Docteur m’a tuer (Beat the reaper) – Joseph Bazell
Petit teaser pour un roman édité par les éditions J.C. Lattès qui sort le 3 mars prochain. Un bouquin que j’aimerais lire et que j’espère bien lire ! Cela s’appelle « Beat the Reaper » ou « Docteur à tuer » en français (oui j’ai fait une blague dans mon titre), une sorte de mix’ entre Doctor House et les Sopranos (tiens, une série qui traîne dans ma PS3 depuis 2 ans, aheum).
En gros, c’est l’histoire d’un docteur qui soigne (de manière très « House ») mais qui sait aussi éclater des bonshommes quand on lui cherche des noises (autrement dit, c’est un ex de la Mafia !)… Voilà pour le peu d’infos dont je dispose, j’ai le bouquin sur ma pile « à lire », ce sera ma prochaine lecture après le roman de Théodore Sturgeon que j’ai attaqué avant-hier !
Bon, on peut en tout cas espérer que le bouquin est bon pour plusieurs raisons :
- déjà parce que les éditions J.C. Lattès ont mis en place une stratégie de com’ amusante sous forme de teasers…
- ensuite parce que Leonardo Di Caprio a tout simplement acheté les droits du bouquin !
Rendez-vous très bientôt pour la « critique » du bouquin en question…
La suite...Une petite pub’ Coca-Cola en avance
Voilà une petite avant-première : une des publicités Coca-Cola créées pour la très prochaine coupe du Monde en Afrique du Sud. En avant : la célébration des buts, lancée par Roger Milla il y a fort longtemps et qui est désormais un match dans le match !
Pourquoi je vous balance ça ? Parce que mardi, avec quelques potos blogueurs (les Eric, Osmany, Yom, etc.), on va tenter de dézinguer l’équipe de Coca-Cola ! On va les pourrir, je vous le dis.
La suite...Test produit – NetGear Stora
Encore un prêt de quelques semaines, cette fois-ci pour le NetGear Stora, un modèle de NAS « familial », simple d’accès et de configuration tout en restant extrêmement complet et vendu avec un seul disque (un emplacement est laissé vacant pour quiconque voudrait le remplir !) de 1To.
Comme je l’expliquais sur mon billet sur le Iomega ix2-200, je souhaite sauvegarder mes différentes photos en mode sécurisé via un NAS à deux disques en RAID 1 et donc le NetGear Stora est un candidat potentiel tout à fait valable.
Verdict après quelques utilisations malgré tout assez sommaires, faute de temps pour vraiment exploiter la bestiole.
Points négatifs :
- le design un peu cheap, boîtier plastique pas hyper valorisant par rapport au Iomega notamment que je venais de tester ! Enfin, l’ensemble reste de bonne facture malgré tout,
- le boîtier est assez massif et gros pour un produit « 2 disques », notamment quand je compare au ix2 et ix4 de Iomega, nettement plus compacts ! (le ix4 (4 disques donc) est aussi gros que le Stora 2 disques…),
- l’interface de configuration du produit est plutôt bien pensée (menus déroulants) mais pêche par son fond noir par forcément très lisible !
Points positifs :
- l’interface d’installation du produit est de toute beauté,
- un niveau de bruit tout à fait honnête,
- les options de configuration sont très simples d’accès et de configuration, idéal pour des utilisateurs pas forcément « geeks »,
- il y a foule d’options justement, le produit est très complet et intègre notamment la configuration de l’allumage/extinction de manière détaillée (jour/jour, comme chez Buffalo),
- l’interface d’accès aux fichiers (partage, lecture, etc.) est bien pensée et plutôt ergonomique, bon point !
Au final, le Stora reste un très bon produit d’entrée de gamme, vendu à un tarif extrêmement intéressant au vu des capacités avancées ! On citera notamment la connexion avec Facebook, le serveur DLNA, l’accès à distance, l’interface utilisateur bien foutue, le changement de disque facilité et une possibilité de fonctionnement en compte Premium pour 19,99$ (pas cher donc). De plus, NetGear, en choisissant de ne fournir qu’un seul disque avec son produit, part du principe que les utilisateurs de base opteront pour un fonctionnement primaire avec un seul disque pour éventuellement en rajouter un second. Quant aux utilisateurs plus avancés, l’achat du Stora + 1 disque en plus coûte au final moins cher que certains autres produits fournis avec deux disques !
