelote… avec cette fois-ci le « Contact Winter Tour », toujours organisé par Continental sur le circuit du Trophée Andros de Val-Thorens avec deux pilotes d’expérience : Frank Lagorce et Benjamin Rivière. Autant vous dire que lorsque j’ai reçu le mail me proposant ce weekend, mon sang n’a fait qu’un tour ! Tester des voitures et des pneus sur un circuit de glace, un « vrai » et non plus les petites routes de ma Normandie couvertes de verglas…

Le programme était simple : du TGV et un hôtel le samedi puis une journée de roulage le dimanche, le tout parfaitement orchestré par Tribeca qui a su amener à bon port les participants venant de tous horizons. Et Continental s’est ensuite chargé de nous gâter. Clio 3 RS, Subaru Impreza 2.0d. 2 roues motrices Vs 4 roues motrices. Et trois trains de pneus pour nous faire sentir la différence réelle : été, hiver et cloutés…

Pour parler technique, nous testions plus exactement le pneu suivant : le TS 830P. Et autant vous dire que les cloutés et les pneus hiver n’étaient pas de trop… surtout avec les -18°c liés au vent et la glace souvent vive du circuit !

Mais bref, nous avions un programme de roulage défini ainsi :

  • test des Renault Clio RS avec pneus été/neige,
  • test des Sub’ Impreza avec pneus été/neige…
  • test des voitures avec l’ESP déconnecté…
  • test des Renault Clio en pneus cloutés, test des Sub’ en pneus cloutés et avec un moniteur pour nous « pousser » !
  • et enfin un baptême en Sub’… histoire de nous montrer ce qu’on ne saura jamais faire !

Alléchant, n’est ce pas ? Et oui ça l’a été, alléchant, enthousiasmant même !

Quel bonheur de se lancer sur la glace vive au volant de voitures au caractère sportif affirmé même si en bon intégriste des sonorités et sensations, je regrette le choix d’une motorisation mazout pour les Subaru Impreza… Attention, je ne dis pas non plus que la version STi roulée à Abbeville aurait été adaptée, surement trop « violente » pour une situation comme la nôtre : inexpérience sur glace (voire inexpérience totale en fait !) et circuit court, étroit et finalement plutôt dangereux !

Et donc, quid du comportement des pneus sur cette surface si particulière ? La différence entre les pneus été et hiver est tout simplement ahurissante. Pas de grip avec les pneus été, que ce soit au freinage ou à l’accélération, sans même parler du fait qu’on est littéralement sur des oeufs quand il s’agit de prendre un virage avec cette Clio équipée de pneus été (même si je suis l’un des deux seuls à avoir réussi à monter la voiture sur toute la côte de glace du circuit, ouais ouais je suis plutôt fier) !

Avec les pneus hiver, on récupère tout de suite du grip même si l’adhérence reste relative sur la glace. Dès que des portions un peu plus enneigées se présentent, on sent que la voiture motrice bien quand bien même il ne faut pas non plus avoir une confiance absolue ! Quoiqu’il en soit, le gain est évident, la sensation de sécurité et d’adhérence est là, on sait qu’on peut « y aller » sans avoir peur de perdre la voiture à coup sûr et surtout avec la certitude qu’on pourra la récupérer au contraire des pneus été.

Le gain vraiment réel et impressionnant est avec les pneus cloutés, spécialement modifiés pour l’occasion car il ne s’agissait bien sûr pas des « vrais » pneus cloutés du Trophée Andros mais de pneus hiver auxquels des clous ont été rajoutés. Et là, pas de doute, ça a du grip ! Que ce soit avec la Clio ou avec la Subaru, on sent que la voiture se place bien, accélère et freine bien. Rien à voir.

Ce qu’il faut retenir en tout cas, c’est que ces pneus hiver sont totalement indispensables en mauvaises conditions de route. Au delà de la comparaison voiture par voiture, on peut aussi retenir un petit exercice en « huit » avec des pneus hiver à l’avant, été à l’arrière (avec une Clio, soit seulement les roues avant motrices). La voiture chasse, ne tient pas, l’arrière est terriblement joueur mais surtout piégeur… Petit exercice à la fois drôle et formateur, sanctionné par un petit concours de chrono !

Et pour la partie plaisir brut, les équipes de Continental nous ont lâché la bride en fin de journée en nous laissant « jouer » plus librement avec les voitures. Clio avec ESP dégoupillé et pneus cloutés, tout de suite ça chasse plus, on peut faire de l’appel-contre appel et tester un peu plus la piste. Sans même parler du run en Subaru, pneus cloutés aussi avec un pilote en copilote pour nous pousser. J’ai volontairement zappé cette étape pour permettre à certaines personnes de rouler un peu plus, voire de rouler tout court. Pas de regrets… car ce que j’attendais plus que tout, c’était le baptême, réalisé en compagnie de Franck Lagorce. Quel putain de pied, ces appel/contre-appel, la voiture qui se balance et qui motrice pour se sortir des épingles ! A quand un baptême dans un bolide du Trophée ?

