Essai – Renault Laguna Coupé DCi 240 Initiale Paris

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L’essai de MyGT (résumé sur la fiche d’essai Garage des Blogs) il y a quelques mois m’avait donné envie d’essayer la Laguna Coupé dans sa déclinaison DCi 240 badgée « Initiale Paris », la nouvelle griffe de la marque censée symboliser le raffinement à la française. Ce fut chose faite il y a une semaine avec quelques 250 kilomètres parcourus à son volant et soyons francs, mes attentes ont été en partie déçues.

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Commençons toutefois par les points positifs ! La ligne extérieure de ce grand coupé m’a toujours beaucoup plu et cela ne change pas pour cette version dotée d’une belle calandre et d’un regard acéré surligné de feux diurnes du plus bel effet. Voilà pour ce qui est de la face avant. Les lignes générales sont elles-aussi réussies avec un capot bien dessiné et des arêtes courant du bouclier avant jusqu’aux ailes arrières et au coffre, gentiment galbé. Il ressort de l’ensemble une impression de fluidité mais aussi de classicisme qui n’est pas sans rappeler la 406 Coupé. Cette voiture, si elle ne dégage pas une énorme sensation de modernité par rapport à ses contemporaines, vieillira bien, au contraire de sa sœur la berline. Seuls bémols en ce qui me concerne, des roues au design désespérant de banalité et des pneus aux flancs un poil trop hauts. Confort d’abord.

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Intérieurement, c’est une autre histoire puisque si la finition Initiale Paris permet d’avoir de très beaux sièges, une jolie planche de bord surpiquée et un excellent système son Bose, elle n’ôte malheureusement pas les défauts de la Laguna d’origine. Cela commence par un volant dont le cerceau de bonne qualité tranche avec le cœur de plastique noir et moche. Même constat pour ce qui est la zone centrale de la planche de bord avec quelques plastiques noirs trahissant l’âge du véhicule. Pour un véhicule facturé 50k€, on est en droit d’attendre mieux. Autrement dit, on est très bien installés dans cette voiture mais la Laguna Coupé commence à dater en terme de conception et cela se sent / se voit. Difficile donc de justifier le tarif pratiqué par rapport par exemple à une DS5 certes moins motorisée mais nettement plus séduisante intérieurement.

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Dynamiquement, mon avis est en revanche nettement plus positif puisque le châssis, développé en partie avec Renault Sport, intègre une technologie qui change totalement le comportement du véhicule. Les roues arrières, à défaut d’être motrices, sont directrices. Les quelques degrés d’angle autorisés par la mécanique transforment le gabarit ma foi assez impressionnant de la Laguna Coupé en petit kart. Rayon de braquage optimisé à faible allure et donc maniabilité au top, précision accrue à hautes vitesses, le tout servi par des suspensions équilibrées entre confort et performance, je me suis laissé entraîner par cette voiture sans jamais la prendre en défaut. Bluffant d’efficacité, ne manque qu’un zeste de mordant au freinage pour avoir envie d’aller taquiner fortement les virages des alentours de Paris ! Excellente surprise donc. Si la Laguna Coupé devait se distinguer au travers d’un seul et unique élément, c’est définitivement l’utilisation des quatre roues directrices puisqu’elles métamorphosent totalement le comportement de la voiture. Une technologie qui ferait beaucoup de bien à nombre de grandes berlines et coupés…

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Le moteur est lui aussi volontaire mais je n’en attendais pas moins d’un V6 diesel développant 240ch et quelques 450Nm de couple. La boîte le sert parfaitement en conduite coulée (embouteillages, rythme tranquille, etc.), se montrant suffisamment douce et précise sur ses passages de rapports. En revanche, à rythme soutenu, si le moteur tient parfaitement le rythme en délivrant des accélérations puissantes et linéaires, la boîte s’entête à rester douce et… lente. Kickdown interminable, passages de boîte paraissant soudainement lents, elle n’est pas à la hauteur de l’excellence dynamique du châssis. Dommage, d’autant plus que la consommation est raisonnable avec 11L/100 dans le cadre d’une utilisation assez peu économe dirons-nous.

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Cette Laguna Coupé est donc une semi-déception, m’ayant ravi d’un point de vue dynamique (moteur, châssis exceptionnel) et comportement routier (confort), m’ayant en revanche fortement déçu pour ce qui est de sa boîte de vitesses et de son niveau de finition, ni l’un ni l’autre n’étant au niveau de son tarif. Disons que la série Initiale Paris prendra très certainement ses lettres de noblesses sur des modèles nouvellement conçus et donc pensés pour porter ce blason. D’ici là, il faudra profiter de ce rare Coupé pour ce qu’il est : un châssis terriblement efficace caché sous des lignes clairement réussies appelées à devenir classiques.

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