Si l’on cherche donc un produit d’entrée de gamme facile à prendre en main, ayant un très bon rapport qualité-prix, le Stora semble donc être un choix tout à fait convaincant. Il reste cependant à améliorer légèrement l’interface noir/blanc pas hyper lisible pour rendre la configuration plus aisée pour avoir un produit vraiment irréprochable pour un tel niveau de prix.
Quant à moi, je reste malgré tout plutôt plus convaincu par le Iomega dont l’offre de configuration est plus complète (et le boîtier plus beau, cela joue aussi !) même s’il lui manque la configuration allumage/extinction ! A moins que le ReadyNAS Duo… ?
La suite...Envie d’essayer…
… l’application iPhone pour WordPress !
Ma foi, ça marche bien.
Oui, ceci est un billet inutile. Rendez-vous demain pour de l’utile !
La suite...C’était la Malaisie…
Il faut que je commence à vous raconter Singapour et la Malaisie. Après, il faudra que je vous raconte Budapest et Vienne aussi. Quant à la Sicile, elle approche, sept ans après y être allé, j’y remets enfin les pieds !
Et donc, la Malaisie, c’était ça.
Vous voulez que je vous raconte ?
La suite...Une histoire de morphostyle
Vendredi dernier, j’ai découvert un nouveau truc : le morphostyle. Ou comment quelqu’un de bien formé, en regardant les détails et la forme de ton visage, peut définir avec précision ta personnalité, tes capacités de concentration/attention/etc. et ta manière de fonctionner. Typiquement le genre de choses qui me laissent pantois tant la précision de certains détails ne peut être inventée que ce soit pour moi ou pour ceux qui étaient présents ce soir là.
De plus, cette analyse de morphostyle permet aussi au passage de bien définir le maquillage à adopter ou les couleurs vestimentaires à arborer pour sublimer ledit visage ! Et là, gros succès aussi à la vue du maquillage de certaines demoiselles et notamment de la mienne, de demoiselle, d’ordinaire non maquillée car n’en ayant tout simplement besoin. Et puis comme on dit, « il ne faut pas se méfier des jolies filles, mais de celles qui font tout pour être jolies » … un credo qu’elle incarne à merveille (oui, je suis niais et je vous emmerde
).
Enfin bref, expérience intéressante et amusante ! Et puis surtout enrichissante pour la partie maquillage puisqu’on peut se rendre compte tous les jours dans la rue que beaucoup de filles ne savent tout simplement pas se maquiller… alors c’est exactement ce dont elles auraient besoin.
Bref : vous trouvez que votre amie ne sait pas se maquiller ? Contactez tout simplement Denise Houssard (06 09 05 40 82 – contact@houssard.com) pour plus d’informations ! Attention, un rendez-vous de 2h coûte tout de même 250€ alors choisissez bien l’occasion pour faire ce joli cadeau à votre amie en mal de mise en valeur du visage !
La Rafle – une histoire odieusement vraie de Rose Bosch
Pan ! … comme une étoile juive soudainement cloutée dans la veine cave. Voilà ce qu’il me reste de cette projection la semaine dernière de la Rafle, le film de Roselyne Bosch sur la rafle du Vélodrome d’Hiver de Paris : une douleur violente, lancinante qui me met la tête à l’envers et les larmes et autres tremolos de gorge en mode automatique. La Rafle, c’est l’histoire d’un épisode tristement célèbre de la seconde Guerre Mondiale puisqu’il a eu le droit à quelques lignes dans nos manuels d’Histoire, pourtant si prompts à planquer, avec ou sans astérisques, les actes du monstrueux gouvernement de Vichy dont on placarde encore la tête pensante dans certaines de nos mairies.
