Essai – BMW 428i Cabriolet

A l’occasion d’un weekend dans les Pays de Loire, j’ai eu l’occasion d’essayer la toute dernière Série 4, sous la forme d’une BMW 428i Cabriolet. Le modèle, en finition Modern, était donc équipé du nouveau 4 cylindres de la marque, turbocompressé et développant 245 chevaux sous une robe sombre brun / prune de toute beauté. C’est d’ailleurs l’occasion de se pencher un peu sur les lignes extérieures de cette nouvelle venue dans la nomenclature BMW, la Série 3 Coupé disparaissant au profit de cette Série 4, découvrable ou non. Les derniers coups de crayons des designers de la marque bavaroise ont fait beaucoup de bien au style BMW. Plus affuté, plus dynamique et vivant, l’aspect extérieur de cette 428i est séduisant car mariant plutôt bien les genres. C’est à la fois sobre et efficace, mais également racé avec un regard charismatique et élégant avec les touches de chrome et la calandre grise. Si cette dernière n’avait à l’origine pas vraiment ma préférence, je dois avouer que j’ai finalement apprécié vivre cette voiture, la regarder et surtout noter les regards appréciateurs des passants. Bien que la marque travaille pour sortir de l’ornière, BMW reste encore parfois associée aux débiles qui se sont achetés certains de ses modèles en seconde main et en font n’importe quoi ! J’ai donc été agréablement surpris de voir quelques pouces levés et francs sourires face à l’élégance de la Série 4 une fois décapotée.

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Car oui, si extérieurement, la 428i Cabriolet est agréable à voir en version Coupé, avec ses touches de chrome et ses roues de 19 », elle l’est encore plus une fois découverte. C’est tout l’art de certains constructeurs que de savoir réaliser des cabriolets aux lignes élancées et équilibrées. Beaucoup se sont ratés sur ce point, on pensera notamment à pas mal de français, ce n’est le cas de BMW qui signe à mes yeux une belle voiture une fois le toit rabattu. Ce dernier, en dur, se déploie et se replie plutôt rapidement (je n’ai pas chronométré mais BMW annonce 20 secondes), à l’arrêt. Sa mécanique mérite d’être vue de l’extérieur, aussi n’hésitez pas à demander à l’un ou l’autre de vos passagers de s’occuper de la chose pendant que vous observez ! Le résultat est comme je le disais équilibré et on découvre l’habitacle richement doté.

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Richement doté ? Oui. Grâce aux options notamment ! Facturé pas loin de 70k€, mon modèle d’essai était effectivement fourni avec plusieurs packs d’accessoires : Pack OpenDrive (accès confort, Chauffe nuque, sièges chauffants, volant chauffant), Pack Innovation (caméra de recul, affichage tête haute, surround view et autres) et pack BMW ConnectecDrive pour un total de plus de 5k€. Il ressort de ce niveau d’équipements combinés, entre la série et les options, une voiture particulièrement agréable à vivre au quotidien. Les sièges sport sont beaux et confortables, tout en offrant un maintien de qualité. Les commandes tombent parfaitement sous la main et si l’écran n’est pas tactile, aucune doute ne plane quant à sa nature de part sa position plutôt renfoncée dans la planche de bord. Du côté de l’affichage tête haute, les indications sont complètes : vitesse limite, vitesse actuelle, régulation ou non, indications GPS ou musicales, tout est là. C’est la première fois que je vois un système tête haute de cette qualité et cette option m’a évité, je m’en rends compte désormais, une partie de la fatigue habituellement liée à la conduite.

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On retrouve également nombre d’informations sur le petit écran entre les compteurs, notamment pour la partie changement de mode de conduite.  Le pavé tactile situé au centre de l’habitacle fonctionne très bien en reconnaissance de lettres et ses clics sont agréables sous la main. En revanche, un peu plus de mal pour ce qui est des boutons situés en amont. J’aurais préféré que tout soit intégré dans la seule mollette cliquable / tactile. En tout cas : tout tombe bien sous la main et si l’on excepte ce menu bémol en ce qui me concerne, c’est un sans faute en terme de richesse d’équipements, de facilité d’utilisation, de modernité et d’ergonomie. Je le répète : vivre cette voiture d’un point de vue technologique et confort de vie à bord est agréable et facile. Touche finale : la reconnaissance vocale, testée toit ouvert comme fermé, est précise et efficace ! On n’évitera bien sûr pas quelques déconvenues mais c’est un 90% de succès par rapport à mes tests parfois un brin fourbes. Instant pratique enfin avec le surround view et les deux caméras placées à l’avant du véhicule ! J’en oublie, forcément, je dois en oublier…

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Si l’ergonomie et l’équipement sont sans grand reproche, il n’en va malheureusement pas de même pour ce qui est de la finition de l’habitacle. Vous me jugerez peut-être difficiles mais dans une voiture à 70.000€, j’attends mieux qu’un pédalier en plastique noir (inadmissible, sérieusement !), des boutons de plastique noir sans grand intérêt au volant ou encore ceux des commandes d’ouvrants de la portière. Il y a quelques détails comme ceux-là qui me chagrinent plus qu’un peu sur un tel véhicule, surtout quand on voit à quel point tout est bien assemblé, que le cuir est de belle facture et que le volant est un régal de prise en main et de toucher (le cuir, encore). De même, la planche de bord laquée est belle et certains boutons, tels ceux de la climatisation ou le pavé tactile, sont bien faits. Mais, c’est bien là ce qui me gêne, cela manque d’un zeste de qualité perçue et je ne pensais pas dire ça en m’installant à bord.