A la fin, l’un des deux pilotes et les gens de Conti’ nous confiaient qu’ils roulaient quasiment tout le temps en pneus hiver, même en été, en jouant simplement sur la pression de gonflage des enveloppes pour éviter une usure prématurée. Bilan : ça roule bien, même sur route sèche et chaude si tant est qu’on gonfle bien ses pneumatiques… remarque bien évidemment valable pour tous les types de pneus hein.

Allez, pour finir, une petite vidéo « résumé » qui va bien ! (et un clin d’œil à Brice qui a fait un boulot de malade et à Laurent qui nous a fait un passage de malade dans l’épingle devant le chalet !)

Vivement la prochaine… parce que je ne me lasse pas de ce genre de paysages… Merci Continental, merci Tribeca…

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Un peu de ton sang – Je répare tout – Theodore Sturgeon

Posté par le 23 mar 2010 dans Lectures | 2 commentaires | 25 vues

Deux textes dérangeants regroupés dans un seul livre, appelé « Un peu de ton sang », suivi de « Je répare tout ». Théodore Sturgeon nous plonge dans une réflexion sur la folie, sur la normalité et sur l’apparence parfois tout à fait débonnaire qu’ont les fous ou ceux que l’on croît fous mais qui en fait ne pensent pas à mal.

Car il faut bien séparer en effet les fous, les méchants et les fous, ceux qui ne sont simplement pas trop dans la norme. George est de ceux-là. Il a tout pour paraître normal, il est normal même, jusqu’au jour où il explose, manquant tuer son major à l’armée… et c’est à partir de ce moment là que le récit commence, au travers de l’échange de courriers entre les deux médecins suivant son cas.

Et on va peu à peu plonger dans la vie de George, dans ses secrets les plus inavouables, dans son mode de fonctionnement quasiment maladif et biaisé. Je ne vais pas en dire plus mais j’ai presque été choqué par ce livre mais j’en ai apprécié la mise en forme du texte, l’alternance entre les témoignages des médecins, ceux de George… et la fin, surtout la fin.

C’est donc un roman non pas remarquable mais intéressant, vraiment intéressant !

Quant à « Je répare tout », il s’agit d’un texte un peu plus court sur un petit bonhomme récupérant une jeune femme très gravement blessée. Et lui qui ne répare d’ordinaire que du matériel se retrouve à « réparer » un être humain. Sauf qu’un être humain, ça réfléchit, ça pense, c’est indépendant…

« Je répare tout », c’est une sorte d’histoire d’amour un peu morbide, un peu choquante mais aussi d’un beauté indicible. A croquer sans modération.

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Review Gaming – Heavy Rain

Posté par le 22 mar 2010 dans Technophilie | 4 commentaires | 5 vues

Dernier jeu joué en date, Heavy Rain, la première production de Quantic Dream avec comme leitmotiv la volonté de proposer aux joueurs de nouveaux concepts, une nouvelle manière d’appréhender le jeu vidéo… Rien que ça.

Au programme : vous incarnez successivement différents personnages imbriqués dans une histoire de tueur en série, le tueur aux origamis, qui noie ses victimes dans de l’eau de pluie depuis quelques automnes et dépose à leurs côtés un petit origami et une orchidée… Après un nième meurtre, un autre enfant est enlevé et vous allez donc incarner en très grande partie le père de cet enfant et être confronté à une succession de choix fatidiques dont vont dépendre tous les évènements futurs du jeu. Et il en est de même pour les autres personnages, un détective privé, un agent du FBI, une journaliste, etc… même si les choix moraux sont peut être un peu moins « violents ».

Car oui, jusqu’où, vous, joueur, êtes-vous prêts à aller pour sauver le petit Shaun Mars et démasquer le tueur aux origamis ? Plus de 2000 pages de scénario sont là pour faire évoluer le jeu, les scènes, les informations et plus globalement le dénouement du jeu ! Autant vous dire qu’en le finissant une fois, ce que je viens de faire vendredi matin au sortir du lit, vous serez bien loin de disposer de toutes les informations et possibilités scénaristiques mises à disposition par les développeurs.