La Rafle, ce n’est pas un film documentaire, ce n’est pas un film non plus, c’est encore moins un assemblage de scènes axées « pathos » pour nous faire pleurer. Parce que c’est tout de même bien simple de faire pleurer des spectateurs en leur parlant de rafles de juifs (français ou pas). Là, la réalisatrice et ses acteurs nous torturent et nous infligent simplement une piqûre de mémoire historique réaliste avec une aiguille taille vélodrome. Roselyne Bosch a retrouvé par le plus grand des hasards l’un des seuls survivants de la rafle du Vel d’Hiv, un vieil homme alors âgé d’une dizaine d’années, évadé du camp de Beaune-la-Rolande. Ce film est le résultat de son témoignage et de trois années d’une plongée à corps et cœur perdu dans les archives françaises et autres.
La réalisatrice est justement là en tout début de séance. Marquée. Marquante. Un véritable trou noir aspirant toute joie et légèreté dans la salle soudainement silencieuse. Ce qui choque, c’est la justesse tout sauf mélodramatique du propos, l’émotion difficilement contenue, le bouleversement intérieur que l’on sent irréversible, la mécanique des mots qui vient se fracasser sans bruit dans nos crânes, je suis d’ores et déjà abasourdi alors que le film n’a pas commencé. J’ai rarement ressenti autant d’émotions en écoutant quelqu’un parler, énoncer ses sentiments. Le seul parallèle que je puisse trouver, c’est l’émotion ressentie lors de l’enterrement d’un proche. Et ça, je connais bien.
Le film commence alors. Paris, juillet 1942. Tout va bien. Les Juifs ont désormais des étoiles au cœur, une sorte de cancer en tissu qui va miner peu à peu la société et le tout-Paris sous domination allemande tandis qu’en zone « libre », on se demande comment on pourrait bien faire plaisir aux allemands. Ceux-ci sont en train d’activer la « solution finale », quelques images d’archives retournées pour le film viennent le rappeler. Le monde n’en savait rien. Les français non plus. L’horreur n’en est que plus (in)tangible, une « simple » déportation, une « migration forcée » vers une hypothétique terre juive. Vaste mensonge dont nous connaissons la teneur aujourd’hui. Le destin de ces déportés n’en est que plus tragique.
Et voilà, c’est ça, on rafle, on entasse 13000 êtres humains (moins les suicidés, quel choc, putain mais quelle brutalité que ce suicide filmé sans même qu’on le sente venir) dans le vélodrome. Pas d’eau. Pas de docteurs. Pas de témoins, surtout pas de témoins. Ensuite, c’est Beaune et la fin. Un film en plusieurs temps et autant d’émotions. La vie à Paris, d’ores et déjà marquée par les étoiles… la rafle et sa profonde inhumanité, les ravages du pouvoir corrupteur sur les « jeunes » flics embrigadés dans cette chasse au Juif, les familles brisées, les tentatives de s’échapper ou celles de quitter ce monde abject… l’entassement au Vel’ d’Hiv comme des bêtes ravitaillées en eau par un Thierry Frémont d’une justesse infinie dans ce rôle… et puis la vie en camp, à la fois douce et dure, une sorte de transition dont la violence ressort alors sous la forme d’une rafale de mitrailleuse venant faire taire les cris de ceux qu’on sépare.
Salle au diapason, à chaque fois. Mâchoires serrées, larmes roulant sur les joues même si finalement les moments les plus durs ne sont pas ceux qu’on croît, à savoir ces plans larges à musique triste… trop facile. Ils ne sont là que pour renforcer tout le reste, quand on serre les dents et qu’on regarde ces « anonymes » personnifiés notamment par Gad Elmaleh (qui s’en sort bien), Mélanie Laurent et Jean Reno (plus fades finalement) en plein milieu d’un maelström de haine et de destruction.
Piqûre de rappel donc. Piqûre d’information aussi avec tellement plus de détails que ce que l’on raconte à l’école… Pas de quoi se sentir honteux d’être français pour autant, au même titre que les allemands n’ont pas à être honteux de l’être, allemands. Ce film n’est d’ailleurs pas là pour ça, il vient juste nous montrer qu’un jour comme un autre, un fou a décidé qu’une frange de la population devait être exterminée. Pan ! comme ça… et que quelques fous l’ont suivi… et que d’autres lui ont obéi. Qu’aurions-nous fait ? Surement rien. Alors ne sombrons pas dans la grandiloquence des sentiments.