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Soit je deviens difficile, soit mes autres récents essais m’ont donné un aperçu d’un semblant de mieux, sur Classe C ou sur Q50 S par exemple. Blanc bonnet ou bonnet blanc, chacune à ses défauts mais la BMW 428i Cabriolet m’a en revanche convaincu sur un point : elle sait faire bercer comme elle sait faire plaisir ! L’excellente habitabilité et le confort (y compris à l’arrière de ce que j’ai pu en voir), doublée éventuellement du filet anti-remous indispensable et faisant bien son office une fois la tête à l’air, font qu’on voyage bien, sereinement. La suspension est moelleuse, la direction précise sans être rude et le moteur sonne tranquillement son petit air de six cylindres qui n’en est pas un. C’est la combinaison de cette belle suspension et d’un bon agrément moteur qui fait de la 428i un plaisir à conduire tranquillement. La boîte ZF automatique à 8 rapports, ici en version Sport, s’en tire très bien grâce à son convertisseur de couple et passe les vitesses sans à-coups, en douceur. On voyage ainsi comme un tapis volant, à belle vitesse et sans être malmenés grâce aussi aux sièges plutôt enveloppants. Vraiment, vraiment, un plaisir de compromis entre efficacité et confort, valable également le toit fermé avec une excellente isolation phonique.

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Sonorité de six cylindres qui n’en est pas un ? Oui, cette 428i abandonne le traditionnel six en ligne pour une version raccourcie de deux brûleurs et se dote de la technologie TwinPower Turbo, un turbo à double hélice fonctionnant en jumelage avec le système d’injection et les arbres à came pour un total de 245 chevaux et une efficience censée être meilleure. Pour camoufler en quelque sorte ce qui est perçu comme un crime de lèse-majesté par beaucoup de puristes, BMW a beaucoup travaillé sur l’échappement et c’est réussi. On s’y laisserait presque prendre mais c’est dans les tours que l’on remarque finalement que la sonorité n’est pas vraiment la même. N’empêche, au quotidien, ce 4 pattes se débrouille bien et fait son boulot, s’avérant raisonnablement sobre au bout de ces 750 km abattus à belle allure, avec une consommation moyenne à 10.5 L/100.

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Parlons désormais plaisir et activons le mode Sport du véhicule. Les suspensions, la direction, la partie commande (freins, accélérateur), la réponse moteur et enfin la réactivité boîte via les palettes au volant, ainsi que le différentiel côté train arrière changent de mode et deviennent plus réactifs et incisifs ! C’est vrai pour la boîte, un rien plus rapide. C’est également vrai pour l’échappement, plus rauque avec un moteur qui se goinfre un peu plus d’air. C’est enfin vrai de la partie trains roulants et pilotage de la voiture qui bondit de courbe en courbe avec une réelle agilité. La suspension pilotée change totalement de nature et permet de bien sentir la route et les placements des deux trains. L’ensemble est plutôt bluffant et sans être totalement sportif, de part la masse du véhicule – bien freiné ceci dit, on se prend au jeu du beau dynamisme affiché. De ce que j’ai vu et fait avec cette voiture, ce n’est assurément pas une sportive mais c’est une berline très dynamique et presque joueuse, demandant à hausser le rythme et bien servie par son ensemble direction / suspension / boîte-moteur. BMW communique sur le plaisir de conduire, je confirme en ce qui me concerne que cette 428i est faite pour cela.

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Vous l’aurez compris, je n’ai que peu de choses à reprocher à cette BMW 428i Cabriolet. Un léger manque de caractère moteur du fait de l’abandon du six ? Non, ce 4 fait le job et il le fait bien en terme d’agrément et de performance. Cela aurait pu être le principal défaut mais non : BMW sait encore faire des propulsions agréables et dynamiques, équilibrées et dotées du nécessaire compromis confort / performance grâce à l’usage de suspensions pilotées, de bonnes boîtes, un équipement de pointe pléthorique et autres raffinements techniques. Finalement, le principal défaut de cette voiture, c’est je trouve un habitacle un peu en deçà des mes espérances au vu du tarif affiché. Il fallait bien qu’elle ait un défaut, après tout.


P.S. : un grand merci au Manoir de la Guépière que vous verrez sur certaines de mes photos, pour m’avoir laissé photographier dans la propriété la 428i, en plus de nous avoir joliment hébergés. Voilà soit dit en passant et hors remerciements une fort belle adresse que je ne vous recommande que trop. Ce sera définitivement mon prochain lieu de villégiature à chaque balade dans la région !

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