Alors, pervers, ce jeu ? Indubitablement. Addictif, aussi. Perturbant, parfois. Une putain de réussite en terme de scénario et d’immersion avec une bonne petite interface QTE (appuyez sur les touches quand on vous le demande ou selon des combinaisons, etc.)… et surtout l’impression permanente que TOUT peut basculer en se plantant dans une action, un choix moral, ou tout simplement l’oubli d’un microscopique détail et pas de retour possible ! Une véritable immersion donc, presque un film tant parfois on a mal en appuyant sur une touche, tant on trépigne devant l’accélération progressive mais inéluctable du rythme du jeu.

Restent tout de même quelques points négatifs… Car à trop vouloir en faire en terme d’immersion, on se retrouve parfois (bon, certes, c’est au début du jeu) à faire cuire des oeufs, à se raser devant le miroir de la salle de bain, à jongler avec des clémentines… Mwui, mwui, mwui. Un peu chiant mais surement nécessaire pour renforcer ce côté immersif et fort heureusement le reste du jeu rattrape ces menus détails car ils disparaissent peu à peu au fur et à mesure que l’action et la pression se font plus fortes. De plus, la maniabilité des personnages en cours de marche est tout de même violemment laide, on a la sensation de balader un poteau téléphonique dans le décor ! Bref, il faudra à l’avenir retravailler là-dessus pour obtenir un résultat digne d’Uncharted 2 ou d’AC2.

Pour ce qui est de la qualité graphique en revanche, je ne vais pas m’appesantir : c’est beau, c’est beau, c’est beau. Point.

Conquis donc ? Complètement malgré ces quelques défauts et lenteurs. Il me tarde à vrai dire de rejouer tous les chapitres de ce jeu pour en découvrir les multiples facettes, les enchaînements de possibles, les morts évitées, les vies sauvées, la découverte ou non de l’identité du tueur… Quel choix de touche ou d’action conditionne tel ou tel événement… Autant de questions qui se bousculent dans la tête du joueur adulte.

Car oui, nul doute, le joueur adolescent ou tout du moins incapable de sortir du schéma de jeu habituel (pan, pan, boum, boum, headshot, fight !, kapan !) trouvera ce jeu à mourir d’ennui ou complètement éculé en terme de gameplay. J’ai quelques exemples autour de moi d’ailleurs, comme quoi les adultes ne le sont pas encore quand bien même j’adhère moi-même totalement aux mécanismes suscités… Simplement, j’apprécie aussi de voir mes habitudes bousculées et de faire face à une création originale.

Chapeau bas donc aux développeurs de Quantic Dream et à Sony qui ont fait le pari de sortir un jeu fondamentalement différent des standards habituels… Les pré-vidéos datant de 2008 m’avaient intriguées, les bandes annonces quasi-définitives m’avaient fait trépigner, le jeu est la confirmation absolue de la justesse de ce pari, quand bien même des imperfections demeurent. Essai à transformer dans les années à venir.

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Le musée de Cluny sous la férule de Kratos…

Posté par le 19 mar 2010 dans Technophilie | 0 commentaires | 9 vues

La semaine dernière, c’était la soirée de lancement de God of War III. Et à jeu exceptionnel(lement attendu), lieu exceptionnel puisque le musée de Cluny nous a ouvert ses portes en pleine nuit…

Au programme, la visite du musée endormi, les sous-sols et une foule d’explications sur ces anciens thermes romains dont il ne reste plus grand chose par rapport à l’origine mais dont la grandeur reste perceptible ! De la maçonnerie splendide, un frigidarium splendide et quelques vestiges des salles chaudes… 13 mètres de haut et on imagine soudainement nos anciens conquérants (si l’on excepte un petit village en Armorique) en train de faire leurs ablutions, leurs exercices, leurs soins… une hygiène de vie excellente rendue possible par une foule de réalisations brillantes comme l’approvisionnement en eau et le positionnement des différentes salles et systèmes assurant le chauffage et le refroidissement. Cette visite m’a rappelé celle des thermes de Bath, romains eux-aussi et conservés dans un état remarquable.

Et puis c’était aussi l’occasion de rencontrer Kratos en attendant de le lancer dans une nouvelle aventure à base de dieux à affronter et à déchoir !

Une splendide soirée donc, un lieu extraordinaire… et mon chapeau bien bas !