Ce film fouaille là où ça fait mal. Prenons le tel quel, un témoignage d’une réalité parfois abjecte de l’Histoire de l’Homme, parsemée d’horreurs, même si cette fois on parle bien de la mécanisation de la mort, première mondiale… Et gardons-le à l’esprit aussi, ce témoignage d’une population massacrée pour ses croyances, stigmatisée pour son appartenance à un culte, à une « race » (rah que je répugne à employer ce mot…).
Je vous rappelle que nous vivons des temps où l’on stigmatise facilement ceux qui sont différents de nous dans ce joli pays qu’est la France. Ce ne sont plus les Juifs, mais bel et bien les musulmans et d’autres encore.
Alors, gardons bien à l’esprit que la peur et la stigmatisation ont toujours mené à la colère, la colère à la haine, la haine à la souffrance et à la mort, etc. (Star Wars Spirit, je me devais de finir cette note sur une touche d’humour, pardon).
La suite...Sinon, ça vous dit d’être utiles ?
Petit billet pour vous parler d’une initiative sympathique et intéressante à laquelle je souhaiterais vous convier en ma compagnie…
Cela s’appelle Actenses, c’est une association qui parraine des lycéens, créée il y a 4 ans environ et qui est désormais supportée par Martin Hirsch et donc le Haut Commissariat aux solidarités actives. Le but : parrainer (en tant qu’actif) un lycéen au travers de 3 demi-journées par an, entre la seconde et la terminale. Peu de choses donc en terme de « temps » mais qui peuvent aider à guider la personne à une période critique de la vie de tout un chacun en lui parlant de ses choix, de sa vie d’actif et autres petites choses de notre quotidien de travailleur ! Sans oublier de parler des différents métiers et de la réalité de ces métiers car vous savez comme moi qu’on a parfois de petites surprises une fois dans le milieu du travail…
Alors, voilà, j’ai rendez-vous avec eux mercredi 3 mars prochain à 19h. Est-ce que ça vous dit de venir ? Si oui, vous me laissez un commentaire et on s’organise ! Autant vous dire que je prendrais assez mal de me retrouver un billet avec « 0 commentaires » marqué à côté.
La suite...Salle Pleyel – concert anniversaire de Christophe Eschenbach
Samedi, après une matinée passée à faire des cartons, des sacs et autres activités propres à un déménagement (non, pas le mien, ne rêvez pas je garde mon appart), j’étais invité par Aurélia à la Salle Pleyel. Un cadeau, comme ça, en espérant me faire plaisir. Et ma foi, quelle réussite ! Première fois que je mettais les pieds dans cette salle refaite entièrement à neuf et réouverte en 2006 si je ne m’abuse. Une salle réputée pour son acoustique parfaite et qui, il y a très longtemps a aussi accueilli ma mère sur ses planches. Amusant donc de s’y trouver en l’imaginant, même pas 20 ans, en train de danser.
Pas de danse cette fois-ci mais le concert anniversaire des 70 ans de Christophe Eschenbach qui interprétait pour l’occasion en compagnie de l’Orchestre de Paris deux concerti pour piano de Mozart, les n°12 et n°23, deux pièces splendides que je découvrais pour la première fois dans un tel cadre. Et de nous gratifier d’un troisième concerto en guise de rappel après les applaudissements du public et un « joyeux anniversaire » lancé au violon par l’Orchestre et les personnes assises aux places orchestre !
Forcément beaucoup d’émotion dans la salle, beaucoup d’attention de la part d’un public de tous âges qui se retrouve autour de valeurs phares : le silence, le respect et l’éducation… J’aimerais tellement qu’il en soit ainsi partout… Et de l’émotion, j’en ai ressenti, sans aucun doute. Beaucoup de frissons, quelques larmes, le son qui coule dans les veines et fait vibrer le cœur, une acoustique véritablement parfaite avec un son clair et précis, une balance innée entre les divers instruments. Splendide.
