Aude – les châteaux de Puivert et Puilaurens

Après Quéribus et Peyrepertuse, ou même après Lastours, on pourrait croire que les châteaux se ressemblent tous et que les vestiges cathares ne méritent pas une nouvelle visite. C’est sans compter sur mon amour des châteaux justement et mon amour pour le département de l’Aude ! Il me reste encore de quoi faire et voici donc deux nouvelles perles à visiter : le château de Puivert et celui de Puilaurens.

Le premier est une citadelle de vallée, trônant au dessus du village médiéval et charmant de Puivert. En arrivant par la D121, on découvre la position dominante et privilégiée de la forteresse, avec son énorme donjon de 35 mètres de haut toujours en bonne place !

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Le château est encore habité et bénéficie de travaux réguliers visant à le maintenir en bon état mais également à le renforcer. On y pénètre par la porte principale, unique accès protégé par une douve et un pont-levis. Massive, l’entrée donne sur la très grande cour centrale que surplombe le donjon. On découvre les différentes tours, en plus ou moins bon état, avant de traverser vers l’attraction principale du château.

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Le donjon abrite plusieurs salles que l’on peut visiter. Une basse, une très basse, une chapelle magnifique et enfin et surtout le clou du spectacle : la salle haute, dite des « musiciens ». La terrasse supérieure est également accessible mais des travaux électriques et de ravalement la rendaient inaccessible le jour de ma visite. Dommage !

La salle des musiciens est appelée ainsi à cause des figures de saltimbanques sculptées au pied des différents supports de la voûte. Ces figures sont encore tout à fait reconnaissables, rendant la chose déjà rare encore plus exceptionnelle. On appréciera également la vue depuis cette salle, d’un côté du la cour et de l’autre sur les restes des communs et écuries et sur la campagne de Puivert.

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La visite s’achève et je reprends la route vers la mer, en direction de Puilaurens. C’est au dessus de ce petit village, lui-aussi fort mignon, que trône une des plus impressionnantes citadelles du vertige. Les cathares s’étaient installés ici après le massacre de Montségur si je ne m’abuse, avant d’être tout à fait annihilés. La citadelle est dans un état extérieur remarquable, visible et voyante sur son éperon rocheux, intimidante !

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Une belle grimpette permet d’accéder aux premiers escaliers qui montent cahin-caha jusqu’à la porte d’entrée de la citadelle. Murs et escaliers sont dans un état là-encore remarquable, donnant au lieu une puissance tangible.

La cour intérieure, très dépouillée, permet de bien se rendre compte de la taille du lieu : grande ! Je m’attendais à quelque chose de plus petit, ramassé, vraiment accroché à un tout petit éperon mais il n’en est rien. Le château de Puilaurens occupe en réalité un bel espace, arasé en partie, recouvert de constructions savantes pour l’autre partie afin d’épouser le contour des roches du sommet.

D’un côté du château, on découvre au hasard d’une petite porte le bout de l’éperon. Devant : les villages de Puilaurens et de Lavagnac. Les Pyrénées-Orientales sont à deux jets de pierre, la citadelle domine ces différentes vallées depuis un point de vue unique. Splendide.

Le donjon enfin en impose par sa construction et ses différentes sous-parties, avec tunnel et grottes exploitées pour stocker des denrées, vue imprenable d’un côté et de l’autre et contrôle absolu des escaliers y menant. La tour du donjon, encore belle et bien debout, mériterait quelques travaux d’aménagement pour créer une plateforme supérieure, une terrasse permettant d’embrasser d’un coup d’un seul la situation du château, un peu comme à Quéribus et à Peyrepertuse. Peut-être un jour, s’il y a suffisamment d’argent !

Je quitte ce château pour le moins incroyable en me disant que « ça y est », j’ai globalement fait le tour de ces grands lieux de l’Aude. Il me reste pourtant encore tant à voir ! Montségur bien sûr, qui n’est pas dans l’aude, mais aussi les fameuses gorges Galamus, Bugarach, le château d’Arques, retourner boire un verre à Villerouge-Terménès aussi. En fait « ça va », j’ai encore largement de quoi m’occuper dans ce département et plus généralement dans cette fantastique région qu’est le Languedoc-Roussillon.

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