Puy-de-Dôme – balade autour du Mont-Dore

Quand je pense que mon grand-père vient du coin mais que je n’y avais jamais mis les pieds jusqu’au weekend de Pâques de cette année 2017… Alors, du coin, je ne sais pas encore exactement, il faut que je me renseigne puisque tout le monde est un peu mort ! L’Auvergne, c’est grand, très grand et j’ai donc commencé par le plus évident, le département du Puy-de-Dôme avec les massifs des Puys et du Sancy.

Me voici donc au Mont-Dore, l’une des stations hivernales de la région, bien en dessous de la capitale Clermont-Ferrand. Samedi, il fait gris, bien gris. Le massif du Sancy, en face de la terrasse du gîte loué pour le weekend, se planque dans les nuages et seul le Capucin daigne avoir la tête hors des nuages.

Qu’importe, il ne pleut pas et la météo semble stable, il va faire frais pour randonner, voire un peu froid d’ailleurs, en manches courtes ! C’est que j’avais prévu du beau temps, moi. J’arpenterai la randonnée numéro 12 du Rother sur l’Auvergne, une belle boucle de quatre heures entre le gîte, le lac de Guéry, le Puy Mary, la Banne d’Ordanche et le remarquable Puy Gros qui domine la vallée du Mont-Dore côté nord.

L’arrivée sur le plateau que traverse le GR30 permet de prendre la mesure des étendues traversées. Malheureusement, le ciel ne se découvre pas mais la lumière vient des champs, parsemés pour ne pas dire couverts de jonquilles sauvages. Les tâches de couleur jaune sont légion, un vrai régal tandis que le vent s’engouffre entre les puys.

Descente, lac de Guéry. Le paysage est somptueux, avec la petite auberge / restaurant qui se trouve au sud du lac. On longe le lac, paradis de la pêche malheureusement en bord de route, jusqu’au col de Guéry, où le chemin s’enfonce alors de nouveau dans la montagne vers les ruines d’une ferme, celle du Puy Mary.

C’est à ce moment que la météo se gâte encore un peu plus, les nuages venant s’accrocher au Puy Loup et bouchant complètement le sommet de la Banne d’Ordanche. Autrement dit, pour les panoramas, il faudra revenir.

La suite du parcours est d’autant plus frustrante qu’on la devine splendide par beau temps. Après une courte descente sur une selle, on remonte via le Tenon sur les hauts plateaux du Puy Gros. De là, au nord, on est censé voir la chaîne des Puys tandis qu’au sud, le massif du Sancy devrait nous écraser. Là, rien, juste une ambiance surréaliste, quasiment seuls au monde, sur les sommets. Beau, mais frustrant, mais beau. Bon, vous avez compris.

Retour sur la lande et retour à la bifurcation qui descend sur la droite vers notre gîte, en face du Mont-Dore. Quelques plaques de neige se cachent sur les flancs nord, à quelques pas des jonquilles tremblotantes, un peu comme moi qui n’aspire qu’à boire un bon café avant de continuer la journée. Pas de doute en tout cas : si je reviens au Mont-Dore et qu’il fait beau, je remonte au Puy Gros !

Après le café donc, il est temps de prendre la route pour découvrir les alentours. La D983 puis la D27 qui va jusque Orcival est un régal de conduite et de paysages. Le petit village se niche dans une belle vallée protégée, abritant là une splendide basilique datant plus ou moins du Vème siècle. Très pure, absolument pas modifiée depuis sa construction par les moines bâtisseurs de La Chaise-Dieu (prochain weekend !), elle est assez émouvante mais aussi forcément un brin austère, pierre sombre oblige. Ne pas manquer avant de partir la petite boutique de spécialités, bien achalandée en produits vraiment locaux et sympathique.

Ultime étape avant de rentrer ? Le Lac de Servières, un très joli plan d’eau de cratère d’une quinzaine d’hectares, très paisible et offrant comme une vue suspendue entre le ciel et l’eau par ce temps. Sous le soleil, une fois encore, cela aurait été sûrement un brin différent !

Une drôle de première journée pour le Puy-de-Dôme, entre paysages sauvages et désolés, sous les nuages et même dans les nuages et cette belle basilique, le tout agrémenté de lacs paisibles. Il manquait le soleil et un brin de chaleur mais c’est souvent le cas à Pâques. Je l’avais juste complètement mis de côté et fort heureusement, mon cri du cœur a dû être entendu pour le reste du weekend qui fut nettement plus ensoleillé.

La carte de la journée :

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