L’interprétation et la direction de Christophe Eschenbach y sont aussi pour quelque chose. 70 ans et une classe, un maintien, un toucher parfait et un équilibrage parfait des musiciens entourant son grand piano, il à ce titre parfaitement accompagné par l’Orchestre de Paris et notamment un premier basson magnifique dans les deux derniers concerti.
Un spectacle magnifique, magique par moments, qui m’a laissé tout pantelant à la sortie de la salle Pleyel, encore sous le coup de la musique. Décidément, le « classique » reste la musique de l’âme, la reine de toutes les harmonies.
La suite...Feydeau au Théâtre du Palais Royal – des places à gagner !
Chose promise, chose due. Voici donc le petit billet vous permettant de gagner 3 lots de 2 places pour aller assister à une représentation de « On purge bébé » et « Léonie est en avance » au théâtre du Palais Royal, interprété entre autres (talentueux) par Cristiana Reali, Pierre Cassignard et Dominique Pinon. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, vous n’avez qu’à cliquer.
Bon, et donc, ces places ? Cela va être très simple puisque je n’ai absolument pas le temps de trouver un composant WP pour faire des quizz comme à l’époque de Joomla sur ce blog ! Du coup, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous et je ferai un tirage au sort grâce à random.org, comme d’hab’ ai-je envie de dire…
A vos claviers les poulet(te)s !
La suite...Le chant de Kali – Dan Simmons
J’ai commandé il y a peu quelques romans de Dan Simmons afin de me plonger encore un peu plus dans l’œuvre de cet auteur que j’adore. Première lecture : Le chant de Kali.
Le livre est ainsi présenté :
» Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l’on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m’aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s’il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n’étais qu’un imbécile. » Robert Luczak est envoyé à Calcutta par sa maison d’édition pour récupérer le mystérieux manuscrit d’un poète que tous croyaient mort depuis huit ans. Mission simple en apparence, mais qui prend des allures de descente aux enfers dès lors que son chemin croise celui des Kapalikas, secte vouée à l’adoration de la meurtrière Kali dont les membres font régner la terreur sur la ville. Sacrifices humains, cadavres ressuscités, meurtres en pagaille… Luczak comprendra – mais trop tard – que rien n’arrête le chant macabre de Kali.
Quelle plongée en eaux troubles, quelle affolante vision de l’enfer urbain qu’est Calcutta, sa misère ambiante, ses rites, ses ruelles sordides et l’omniprésence de ce chant de destruction qu’est le chant de Kali… Dan Simmons, dès la première page, nous impose une sensation de mal-être, un sentiment d’oppression sous la forme d’un prologue lancinant puis de premiers chapitres à la douce tonalité décroissante alors que son personnage principal n’a même pas encore quitté les USA.
L’arrivée à Calcutta sonne le glas de cette douce tonalité pour une plongée de plus en plus profonde dans le mysticisme indien, leur relation à la mort, la comparaison que l’on peut faire entre cette ville et les grandes villes européennes de 1850 (misère, insalubrité, etc.), les différents groupuscules qui régentent la vie souterraine de la ville, le tout étant bien évidemment intimement lié.
On se demande quand la chute va s’arrêter… et elle ne s’arrête vraiment jamais, le glauque et l’oppressant s’imposant peu à peu comme la couleur maîtresse de ce roman avant de s’effacer quelque peu tout en restant présents, sous-jacents, latents… Stressant. Comme l’est la lecture de ce livre qui prend aux tripes sans atteindre toutefois le potentiel destructeur de l’Échiquier du Mal ou de certaines des nouvelles du Styx coule à l’envers.
Ce livre revêt aussi les atours d’une présentation sans fard de l’Inde actuelle, une sorte de bouillonnement permanent, de foisonnement de violence, de sollicitation permanente… Effrayante, réellement, et terriblement séduisante malgré tout.
La suite...Trois ans
Nuit du 19-20 février 2007. C’était il y a trois ans. Et j’ai pourtant l’impression que c’était hier.
