Puy-de-Dôme – randonnée et roadtrip de Murol à Saint-Nectaire et Chaudefour

Seconde journée en Auvergne, dans le Puy-de-Dôme toujours et la météo semble aller dans le bon sens tandis que le programme du roadtrip est plutôt chargé, une combinaison plutôt positive en somme. Première étape : le col de la Croix-Morand où les nuages s’accrochent désespérément. De l’autre côté, on découvre un paysage beaucoup moins abrupt que le Sancy et le cœur de la chaîne des Puys. De beaux mamelons se dressent au milieu de zones verdoyantes, le tout descendant tranquillement vers le lac de Chambon.

Le lac est charmant, ses abords sont quant à eux largement bâtis et équipés pour la saison estivale, surtout sur la rive nord. Je ne m’attarde pas pour un tour du lac car non loin de là, le château de Murol m’appelle.

Le bâti est indubitablement guerrier, la silhouette est massive et austère, calée sur un piton rocheux tout aussi impressionnant. Le château fait corps avec son support, offrant une vue incroyable depuis les hauteurs de la route faisant la jonction avec le hameau de Chautignat et la D5 qui surplombe le site.

A côté de cela, l’entrée n’est pas donnée mais franchement, l’entrée n’est pas chère payée au regard de l’état remarquable d’entretien et de la belle scénographie installée, sans même parler des guides et acteurs qui se relaient dans le château et dans ses cours.

Pour l’amoureux des panoramas que je suis, il y aussi la vue, fabuleuse, depuis la tour principale et sa terrasse ouverte à presque 360° sur les alentours. Les petits écriteaux posés sur les créneaux permettent de bien se repérer avant que l’œil ne se perde sur la cour du château dominée au loin par le massif du Sancy, impérial. Quelle vue, quelle vue !

L’étape suivante, c’est le joli village de Saint-Nectaire. Le nom est forcément bien familier puisqu’il s’agit de celui du fromage éponyme, que je grignote régulièrement quand mon fromager parisien en rapprovisionne des « fermier ». Ce qui m’amène aujourd’hui, ce n’est donc pas le fromage mais bien le village et sa splendide église romane du XIIème siècle. Bâtie en l’honneur du saint Nectaire (l’homme, cette fois), elle est d’une remarquable simplicité à l’extérieur. A l’intérieur, les chapiteaux attirent l’attention, tout comme les reliques de saint Baudime et de saint Nectaire. Splendide.

En tout cas, ne quittez pas le coin sans l’avoir visitée mais aussi et surtout sans avoir rejoint à la sortie du village les hauteurs de Sailles qui offrent une vue parfaite sur Saint-Nectaire et plus loin, Murol, le lac de Chambon et le massif du Sancy et des monts Dore.

L’étape suivante est un autre lac, le Pavin. C’est peut-être le plus connu, l’un des plus intéressants aussi avec la forêt qui le ceinture presque parfaitement, son cratère parfaitement rond et sa profondeur de 90 m et son microcosme singulier. Oh, c’est aussi le plus jeune volcan d’Auvergne, 6000 et quelques années !

Je ne m’attarde pas, même si une belle balade fait le tour des 750 mètres de diamètre du cratère. Non, ce qui m’intéresse pour la suite, c’est la vallée de Chaudefour et la réserve naturelle qu’elle constitue. Deux cirques volcaniques s’emboîtent pour constituer une vallée fermée à laquelle on accède par un joli sentier forestier. On découvre alors un paysage splendide, parcouru de quelques sentiers de randonnée. Celui qui m’intéresse est celui qui mène à la cascade de la Biche (sentier 16 du Rother sur l’Auvergne), offrant encore une belle balade forestière et quelques vues sur les formations rocheuses singulières de la vallée de Chaudefour. Bref : une balade idyllique pour terminer la journée sous un franc soleil !

La journée n’étant pas vraiment terminée, j’en ai profité pour faire l’ascension du col de la Croix Saint-Robert, une route bien connue de certains puisqu’il s’agit du parcours de la course de côte du Mont-Dore. Autrement dit : une belle route, une très belle route. Prudence, bien sûr, mais il y a là de quoi prendre beaucoup de plaisir avant de redescendre flâner dans les rues du Mont-Dore et peut-être même se délasser les jambes dans les thermes.

La dernière photo, prise depuis la terrasse du gîte, est synonyme de retour. Le Capucin est là, la tête dans le bleu, mais son téléphérique était fermé à Pâques. Pas le choix donc, une nouvelle excursion dans le coin va s’imposer car ce n’est pas tout : il y a derrière le Sancy et une belle combinaison de randonnées et un autre téléphérique pour occuper encore de belles journées dans ce coin du Puy-de-Dôme. Le rendez-vous est une évidence, reste à trouver une date.

La carte de la journée :

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