Haute-Loire – visite du Puy-en-Velay

Dans ma journée de retour, entre le Monastier-sur-Gazeille et Polignac, j’ai également visité la capitale du département de la Haute-Loire, à savoir la ville du Puy-en-Velay, avec ses innombrables et importants monuments religieux, passages obligés et majeurs du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Garé sur le parking central, difficile de rater les premiers monuments du vieux centre-ville : la cathédrale Notre-Dame-du-Puy et la statue de Notre-Dame-de-France qui la domine.

Depuis la place du Breuil, je remonte ainsi les petites rues et ruelles, passant devant l’hôtel de ville, arpentant les rues Pannesac, Chamarlenc et Raphäel pour découcher sur la place des Tables. La rue du même nom grimpe, marche à marche, jusqu’au pied de la cathédrale Notre-Dame du Puy, un édifice incroyable mêlant les inspirations arabes, byzantines et romanes, comme une sorte d’interprétation auvergnate d’autres édifices religieux du monde chrétien. La messe dominicale étant en cours, je me contente pour le moment de rester ébahi par cette façade monumentale.

En attendant de pouvoir accéder à l’intérieur, je me dirige vers le nord, dans les ruelles qui montent vers le cloître et surtout vers la statue Notre-Dame-de-France. Celle-ci, bâtie sur un suc volcanique qu’on appelle rocher Corneille, est faite de plus de 800 tonnes de pierre et de métal, fait la bagatelle de 22.70m et fut jusqu’à l’arrivée d’une certaine dame Liberté la plus grande statue au monde.

Autre détail amusant : elle est faite du métal refondu de 213 canons russes récupérés par Napoléon III lors du siège de Sébastopol. Bon, tout ceci étant dit, je ne vous apprendrai pas grand chose en vous disant qu’on a de là-haut, que ce soit de la plateforme ou depuis son sein, une vue panoramique parfaite sur le Puy-en-Velay, le rocher d’Aiguilhe et tout là-bas, au loin, Polignac !

Puisque l’on parle du suc du rocher Corneille, il semble logique de continuer la visite du Puy-en-Velay par une petite infidélité dans la ville voisine d’Aiguilhe. C’est ici que l’on trouve le suc et la chapelle éponymes, reconnaissables entre mille puisque formant un ensemble géologique et architectural unique au monde. La chapelle romane adopte en effet parfaitement les formes du rocher depuis la fin du premier millénaire de notre ère, avec une nef déambulatoire que l’on ne trouve nulle part ailleurs. C’est… mémorable.

Retour à la cathédrale N-D du Puy, l’office est terminé et la nef est de nouveau accessible, autorisant même un accès par son nombril, via un escalier central dégagé au XVIIIème siècle après avoir été muré. On découvre à l’intérieur de la cathédrale une architecture épurée comme le veut le style roman. Quelques reliques trônent ici et là, pierre des Fièvres et Vierge noire en tête, même si pour cette dernière, il s’agit d’une statue de remplacement, l’original ayant été détruit pendant la Révolution.

Je me dirige ensuite vers le cloître, sans manquer toutefois de sortir par la porte Sud de la cathédrale, via le porche du For aux splendides arcs ajourés et à la double porte.

Le cloître date comme la cathédrale du XIème siècle. Il est dans un état de conservation surprenant et fait montre par ailleurs d’un nombre de détails de sculpture qui font qu’on le compare souvent à celui de Cordoue. Je n’irais peut-être pas jusque là mais il faut bien avouer que la zone est splendide, toute en finesse et en polychromie, sans oublier une salle des trésors dont beaucoup « brodés » tout aussi impressionnante. Bref : il ne faut pas hésiter à payer la visite et aller boire ensuite un petit verre au bar attenant.

Derniers instant au Puy-en-Velay. Je redescends vers la place du Breuil et m’engage sur la route de Polignac, avec une rapide pause photo pour immortaliser une dernière fois la ville. Je crois que je ne m’attendais pas à cela en venant ici, je ne pensais pas trouver autant de richesse et de folie architecturale, autant d’histoire. Je m’étais sûrement mal renseigné ou bien j’avais bien lu mais ne me projetais pas assez. La capitale de la Haute-Loire est une ville surprenante et attachante, bien loin de tout ce que je pouvais imaginer.

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