Nuit du 19-20 février 2010. C’était vendredi et samedi. C’était hier et avant-hier.
Et parfois, quand je me prends des remarques/constats dans la tronche sur mon comportement, l’image que certains ont de moi, le côté parfois hyper-consommateur de ma personnalité, ma boulimie de nouvelles choses à découvrir/savoir/avoir, je me demande justement ce qu’il penserait de tout ça :
- mon blog… qui me met parfois si mal en valeur et qui est pourtant « moi » pour ceux qui me connaissent vraiment…
- mon boulot… qui parfois me fait chier au plus haut point mais m’intéresse toujours malgré tout…
- mes amis… toujours plus variés et qu’il aurait forcément croisés ou rencontrés…
- ma rupture avec mon ex…
- ma vie sentimentale…
- ma nouvelle relation et celle qui partage désormais ma vie…
- mes achats et autres conneries compulsives…
- mes projets de voyage…
Mais non, aucune réponse possible, simplement des supputations qui font mal pour peu que je sois honnête avec moi et avec ce qu’il m’a légué car je sais ce qu’il penserait de certaines choses.
Trois ans à vivre avec un blog puisque ce blog fut lancé en janvier 2007, thérapie d’un temps où mon esprit avait besoin d’une occupation pour oublier l’horreur du quotidien, la peur du téléphone, la peur des recherches Google sur sa maladie, le blog ne sert plus à rien désormais quand ressurgissent les sentiments liés à son absence. Triste constat.
Trois ans à vivre sans lui en revanche, sans ses conseils, ses avis, ses blagues, son caractère de cochon parfois, sans nos discussions à bâtons rompus, sans notre complicité acquise au fil des années passées à Villez ensemble, sans plans de meubles à lui filer pour stimuler sa créativité et son savoir-faire déjà hallucinants, sans père tout simplement. Bizarrement, ça fait toujours aussi mal.
La suite...Des places pour I love you Philip Morris !
Petit article express avec tirage au sort ce soir, minuit ! J’ai 3*2 places à vous faire gagner pour « I love you Philip Morris », alors vous me laissez un petit commentaire et je ferai le « tri » ce soir !
Pour mémoire, la bande annonce ci-dessous ! et le lien vers mon avis sur le film…
A vos claviers les poulet(te)s !
La suite...Soirée de lancement Heavy Rain et concours !
Mardi dernier, c’était la soirée de lancement à Paris de Heavy Rain : les acteurs, le concepteur du jeu David Cage, Mathieu Kassovitz ou encore Terry Gilliam étaient là pour fêter l’arrivée d’un jeu qui se veut novateur, qui se veut surtout être une « expérience » loin des sentiers battus habituels et qui, par ce positionnement même, défraye complètement la chronique ces derniers jours avec des prises de position extrêmes, que ce soit chez GameKult, Joypad ou autres. Une réaction épidermique assez étonnante dans le milieu du jeu vidéo d’ordinaire si convenu, comme quoi le titre fait réfléchir et surtout ne fait pas l’unanimité.
Enfin bref ! Pour vous donner une petite idée de la soirée, voici une vidéo brillamment réalisée par Chandleyr, avec des commentaires en plus. Hum.
Autrement, j’en profite pour vous signaler l’arrivée d’un concours ! En jeu : une PS3 et 15 jeux Heavy Rain… alors n’hésitez pas à participer en cliquant sur le bouton ci-dessous ou sur la petite bannière sur la droite du blog !
Bon, et moi, Heavy Rain, il m’inspire quoi ? Pour y avoir joué un peu, j’avoue que mon cœur balance encore entre ces deux réactions : j’aime / j’aime pas. Pas possible d’être au milieu… mais je pense très franchement finir par pencher du côté « j’aime », pour l’expérience justement et pour l’émotion qui génère si l’on prend la peine de se plonger dedans. Ce jeu n’est pas juste un jeu, c’est plus un livre, ou un film, il demande une immersion, des sentiments, autrement dit un peu plus que quelques coups de doigt sur les boutons d’une manette. Verdict définitif d’ici quelques jours quand j’aurai terminé ma copie du jeu…
La suite...Review Gaming – Assassin’s Creed 2
Je ne joue presque plus en ce moment, c’est dramatique. Et Assassin’s Creed 2 ne peut pas être considéré comme étant une réalisation récente puisque je l’ai terminé avant de partir à Budapest fin décembre ! Depuis, un DLC est sorti et j’ai donc ressorti la manette pour me replonger dans cette splendide reconstitution de l’Italie de la Renaissance.