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Alice au Pays des Merveilles – un Disney, certainement pas un Burton

Posté par le 19 mar 2010 dans En Vrac | 3 commentaires | 30 vues

Tout est dans le titre, j’en ai bien peur… Quelle déception que ce film, cette « séquelle » au roman éponyme, une sorte de retour au Pays des Merveilles pour laquelle le monde entier s’est enthousiasmé en avance. Terrible erreur que de croire que Tim Burton allait pouvoir insuffler tout son génie et sa folie dans une oeuvre elle-même largement dédiée à la folie et riche de divers niveaux de lecture et d’interprétation. Parce qu’ici, c’est bel et bien Disney qui mène la danse et Tim Burton dont on tire les ficelles…

On retrouve donc Alice, LA Alice, qui a grandi et n’a pour seuls souvenirs de son voyage au Pays des Merveilles que des rêves, des cauchemars qui la hantent en permanence. Jusqu’au jour où Wonderland se manifeste à nouveau, l’entraînant dans une nouvelle aventure, un retour au Pays des Merveilles… Jusqu’ici, tout va bien. C’est après que tout se gâte et que le pire se manifeste par la présence (ou l’absence, c’est selon) d’un scénario d’une lenteur consommée, lenteur doublée de ficelles horriblement évidentes. Bref : c’est un Disney, pas un Burton. Pour le fond.

Reste la forme… et c’est là que Tim Burton, présent d’ailleurs lors de cette avant-première mardi dernier, se manifeste. La photographie est splendide, les dialogues sont écrits dans un anglais de haut vol, la retranscription à l’écran du Pays des Merveilles est splendide ! On plonge littéralement dans le terrier du lapin blanc pour se retrouver face à la Reine de Cœur, face au chat du Chesshire et enfin face au Chapelier Fou, splendidement interprété (qui en aurait douté ?) par un Johnny Depp en pleine forme. Bref : c’est un enrobage splendide que livre le réalisateur, un enrobage tellement réaliste qu’il en est confondant…

Mais quelle tristesse de gâcher cette réalisation technique de toute beauté, de la livrer à un scénario atone, sans saveurs, sans tensions, sans surprises ! Quelle tristesse aussi que l’utilisation de la 3D. Décidément, je ne suis pas fan de cette technologie et de ces lunettes qui t’assassinent l’arête nasale et te massacrent les couleurs, pétantes et chatoyantes pourtant !

Bref, Alice est une déception scénaristique, clairement. Mais la beauté du film, son univers et ses personnages (à ce niveau, c’est du tout bon, du génial, du jouissif) sont une justification suffisante pour le déplacement dans une salle obscure. Restera au final la frustration de voir le talent d’un homme, sa folie, ses fulgurances créatrices, complètement bridées par un studio dont la priorité est de faire un film accessible, lisse et convenu à partir d’une œuvre et d’un univers majeurs, complexes et résolument adultes…

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Celebrating Originality on the Streets – adidas Originals investit les rues en 2010

Posté par le 18 mar 2010 dans En Vrac | 3 commentaires | 11 vues

Vous vous souvenez de la « House Party » de l’an dernier et de la campagne « Celebrate Originality » qui a envahi plusieurs mois durant (toute l’année en fait) nos télés, nos cinémas, nos rues, etc. ?

En cette année 2010, adidas revient avec un nouveau credo : déplacer la gamme « Originals » et la marque dans sa globalité dans les rues. La volonté est claire : redonner à la « rue » toute sa valeur, à savoir que c’est dans la rue que se créent les tendances, les courants… une sorte de maelström de créativité et d’originalité. Et ça se résume en « Celebrating Originality on the Streets » et voilà donc les vidéos qui vont accompagner le lancement de l’année 2010 chez adidas.

adidas revient donc en pleine forme, avec une foule d’idées et de nouveautés… Je crois qu’on va continuer à en entendre parler, ici et ailleurs !

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LostDogConnection – qui veut aller à la foire ART PARIS + GUESTS au Palais Royal ?

Posté par le 18 mar 2010 dans En Vrac | 9 commentaires | 2 vues

L’idée de ce billet, c’est de vous faire gagner une invitation pour découvrir cet évènement assez exceptionnel mettant en valeur l’art contemporain sous la forme d’une suite de projets d’art exclusifs, montés en collaboration avec d’autres artistes, des collectionneurs, des mécènes, des musées, etc.

Et, parmi tous ces projets, il y a celui qui vous offre l’opportunité d’aller voir le Palais Royal de nouveau transfiguré. Je vous invite donc à vous rendre sur le stand D1 pour rencontrer les géniteurs du projet « LostDogConnection« . Il s’agit d’une oeuvre d’art visuelle, inspirée notamment des travaux d’AURELE, conçue par Publicis Dialog sous l’égide de la Galerie Nathalie Gaillard. Le but : accumuler les réponses à cette question que l’on (se) pose souvent : « Et vous, qu’avez-vous perdu ? »

La foire ARTPARIS+GUESTS, c’est à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 22 mars… et vous avez jusqu’à ce soir pour me laisser un commentaire et ainsi gagner l’invitation ! (et je compte sur vous pour aller discuter sur le stand D1) (et je compte sur vous pour me rédiger une petite chronique de cet évènement et de la rencontre, aussi !)

A vos claviers…

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