Car clairement, si le premier opus nous plongeait dans une époque nettement plus éloignée et surtout moins tangible, cet épisode est quant à lui très actuel car seulement éloigné de quelques centaines d’années de nous ! Et qui plus est, il prend place dans des lieux qui existent encore dans un état très proche : Florence, Venise, la Toscane… autant de lieux splendides qui se prêtent parfaitement à une aventure vidéo-ludique de bonne qualité, du moins peut-on l’espérer.
On incarne donc Ezio, seul garçon survivant d’une famille accusée de traitrise et de complot, exécutée en place publique et par conséquent condamné à l’exil. Ce jeune homme va grandir, s’entraîner aux côtés de son oncle et découvrir la vraie nature de son père qui était en fait un Assassin. Et lui devient lui aussi Assassin, assoiffé de vengeance et plein de motivation quant à la compréhension des tenants et aboutissants des complots minant l’Italie de cette époque. Il s’y fait un certain nombre d’amis, dont Leonardo da Vinci qui va l’aider à optimiser ses armes et lui fournir des inventions révolutionnaires grâce au décryptage du Codex qu’il n’a en fait pas écrit. Hum. Oui, dans AC2, on réinterprète l’histoire connue en lui donnant un côté mystique, penchant qui va s’accentuer au fur et à mesure de la progression de l’histoire jusqu’à la révélation finale qui mérite un « WHAT THE FUCK ??? » tonitruant en plein milieu du salon. A vous de voir, je ne vous dirai rien !
Assassin’s Creed 2 reste un bon jeu vidéo même s’il souffre des mêmes maux que son prédécesseur… revue de détails :
Points négatifs :
- le début du jeu est proprement chiant et a failli me décourager complètement… On repasse par une phase d’apprentissage excessivement lente et complètement étonnante dans un « second » jeu !
- le côté répétitif des missions… qui était déjà un des gros points noir du premier jeu, est toujours bel et bien présent !
- la liberté qu’ont pris les développeurs quant à Leonardo da Vinci, à l’histoire de cette période… on est plus dans l’affabulation mystique que dans le respect historique… mais bon…
- le DLC pas extraordinaire…
- les séquences cinématiques, juste laides pour la plupart… rendez-moi Uncharted 2 !!!
- le doublage des voix, à vomir…
Points positifs :
- la modélisation des grandes villes de Toscane, de Florence, de Venise… de quoi donner envie de voyager ! (vraiment hein)
- les mouvements d’Ezio, toujours aussi beaux, que ce soit en déplacement ou en combats…
- le sang, le sang, le sang ! ça saigne dans ce jeu… et c’est jouissif de planter ses dagues dans les yeux d’un soldat, niark.
- le déroulement de l’histoire qui est certes prévisible mais tout de même prenant et excitant jusqu’au reveal final !
- le gameplay, toujours plus optimisé et là, Ubisoft a fait un boulot splendide, comme pour la modélisation et les mouvements.
Un bon jeu, donc… mais que je regrette d’avoir payé 50€ (merci play.com comme d’hab) ! Il n’empêche qu’on retrouve avec grand plaisir l’univers Assassin’s Creed, ses complots, son graphisme, ses assassinats mais on est finalement bien loin au niveau qualité d’un Uncharted 2 dantesque.
Tiens, en parlant de « dantesque », il y a Dante’s Inferno qui devrait bientôt atterrir dans ma boîte aux lettres, sans même parler de Heavy Rain… Miom. La console va revivre.
La suite...



















































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